C'est un petit challenge lecture créé par Bidib, que j'ai vu chez certaines participantes du "9 fois Noël" : lire des auteurs étrangers et sortir de ses habitudes. Vu que j'ai recommencé à aller régulièrement à la médiathèque, j'ai décidé de me lancer moi aussi et de colorier au fur et à mesure les pays "visités" au fil de mes lectures. Pour ne pas partir de zéro, j'ai inclus dans la liste mes lectures de décembre. Je ne lis pas suffisament pour boucler ce tour du monde en un an, mais en deux ans, peut-être ?

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États-unis : il faudrait ajouter un défi dans le défi en choisissant un auteur par état !

Tracy Chevalier, La brodeuse de Winchester. C'est en Angleterre que se déroule cette histoire et comme toujours, l'auteure mêle un art (ici la broderie au petit point des coussins de la cathédrale de Winchester — j'avais remarqué et admiré ce type de coussins dans la chapelle royale de St-Pierre-aux-liens) et le destin particulier d'une femme, Violet, célibataire forcée après l'hécatombe de la première guerre mondiale, qui refuse une vie étriquée auprès de sa mère vieillissante.

Jack London, Martin Eden. Je n'avais jamais lu ce grand classique, quelques passages entendus dans une chronique littéraire m'ont donné envie de m'y attaquer. On résiste au sommeil avec Martin, on l'encourage ou, au contraire, on souhaiterait lui dire de lâcher prise de temps en temps… la fin m'a attristée.

France :

Maurice Leblanc, Arsène Lupin. Je ne l'avais jamais lu !

Riad Satouff, Le jeune acteur. Un régal, surtout lorsqu'on a vu le film Les beaux gosses : les débuts de Vincent Lacoste au cinéma, racontés des deux côtés de la caméra.

Loïc Clément, d'après Marie-Aude Murail, illustrations Anne Montel, Miss Charity t. 1, L'enfance de l'art. Une petite merveille de délicatesse racontant l'enfance de Béatrix potter.

Romain Gary (Émile Ajar), La vie devant soi. Le quotidien de Momo, petit garçon placé chez Madame Rosa, l'amour qui les lie malgré la déchéance due à la maladie et la vieillesse. « La première chose que je peux vous dire c’est qu’on habitait au sixième à pied et que pour Madame Rosa, avec tous ses kilos qu’elle portait sur elle et seulement deux jambes, c’était une vraie source de vie quotidienne, avec tous les soucis et les peines ». À lire absolument ! (et puis ensuite, Les racines du ciel)

Hongrie :

Magda Szabó, La porte. Un livre reçu en cadeau pour mon anniversaire l'an dernier, qui m'a accompagnée au fil des quelques minutes passées chaque semaine dans la salle d'attente du kiné. Une belle histoire de confiance difficilement gagnée et perdue soudainement par l'une des deux héroines, alors qu'elle pensait avoir agi au mieux. Cet été, j'ai également lu Abigaël (existe-t-il des anges gardiens ?).

Kafka, Le procès et La métamorphose. Je ne m'attendais pas à trouver le procès aussi drôle. J'ai moins aimé la métamorphose, la première histoire, absurde et déprimante, laisse place à des nouvelles de plus en plus courtes (un paragraphe !) et sans queue ni tête. J'aime avoir le temps de m'attacher aux personnages, et surtout, j'aime avoir le fin mot de l'histoire.

Islande :

Audur Ava Olafsdottir, Miss Islande. J'avais déjà lu Rosa candida. Helka, jeune fille au nom de volcan, prend son envol, dans l'Islande des années 60 où les stéréotypes sont encore très présents.

Japon :

Haruki Murakami, Le passage de la nuit. J'avais déjà lu Kafka sur la plage et Autoportrait de l'auteur en coureur de fond. On suit Eri, une jeune étudiante qui passe une nuit blanche, rencontre quelques personnes et se définit par rapport à sa sœur Mari, la belle endormie. Les personnages se croisent, se parlent parfois ou s'ignorent et certains vont voir leur vie changer. J'ai lu ce livre en deux jours (notamment grâce à 2h30 de train cumulées en une journée).

Maroc : 

Mohamed Leftah, L'enfant de marbre. Un homme perdu dans ses souvenirs, ses regrets, entre son enfance marocaine et sa vie d'adulte à Paris, jusqu'à cette visite au cimetière qui lui fait croire au surnaturel. Le style est assez complexe et la lecture gênée par les coquilles (ponctuation anarchique, mots manquants…), c'est dommage. Coincidence amusante : l'auteur débute en parlant d'un livre de Carlos Fuentes qu'il a lu et ce récit se déroule à la même période (début novembre), même lieu (Paris) et même météo (été de la Saint Martin) qu'Une certaine parenté, que je venais de terminer !

Mexique :

Laura Esquivel, Chocolat amer. L'histoire de Tita, jeune fille éperduement amoureuse de Pedro qu'elle ne peut épouser, et qui possède le don de cuisiner des plats aux effets extraordinaires (et de noyer la maison dans ses larmes, aussi). Chaque chapitre, en plus du récit, détaille une recette qui fait saliver.

Carlos Fuentes, Une certaine parenté. Passée la première partie de l'histoire, je me suis vite perdue dans les pensées confuses du comte de Branly et ses rapports avec les Heredia, mais je me suis accrochée, sans plus chercher à comprendre. Le dénouement reste obscur, je ne sais pas si je tenterai un autre livre de cet auteur… 

Royaume-uni :

Edward Morgan Forster, Avec vue sur l'Arno. Au début du XXe siècle, Lucy rencontre en Italie deux jeunes hommes que tout oppose. Les convenances lui dictent d'épouser le très convenable, très riche et très ennuyeux Cecil auquel elle s'est fiancée, mais elle est bien plus attirée par George, bohème et non-conformiste. Que faire ? Un roman très moderne pour l'époque.

Rwanda : 

Deux très beaux livres écrits par des survivants, où transparaît l'amour de leur pays perdu. Je pense aussi évidemment à Petit pays de Gaël Faye, lu, relu et plusieurs fois prêté.

Scholastique Mukasonga, L'iguifou, nouvelles rwandaises. L'Iguifou, c'est la faim, qui tenaille les déplacés tutsi de Nyamata, mais ces nouvelles parlent aussi de la peur, des bergers regrettant leurs vaches, du deuil…

Beata Umubyeyi Mairesse, Tous tes enfants dispersés. Blanche a grandi à Bordeaux après avoir fui le génocide de 1994. Un jour, elle revient au Rwanda, à Butare, pour retrouver sa mère, Immaculata. L'amour et le pardon les réuniront-elles ?