Canalblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

attraper le temps qui file…

Newsletter
Albums Photos
26 mai 2024

52/2024 : gai

Ce dimanche est plus joyeux que le précédent chez Virginie !

Ce qui me met de bonne humeur, chaque fois que je rentre à la maison, c'est ce parterre complètement en friche (et tout envahi de chardons, misère, mais c'est une autre histoire), où les petites fleurs se sont disséminées partout, sauf là où je les avais plantées initialement (les œillets sont venus tout seuls)

De l'autre côté du portail, c'est le rose qui domine

Au fond du jardin, l'églantier (encore une plante "sauvage") explose de couleurs

et le rosier grimpant, que je n'ai pas taillé, s'élance vers le ciel bleu, sans support, au risque de chuter

 

Publicité
Publicité
25 mai 2024

La petite jupe noire (bis)

La jupe cousue l'an dernier est toujours beaucoup portée, malgré son principal défaut : elle se détend très vite et ne reprend sa forme qu'une fois lavée. Dès le mois de septembre, j'avais acheté un petit métrage de jersey romanite pour en coudre une nouvelle, je l'ai coupé à l'automne, j'ai commencé à coudre, j'ai eu besoin d'un essayage avant de poser la fermeture et puis les projets plus urgents se sont enchaînés et la jupe est restée dans son enveloppe. Mais cette semaine, j'ai décidé de la terminer (j'avais besoin d'enveloppes vides pour les robes à venir).

Le jersey d'excellente tenue a été très facile à coudre

J'ai soigné la pose de la fermeture et je suis contente de l'alignement

Voilà un bon basique qui sortira souvent du placard !

 

19 mai 2024

52/2024 : triste

Après bon/mauvais, Virginie a choisi le duo triste/gai pour ces deux dimanches. Mercredi, j'allais à Paris, j'en ai profité pour une petite exposition de rue sur l'un des événements les plus tristes qui soient : le génocide rwandais de 1994. Je me souviens d'avoir pleuré en entendant le récit de survivants qui avaient réussi à s'échapper, notamment l'histoire d'une mère forcée (avant d'être violée) d'enterrer vivant son petit garçon.
Quoi de plus triste que les dessins des enfants, traumatisés au point de ne pas savoir raconter avec des mots ce qu'ils ont vécu ?

« Rwanda 1994 : le génocide des Tutsi », jusqu'au 30 septembre,
Mémorial de la Shoah, Allée des Justes parmi les Nations

15 mai 2024

Parée pour le déluge

Ces derniers temps, j'en ai eu assez de salir mes bas de pantalon quand il pleut à verse, malgré le garde-boue et le protège chaîne. Ces minuscules taches noires sont très difficile à enlever, en plus. J'avais l'idée de me confectionner des guêtres et j'avais coupé deux rectangles dans ma réserve de chutes de montgolfière, que j'avais commencé à coudre. Et puis un semblant de printemps était arrivé et j'étais passée à autre chose. Hier matin, c'est le bruit de la pluie qui m'a réveillée. J'avais un peu de temps devant moi, je me suis assise devant ma machine, j'ai coupé 4 morceaux d'élastique et je mes ai cousus rapidement au point zig-zag aux deux extrémités des "tubes" : un aux chevilles, un juste au-dessous des genoux.
Pendant le trajet jusqu'à la gare, je n'ai fait que remonter mes guêtres qui glissaient, il allait falloir améliorer le modèle : j'ai décousu l'élastique du haut, ajouté un second rectangle au-dessus du premier, recousu l'élastique du genou et ajouté un autre élastique pour les cuisses. Cette fois, ça semble tenir en place, mais s'il le faut, j'ajouterai un velcro pour mieux ajuster le serrage.

Ce n'est pas totalement imperméable, mais le but premier de me protéger des salissures est parfaitement atteint.

Le bas est assez large pour les retirer dans le train sans avoir à enlever mes chaussures et sans trop me contorsionner, les guêtres se retournent, la partie mouillée est à l'intérieur, nickel.

Moi qui déteste enfiler un pantalon de pluie, mal coupé et qui fait transpirer, je trouve ce compromis parfait, du moins pour la belle saison, avec mon imperméable qui descend jusqu'aux genoux. Pour l'hiver, je coudrai peut-être des jambières plus hautes, j'ai encore plein de toile imperméable.

 Pour finir, j'ai cousu une petite poche plaquée à l'intérieur de chaque guêtre, pour les ranger façon Kway.

 

12 mai 2024

52/2024 : Créative

Ce dimanche, Virginie nous demande d'être créatifs. J'aurais pu partir vers la couture ou la cuisine, mes domaines de prédilection. Mais la semaine dernière, je suis passée, comme bien souvent, par une route bordée de pins. Et pour la première fois (en vingt ans), j'ai remarqué qu'ils étaient en fleurs. Je n'imaginais même pas que les pins fleurissaient ! Ces quelques arbres, bien qu'appartenant à la même famille, sont de diverses variétés et la nature fait preuve d'une incroyable créativité en termes de formes et de couleurs :

J'y suis donc retournée munie de mon appareil, j'ai admiré, j'ai loupé plein de photos (je ne suis pas assez grande, j'avais l'appareil à bout de bras) et j'ai profité de ma balade parfumée qui m'a rappelé les séjours de mon enfance sur l'Île de Ré.

Publicité
Publicité
9 mai 2024

Échange standard… en mieux

À la fin de l'été dernier, nous avons constaté que la housse du barbecue (qui n'est dehors que 6 mois par an) était en fin de vie, seulement 3 ans après son achat. Même si la garantie n'est que de deux ans, je trouve que le produit ne tient guère sa promesse « Protégez votre barbecue avec cette housse robuste ».

J'ai profité d'une commande aux tissus du renard avec ma collègue pour acheter de la toile imperméable « waterproof et anti-UV » (même s'il est recommandé de ne pas la laisser exposée aux UV pendant une durée prolongée…) et je me suis rapidement attelée à la tâche. C'est tout simple, un cercle et un long rectangle, mais ça n'a pas été une partie de plaisir en raison de la raideur de la toile qui rechignait à rester sous le pied de la machine. Comme il n'est pas nécessaire d'avoir des coutures précises au millimètre, j'ai tout de même bouclé la couture en un petit après-midi, j'ai même cousu une bande de tissu à cheval sur la couture pour améliorer l'étanchéité. Je pense que je passerai un peu d'Odicoat tout de même. 

J'ai recousu le velcro qui empêche la housse de s'envoler par grand vent.

Sitôt acheté, sitôt cousu, voilà un métrage qui ne m'encombrera pas. Il reste quelques chutes, qui seront parfaites pour des trousses à outils : quand je rangerai le garage, je ferai la liste des étuis abîmés. La toile est plus épaisse que l'originale, elle devrait durer bien plus longtemps.

 

7 mai 2024

Des dessous colorés

Je continue mon défi de réduction des chutes de tissu et cette fois, je me suis attaquée au jersey, après avoir constaté que certaines de mes petites culottes en coton se trouaient et que mes chutes de jersey sont souvent bien trop petites pour y couper un débardeur et trop peu assorties pour les associer dans un haut de pyjama (mon objectif premier, car là aussi, l'usure est flagrante). 
Je me suis lancée dans un renouvellement du stock en traçant tout simplement un patron à partir d'un de mes culottes. J'ai commis l'erreur de mettre de la laminette dans les ourlets, mais ce n'est pas assez élastique. J'ai donc tout décousu et utilisé de l'élastique à picots que j'avais dans mes tiroirs. Une fois la culotte rose testée et approuvée, je suis allée chez Fil 2000 prendre un peu de fournitures (élastique à picots et biais fin élastique) en blanc cassé. Les finitions ton sur ton, ce sera pour une autre fois…

La découpe et la couture de la culotte sont vraiment rapides, mais la pose des élastiques demande un peu de minutie et de temps, ce n'est d'ailleurs pas toujours parfait au niveau des coutures du gousset.

Je pense qu'il me faut un peu moins de 2 heures pour toute l'opération, c'est donc une petite couture que je peux glisser facilement de temps à autre entre deux gros projets.

J'ai même maintenant une culotte spéciale "couture" :

 

6 mai 2024

Le tour du monde en 80 livres #25

C'est un petit challenge lecture créé par Bidib, mais que je ferais bien de renommer : tour du monde en… 195 (pays membres de l'ONU), 206 (Comité International Olympique), 211 (FIFA), 330 (Travelers Century Club) ? De plus, j'ai été obligée de changer de carte car le site Visited Countries, après quelques semaines de dysfonctionnements, a été remanié : il est plus pratique d'utilisation et permet de varier les couleurs, mais certains pays ont disparu (dont l'Algérie). J'ai trouvé How much World, qui n'a évidemment pas la même liste de pays ni le même système de classement, mais qui me convient très bien pour l'instant (et puis tout ceci est gratuit, sans inscription ni cookies obligatoires, c'est rare de nos jours).
En avril, j'ai lu 5 livres et visité 6 nouveaux pays*, avec un accent sur l'Amérique centrale et du Sud et j'arrive à un total de 114 pays.

Petite entorse aux règles : Horacio Castellanos Moya est né au Honduras, mais est salvadorien. Comme je n'ai trouvé aucun romancier hondurien, que l'histoire se déroule entre les deux pays… je m'autorise donc à cocher les deux cases.
 

Pakistan
Daniyal Mueenuddin, La saison des mangues introuvables.

Il s'agit d'un recueil de nouvelles, chacune autour d'un personnage qui appartient à l'entourage du riche entrepreneur K. K. Harouni dans le Pakistan des années 70. Toutes ces histoires sont tristes, aucun des protagonistes n'échappe à sa condition, la vie des pauvres est extrêmement précaire et il semble que toutes les relations amoureuses sont, à terme, vouées à l'échec. 

« Je suis juge de première instance à la Haute Cour de Lahore. Autant vous le dire tout de suite, pour que vous compreniez ma position dans cette affaire, malgré ma profession, je ne crois pas à la justice et je ne suis plus animé du moindre désir d'être ce qu'en faculté de droit nous appelions "le bras armé du Prophète". Je ne prétends pas non plus avoir les mains parfaitement propres et ne peux donc me permettre d'envisager le système judiciaire autrement qu'avec un certain degré de tolérance. Je rends mes verdicts en fonction des différentes pressions qui sont exercées sur moi. »
« Elle tenta de se dire qu'elle s'était présentée devant elles sans grand espoir, avec rien au cœur, sinon sa tristesse pour la mort de leur père, lui qui l'avait aimée. Elle aurait dû dire quelque chose d'implacable, elle aurait dû refuser leur proposition insultante.
Et pour lui, j'aurais du dire : je suis venue avec rien, je repartirai avec rien. Sauf les vêtements que je porte sur moi. J'ai servi votre père alors que vous étiez loin. Que la honte soit sur vos têtes. »

« Je plaisantais, ma belle! Oublie ça! Ici, il s'agit d'un mariage, pas d'une histoire d'amour; ce n'est pas la même chose. Un mariage, c'est un processus. L'amour, c'est plus aléatoire. »

 

Équateur
Alfredo Noriega, Mourir, la belle affaire !

C'est à travers les yeux de deux personnages que nous parcourons Quito : le médecin légiste Arturo Fernandez, le narrateur, qui voit défiler sous son bistouri des victimes de tous âges et de toutes conditions, et l'inspecteur Heriberto Gonzaga, qui avait promis à une jeune fille de retrouver au chauffard et qui perd pied peu à peu en essayant de tenir sa promesse, après le suicide de celle-ci. La ville est un personnage à part entière, menaçante, située à 2850 m d'altitude à flanc de volcan, entourée des montagnes et de ravins, soumise aux caprices d'une météo extrême. La violence y règne en toute impunité et la mort semble banale. Cependant, ce roman n'est pas sombre, tant les personnages y sont décrits dans tous les aspects de leurs courtes vies, et le récit est ponctué de traits d'humour, notamment les phrases sentencieuses de sa mère, adaptées à toutes les circonstances, que se rappelle Arturo.

« Heriberto croit en Dieu, en la loi et en son métier ; il pense qu'on peut être heureux, rendre heureuse une femme, se marier, avoir des enfants et accomplir un destin. Il est persuadé que tout n'est pas que chair, qu'au-delà de la chair il y a l'âme, ma foi, mais qu'un bon verre, un bon match de football et un ami suffisent amplement. Malgré cela, ou grâce à cela, il continue de vivre à Quito, à faire son devoir. Et son devoir consiste, au fond, à faire comme s'il enquêtait, parce que, tout en étant naïf et de bonne composition, Heriberti sait que dans un pays et une ville comme ça, la majeure partie de ce genre d'affaires n'est pas résolue. Car la vérité c'est qu'à l'impossible nus n'est tenu, répète-t-il souvent. »
« Moi, par contre, ce que je préfère à l'heure du déjeuner, c'est aller marcher dans le Centro. J'aime chercher les clins où la montagne disparaît, où Quito se retrouve comme suspendue, comme abandonnée dan le cosmos, rejetée en dehors du mouvement perpétuel de l'univers, sans prise possible.[…] J'aime découvrir des endroits de la ville où la cordillère n'existe pas, où elle est cachée par les maisons ou les églises, perturbant les habitants de Quito. Sans les montagnes ,ils ont l'air de ne par marcher droit mais de travers, ils semblent plus petits et fuyants, un peu fantomatiques, le visage perdu, les mains dans les poches et les épaules relevées pour ce protéger du froid, ce temps ancestral hors du temps. »
« Il y a des noms comme ça qui apparaissent de la façon la plus insolite ; en Équateur, il y a un Semen de los Dioses ("Semence-des-Dieux") Hernandez, ainsi que quelques Leidi Di Benitez, sans parler des Tres a Cero ("Trois-à-zéro"), pour fêter la victoire du club Barcelona de Guayaquil contre l'équipe Emelec au cours de l'un de ces derbys dont nul ne se souvient plus aujourd'hui, ou encore des Lenin Estalin, Ernesto Fidel, Napoleon, Quénédi et Voltèr, écrits directement comme ça. L'ignorance et les convictions de tous ordres vont souvent de pair. »

 

Bolivie
Edmundo Paz Soldán, Norte.

« Trois destins, trois époques, une frontière.
Le roman, inspiré de personnages réels, commence en 1984, dans le nord du Mexique, avec Jesús, un adolescent obsédé par la beauté de sa sœur et qui, au fil des années, va devenir le Railroad Killer, l’un des tueurs en série les plus recherchés par le FBI à la fin du XXe siècle. » La quatrième de couverture annonce d'emblée la couleur : le parcours de Jesús bascule très vite dans l'horreur, ses crimes sont minutieusement décrits dans des passages à la limite du soutenable. La vie de Martín Ramirez, un fermier mexicain émigré en Californie, qui plonge dans la schizophrénie, semble moins violente mais les traitements qui lui sont infligés ou ses conditions d'internement en asile psychiatrique ne sont pas vraiment humains non plus. Ses dessins attirent cependant l'attention d'un éminent professeur qui l'encourage, le protège et s'emploie à exposer et placer ses œuvres dans les musées du monde entier. Enfin, en 2008, c'est Michelle, une jeune femme d'origine bolivienne, qui assiste à la descente en enfer de Fabián, son ancien professeur d'université devenu son amant, tandis qu'elle-même imagine des scénarios de plus en plus glauques pour sa future BD. L'auteur use de styles très différents pour coller au plus près de ses personnages, pour lesquels le voyage vers ce Nord américain n'a pas été positif.

« Il essayait de contenir ses pulsions le plus violentes. Il avait choisi des maisons vides de manière délibérée. Il sentait, cependant, que ça lui était de plus en plus difficile de se contrôler. Cambrioler des baraques, voler des bagnoles, si facilement, ça lui procurait pas cette sensation de vertige et d'euphorie que lui donnait la lame à la main, prête à mettre fin à des vies qui ne servaient à rien. Quelqu'un l'avait envoyé faire ce qu'il devait faire.» « Il entendait la voix de l'Innommable puis il copiait des phrases qu'il lui avait dictées. ÉLIMINER TOUS LES IMBÉCILS. Les femmes et les enfants DABord. moitié homme et moitié ange. hommeangehommeange. »

« Il s'est mis à dessiner des trains. Des chevaux avec des ailes et des cavaliers avec des chapeaux. Des femmes nues montées sur des chevaux. Lorsque San José lui manquait, il dessinait ses maisons, ses fermes, ses églises, ses arbres, sa famille, ses bêtes, ses fêtes — où il y avait des hommes et des femmes qui dansaient et jouaient de différents instruments de musique, surtout du guitarron— ses courses de toros. Son cheval bai. Le Picacho. Des fois, il voulait faite tenir en un seul dessin toutes ces choses et alors il devait coller avec du ruban adhésif plusieurs feuilles du cahier. »
« 
Je voulais l'éloigner de moi, éviter qu'il me touche avec sa misère d'amoureux malheureux, me refile son style orgueilleux d'aborder le désespoir, me contamine avec sa manière de se vouer de toute évidence à une cause perdue. Mais il était trop tard et j'étais déjà infectée, j'étais moi aussi comme lui. Le pire de tout : il était peut-être comme ça par ma faute. Peut-être était-ce moi qui lui avait inoculé le virus. Alors, je pouvais le comprendre. On ne se sentait pas mal comme ça ; on croyait qu'on priait devant le bon autel, que la force de la prière serait telle qu'elle réussirait le miracle de transformer la réalité en ce qu'on voulait qu'elle soit. »

 

Salvador et Honduras
Horacio Castellanos Moya, Effondrement.

Ce roman commence comme une pièce de boulevard, qui deviendrait de plus en plus grinçante : Erasmo, un avocat hondurien réputé, est enfermé dans la salle de bain par son épouse, doña Lena, pour l'empêcher de se rendre au mariage de leur fille unique, Teti, à laquelle sa mère reproche d'épouser un salvadorien qui a le double de son âge et de vouloir le suivre dans son pays, emmenant un petit-fils idôlatré. Le dialogue entre les protagonistes, d'abord comique, tourne à la paranoïa et à l'hystérie. La deuxième partie est un échange épistolaire entre Teti et son père, lorsque leurs deux pays entrent en guerre l'un contre l'autre. La jeune femme tente de comprendre les événements mais n'échappe pas à l'influence de la propagande. De nouveau, doña Lena jette de l'huile sur le feu et réduit à néant toute possibilité de réconciliation. Enfin, ce sont ses derniers jours qui sont racontés, alors que sa rancune et sa virulence ont fait le vide autour d'elle, causant l'effondrement de sa famille. 
« – Tu as perdu la tête. Comment a-t-il pu te venir à  l’idée de m’enfermer ? Tu es complètement folle ! Ouvre la porte avant que les choses finissent mal, dit Erasmo en lui donnant un coup guère convaincant.  – Tu me menaces ?  – Je te dis d’ouvrir la porte idiote !  – Maintenant c’est toi qui insultes. Ce n’est pas moi qui te fais du mal. Je me défends. Et je te défends contre toi-même, bien que tu ne t’en rendes pas compte. Tu m’en seras reconnaissant plus tard. Grâce à  moi, tu ne seras pas ridicule et tu n’auras pas à  gober ce mariage bidon, le caprice de cette petite sotte. »
« au début, je croyais que tout n’était que propagande des journaux, mais Clemen est tombé sur un autocollant distribué à Tegucigalpa qui dit : « Hondurien, prends un rondin et tue un Salvadorien ! » Comment est-ce possible, tant de haine, d’irrationalité ? »
« Posséder ce qu’elle avait ne lui a servi à rien parce qu’elle n’en a presque pas profité, elle a passé sa vie à attendre ceux avec qui elle voulait le partager et ils ne sont jamais venus vivre avec elle. »

 

Uruguay
Juan Carlos Onetti, Les adieux.

Un cafetier, dans un petit village de montagne, voit passer des visiteurs particuliers : atteints de tuberculose, ils se rendent dans un hôtel proche pour être soignés par l'un des deux médecins du village, ou, pour les cas les plus graves, au sanatorium. Le narrateur parie alors avec l'infirmier sur les chances de guérison des uns ou des autres. Arrive un homme taciturne, qu'il condamne d'emblée. Celui-ci passe plusieurs fois par semaine pour retirer son courrier : l'adresse écrite à l'encre bleue sur certaines, tapée à la machine sur d'autres. Lorsqu'une femme vient séjourner à l'hôtel pour une semaine, le narrateur lui attribue d'emblée les enveloppes manuscrites. Mais peu après arrive une jeune fille, ce qui fait scandale dans le village, surtout quand l'homme s'installe avec elle dans une petite maison qu'il a louée. Mais les apparences peuvent être trompeuses…  (pour ma part, j'avais plus ou moins deviné ce qu'il en était bien avant la fin du roman).
Le livre que j'ai emprunté est à la bibliothèque depuis 1988 et un bibliothécaire y a glissé un article de journal sur Onetti, où il dit que ce roman est son préféré, même s'il ne l'a jamais relu.

« Nous en étions là, l'homme et moi, pratiquement inconnus, comme au début. Il venait encore s'installer dans le coin du comptoir, mais de moins en moins souvent ; il offrait son profil au-dessus de la bouteille de bière — toujours avec son habit de ville, sa cravate, son chapeau — pour m'affronrter dans cet éternel duel jamais déclaré, où il luttait pour me faire disparaître, pour effacer le témoignage d'échec et de malheur que je m'entêtais à rendre, et où je luttais, moi, pour la douteuse victoire de le convaincre que tout cela était réel : maladie, séparation, fin. »
« Maintenant, rendez-vous compte : et si le type n'y est pas ? Il peut aussi bine avoir reçu le télégramme et ne pas vouloir venir ; il en est capable. — Aucun télégramme n'est arrivé ; ils arrivent toujours deux jours plus tard. — Soit, insista l'infirmier, il n'est pas passé par ici, ils ne vous l'ont pas apporté à vous. Mais s'il était urgent ? Vous savez bien, parfois ils profitent d'un voyage et le remettent directement. — Et pourquoi aurait-il été urgent ? demandai-je, presque furieux. pour annoncer son arrivée ? Vous a-t-elle dit qu'elle avait envoyé un télégramme urgent ? »

 


Afrique

Afrique du Sud
Yewande Omotoso, La Voisine.

Algérie 
Kamel Daoud, La préface du nègre : le Minotaure 504 et autres nouvelles

Burkina Faso 
Roukiata Ouédraogo, Du miel sous les galettes.

Cameroun
Calixte Beyala, Le Christ selon l'Afrique.

Congo Brazzaville
Alain Mabanckou, Le commerce des Allongés.

Djibouti
Abdourahman A. Waberi, Aux États-Unis d'Afrique.

Égypte
Alaa El Aswany, L'Immeuble Yacoubian.

Gabon
Janis Otsiemi, La vie est un sale boulot.

Ghana 
Yaa Gyasi, No home.
Nii Ayikwei Parkes, Notre quelque part.

Guinée
Camara Laye, L'enfant noir.

Kenya
Ngugi wa Thiong'o, La rivière de vie.

Lybie 
Hisham Matar, Une disparition.

Mali
Aya Cissoko, N'ba.

Maroc 
Mohamed Leftah, L'enfant de marbre

Maurice
Mariam Sheik Fareed, Le syndrôme de l'accent étranger.
Nathacha Appanah-Mouriquand, Blue Bay Palace.

Mayotte
Nassuf Djailani, À tous ceux qui accusent le poète de traîtrise à la langue française, poème.
Yazidou Maandhui, Mirage, poème.

Nigeria  
Chigozie Obioma, Les pêcheurs

République démocratique du Congo
Denis Mukwege, La force des femmes.

Réunion
Aimé Césaire, Calendrier lagunaire, poème.
Myriam Cazalou, Convois vers l'usine sucrière, poème.
Agnès Gueneau, Cause à ou, poème.
Rosemay Nivard, Un quart de pomme, poème.
Patrice Treuthardt, Retour au port natal, poème.

Rwanda 
Gaël Faye, Petit pays.
Scholastique Mukasonga, L'iguifou, nouvelles rwandaises. 
Beata Umubyeyi Mairesse, Tous tes enfants dispersés.  

Sénégal
Birago Diop, Les contes d'Amadou Koumba
Fatou Diome, Celles qui attendent

Somalie
Farah Nuruddin, Du lait aigre-doux.

Soudan
Abdelaziz Baraka Sakin, Le Messie du Darfour.

Tanzanie
Abdulrazak Gurnah, Près de la mer.

Tchad
Adjim Danngar, Djarabane. 1. Au petit marché des amours perdues.

Togo
Kossi Ejoui, L'ombre des choses à venir.

Tunisie
Habib Selmi, La voisine du cinquième.

Zimbabwe
Petina Gappah, Le livre de Memory.

 

Amérique

Argentine
Gabriela Cabezón Cámara, Pleines de grâce

Brésil 
Paulo Coelho, L'Alchimiste.

Canada :
Jean-Paul Dubois, Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon (prix Goncourt 2019).
Nancy Huston, Le club des miracles relatifs.

Chili 
Luis Sepúlveda, Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler et Histoire du chat et de la souris qui devinrent amis.

Colombie 
Gabriel Garciá Márquez, La Mala Hora.

Costa Rica
Edo Brenes, Bons baisers de Limon.

Cuba
Leonardo Padura, Adios Hemingway.

États-unis  
Jack London, Martin Eden
Harper Lee, Va et poste une sentinelle.
Toni Morrison, Beloved.

Guadeloupe
Jenny Archimède, Dans mon île, poème.
Daniel Maximin, Natale, poème
Max Rippon, Cataplasme, poème.
Guy Tirolien, Prière d'un petit enfant nègre, poème.

Guyane
Léon-Gontran Damas, Solde, poème.
Serge Patient, Cayenne est désoléepoème.

Groenland
Mo Malø, Qaanaaq.
Mo Malø, Diskø.
Mo Malø, Nuunk.

Haïti
Jacques-Stephen Alexis, L'étoile absinthe.
René Depestre, Lettre au poète Léon Damas, poème.

Jamaïque
Kei Miller, By the Rivers of Babylon.

Martinique
Nicole Cage-Florentiny, Dans mon île ne poussent pas les saules, poème.
George Desportes, À la crinière du cyclone, poème.
Éric Pézo, On avance la peur…, poème.
Joseph Polius, Petits mots…, poème.
Julienne Salvat, Dire d'enfance rosée…, poème.

Mexique 
Laura Esquivel, Chocolat amer. 
Carlos Fuentes, Une certaine parenté

Pérou 
Mario Vargas Llosa,  La Tante Julia et le scribouillard.

Venezuela
Karina Sainz Borgo, La fille de l'Espagnole.

 

 

Asie

Afghanistan
Spôjmaï Zariâb, La plaine de Caïn.
Mahmud Nasimi, Un Afghan à Paris.

Arabie Saoudite
Athîr Abdallah Al-Nashmî, Une perte.

Cambodge 
Tian, L'année du lièvre (BD) : 1. Au revoir Phnom Penh. 2. Ne vous inquiétez pas. 3. Un nouveau départ.

Chine 
Qiu Xiaolong, La danseuse de Mao.

Corée du Nord
Hyeonseo Lee, La fille aux sept noms.

Corée du Sud
Ch'oe Yun, Là-bas, sans bruit, tombe un pétale. 

Inde 
Rohinton Mistry, L'équilibre du monde.

Indonésie
Pramoedya Ananta Toer, Le monde des hommes. (Buru Quartet tome 1)

Iran 
Fariba Vafi, Un secret de rue
Zoyâ Pirzâd, On s'y fera.

Irak 
Abbas Khider, Lettre à la république des aubergines

Israël
Amos Oz, Vie et mort en quatre rimes

Japon 
Haruki Murakami, Le passage de la nuit. 
Durian Sukegawa, Les délices de Tokyo.

Laos
Loo Hui Phang, L'imprudence.

Népal 
Mahjusshree Thapa, Les saisons de l'envol.

Ouzbékistan
Hamid Ismaïlov, Dans les eaux du lac interdit.

Pakistan
Daniyal Mueenuddin, La saison des mangues introuvables
.

Syrie
Niroz Malek, Le promeneur d'Alep.

Sri Lanka 
Antonythasan Jesuthasan, Friday et friday.

Taïwan
Xiaole Wu, Les enfants des riches.

Thaïlande
Rattawut Lapcharoensap, Café Lovely.

Turquie
Orhan Pamuk, La femme aux cheveux roux.

Vietnam 
Kim Thúy, Man.  

 

Europe

Albanie
Ornela Vorpsi, Buvez du cacao Van Houten !  

Allemagne 
Eduard von Keyserling, Altesses.
Marlen Haushoffer, Le mur invisible.

Autriche
Daniel Glattauer, Quand souffle le vent du nord. 
Daniel Glattauer, La septième vague. 

Belgique 
Amélie Nothomb, Antéchrista.
Michel Van Zeveren, Le plat du loup plat.
Nadine Monfils, Les folles enquêtes de Magritte et Georgette. 1. Nom d'une pipe !

Biélorussie
Sacha Filipenko, La traque.

Bosnie Herzégovine 
Miljenko Jergović, Volga, Volga.

Bulgarie
Elitza Gueorguieva, Les cosmonautes ne font que passer.

Croatie
Ante Tomic, Miracle à la Combe aux aspics.

Danemark
Jens Christian Grøndahl, Quelle n'est pas ma joie

Espagne 
Carlos Ruiz Zafón, Marina

Estonie
Andrus Kivirähk, Les secrets. 

Finlande
Sofi Oksanen, Baby Jane.
Arto Paasilinna, La douce empoisonneuse.

France 
Maurice Leblanc, Arsène Lupin
Riad Satouff, Le jeune acteur
Loïc Clément, d'après Marie-Aude Murail, illustrations Anne Montel, Miss Charity t. 1, L'enfance de l'art
Romain Gary (Émile Ajar), La vie devant soi et Les racines du ciel)
Delphine Horvilleur, Vivre avec nos morts. Petit traité de consolation. 
Jean Giono, Regain.
Daniel Pennac, Le cas Malaussène : 1. Ils m'ont menti. 2. Terminus Malaussène.
Isabelle Guézan, La Nouvelle Organisation du Travail (uniquement sur Kindle).
Romain Gary, Au-delà de cette limite votre ticket n'est plus valable.
Daniel Pennac, Mon frère.
Anne BihanCraquement nègre…, poème.
Alexis Gloaguen, Rien n'est plus paradoxal que la mort, poème.
Catherine C. Laurent, Regarder le payspoème.
Sophie Hénaff, Poulets grillés, Rester groupés.

Grèce
Vassilis Alexakis, Ap. J. C.

Hongrie 
Magda Szabó, La porte et Abigaël.

Irlande
Maggie O'Farell, Assez de bleu dans le ciel

Islande :
Audur Ava Olafsdottir, Miss Islande

Italie 
Alessandro Baricco, Novecento : pianiste. Un monologue.
Goliarda Sapienza, L'Art de la joie.

Macédoine
Rumena Bužarovska, Mon cher mari.

Moldavie
Vladimir Lortchenkov, Des Mille et une façons de quitter la Moldavie.

Norvège
Gunnar Staalesen, Le loup dans la bergerie

Pays-Bas
Toine Heijmans, En mer

Pologne
Maryla Szymiczkowa, Madame Mohr a disparu.

Portugal
Gonçalo M. Tavares, Une jeune fille perdue dans le siècle à la recherche de son père.

République Tchèque 
Kafka, Le procès et La métamorphose

Roumanie
Ioana Pârvulescu, La vie commence vendredi.
Panaït Istrati, Codine.

Royaume-uni 
Edward Morgan Forster, Avec vue sur l'Arno
Mhairi McFarlane, Et ne t'avise pas de m'embrasser.
William Makepeace Thackeray, La Foire aux vanités (Vanity Fair).
Alan Bennett, La Reine des lectrices.

Herman Melville, Bartleby le scribe.

Russie
Léon Tolstoï, La sonate à Kreutzer. Le bonheur conjugal. Le diable.

Serbie
Filip Grbic, Errance.

Slovaquie
Pavol Rankov, C'est arrivé un premier septembre.

Slovénie
Drago Jankar, Cette nuit, je l'ai vue.

Suède 
Camilla Läckberg, Femmes sans merci. 
Katarina Mazetti, Le mec de la tombe d'à côté
Jonas Jonasson, Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire.
Vilhelm Moberg, La saga des émigrants (7 tomes)
Stieg Larsson puis David Lagercrantz, Millenium (6 tomes) 

Suisse 
Joël Dicker, L’Affaire Alaska Sanders. 

Ukraine :
Andreï Kourkov, Le jardinier d'Otchakov.

 

Océanie 

Australie 
Joan Lindsa, Pique-nique à Hanging Rock

Nouvelle Calédonie
Déwé Gorodé, Les mots sont des innocents, poème.
Nicolas Kurtovitch, Le sens des marées, poème.
Raymond Lacroix, Le nouveau sorcier de la grue aux requins, poème.
Frédéric Ohlen, Ils m'ont dit…, poème.
Denis Pourawa, Névarèna, poème.
Paul Wamo, L'épithète, poème.

Nouvelle Zélande 
Eleanor Catton, La répétition.

Polynésie française
Célestine Hitiura Vaïte, L'Arbre à pain (Chroniques de Tahiti 1).
Flora Aurima Devatine, Pas d'i…, pas d'o…, poème.
Henri Hiro, Si seulement…, poème. 

Wallis-et-Futuna
Virginie Tafilagi, Mes yeux-paroles, poème.

5 mai 2024

52/2024 : solitude

Ah, ce dimanche, Virginie m'a posé une colle : comment illustrer ce mot ?
La semaine prochaine, nous allons peut-être faire un tour du côté des solitaires, mais ce sera trop tard.
Alors j'ai cherché dans mes photos ce que m'inspirait ce mot et j'ai pensé à l'exposition ultra-réaliste à Pompidou Metz, et à ce petit coin de bureau, symbole de la solitude au cœur d'un open-space :

À l'inverse, les cellules de moines du couvent San Marco de Florence sont un endroit d'isolement volontaire, mais se sent-on vraiment seul avec une telle beauté sous les yeux ?

(dans la moitié des cellules, c'étaient des crucifixions, moins joyeux comme sujet…)

2 mai 2024

Avril, le mois joli

Un mois d'avril plus équilibré, avec des semaines intenses alternant avec des congés, des tunnels de pluie mais aussi quelques beaux jours printaniers où nous avons pu profiter du jardin. J'ai beaucoup marché et couru, en me forçant souvent à sortir pour maintenir mon record de moyenne de pas. Un mois gourmand aussi, où les trois anniversaires ont suivi les festivités de Pâques. Un nouveau problème de santé (je ne fais jamais dans la banalité) m'a pourri les nuits des 10 derniers jours, heureusement que Mai arrive avec son cortège de jours fériés et de ponts, surtout que j'ai du pain sur la planche, autant au travail qu'en couture ou au jardin !

1/ Paul est encore là pour la journée et nous accompagne dans un grand tour des étangs (sans pluie, quelle chance !)
2/ Une semaine écourtée est bienvenue, pour se remettre du changement d'heure.
3/ Je fais connaissance de notre nouvelle dentiste, bien gentille (mais moins ponctuelle que l'ancienne).
4/ J'appréhendais un peu de me rendre seule à cette réunion scouts à La Défense, finalement une autre cléophas m'accompagne et nous sommes heureusement surprises de voir tant de monde dans la gare et dans le train à 22 heures.

5/ Une interprétation remarquable d'une pièce de théâtre glaçante (Le syndrôme de l'oiseau  – la salle était à moitié pleine, dommage)
6/ Nous partons pour notre bal annuel en Normandie, avec le désormais traditionnel déjeuner chez Papa, un stage et un bal qui font le plein et des danseurs toujours infatigables.
7/ Un beau soleil et le bord de mer, l'idéal pour récupérer d'une très courte nuit. Je trouve même l'énergie d'aller courir au bord des bassins.

8/ Rester au Havre une nuit de plus était une bonne idée, il fait beau et nous pouvons pallier les deux problèmes du jour : l'eau a été coupée durant la nuit et l'ascenseur est en panne (vive Picard pour les légumes prêts à cuire et la coursive du 7e étage permettant de prendre l'ascenseur de l'escalier voisin). La grosse fuite d'eau est réparée juste quand nous reprenons la route.
9/ Je prépare un joli buffet italien pour l'anniversaire d'Aurore, pendant que Guillaume installe une porte automatique pour les poules.
10/ Sous un beau et chaud soleil, nous bouclons notre tour de Paris par le GR 75. J'envisage aussitôt de tourner autour des arrondissements intermédiaires.

11/ Je passe la matinée chez Marie, où le plombier règle enfin le problème de la fuite de chasse d'eau. Les poules ont enfin accepté de rentrer et sortir par la trappe (enfin, Lucette a compris le truc et Bertille a suivi).
12/ Toujours dans une ambiance estivale, nous retournons à Paris, pour visiter le Musée d'Art Moderne.
13/ Premier barbecue de l'année (des sardines), nous sortons la table de jardin et le hamac.

14/ Deuxième déjeuner dehors (avant une nouvelle période de froid et de pluie) et une sieste sous le cerisier.
15/ Nous fêtons l'anniversaire de Marie avec un assortiment de plats japonais.
16/ Je passe la moitié de la journée au téléphone à aider une ancienne collègue à résoudre des problèmes techniques et l'autre moitié à retoucher ses images, ce que j'aurais dû faire il y a plusieurs mois (si seulement on avait pensé à me le demander). Au passage, j'appelle mon ancien complice et apprends une très bonne nouvelle le concernant.
17/ Lorsque je traverse le parc, les tondeuses sont en pleine action, je profite de l'odeur de l'herbe coupée.
18/ Paul m'appelle pile quand je sors courir : mes 5 minutes d'échauffement se transforment en 30 min de marche dans le bois, bien agréables ma foi (et j'ai quand même un peu couru après).
19/ Un délicieux repas préparé à 6 mains et quelques cadeaux bien choisis pour mon anniversaire.

20/ Je pars avec Marie en quête de quelques tissus, après avoir visité deux boutiques, nous trouvons notre bonheur.
21/ 5 fois 5 minutes : mon programme d'entraînement commence à ressembler à de la course. 
22/ J'ai repris mes petits batch-cooking du lundi et ce soir, j'ai été particulièrement efficace.
23/ Une nouvelle moisson de livres, vais-je réussir à tous les lire en 4 semaines ?
24/ Nous n'avons pas vu la queue d'un rat depuis plusieurs jours, pourtant le piège s'est refermé trois fois sur… rien. Un voisin semble avait été plus offensif que moi.
25/ Un déjeuner avec Aurore et son Paul, de passage pour quelques jours.
26/ Petit bilan des projets à venir : je pense avoir trois ans de travail devant moi.

27/ Une joyeuse soirée pour les 25 ans de la banque alimentaire, avec un rangement en musique efficace.
28/ Un dimanche tranquille avec Marie, et quelques commandes passées (cuisine et jardin).
29/ Sortir marcher quand je passe un long coup de fil, c'est une bonne idée (surtout quand il fait doux et sec).
30/ Rentrer, aller courir, préparer des pancakes d'épinards, saisir la nouvelle partition, me doucher, filer à l'école de musique pour applaudir une jeune violoniste (fille de mon amie défunte), revenir à temps pour cuire les pancakes et les manger avant notre répétition hebdomadaire. Ouf ! En plus, l'audtion n'était 

 

 

 

 

 

Publicité
Publicité
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>
attraper le temps qui file…
Publicité
Archives
Publicité