La vraie vie des blogueuses normales
Un petit défi auquel je participe, lancé par Daphnénuphar :
Si toi aussi tu es une vraie fille normale, rebelle-toi : vendredi prochain, tu prends une photo des tes mômes au retour de l'école, de toi à la sortie du boulot, et de ton salon, le même jour, à 20h30. Et tu postes le tout le WE qui suit sur ton blog. Et pas de triche : pas de lingettes ni de brosse dans le cartable, pas d'anti-cerne dans le sac à main, pas d'aspi dans le salon avant le cliché !
De deux choses l'une : soit c'est comme chez moi (et je me sentirai un peu rassurée), soit c'est comme en Suède (et je m'inscris à "une semaine pour changer de tête" et "déco and co".
Je n'ai découvert ce défi que lundi, donc dommage, vous ne verrez pas mes photos de vendredi, pourtant c'était grandiose : partie travailler en laissant mon mari à la maison, les poseurs de cuisine ayant fini leur boulot et la fuite colmatée jeudi soir, j'espérais trouver le soir un semblant de progrès dans l'état apocalyptique de la maison… (oui, je sais, je rêve). J'avais dormi à peine 4 heures la nuit, pour cause de rage de dents, ma dentiste m'avait casé un rendez-vous en urgence entre deux patients avant de partir marier sa fille en Bretagne (pour finir, son patient a oublié de venir). Je suis donc rentrée avec une dent à moitié soignée (c'est une dent de sagesse, on a décidé de l'enlever dans 10 jours), une autre qui me fait mal, mais qui ne semble pas cariée (???), un trajet de 10 km à vélo, dont 1/3 de rudes montées (imaginez ma tête : rouge, transpirante, les yeux cernés), pour trouver la table du petit déjeûner pas débarrassée, des boîtes à outils ouvertes un peu partout, le lustre en pièces détachées étalé sur le canapé (mon mari avait entrepris de changer le fil) et j'ai commencé la soirée les bras en l'air, à tenir le contrepoids de la suspension, alors qu'il essayait de fixer un fil trop fin dans un domino…
Bref, je ne tricherai pas en vous mettant des photos du chantier qui me tient lieu de salon, en temps normal, il y règne un certain désordre, certes, mais nous avons atteint un record, ces jours-ci… *
Mais un jour normal, en fin de journée, nous avons souvent : les chaussures des filles qui traînent dans l'entrée, les chaussons aussi, d'ailleurs (marcher en chaussettes, c'est tellement mieux), voire les chaussettes, s'il fait chaud, leurs cartables ouverts aux endroit les plus gênants, les affaires scolaires de ma collégienne en vrac sur la table (elle n'a pas de bureau dans sa chambre), les gilets sur la chaise de l'entrée ou sur le canapé, au choix, et le meuble de l'entrée encombré du bazar habituel (courrier, sac, clés, barrettes, livres… avec en plus tous les tickets de caisse des matériaux achetés ces dernières semaines — 15 visites au magasin, au bas mot). Quant à ma tête, ça se voit qu'il y avait du vent ? (et encore, j'ai échappé au déluge de grêle qui est tombé pendant les 5 minutes que j'ai passées à l'école — comme quoi, on ne peut pas toujours avoir la poisse…) Le bazar du fisotn est (presque) cantonné à sa chambre maintenant, mais il n'est pas en reste, croyez-moi ! Là, il vient de rentrer en pestant contre la météo : les giboulées de mars, ça devrait être fini, selon lui !
* Allez, je vous mets les photos quand même, ne serait-ce que pour avoir des souvenirs… les meubles de l'ancienne cuisine presque vidés, qu'il faudra démonter, la petite cuvette où j'avais mis toutes les vis au fur et à mesure du démontage, que j'ai fait tomber hier soir au moment d'aller au lit (pas le courage, à cette heure, de ramasser), les cartons en cours de vidage (c'est long, car il faut réfléchir à la place idéale pour chaque chose). Mais en principe, tout ceci sera de l'histoire ancienne jeudi au plus tard (quoique, vu qu'on attaque le carrelage, je ne sais pas si le ménage ne peut pas attendre deux jours de plus…)
De retour de Lille !
Eh oui, premier Stoffenspektakel en France… j'espère que ce ne sera pas le dernier, il n'y avait vraiment pas foule. C'est beaucoup plus facile pour examiner les tissus et se faire servir, mais les vendeurs voudront-ils revenir de si loin ?
Voici ma “maigre récolte” (que j'ai trouvé bien assez lourde au retour… ) : des jerseys (objectif premier de ce voyage, notamment pour une commande de mes filles de vêtements style Desigual)
des voiles de coton et du piqué blanc (Petit Faune)
et un peu de mercerie.
Mais surtout : retrouver les copines de MM, en rencontrer une pour la première fois, faire un pique-nique gourmand au soleil, papoter…
… et retrouver à mon retour la cuisine comme je l'avais laissée, hélas, les 5 cartons d'ustensiles et de vaisselle ne se sont pas vidés tout seuls !
Mais bon, on arrive au bout : les meubles sont posés (deux fois, même, vu que les poseurs travaillaient vite et bien mais sans regarder les plans), l'évier aussi, la fuite d'eau au-dessous réparée, reste la plaque de cuisson montée pour gaz de ville et les injecteurs impossibles à changer sans l'intervention du SAV, qui ne veut évidemment pas se déplacer gratuitement… et les 1000 détails à terminer ! (le carrelage mural, entre autres)
Cette semaine…
… j'ai aimé :
- retourner au bureau lundi en laissant le chantier en cours à mon mari, qui faisait le pont (qu'est-ce que ça m'a paru reposant !)
- avoir une journée chaude et ensoleillée mardi (même si on l'a passée dans la cuisine) et déjeûner au jardin
- voir la peinture avancer
- aller au concert vendredi soir à 5 minutes à pied
- aller au concert samedi soir à 5 minutes à pied (dans l'autre direction)
- couper une jupe Insa, la broder, la coudre sans le moindre problème
- voir la peinture terminée (primaire + 3 couches !)
- animer la messe des scouts avec ma grande fille et entendre les concerts de louanges sur sa belle voix
… je n'ai pas aimé :
- découvrir lundi matin que l'arrivée électrique pour la plaque de cuisson n'était pas à la bonne place (arrrgh, en plus c'était facile, avant de poser le placo, de la déplacer… nous étions 3, nous avions les plans… on va dire que c'était la fatigue)
- peindre le plafond
- voir l'orage samedi, et la pluie toute la soirée, alors que mes filles campaient
- porter un holter pendant 24 heures, devoir sortir toutes les 20 minutes de la salle de concert, être réveillée toutes les heures la nuit qui a suivi
- être réveillée à 6h45 dimanche par le réveil que Marie avait oublié d'arrêter
- laver 40 fois rouleau et pinceau dans le lavabo qui sert aussi d'évier (il aura besoin d'un bon récurrage, celui-là)

Patron Insa de Farbenmix, coton fleuri et jean-lycra des Coupons de Saint Pierre, broderies Kunterbunt
Le début de la fin !
Vendredi, nous avons fait une pause : les vacances scolaires touchent à leur fin… j'avais promis aux enfants une sortie à Paris, le temps ne nous avait pas encore permis de l'envisager (froid, pluie, vent). Nous avons pris deux trains, deux métros, à la sortie, la pluie était sur le point de s'arrêter. Passage obligé : le Marché Saint-Pierre ! Chacun a pu choisir son tissu, un coupon de Vichy pour Marie qui veut une nouvelle robe, un coupon de jersey pour Aurore, un plan de Londres pour Paul. Quelques sergés et coton pour des sacs en projet, un peu de mercerie… tout ceci nous a occupé deux bonnes heures.
Nous avons faim, mais nous allons prendre le temps de voyager : de l'Afrique, avec le marché de la Goutte d'Or et ses boucheries et poissonnerie qui débordent sur les trottoirs, nous passons doucement en Inde : vendeurs de menthe fraîche, saris et bijoux à profusion, mangues… nous dépassons la gare du Nord et nous dirigeons vers le Passage Brady et ses nombreux restaurants. C'est le moment de reprendre des forces avec un thali, avant de continuer à descendre vers le Sentier au fil des passages couverts. Nous voici enfin chez Fil 2000, les petites trousses clowns avaient épuisé mon stock de fermetures éclair !
À notre retour, reprise des travaux : changement d'un carreau de carrelage, récupération d'une gaine électrique pour déplacer une prise… tout ceci semble bien peu, mais demande des trésors d'ingéniosité, vu la résistance que nous opposent les objets !
Le week-end a été presque entièrement consacré aux travaux (de toutes façons, il a plu une grande partie du temps) et aux achats de matériel, mais ce soir, nous avons bien avancé :
Mur en placo remonté (avec un système plutôt original : l'ancienne vis de pressoir à cidre transformé en presse à mur), mur en carton replâtré, bandes de papier posées, trous rebouchés, enduits faits, murs poncés (enfin, à peu près, mais là aussi, il a fallu trouver un compromis : ponçage ET primaire d'accroche, pour éviter toute déception ultérieure), évacuation pour la hotte percée (et rebouchée par un ballon en mousse), prises de courant en place. Demain, on attaque la peinture, d'habitude je n'aime pas trop ça, mais je sens que ça va être un plaisir, finalement…
Ma maison est en carton…
Il va m'en falloir, du plâtre, pour obtenir un bord correct !
Enfin, au moins, on a pu découper le mur à la scie sauteuse, je m'attendais à plus de difficultés. (On, c'est-à-dire le fiston en stage de bricolage intensif, suivant les indications du voisin-qui-sait-tout-faire)
Nous avons donc :
- un demi-mur manquant (merci à notre voisin bricoleur, serviable et bien outillé : une meuleuse pour venir à bout des plinthes en carrelage, une scie sauteuse à lame courte pour couper le plâtre sans risque de toucher une gaine électrique)
- Un évier démonté avec quelques péripéties : bouchons qui ne conviennent pas, tentative de démontage du robinet pour le remettre en place (mais pour cela, il faut L'OUTIL, celui que seuls les plombiers possèdent — sauf notre deuxième voisin très bien outillé, mais celui-ci est hélas sur le chantier de l'appartement de son fils —, désespoir en pensant qu'on ne pourra pas remettre l'eau ce soir-là, or nous sommes tous couverts de poussière de carrelage…), remarque du Fiston comme quoi les bouchons vont très bien, il suffit de récupérer la petite pièce en bas du robinet (rires), remise en eau pour constater que ça fuit (normal, il manque un joint), tentative de vissage qui est en fait un dévissage (nous voici tous arrosés, l'eau est montée jusqu'au plafond !), à 22h30, nous pouvons prendre des douches (enfin, non, pas de douche justement, le démontage d'un placard a révélé une fuite entre la douche et la cuisine, il me faut refaire le joint du carrelage…)
- Un mur humide, donc, je passe un produit spécial, j'en utiliserai 10 ml mais ça se vend par litre (soupir…)
- De gros manques dans l'isolation, nous profitons donc du polystyrène enlevé pour combler les trous (et au passage, on retrouve de petites billes partout, on peut nous suivre à la trace comme le Petit Poucet)
- Une plaque de placo de 2m50 à transporter sur 10 km, par 50 km/h de vent et de nombreuses averses ; j'ai loué un camion (pour une plaque ! re-soupir. Une fois le camion rendu, j'ai eu l'impression que ma voiture n'avait plus d'embrayage…)
- 25 kg de mortier adhésif, 5 kg d'enduit, dont il restera les deux tiers (soupir…) **
- Une plaque de 2m50 par 1m20 étalée au milieu du salon (c'est pratique, vous devriez essayer, en mettant la moitié de vos meubles de cuisine tout autour !)
- Un plafond lessivé et poncé
- des murs couvert d'une peinture à paillettes puis d'un vernis plutôt récalcitrant à la ponceuse. Ne me parlez pas de mettre une primaire d'accrochage, c'est tentant mais la différence de niveau entre zones peintes et zones non-peintes est trop importante
Ça me rappelle une scène de Jack Palmer *, la propriétaire et l'huissier qui inspectent le studio…
* Petillon, Jack Palmer - Le chanteur de Mexico, Dargaud
** et si je mettais tous mes restes sur le Bon coin ?
On avance… un peu
C'était sportif, ces deux derniers jours : lancer de poids (ou de morceaux de meubles dans les bacs de la déchetterie), ski (une grande armoire posée sur deux planches lisses), luge (le four sur son carton), mais surtout gymnastique en tout genre et haltérophilie (imaginez-vous porter un placard bien lourd qui était fixé à 1m70 du sol, debout sur un tabouret, et être pris de fou rire aux blagues de l'ado). Le lessivage du plafond, aussi, ça n'était pas mal du tout…
Ce matin, démontage d'un placard récalcitrant : après avoir enlevé je ne sais combien de vis, placées dans des endroits totalement improbables (nous obligeant à des contorsions incroyables), soulevé le meuble au cric pour enlever les pieds, il tenait par pure lévitation ! Enfin, Paul a repéré une petite vis qui tenait tout l'ensemble et, dans un élan suicidaire, s'est installé dans le meuble pour la dévisser avant de réaliser que la chute serait rude… c'est donc à bout de bras que nous avons fini par en venir à bout…
Mais quel est le %$@&#€%ù£ qui est allé mettre une vis là ? (derrière le bac de l'évier) 
Et celle-là ? À 6 mm du bord d'une découpe, qui suspendait ce meuble d'angle 10 cm au dessus du sol…
J'ai donc hérité d'une mignonne cuisine américaine au beau milieu de la salle à manger, à quelques détails près (pas d'évier, réfrigérateur et lave-vaisselle encore dans la cuisine). C'est essentiel pour le moral des troupes !
La bonne nouvelle du jour : le placo des murs est collé ! Jusque-là, apercevant de la laine de verre derrière le polystyrène, je pensais que les plaques étaient fixées sur rails, sauf que… aucune trace de vis nulle part ! Bigre, ce mur tiendrait-il par lévitation lui aussi ? Et comment en remplacer une partie, donc ? Hier soir, nous avons sauvagement attaqué le polystyrène qui nous a révélé son secret : il est bien collé sur les parpaings, la laine de verre n'est qu'une blague de l'électricien qui a isolé ainsi derrière les trous des prises. Ouf !
Sur ce, après une visite quotidienne à la déchetterie et au labo d'analyses (les résultats promis pour samedi arrivent par petits bouts, à croire qu'ils comptent les molécules une à une !), je vais courir au magasin de bricolage (à mon avis, ça va devenir quotidien, ça aussi…)
En vrac…
côté travaux :
– après une grosse chute de moral (ce carrelage ne se décolle vraiment pas bien !), j'ai appris une chose essentielle : acheter sa peinture chez un spécialiste apporte de gros avantages !
1. après avoir refait les lasures des volets tous les ans, j'avais décidé d'investir dans un produit de pro, gros travail de ponçage, sous-couches, 2 couches de lasure, ma semaine de vacances y était passée mais ça fait 6 ans que je n'y ai pas touché…
2. j'ai un nuancier de folie entre les mains, je sens que le choix va être difficile…
3. dans un magasin pour pro, il y a des clients peintres pros : j'ai eu tous les conseils pour refaire les murs, y compris l'enduit idéal qui n'est pas vendu en magasin de bricolage
– un ado qui grandit devient un jeune homme, avec des avantages (il est assez fort pour démonter et porter les meubles, les gravats… et des inconvénients (quand ça résiste, au lieu d'attendre de trouver une solution astucieuse (j'étais partie chercher le cric pour lever l'ensemble meuble + plans de travail), on tire de toutes ses forces (= chevilles molly arrachées, devinez qui va se coltiner la réparation du placo sur un mur à peindre ?)
pour l'instant, la cuisine est encore en service et se vide progressivement. Dans deux jours, ce sera camping au salon (alors que si nous avions un printemps normal, on aurait pu tout installer sur la terrasse, grrr !)
Quelques pauses médecin - pharmacie - labo (ne perdons pas les bonnes habitudes) et broderie :
– notre petit APN avait rendu l'âme il y a un an, j'avais souhaité en avoir un nouveau pour mon anniversaire. Ma fille a très judicieusement conseillé à son père de ne pas acheter de housse, que je me ferais un plaisir de m'en faire une… après avoir remarqué ce week-end que la petite pochette Stickbär avait presque les dimensions idéales, je me suis lancée ce matin :



velours milleraies noir, mon beau fil à broder en soie, un motif au point de croix (un peu trop serré, cependant, pour mettre le fil en valeur), un entoillage matelassé, une doublure en microfibres pour essuyer l'écran à chaque rangement, et voilà, mon appareil est protégé ! (je sais que la pression n'est pas au milieu, c'était pour éviter de cacher la broderie !)
Et Miss Aurore s'est fait (avec un peu d'aide) 
un porte-monnaie clown comme ceux de ses amis
Tout ceci fait à la brodeuse, même la couture de la fermeture-éclair !
Travaux en cours… et petit concours !
Et voilà, les travaux de la cuisine sont lancés. Au programme du jour : démontage des meubles hauts (niveau facile quand on dispose de 2 paires de bras costauds, surtout pour la hotte aspirante) et décollage de la moitié du carrelage mural (niveau difficile, voire expert : une partie du plâtre est venue avec, même le polystyrène — ce sont des murs extérieurs). Du coup, nous avons gagné le droit de remplacer une partie des plaques de plâtre, non prévu au programme, ça !
Déjà que le carrelage (tout simple pourtant) a été très difficile à trouver… vendredi matin, passage chez notre cuisiniste pour emprunter des échantillons. Hélas, pas d'échantillon de façade, nous partons donc avec une porte… s'ensuit une tournée des vendeurs de carrelage, sans succès. Nous finissons chez un fournisseur repéré une semaine auparavant, qui avait la couleur la plus proche de ce que nous cherchions. Du coup, il faudra modifier le choix initial de peinture… ma mission de lundi : emprunter si possible un nuancier de peinture et rapporter les échantillons de cuisine. Pas de chance, le céramiste est fermé le lundi !
Vendredi midi : pique-nique à la maison et départ pour la Bourgogne, ballade dans Auxerre, dîner plutôt gastronomique. Samedi matin, en route pour le Morvan où avait lieu le stage de musique de chambre de notre grande, pour la récupérer avant de partir pour un mariage à 300 km de là. Fille en pleurs comme prévu (mais aussi la moitié des stagiaires en pleurs, même les garçons). Fille et ses copines qui se sont endormies à deux heures, la veille (je ne vous montre pas leurs têtes sur les photos…). Concert qui dure, qui dure… * temps qui passe… angoisse qui monte… à la mi-temps, le professeur dit à ma fille de partir, qu'il jouerait à sa place ! Nous avons donc repris la route en sens inverse, pique-nique dans la voiture en roulant, pause-pipi de 5 minutes à peine et arrivée devant l'église 1/4 d'heure en avance, juste le temps de s'installer et de régler les micros. En pleine messe, Marie s'est endormie, violoncelle entre les genoux, sans qu'aucun de nous ne s'en aperçoive ! Et hier soir, à notre retour, j'ai découvert avec bonheur que le week-end n'était pas fini ! Je me croyais vraiment dimanche.
Bon, en attendant, les projets de couture du jour ont été remis à plus tard mais j'en profite pour participer à un concours chez Je couds, tu couds, nous cousons, en espérant gagner un livre pour utiliser pleinement ma surjeteuse (2 ans que je l'ai et j'en suis toujours à la couture à 4 aiguilles…)
* Mais c'était beau, cependant, notamment l'ensemble de violoncelles — 8, puis 5 instruments, la puissance sonore en est stupéfiante ! Et pourquoi pas, l'année prochaine, y envoyer les deux filles ?
La piste aux étoiles
Ouf, j'ai survécu !
J'exagère : ils étaient plutôt sages (vu que ma fille est dans la même classe depuis la toute-petite section, le tri a été fait depuis longtemps… restent les très bons amis, la plupart sont invités depuis ses trois ans !) et très enthousiastes. Mais tout de même, la fête d'anniversaire reste un événement fatigant pour les parents, or là, j'étais seule (avec mon fiston) et à peine convalescente. Mais on ne fête pas tous les jours ses dix ans…
Cette fête était placée sous le thème du cirque, qu'ils étudient tout au long de cette année d'école. J'avais donc un public bien informé et entraîné, ce qui a permis de prévoir des activités de haut niveau. Heureusement d'ailleurs, car la météo ne permettait pas de les laisser jouer au jardin. On commence par créer l'ambiance : un CD de musique de cirque (emprunté à la médiathèque), des guirlandes de fanions (merci Paul pour la découpe du crêpon !), du pop-corn et nous voici sous le chapiteau.
J'ai commencé par soumettre mes stagiaires à quelques épreuves circassiennes :
- les fildeféristes (attention, on ne dit pas funambule lorsque le fil est à moins de 2 mètres de hauteur !) : marcher les yeux bandés sur une corde à sauter posée au sol, pas si facile qu'il n'y paraît
- Le domptage de fauves : convaincre la panthère noire de passer au travers du cercle de feu (il suffit de bien viser !)
- la voltige à cheval : tenir le plus longtemps possible sur un parcours donné, autrement dit rouler le plus lentement possible sans poser le pied à terre (aussi appelé : course de lenteur)
- les assiettes chinoises
- le jonglage : avec des balles, des massues, des anneaux
- le tir au pistolet : éteindre une bougie (qui s'est fait dans la cuisine, vu la tempête au dehors. Et oui, la cuisine est mouillée, et alors ? De toutes façons, je n'avais pas eu le temps de laver le sol avant)
- le trapèze volant a été annulé, pour cause de pluie ininterrompue…
Je leur ai présenté chaque épreuve le plus sérieusement du monde et à 10 ans, on y croit encore (Ah bon, on va monter sur un vrai cheval ? Une panthère vivante ?), j'adore leur enthousiasme, leur spontanéité et leur coopération plutôt que l'esprit de compétition.
Merci à Camille qui a offert ce lot de matériel de cirque à Paul et Marie !
Petite pause avec une séance de sculpture de ballons 
On reprend les épreuves : la course des clowns, chaque participant doit s'habiller en clown et effectuer un parcours, le temps d'habillage compte évidemment dans le chronométrage, mais ils se sont aidés mutuellement
Deuxième retour au calme avec le spectacle de magie. J'ai fabriqué mon matériel il y a des années à partir de ce livre (toujours provenant de la médiathèque), avec un succès jamais démenti : la disparition sous leurs yeux d'un verre de lait ou la transformation de foulards en confettis me vaut toujours des yeux écarquillés ! Mon grand garçon est spécialisé dans les tours de cartes, ce qui nous permet de garder le rythme du spectacle en alternant nos numéros.
C'est le moment de l'ouverture des cadeaux, puis du goûter.
Pour l'occasion, je me suis lancée dans le fameux Rainbow cake que l'on voit un peu partout. J'ai fait mes couches de génoise les plus fines possibles, presque un peu trop (cuites dans des moules à tarte), je retenterai l'expérience avec un peu plus de pâte et des colorants en poudre, car j'ai eu du mal à obtenir de beaux coloris avec mes colorants liquides (ceux que l'on trouve en grandes surfaces). Garniture à l'abricot, selon la demande de la demoiselle. Mini-barbabapas (j'avais pensé me procurer une machine, mais pas le temps et peu d'enfants présents… 1/2 pot vendu en grande surface m'a suffi — mais l'humidité ambiante les avait fait fondre avant l'heure du goûter), sucettes pops, et de petites salades de fruits pour la bonne conscience !
Vu ma forme olympique, j'avais renoncé à préparer de petits cadeaux personnalisés, mais Rachel m'a montré hier midi ce nouveau fichier in-the-hoop de chez Ginihouse, aussitôt vu, aussitôt acheté, brodé dès mon retour à la maison ! Chacun est reparti avec son petit porte-monnaie, son ballon et un nez de clown.
Encore un anniversaire qui restera dans les mémoires, je pense (et j'ai déjà quelques idées pour le prochain).
Sur ce, je file me coucher préparer mon gâteau d'anniversaire pour le bureau demain !
Couvrir un carnet/classeur sans coutures apparentes
L'idée m'est venue après avoir suivi de ce tuto :
http://ptitsymoloko.canalblog.com/ar...3/7430633.html
Prendre un rectangle de tissu de la hauteur du carnet + valeurs de couture et de largeur 2 x le carnet + son épaisseur + les rabats + valeurs de couture.
Couper une doublure de mêmes dimensions.
Épingler tissu et doublure, envelopper le carnet, bien le pousser dans la pliure et marquer l'emplacement des bords du carnet sur l'envers de la doublure. Ne pas laisser de marge, voire marquer 1 mm de moins que la largeur du carnet.

Piquer les bords du tissu sur la doublure, endroit contre endroit. 
Retourner, repasser les coutures.
Remettre à l'envers, plier la doublure sur les repères de bords des pages endroit contre endroit. 
Plier de même le tissu en alignant sur la doublure pliée, on doit obtenir ce sandwich :
Faire de même de l'autre côté. Coudre les deux côtés longs, en laissant sur l'un d'eux une petite ouverture pour retourner (là, c'était un peu petit
)
Recouper les angles. Retourner et bien faire sortir les angles, repasser. 
Fermer l'ouverture par un petit point droit ou une couture invisible à la main.
Placer le carnet dans les rabats. Et voilà !











































































