30 septembre 2012

Qui m'a jeté un sort ?

Il en faut de la motivation parfois… quand je coupe ce tee-shirt juste avant de reprendre le boulot, que j'arrive à commencer l'assemblage en donnant un cours de couture à Lucie le mercredi suivant, que j'épingle la bande d'encolure à un rythme d'escargot, quelques secondes par jours, étalées sur une semaine, que je couds cette bande sur l'envers, que je découds, recouds pour m'apercevoir que j'ai vu un peu juste et que ça tire au point de faire des fronces, que je recoupe une nouvelle bande et que… je n'ai plus d'électricité… que le courant revient juste avant que je parte pour des allers-retours à l'école de musique toutes les heures… je vais l'appeler le tee-shirt maudit, celui-là !

Mais la malédiction s'est acharnée : j'avais presque terminé et laissé l'ouvrage en attente, prise par d'autres urgences, quand Marie me réveille un matin : Maman, est-ce que je peux mettre mon tee-shirt aujourd'hui ? Bon, l'ourlet attendra, je donne vite un petit coup de surjeteuse en bas et la jeune fille part toute contente au collège… et le soir, revient avec une "coupure" de 20 cm de large.

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J'avais bien remarqué une fine rayure translucide à cet endroit dans le tissu (plus quelques trous, mais bon, cela arrive souvent dans les jerseys à bas prix du Stoffenspektakel, il faut juste faire attention au moment de placer le patron), c'était apparemment un fil plus fragile qui a cédé à la première tension venue. J'ai donc pris mon aiguille la plus fine et rattrapé les mailles une à une, avant de dissimuler la reprise (j'ai encore de bons yeux, finalement, et pas trop la tremblotte)

Ensuite, nous cherchons avec Marie un motif de broderie qui ne semblerait pas trop saugrenu à cet endroit, nous nous décidons pour une série d'inscriptions. Je place le tissu dans le cadre, je lance la broderie, découpe les appliqués (c'est assez long) et tout va bien !

Ouf, il ne reste plus que les deux autres inscriptions, plus rapides à faire, la seule difficulté est leur emplacement, notamment celle du haut, mais je place le tee-shirt de façon à éviter que les manches ou l'encolure se coincent dans le cadre. Je place le tissu pour l'appliqué, je fait le premier contour, je laisse la brodeuse 3 minutes pour une sombre histoire de chasse d'eau qui fuit (eh oui, les dures réalités de la vie quotidienne), j'entends un bip de détresse…

Arghhhh ! le tissu de l'appliqué, sans aucun raison valable, n'est pas resté  sagement à l'endroit où je l'avais collé et a réussi à se replier… la brodeuse a continué vaillamment son travail, cousant ce petit bout de jersey autour du pied  !

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Là, j'avoue que j'en aurais pleuré et que j'ai été  à deux doigts de découper le tissu et laisser tomber… et puis j'ai réfléchi : découdre la broderie autour du pied, fil après fil, pas question, je l'ai fait une fois, c'était un vrai suplice pour les bras et les poignets. Alors j'ai démonté le pied, détaché le cadre, décousu chaque point sans trop tirer, remis le tissu bien à plat et repris la broderie (qui n'est pas parfaite, évidemment, mais le pire a été évité). Pour la troisième inscription, je suis restée devant la brodeuse, à surveiller…

De retour de son week-end de rentrée des scouts, Marie a sauté de joie devant le résultat et demandé à porter son tee-shirt le lendemain, pour faire un exposé… eh bien, j'ai raté l'ourlet ! Ça gondolait, j'ai dû le défaire. *

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* et mon appareil photo a décidé cet après-midi que le tissu était bleu et pas violet… j'ai dû en emprunter un autre !

 

Posté par Agdel à 22:12 - Commentaires [6] - Permalien [#]
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