Avec, pour m'accueillir à Versailles une haie d'honneur de 25 cars de CRS entre la gare et mon bureau…

Avec les manifestants de la CGT qui, ne pouvant pas s'avancer vers le château, ont défilé en chantant (faux) sous nos fenêtres une bonne partie de la matinée…

Avec un ciel parfaitement bleu, avec les radiateurs enfin purgés (finis les glouglous à longueur de journée)

Avec une réponse de "mon" auteur danois et une collaboration qui s'annonce sous les meilleurs auspices

Avec des CRS (encore !) et des pompiers qui barraient l'accès vers la gare : fuite de gaz, veuillez faire un détour, un grand détour et une fois arrivés devant l'autre entrée : ah non, on ne passe pas, prenez le hall 2. Là, il y a eu révolte des voyageurs, il fallait marcher plus d'un kilomètre, sans certitude de ne pas être bloqués une fois de plus. Alors nous avons avancé, descendu un escalier, parcouru toute la longueur d'un quai, remonté l'escalier de l'autre côté, traversé toute la nouvelle gare.

Avec ce jeune homme que j'ai récupéré au passage, qui voulait prendre un train pour Trappes mais ne savait pas où aller. Je l'ai guidé dans ce labyrinthe, pendant 20 minutes, puis l'ai laissé dans le train avec toutes les indications pour rentrer chez lui plus tard.

Avec le Navigo de Marie qui ne fonctionnait plus très bien (forcément, au bout de 9 ans 1/2), l'agence encore ouverte mais pleine de monde et le logiciel qui a fait des siennes juste quand nous sommes arrivées… et les automates de la gare qui ne voulaient pas de sa carte bancaire. Enfin, la voilà avec une carte toute neuve chargée pour la semaine.

Avec un mari en télétravail imprévu, qui en a profité pour préparer un bon dîner (et nous avons séché notre répétition pour être tous ensemble, pour une fois)

Heureusement quand même que ce n'est pas ma fête tous les jours !