… mes petites vareuses de la Wool War One, parce que bon, Mme Délit a encore beaucoup de boulot devant elle pour habiller tous ces petits soldats. Comme je ne sais pas tricoter aussi fin sans regarder ce que je fais, je n'ai pas pu travailler le soir, devant un film (faudrait pouvoir se passer des sous-titres, ce que mon piètre niveau d'anglais ne permet pas), ni devant un film en français d'ailleurs, pas assez de lumière. Alors j'ai tricoté quand j'avais à rester assise un long moment en plein jour : dans la voiture. C'est ainsi que les vareuses ont pas mal voyagé : au Havre, à Rouen, à Bruxelles… j'ai cousu les dernières poches à Dinard, après avoir pu vérifier dans l'église Saint Malo de Dinan que les pans du devant étaient bien pliés et boutonnés pour faciliter la marche.

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Avce la pelote reçue, j'ai tricoté 6 vareuses, il me reste un peu de laine, de quoi faire deux devants ou deux manches, avis aux tricoteuses engagées dans ce projet pas si flou ! Et vous avez vu : j'ai récupéré le journal des tranchées, tout retranscrit et complété (merci Tonton !) ; journal écrit par un officier de carrière, ça se sent : les faits sont là, clairs et sans sentiments. Et du coup, je l'ai donné à un ami, car au cours d'une conversation, nous j'ai appris que son grand-père était Fusilier Marin, nos ascendants ont donc mené ensemble cette campagne de l'Yser.

7 août2