29 juillet 2021

Une opération délicate

La collègue de Marie cherchait une couturière pour deux petits travaux de retouche, la sienne ayant pris sa retraite. Mercredi, elle m'a apporté deux vêtements pour les deux choses que je déteste le plus : changer la fermeture d'un anorak et raccourcir une robe en voile, deux grands classiques !

Pour l'anorak, elle avait déjà consulté sa mercière, qui lui a annoncé qu'il serait impossible de retouver une fermeture à glissière identique et lui a vendu un curseur de rechange, qu'elle a installé en surplus des deux curseurs présents : pas très esthétique ni pratique, mais cela lui a permis de finir l'hiver, à condition de fermer tout doucement car le curseur "universel" n'était pas exactement de la bonne taille.

28 juillet - 3

Après quelques examens, j'ai posé mon diagnostic : grâce à la seconde fermeture décorative (elle n'ouvre rien), je pouvais récupérer un curseur neuf. Plutôt que de remplacer la fermeture, une lourde intervention qui aurait des séquelles esthétiques, j'allais découdre le haut des deux fermetures pour extraire le curseur sain et tenter de le greffer de l'autre côté. 

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Une bonne demi-heure de découd-vite m'a permis de vérifier le bien-fondé du protocole : la greffe de curseur a pris !

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J'ai ensuite émis des réserves sur la possibilité de remettre le curseur malade sur la fermeure décorative ; en principe, on insère un curseur sur le côté ouvert de la fermeture, or, comme il s'agit d'une fermeture séparable à double-curseur, cela m'était impossible. J'aurais pu refermer la plaie en laissant un seul curseur, mais j'ai tenté le tout pour le tout : j'ai retiré les trois premières mailles métalliques du haut, à l'aide d'une pince coupante, j'ai remonté au maximum le curseur du bas, puis j'ai inséré le curseur du haut sur le petit bout de ruban libre et j'ai tiré, en plaquant bien les deux curseurs l'un contre l'autre. Et après quelques minutes d'efforts infructueux et de jurons, le miracle a eu lieu : j'ai réussi à les descendre sur quelques centimètres !

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Je n'avais plus qu'à refermer le zip grâce au curseur du bas (qui coulisse mal, parce que ce type de mailles accroche et qu'en raison du caractère décoratif de la fermeture, les mailles ne se placent pas bien) et faire des points de suture les plus discrets possibles à la main bien évidemment, sinon je pique à travers la doublure. Et prévenir la propriétaire de ne plus toucher à ce côté du manteau, car le curseur, bien que resserré à l'aide d'une pince, reste défectueux.

Enfin, même opération de l'autre côté. Au passage, j'ai identifié l'une des causes du problème : la doublure a tendance à se prendre dans la fermeture, ce qui oblige à forcer et finit inévitablement par déformer le curseur. Mais j'ai prolongé la durée de vie du manteau à moindre coût (2h d'intervention, pas mal non ?)

28 juillet - 128 juillet - 2

Restait la robe… et bien évidemment, le voile, un tissu fin qui glisse et se déforme, n'a jamais voulu rester dans le pied ourleur ! J'ai fini par employer cette méthode (j'avoue que j'ai passé la vidéo en accéléré : en gros, on coupe à 1,5 cm du bord fini souhaité, on replie 1 cm que l'on pique à 2 mm du bord à grands points, on recoupe à 3 mm de la couture, on replie et on pique l'ourlet définitif). Et j'ai confié les deux vêtements à Marie en me jurant de refuser, une prochaine fois (mais je suis faible…)

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05 juillet 2021

Trousse précieuse

Après la housse d'ordinateur, il me restait à coudre une trousse pour ranger tout le petit matériel indispensable : chargeur, souris, adaptateur… Je suis partie sur le modèle des sacs de voyage maintes fois cousus, en réduisant les dimensions. J'ai coupé toutes les pièces un soir et réservé la couture pour l'atelier de l'Amap, pendant lequel je dois superviser et conseiller mes 2, 3 ou 4 "élèves", il m'est alors très difficile de me concentrer. Cette fois, elles n'étaient que deux et devaient partir de bonne heure, si bien qu'à la fin de l'après-midi, ma trousse était terminée sans un seul recours au découd-vite !

5 juillet - 35 juillet - 4

 

La seule difficulté, en fait, c'est de faire des photos nettes ! Le doré est aussi difficile à photographier que le noir.

 

5 juillet - 15 juillet - 2

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07 juin 2021

Une cheffe à la maison

La cuisine de tous les jours, c'est une affaire de famille, de recettes approximatives, selon le contenu du frigo et des placards, du temps disponible et de l'envie de cuisiner. Quant à la transmission… ça commence bien souvent par des gâteaux, on fait mélanger la pâte aux tout-petits (et ils ne se privent pas de lécher la cuillère) puis, au fil du temps, ils sont capables de réaliser la recette de bout en bout, voire de nettoyer la cuisine ensuite. Les concours de cuisine des camps scouts ont été à l'origine de recettes bien maitrisées par l'un ou l'autre (comme ça a été le cas des cours de cuisine du collège, pour Guillaume et moi). De temps en temps, j'avais la satisfaction de déléguer la préparation d'un plat à l'un des enfants. Et puis ils ont cherché des recettes sur internet (Marmikids au début, puis Pinterest et Instagram) et sont maintenant capables de cuisiner au jugé.

À Épinal, Marie a pris une autonomie nouvelle, celle de prévoir ses menus, faire ses courses et sa cuisine au jour le jour, avec la frustration de de pas avoir de four, seulement un micro-ondes et la plaque de cuisson partagée de la cité-U. Lors de sa période de recherche d'emploi, elle a spontanément pris les rènes de la maison : cuisine, ménage, repassage, en plaisantant sur son nouveau statut d'elfe de maison. Comme cela coïncidait avec le moment le plus pénible de ma capsullite, je lui ai voué une reconnaissance infinie. Et elle a réitéré pendant ma semaine d'immobilisation de février. Je me suis donc réjouie qu'elle me demande un tablier. Nous avons profité d'un passage chez le suédois pour acheter un métrage de lin, elle s'est chargée de la broderie et j'ai cousu le tablier.

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 Finalement, le tour de cou (pourtant je l'avais mesuré) est un peu trop long, je dois le reprendre.
Et la cuisinière en pleine action : 

7 juin - 17 juin - 27 juin - 3

 

 

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21 mai 2021

Couture et menuiserie

La bâche plastique avec laquelle nous avions garni nos bacs n'est vraiment pas l'idéal : elle se décompose en petits fragments qui se mélangent à la terre. Quand nous aurons le courage, nous les viderons un à un pour la changer. Mais pour les jardinières que Marie avait promises à ses grands-parents, nous avons trouvé une autre idée : de la toile de jute.

Trouver des lames de terrasse n'a pas été une mince affaire : aucun stock dans notre magasin de bricolage le plus proche, ni dans les environs (à moins d'aller jusqu'à Amiens !) J'ai parcouru les sites de toutes les enseignes, repéré un stock de 15 m2 dans une grande surface de menuiserie, mais une fois sur place, les lames étaient très vilaines et il n'y en avait que 6… Un dépôt proche a fermé ses portes juste devant nous (il était 11h45) et puis, contre toute attente, une autre grande surface était ouverte (du moins l'espace jardin) et avait des lames, alors que le site indiquait le contraire. L'après-midi même, Marie a découpé tous ses morceaux, le lendemain elle récupérait au drive sa commande de tasseaux et nous avions trouvé (en deux fois) la toile de jute. Les vis (il en manquait une douzaine) et les billes d'argile ont été aussi l'objet d'une véritable chasse au trésor : cinq magasins, évidemment loin les uns des autres, ont été nécessaires pour réunir tous les matériaux !

Pendant que la demoiselle, sur le balcon, montait et vissait ses bacs, je me suis attelée aux sacs de toile. Je ne peux pas dire que ce soit une partie de plaisir : ça s'effiloche, ça se déforme, ça gratte… j'en ai profité pour nettoyer ensuite la machine de tous ses petits moutons. Mais franchement, le résultat est à la hauteur de nos efforts.

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Il ne me reste qu'à agrafer la toile de jute à l'intérieur des bacs, j'avais oublié d'apporter l'agrafeuse. Et c'est parti pour le jardinage avec vue sur mer ! 

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14 mai 2021

Robe fleurie

Alors qu'Aurore choisissait un tissu avec des pâquerettes, je cherchais un coton léger pour une nouvelle Mademoiselle Joséphine, avec une vague idée de bleu marine à pois ou à petits motifs. Comme notre magasin ne présente pas un assortiment immense (c'est très frustrant par rapport au site), un seul rouleau correspondait à mon cahier des charges, avec… des pâquerettes !

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Un coton léger, souple et pas transparent, absolument parfait ! Surtout lorsque j'ai constaté qu'au lavage, il se froissait peu. Pour m'épargner les déboires et tâtonnements de ma précédente version, j'ai d'emblée fait le choix de la doublure partielle et j'ai même pensé à dessiner cette doublure en 42, puisque j'avais recoupé ma robe rose une taille au-dessous pour des raisons d'élasticité du crêpe.

Cette fois, j'ai doublé la ceinture et pas mal réfléchi à la façon de coudre au maximum en coutures invisibles. Je vous épargne les étapes où j'ai aterné pose de la fermeture/couture de l'encolure, de la ceinture, des 3 premiers centimètres du dos de la jupe, le tout en faisant bien attention au sens des pièces pour ne pas avoir un tour au retournement. J'ai même pris la peine de noter tout cela pour une prochaine fois.

J'hésitais pour les manches : mancherons ou manches courtes ? J'ai donc coupé une manche courte dans un drap léger, en réduisant la tête de manche que je trouvais trop froncée. Et puis j'ai bâti cette manche et j'ai entrepris d'essayer ce drole de corsage avec les deux pans de jupe dos qui pendaient le long de la fermeture… fermeture qui m'avait semblé bien courte à mon retour du magasin, mais bon, il n'y avait que deux longueurs, jupe ou robe, donc ça devait être bon. À aucun moment, le fait que la fermeture ne dépasse que de 5 cm sous la taille n'a déclenché une alarme dans ma tête.

Bien évidemment, l'essayage a échoué : la robe, fermeture descendue à fond, ne passait ni mes hanches, ni mes épaules. Il était 15h, j'avais espéré terminer ce jour-là. Je n'ai pas pleuré, j'ai sauté sur mon vélo direction la mercerie la plus proche, celle qui vous vend une fermeture invisible à prix d'or (et après, on s'étonne que personne ne répare ses vêtements !). J'ai eu de la chance : il leur restait un seul exemplaire en bleu marine (sinon, j'avais du noir à la maison). J'ai décousu partout où c'était nécessaire, fermeture et doublure, en terminant La Reine Margot avec Aurore (que ce film a mal vieilli !). J'ai tout recousé, bâti ma toile de manche, essayé et validé auprès de ma conseillère mode, coupé mes manches dans le tissu mis de côté et réussi à coudre une manche avant le dîner. Et le lendemain, j'ai pu coudre la seconde manche, les ourlets et faire les finitions à la main devant le film du soir. 

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Maintenant, j'espère pouvoir la porter un peu plus longtemps que pour les photos ! On n'a pas dit que le printemps était là ?

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12 mai 2021

Premier chemisier

Après avoir essayé régulièrement d'initier mes filles, enfants puis adolescentes, à la couture, sans réussir à leur innoculer le virus, c'est le confinement, avec l'aide des réseaux sociaux, qui les a décidées à s'y mettre. Elles ont brodé assidûment, puis mis en valeur leurs broderies, un peu maladroitement au début, puis se sont essayées au recyclage de chemises de leur père, avec mon aide car les tutoriels d'internet manquent parfois souvent de précision. Enfin, Marie a décidé de se coudre un chemisier. Le tissu lui avait tapé dans l'œil, il en restait peu sur le rouleau, juste assez pour le chemisier Dressed. 

Pour se faire la main sur ce tissu glissant, elle a commencé par un foulchie taillé dans les chutes.

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Je l'ai aidée à adapter les manches de la robe Magnolia, j'ai cousu les ourlets étroits des bas de manches et brodé les boutonnières. Pour le reste, c'est elle qui a tout fait, non sans me poser de multiples questions. J'aime nos après-midi à deux, dans ma petite lingerie !

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 (les séances photo ne sont pas moroses non plus)

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10 mai 2021

Couture pour homme

J'aurais volontiers innové pour le défi de Nabel, avec un tee-shirt, un polo, mais rien à faire, il voulait un jean (il faut dire qu'il a tenté de s'en acheter un et que la coupe taille basse est revenue en force !). Nous avons choisi le tissu ensemble, puis j'ai attendu un peu, puis j'ai coupé, puis attendu… que ma nouvelle machine arrive ! C'est à ce moment que nous avons entrepris de petits travaux de peinture, qui ont duré plus que prévu. Enfin, vendredi, je me suis mise en urgence à la couture du jean tant attendu.

On ne change pas une équipe qui gagne, j'ai repris le patron Out in the middle de Biquette, je l'ai presque coupé les yeux fermés (au point que le pont était à l'envers, heureusement que c'est une petite pièce). La couture s'est faite aussi sans problème (à part les poches, je ne sais pas comment je me suis débrouillée mais les fonds et doublures de poches ne correspondaient pas du tout) et j'ai savouré le fait d'avoir une machine pour coudre à l'étage et une machine pour surpiquer en bas : pouvoir faire des surpiqûres contrastantes sans avoir à enfiler-désenfiler sans cesse, quel luxe ! Je me suis même crue à la tête d'une petite entreprise en utilisant quasi simultanément la brodeuse, machine à coudre, surjeteuse et deuxième machine à coudre.

Grâce à ma nouvelle copine, les surpiqûres de la ceinture ou des passants sont passées comme dans du beurre. Je les trouve même particulièrement régulières, comparé à ce que je fais avec ma Brother, même si j'ai encore du mal à maîtriser la pédale qui manque de souplesse.

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En revanche, j'ai allégrement zappé les essayages. Erreur ! On va dire que c'est un jean pour l'été, quand un ou deux kilos du combo confinement-stress-télétravail se seront envolés (ou que le jean-strech se sera un peu détendu, puisque ça a été le cas du pantalon de l'an dernier).

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Pour les poches j'ai repris le tissu de cette chemise, avec lequel j'avais également cousu un masque, c'est important d'avoir une tenue assortie dans les moindres détails.

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Et en supplément pour ce defi, un mini-tricot pour mini-homme avec un petit bonnet rayé, destiné à accompagner les bottes. J'ai eu bien du mal, n'ayant pas trouvé de modèle qui me convienne à cette taille, j'ai tricoté presque tout un bonnet que j'ai trouvé trop grand (j'ai attendu la confirmation de Paul qui évalue mieux que moi le tour de tête d'un bébé de 3-6 mois), que j'ai donc détricoté, re-tricoté cette fois trop petit — mais le but était, après tout, de m'occuper les mains devant un film – et enfin aux bonnes dimensions, ouf !

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04 mai 2021

Une fleur parmi les fleurs

Encore une demande précise, enfin précise… « Je voudrais la même robe que celle que tu m'avais cousue pour le TPE » (au fait : le soldat Robert, ou plutôt sa boîte à souvenirs, est de retour parmi nous, grâce aux négociations acharnées de la grande amie d'Aurore). Pas de problème, cette robe tombait parfaitement, rien à reprendre sur un patron, ça me changera.

« Oui, enfin j'aimerais qu'elle soit plus ajustée » – Bon, j'ajouterai des pinces et une fermeture sur le côté « avec une encolure carrée » – on ajustera « et plus courte » – on raccourcira.

4 mai - 5

Nous voilà parties toutes les deux chez Mondial tissus, moi pour un coton léger et elle qui avait repéré sur le site ce coton à pâquerettes qui me laissait dubitative. Le tissu, destiné à l'ameublement, m'a paru un peu raide, mais assez léger. Je préférais le vert d'eau, mais il n'en restait pas suffisamment, alors elle a pris le bleu vif qui avait de toutes façons sa préférence.

Après essayage de la toile, j'ai opté pour une fermeture milieu dos, beaucoup plus simple à poser. J'ai ajouté deux pinces au corsage devant, légèrement réduit la largeur du dos, redessiné l'encolure et fait deux petits plis plats au devant de la jupe (ldes deux pans croisés ont été supprimés) et deux pinces au dos, car la demoiselle est cambrée. La couture s'est faite sans difficulté et son sourire, en découvrant la robe terminée juste après sa colle de latin, m'a récompensée d'une journée entière passée devant ma machine. Pour finir, je ne le trouve pas si voyant, ce coton fleuri !

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Malgré le prélavage, le tissu a encore de l'apprêt, il devrait s'assouplir au prochain lavage.

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Pour la petite histoire, Marie lui avait offert un pull bleu ciel brodé de marguerites pour son anniversaire, quelques jours avant qu'elle ne nous montre son choix sur le site de MT, la coincidence nous a amusées, elle connaît si bien sa petite sœur ! 

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23 avril 2021

En noir et blanc

Voilà une robe qui n'était plus portée depuis longtemps, en fait elle n'a guère été portée : trop grande lorsque je l'ai cousue, par la suite elle ne plaisait plus à sa propriétaire, enfin la robe est devenue trop serrée. Mais dernièrement, Marie a voulu l'essayer… elle a réussi à la passer, mais pour la retirer, il a fallu que je découse le côté : ses épaules ne passaient pas dans le tour de taille !

Quelques modifications permettaient facilement de gagner une taille : j'ai décousu la guipure, puis la jupe, afin de raccoucir cette dernière par le haut (Marie la trouvait trop longue), pour gagner un peu d'ampleur. Ce faisant, j'ai remarqué des taches sur l'un des panneaux et rien n'a pu les faire disparaître. J'ai remarqué aussi que le tissu avait encore son apprêt, ce qui signifie que 1. Je ne lavais pas mes tissus avant de les couper à cette époque. 2. Elle ne l'a vraiment pas portée, j'ai réussi à en trouver une seule photo.

J'ai donc décousu ce panneau que j'ai recoupé dans le tissu qui me restait, puis j'ai posé une petite fermeture à glissière sous le bras et enfin recousu la guipure… sans vérifier que j'en avais encore un morceau dans mes tiroirs. Or, j'avais élargi le tour de taille ! J'ai donc re-décousu la guipure et la robe a attendu quelques semaines sur un cintre, le temps que je passe une commande de mercerie.

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Enfin, voici la robe terminée et le printemps arrive !  

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16 avril 2021

Trio de hauts

Cet été, elle m'avait demandé un petit haut "comme le blanc, mais avec des bretelles nouées". J'avais cousu, puis décousu, puis recoupé, recousu : le piqué à cerises et fraises est beaucoup plus rigide que le satin de coton utilisé la première fois. Pour les finitions, j'ai coupé deux parementures, simplement rabattues sur l'envers, elle restent en place sans problème.

16 avril - 316 avril - 4

 

Elle l'a beaucoup porté en fin d'été, mais je ne l'avais pas photographié.

Et puis, pour ses 19 ans, elle ma demandé de lui en coudre deux autres, l'un en tissu provençal bleu qui lui avait tapé dans l'œil lorsque j'en ai doublé mon sac. Comme le haut en piqué était un tout petit peu serré sous les aisselles, j'ai retouché le patron, c'est vraiment du sur-mesure ! Je n'ai pas réussi à le finir pour son anniversaire car la fermeture, récupérée sur un autre vêtement, a lâché lors des essayages, j'ai dû attendre de recevoir ma commande de mercerie pour continuer.

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Le troisième est en vichy jaune. Elle y tenait absolument, l'a choisi sur le site de Rascol, sauf que le tissu m'a paru bien léger et transparent. Pas de problème, me suis-je dit, je vais le coudre en double, ce sera mieux fini. J'ai bien réfléchi au montage, y compris lors de mes insomnies : j'ai assemblé chacun des corsages, puis posé la fermeture sur l'un des deux, ensuite j'ai assemblé tout le haut, en insérant les liens à nouer ; jusque-là, pas d'erreur. Puis j'ai imaginé coudre le bas, ainsi que les angles de l'ouverture au dos, et retourner avant de piquer la doublure le long de la fermeture, ce qui aurait fonctionné avec une fermeture séparable. Je me suis évidemment retrouvée avec un vêtement impossible à retourner. J'ai décousu, gardé la partie haute à l'endroit, pour ne plus me retrouver coincée, puis assemblé les deux bas en plusieurs fois, en passant les tissus par l'ouverture le long de la fermeture. J'ai piqué aussi haut qu'il était possible, puis fermé la doublure à la main. Le résultat est effectivement impeccable, aucune couture apparente !

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Il n'y a plus qu'à attendre des températures plus clémentes, maintenant…

 

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