Le thème de cette semaine est la musique. Nos enfants semblent avoir hérité de notre oreille musicale, tous trois chantent juste et les filles ont choisi des instruments exigeants. Après des mois de flottement pour l'une et l'autre (Aurore a même demandé en milieu d'année à arrêter l'alto), elles ont repris le goût du travail ces dernières semaines (et Marie vient de valider son deuxième cycle !).

Il est un professionnel du son qui nous est précieux lorsque quelque chose ne va pas : le luthier ! Nous lui rendons visite, bien évidemment pour acheter les instruments nécessaires (en ce qui concerne l'alto, il faut en changer tous les 18 mois environ, on n'a pas encore inventé l'alto télescopique qui grandit avec l'enfant), mais également pour réparer les casses (à 7, 8, 9 ans, on est encore maladroite : le violoncelle est tombé trois fois, l'alto une seule fois, deux archets ont succombé également à des chutes de pupitre), ou procéder à de petits réglages qui améliorent le son, ou remêcher les archets.

J'ai toujours aimé entrer chez un luthier… l'odeur des bois, colles et vernis, les instruments suspendus ou posés de toutes parts, l'atmosphère si particulière. C'est intimidant également, jouer devant le luthier pour essayer un instrument est une véritable épreuve, quel que soit le nombre d'années de pratique (merci aux professeurs qui nous accompagnent pour les achats importants, alors qu'ils habitent si loin). Un peu médecin, un peu magicien, un peu artiste, voilà un métier qui m'aurait plu si j'avais été plus adroite à tailler le bois. Merci donc à notre luthier pour sa patience et sa disponibilité !

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(et une fois encore, je suis sortie de son atelier sans payer, après le nettoyage d'un archet dont la vis était récalcitrante)

* Examen décidé très tardivement, professeur absent depuis le début de mois – en congé de paternité – remplaçant très peu psychologue qui a bien "cassé" Marie lors du cours 8 jours avant et accompagnatrice qui doit se décommander au dernier moment, tout pour y aller dans la zénitude la plus totale ; au final, je n'ai pas pu arriver à temps moi non plus, ayant à me changer de la tête aux pieds après un retour à vélo sous un véritable déluge