Nous n'avions pas pu obtenir de rendez-vous à l'université de Nancy pour l'étape ultime de l'inscription (faire 800 km aller-retour pour montrer les originaux des diplômes déjà envoyés sous forme numérique) « Eh bien tant mieux, nous passerons à Nancy en allant à Épinal, même si nous devons attendre tout l'après-midi pour passer entre deux étudiants qui ont eu plus de chance (qui avaient un INE, qui n'ont pas essayé de s'inscrire avec un Mac, qui n'attendent pas un hypothétique transfert de dossier d'une université où ils n'ont jamais mis les pieds…) »

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Mercredi, 7h40, nous partons avec 10 minutes de retard sur l'horaire prévu, la voiture est pleine à craquer. Bouchons de la Francilienne, brouillard vers Troyes, ralentissements déjà prévus. 12h30, il est temps de se restaurer un peu, nous sommes tout près du but.

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13h10, nous voici devant l'université, il fait beau et chaud. Nous errons un peu sur le campus avant de trouver le bon bureau.

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90% des étudiants présents n'ont pas rendez-vous (moi qui m'attendais à devoir négocier…), parce qu'ils ne veulent pas s'inscrire dans la fillière que leur a attribué Parcoursup, parce qu'ils n'ont pas téléchargé tous les papiers requis, parce qu'ils n'ont pas effectué leur JAPD, parce que… Mais pour Marie, qui a tout rempli, qui a tous ses papiers, forcément, ça coince encore ! « Le système dit que ce dossier est en lecture seule, je ne peux pas imprimer la carte d'étudiant ». Tout le bureau se penche sur son cas, un informaticien arrive, rien à faire (pour Marie, qui souffre du syndrôme de l'imposteur et s'attend à tout moment à ce qu'on lui dise qu'elle n'a rien à faire là, que ce n'est pas sa place, qu'elle n'a pas les capacités requises, ces dysfonctionnements répétés sont éprouvants). Quelques personnes ont des droits élargis et pourraient intervenir, voyons… N. ne travaille pas le mercredi, P. non plus, S. est en réunion. Je glisse discrètement que Marie va entrer à la fac d'Épinal et que nous aimerions éviter de devoir revenir le lendemain. Nous nous asseyons sur un banc pour attendre, on vient gentiment nous proposer de lui envoyer sa carte, il faut juste qu'elle indique son adresse, avec le numéro de sa chambre. Mais le numéro, nous le connaîtrons demain matin et la Maison de l'étudiant est injoignable (et puis nous n'avons presque plus de batterie…). Finalement, S. revient de sa réunion (peut-être cherchait-elle un prétexte pour s'échapper ?), rentre ses codes et débloque le dossier ! Nous quittons Nancy avec les excuses du service pour avoir attendu (45 minutes !)

15h30, nous sommes à Épinal bien plus tot que prévu, ce qui nous permet de commencer par la recyclerie : nous ne trouvons pas tout, mais deux casseroles, une poêle, des couverts, un petit saladier, un grille-pain miniature, un bon début ! Un petit tour en ville, une visite à la maison de l'étudiant pour savoir s'il leur reste des vélos à louer (la réponse est non), quelques errances géographiques… nous voilà à l'hôtel, bien fatiguées.

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Jeudi, 9h (j'ai réussi à me perdre entre l'hôtel et la cité U !), état des lieux. La chambre est propre et lumineuse. Après les formalités d'usage (et quelques lignes rajoutées sur la liste des achats), nous déchargeons meubles et cartons, puis nous partons faire quelques magasins.

Un petit pique-nique plus tard (flûte, nous avons oublié les petites cuillers) et la clé du garage à vélos récupérée auprès de la gardienne (qui nous prévient qu'il n'y a plus de place… mais s'ils veulent encourager les étudiants à circuler en vélo, il va falloir qu'ils trouvent une solution), j'appelle pour le vélo repéré sur le bon coin. Ah, mais l'annonce ne précisait pas qu'il n'est pas en ville, mais à 15 km, comment allons-nous le rapporter ? Nous voilà parties pour un petit tour dans les Vosges (c'est beau), le ciel devient menaçant, nous trouvons une route barrée, qui nous force à un grand détour. Enfin, nous arrivons au moment où l'orage éclate, nous bloquant 10 minutes dans la voiture (un véritable déluge). Le vélo, semblable à celui de mon adolescence, est parfait : pas trop piqué, pneus et freins neufs, chaîne graissée, éclairage fonctionnel, léger et relativement petit, il rentre dans le coffre sans problème (grâce au monsieur qui me montre comment abaisser les sièges de ma voiture…).

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Voilà une bonne chose de faite ! Nous remisons l'engin et repartons faire les magasins : une alèze, des caisses pour ranger provisions et produits ménagers sous le lit, balai, pelle, pinces à linge, petit séchoir, cuvette (nous avons découvert ce midi que le siphon du lavabo fuyait), de la lessive, un plateau, des enveloppes, un tapis de bain, une bouilloire, un couteau à pain, des sacs poubelle (trop petits), un micro-ondes, et puis le dîner de ce soir (flûte, nous avons encore oublié les petites cuillers).  Ça commence à prendre forme, il manque encore un meuble à tiroirs assez étroit (pas facile à trouver), une étagère pour le réfrigérateur (qui a été cassée ? C'est un appareil que l'on nous a donné), une jolie toile cirée pour le bureau-table. Pour fêter ce premier jour d'installation, nous prenons l'apéritif (et contrevenons, bien innocemment, à la règle n°1 de la résidence : pas d'alcool, oups !)

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Le surveillant de nuit passe serrer le siphon (et donne à son tour quelques consignes) et nous pouvons regagner notre hôtel (sans nous perdre).

Vendredi, 9h : premier petit déjeuner dans sa chambre (les petites cuillers nous manquent), nous descendons en ville, je veux repasser à la recyclerie où j'ai repéré une affaire, puis nous nous accordons un peu de tourisme (la tour chinoise et le château) avant de passer au magasin de tissus.

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Après le déjeuner, nous dénichons enfin les tiroirs tant cherchés, faisons l'emplette de toute l'épicerie de base (et des petites cuillers !) et passons dans un autre magasin de tissus pendre un morceau de la toile cirée qui avait tant plu à Marie. Ensuite, nous projetons un grand rangement avant d'aller courir. Lorsque nous découvrons que la toile cirée a des taches rouges un peu partout, nous sommes un peu découragées ! Mais une bonne tasse de thé plus tard, nous retournons l'échanger (heureusement, tout le rouleau n'est pas touché) et enfilons nos chaussures de sport. Le parc repéré un peu plus tôt s'avère être un terrain de golf. Nous nous rabattons sur le petit bois, dont nous faisons trois fois le tour pour un kilométrage ridicule. Il faudra que Marie demande à ses colocataires (pour la plupart étudiants en STAPS) s'ils ont trouvé mieux. Enfin, nous nous récompensons de tous ces efforts en dînant au restaurant.

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Samedi matin, après repérage de la boulangerie la plus proche (à vélo, ça ira vite), nous avons fait quelques photos de ce petit coin douillet :

Coté fenêtre, avec une vue verdoyante

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Marie a tenu à emporter son fauteuil  (qui sera cause, je pense, de beaucoup de bleus aux tibias)

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Et en face, le coin cuisine et bureau

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Elle est prête à attaquer sa licence dans de bonnes conditions

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Il m'a bien fallu la laisser… et j'avoue avoir versé quelques larmes une fois seule dans la voiture.

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