C'était mon projet pour le mois de mars… mais l'hiver s'est attardé et mon niveau d'énergie n'était pas suffisant. C'est que ça prend un peu de temps, ces petites choses-là. Mais un mercredi, en regardant les recettes sur le site histoire de pâtes (qui va être ma source d'inspiration pour ce tour du monde), j'ai trouvé LA recette qu'il me fallait : les pierogi ! J'avais justement un peu de choucroute crue de l'Amap, pas assez pour un repas familial, et puis la choucroute par ce temps…

J'ai préparé la pâte le matin, puis la garniture, sorti mon laminoir (comme ça, il sert de temps en temps), Paul a découpé les cercles — la recette disait 5 cm mais nous avons fait 6,5 — et Marie m'a aidée à les garnir. Alors… pour une première fois, c'était compliqué : la choucroute n'est pas vraiment coopérative pour se placer au centre d'un petit cercle de pâte, sans déborder. Le pliage et la soudure étaient ardus ! Certains se sont ouverts à la cuisson. La prochaine fois, je couperai des cercles plus grands et si je trouve des petits moules à mini-chaussons aux pommes pas chers, je me laisserai peut-être tenter, surtout que je n'aurai pas de l'aide à chaque fois.

9 mai - 19 mai - 2

La cuisson à l'eau bouillante n'a pas aidé à obtenir des raviolis présentables : blanchâtres et, pour certains, ouverts… mais c'était bon quand même ! Pour accompagner (et rester en Pologne), j'avais fait une soupe froide de betterave : et hop ! liquidation des derniers légumes d'hiver.

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Deux semaines plus tard, je me suis attelée aux momo tibétains. Plusieurs recettes existent pour la garniture : bœuf, porc, ciboule, épinards… j'ai choisi de combiner des épinards (deux palets surgelés), du bœuf (1 steak haché) et du porc (1 saucisse de Toulouse), autrement dit de faire avec le contenu de mon congélateur (et puis évidemment : oignon, ail, échalote, gingembre frais). J'ai passé la farce au mixer, du coup elle se laissait enfermer au centre des disques de pâte beaucoup plus docilement que la choucroute : donc, à l'avenir, toujours mixer la farce, quelle qu'elle soit !  Le pliage m'a semblé plus facile, les disques étaient plus grands. Et surtout, ils sont cuits à la vapeur : aucun risque de décollage.

9 mai - 69 mai - 7

Pour éviter que la pâte ne colle au panier en bambou, deux solutions : les feuilles de salade ou le papier sulfurisé perforé ; j'avais voulu en acheter chez Tang mais ils ne les vendent que par paquets de 500 !

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Ce mercredi, donc, j'ai eu envie de tenter les Baozi, ces petites brioches chinoises cuites à la vapeur, que nous avons déjà goûtées à plusieurs reprises (en les achetant surgelées). Là encore, j'ai adapté la garniture à mes ressources et à mes envies : poireau, côtes de blettes et porc haché. La préparation est plus rapide car la pâte, plus épaisse, s'étale au rouleau et les brioches étant plus grosses que les raviolis, il y en a moins à confectionner. Pliage identique aux momo, ensuite les brioches lèvent dans les paniers (et se collent entre elles, par manque de place). La cuisson à la vapeur ne donne pas un aspect très apétissant, mais la pâte avait bien une consistance briochée. Peut-être pourrais-je les passer quelques minutes au four ensuite ?

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Les recettes parlent d'une heure de préparation… entre la pâte (que je fais à la machine à pain), la farce, le laminage, la découpe, la mise en forme, la cuisson (en deux fois) il faut bien compter 2h30 (et encore, je divise les proportions par deux) donc, à moins d'avoir deux ou quatre mains pour m'aider, je ne me vois pas renouveler l'expérience chaque semaine comme je l'avais prévu.