Non, mais franchement, ma fille est partie en camp samedi matin, à 60 km d'ici… à 10 heures, j'étais devant le centre commercial pour lui acheter une paire de bottes, à 10h05, je sortais munie de mon précieux butin : LA SEULE paire de bottes en taille 34 qui restait à vendre (à prix d'or !).

Samedi matin : pluie, samedi après-midi, petite accalmie, samedi soir, pluie. Dimanche (nous étions en Normandie) : tempête, pluie à verse toute la matinée, re-pluie le soir. Lundi : pluie toute la journée. Mardi : pluie, accalmie vers 18 heures. Ce matin : pluie battante, ça s'est enfin arrêté, ça va reprendre d'ici peu.
Je me morfonds, évidemment ! Quel souvenir ma puce gardera-t-elle de son premier camp ?

Passons à un autre sujet de contrariété : j'ai mis les pieds dans les chambres des enfants et c'était un vrai désastre ! Mais d'où peut bien leur venir ce goût du désordre ? Du côté des filles (après une surveillance implacable mercredi pour les faire ranger), c'était encore réparable assez facilement : quantité de vêtements éparpillés de tous côtés, propres ou sales, et des livres en pagaille, mais je sais qu'il leur manque une bibliothèque… Mais côté garçon ! Disons que j'ai, à cette heure :
– porté 6 paniers pleins au container à papiers (tous ses cours et interros depuis la 6e, entre autres, et je doute qu'il ait rouvert le moindre de ses cahiers depuis – j'en ai conservé quelques-uns, il triera ce qu'il veut garder)
– rempli la moitié de la poubelle de tri de morceaux de carton, canettes, bouteilles plastique… qu'il conservait pour bricoler
– rempli la totalité de notre poubelle (150 litres !) de déchets divers et variés : emballages de biscuits, morceaux de tissu, cailloux, rouleaux de carton vides, bouts de verre, jouets cassés, bouts de bois, branches… Tout ceci découpé, assemblé à grand renfort de scotch, colle, ficelle et élastique (tiens, tiens, je comprends mieux pourquoi j'ai l'impression que mon élastique file à toute allure…)
– rempli 3 grands sacs de tee-shirts, pyjamas, pulls en taille 10 ans (il va en avoir 16)
– récupéré une partie de ce que nous avions perdu : cutter, tournevis, ciseaux, agrafeuse, découd-vite et j'en passe…
- ne parlons pas du reste de son pique-nique de samedi midi dans l'Eurostar (dont une banane) resté dans son sac pour la semaine, ni du vêtement de pluie oublié (alors que nous sommes partis sous la pluie pour le conduire au bord de la Manche), ni de l'oubli (volontaire celui-ci ?) de ses cahiers de révision pour remonter un niveau scolaire peu brillant avant son passage en seconde.

J'avais déjà effectué un gros tri il y a moins de 3 semaines ! Et après des années d'interrogation sur ce qui peut pousser un garçon à récupérer sur son trajet tout ce "qui pourrait servir un jour", je crois que j'ai enfin compris ; un souvenir me revient : le petit cagibi de mon grand-père, empli de carton, bouts de ficelle, vis, clous, boulons, bouts de tuyaux… et une phrase de ma tante, en découvrant ce bébé tout neuf "Oh, regarde sa tête, il a la bosse de Pépé Jean !" J'aurais pu espérer que c'était la bosse des maths, eh non, c'était la bosse de l'accumulation, dommage !

Que faire, à votre avis, le fouiller quand il rentre du lycée ? Bon, j'y retourne, j'en ai encore pour quelques heures, dire que je pensais occuper cette semaine à jardiner (hum…), marcher dans les bois (hum…), peindre le garage, coudre… Bref, mon moral s'accorde parfaitement à la météo !

20 juillet