Jeudi. Dans la rue de bonne heure (9h30), nous avons trouvé toutes les boutiques closes et attendu un petit moment devant le Musée Picasso, nous n'étions vraiment pas à l'heure espagnole ! Une fois n'est pas coutume, la caissière du musée n'a pas fait payer Fiston (qui avait pourtant dépassé de peu l'âge maximal) et nous a appliqué un tarif "famille nombreuse", ramenant la note de 28 à 12 euros ! L'une des particularités de ce musée est de rassembler la plupart des tableaux de Picasso inspirés des Ménines de Vélasquez, je devrais plutôt parler d'obsession : durant près de deux mois, il a peint plusieurs toiles par jour reprenant tel ou tel personnage ou la scène dans son ensemble, variant les formes, les couleurs…
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Ensuite, direction la plage. Il fait un temps printanier, profitons-en ! 6 mars03
Nous déjeûnons dans un petit restaurant de la Barcelonetta, puis longeons le port en direction du Musée maritime. Celui-ci est fermé pour quelques mois encore, mais propose une exposition sur le thème du voyage en mer, ainsi qu'une visite du (petit) trois-mâts Santa Eulalia.

 

Ensuite, nous décidons de faire quelques achats et… les magasins prévus sont fermés (et aucun horaire indiqué). Nous remontons la Rambla jusqu'à Desigual (il y en a à tous les coins de rue, mais celui-ci propose des fins de série). Bon, même à -70%, ça reste très cher, et puis la musique est assourdissante, nous ne tenons pas très longtemps, mais ça donne des envies de couleurs vives et de formes fluides, j'espère trouver des tissus proches au prochain Stoffenspektakel…

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Finalement, Nunoya est enfin ouvert à notre passage (il faut juste savoir que les boutiques ferment souvent jusqu'à 17 h, voire… plus tard). C'est un magasin de tissus japonais que j'avais repéré à l'aiguille en fête. Puis la "routine" : smoothie, achats pour les tapas du dîner, retour à l'appartement, nuit bruyante.

Vendredi, nous sommes allés au Palau Guell, récemment rouvert après une importante restauration : tout a été refait à l'identique, parquets, boiseries, vitraux, ferronnerie, céramiques. Les cheminées de la terrasse ont retrouvé leurs mosaïques. Ce palais est extrêmement bien pensé : ventilation, chauffage, système d'ouverture ou fermeture des persiennes pour varier la lumière, jeu sur les proportions pour rendre les pièces plus vastes qu'elles ne le sont, jalousies pour voir sans être vu… Il paraît cependant que la maîtresse de maison n'aimait pas trop y vivre, je suis assez d'accord avec elle : la décoration n'est pas des plus gaies… sauf la terrasse, évidemment !

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Quelques achats ensuite, nous ne résistons pas aux céramiques de couleurs vives vendues un peu partout, probablement de fabrication industrielle, mais tant pis ! Chacun des enfants choisit son souvenir, un éventail pour Marie, une figurine de danseuse de Flamenco pour Aurore (qui nous aura fait courir toutes les boutiques de souvenirs, à la recherche de SA danseuse en robe rouge ! Je désespérais de la trouver…) Et puis un souvenir moins durable : un gros morceau de jambon Serrano, que nous achetons à la Boqueria, prenant le temps d'admirer les étals colorés.

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Il est temps de rentrer préparer quelques sandwiches, vérifier que nous n'avons rien oublié et quitter l'appartement. Un dernier jus de fruits, une marche jusqu'à la station de train, une file d'attente gigantesque pour acheter les billets (les automates étaient en panne et ils venaient de fermer un guichet sur les 3 !). Une longue attente aussi sur le quain, où passent des trains qui ne vont pas à l'aéroport (merci à la famille de Mulhouse qui nous a évité de monter dans le mauvais train…), une longue marche vers le terminal le plus éloigné de la gare, puis une très longue file à nouveau pour enregistrer les bagages… du coup, nous n'avons quasiment pas attendu l'embarquement. Joyeuse ambiance dans l'avion, plein d'espagnols venant passer le week-end à Paris ! Notre chauffeur devait arriver assez tard à Roissy, mais vu que notre avion a roulé 25 minutes sur les pistes de Barcelone, puis 15 minutes à Roissy, qu'il fallu ensuite prendre un bus (on a passé presque autant de temps à rouler qu'à voler, sur ce retour…), l'attente a été brève et nous avons retrouvé avec joie nos lits au calme peu après minuit (nous avons aussi retrouvé l'hiver, avec beaucoup moins de plaisir…).