14 juillet 2020

Combishort deuxième

J'ai donc retouché le patron comme prévu et coupé dans une microfibre mate assez épaisse que j'avais achetée dans une autre vie, je ne sais plus où, pour je ne sais plus quoi (le rangement de mes tissus a eu du bon). Pour donner un peu de fantaisie dans ce bleu marine sombre, Marie a suggéré d'ajouter un croquet. La couture s'est étalée sur plusieurs semaines.

Au niveau de la taille, j'ai choisi de coudre une bande de tissu léger, prise dans la couture de taille puis rabattue 1 cm plus haut. Devant, elle n'est piquée que sur le panneau intérieur. Ainsi, il est facile d'insérer un élastique réglable et cela n'ajoute pas de surépaisseur. Commes mes ourlets de manche avaient tendance à tourner (pourquoi ?), je les ai remplacés par un biais rabattu, néanmoins ils forment toujours un petit bec au niveau de la couture d'épaule.

14 juillet - 514 juillet - 6

Les revers de jambes doivent juste être repliés, repassés puis fixés au niveau des coutures… alors là, je ne sais pas avec quel tissu c'est censé fonctionner, parce qu'avec le tissu fluide préconisé, le pli restera en place maximum à 10 cm de la couture ! Sur la première version, j'avais triché en insérant une bande thermocollant double-face entre la jambe et le revers (qui n'a évidemment pas résisté au lavage). Cette fois, j'ai cousu à la main l'intérieur du revers contre la jambe, un peu façon ourlet invisible. On voit que parfois, j'ai pris un ou deux fils de l'extérieur au passage.

14 juillet - 7

 

Enfin, je suis bien récompensée de tous mes efforts et ajustements, puisque la combinaison portée est parfaite ! (et le décolleté reste décent en toutes circonstances)

14 juillet - 114 juillet - 2

14 juillet - 314 juillet - 4

 

 

Posté par Agdel à 19:51 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,


15 juin 2020

Jaune safran

J'en avais déjà parlé : après de longues hésitations, je me suis enfin décidée à couper dans mon cuir jaune. J'avais d'abord rapidement cousu une version d'essai dans un vieux pantalon en velours côtelé, plus petite que mon sac en simili, pour vérifier que tout mes objets indispensables y trouvaient place. Puis j'ai cousu l'intérieur du sac, avec toutes ses poches, dans un tissu provençal (acheté en 2000 — j'y avais cousu, entre autres, un mignon petit corsaire pour Marie), avec de petites cigales jaunes sur fond bleu.

12 juin - 112 juin - 2

Comme toujours, une poche pour chaque objet, afin de les trouver sans peine. Et un mousqueton pour les clés.

12 juin - 3

J'ai ensuite fait des essais de couture sur de petites chutes et constaté que le résultat était meilleur avec une aiguille 90 universelle plutôt qu'avec l'aiguille spéciale cuir (qui fait de gros trous). J'avais acheté du fil polyester 30 en même temps que le cuir ; par la suite, le vendeur de Fil 2000 m'avais prédit qu'il n'irait pas dans la machine (malgré ce qui est indiqué dans la notice) et il avait raison ! J'ai essayé de mettre le fil 50, qu'il m'avait conseillé pour le jean, dans la canette et c'était une mauvaise idée également. Je m'en suis donc tenue sagement à du polyester ordinaire dans la canette et le fil beige 50 au-dessus et j'ai obtenu, à très petite vitesse, une couture parfaite pour 1 épaisseur de cuir et 1 de tissu, une couture très correcte pour 2 épaisseurs de cuir, passable pour 2 de cuir et 2 de tissu (les surpiqures du rabat — quelques soucis de tension sans plus et quelques points irréguliers) et, comme je m'y attendais, des points sautés quand je devais coudre sur les valeurs de couture.

15 juin - 115 juin - 2

Au bout d'un moment, j'ai constaté que je passais mieux les sur-épaisseurs en arrêtant la machine à chaque point c'est toujours plus rapide que de coudre à la main) et j'ai refait à la main les endroits où les points avaient sauté. J'avais pris soin de retirer un peu l'épaisseur au cuir, avec le couteau à parer prévu à cet effet, mais je n'ai pas osé racler très fort de peur de le fragiliser. Peut-être aurais-je dû y aller plus franchement.

12 juin - 1412 juin - 8

La souplesse et la douceur du cuir m'ont enchantée et convaincue d'acheter une machine spéciale cuir (Toyota Power Fabric), dès que celle-ci sera de nouveau disponible en France !

12 juin - 1512 juin - 16

Pour arrêter les coutures, j'ai tiré les fils vers l'intérieur, noué plusieurs fois avant de les rentrer dans les coutures.

Pour la bandoulière, j'avais acheté une lanière de cuir, mais le coloris safran n'étant pas disponible, j'avais pris de l'orange. Finalement, j'ai trouvé ce cuir un peu trop rigide. J'avais coupé ma peau de manière à conserver, dans les chutes, de quoi couper une bande de 90 cm de long. J'ai regardé comment étaient finis tous les sacs de la maison, et décidé de doubler ma bandoulière avec un ruban. Pour mes précédents sacs, la bandoulière était prise dans la couture du haut. Mais, outre le problème des épaisseurs, cela oblige à tout découdre en cas d'usure. Forte de mes expériences, j'ai choisi de la fixer sur les côtés du sac et de la confectionner en trois parties : une longue bande réglable par une boucle, et deux plus petites qui sont attachées au sac et facilement remplaçables lorsqu'elles sont abîmées par les frottements.

12 juin - 512 juin - 6

Comme il était impossible de les coudre, j'ai choisi de les attacher avec des vis Chicago. Je n'y avais pas pensé au départ, il m'a donc fallu repasser une commande chez Déco cuir. Pendant ce temps, j'ai laissé mon sac reposer un peu, je trauvais qu'il manquait de tenue. J'ai résolu ce défaut en intercalant, entre le cuir et la doublure, une couche de "jeffytex "ou plutôt, son équivalent de chez Mondial tissus : j'ai cousu un sac dans ce feutre, je l'ai glissé par l'ouverture dans le bas de la doublure, je l'ai bien calé en place, puis fixé juste par les vis qui tiennent la sangle.

12 juin - 1012 juin - 9

Comme pour mon sac précédent, j'ai cousu une petite poche extérieure pour ranger mon Pass Navigo. Je l'ai cousue en wax pour éviter d'avoir trop d'épaisseur. Mais la fixation de la bandoulière gêne l'accès à cette poche, je pense donc démonter cette partie, decouper une bande un peu plus longue, la faire descendre jusque dans la poche et la fixer en bas avec une vis supplémentaire. Je verrai si c'est nécessaire lorsque je reprendrai le train.

12 juin - 11

Prix de revient :

- cuir : 33 euros
- boucles, fermoir, vis, renfort : 6 euros
- outillage (couteau à parer et gomme adragante) : 11 euros
- frais de port : 12,5 euros (parce que j'ai passé deux commandes)
- fournitures non-utilisées (fil, boucles trop grandes, sangle orange) : 11 euros

Ce qui me donne un sac en cuir pleine fleur, sur mesure, léger, avec tout ce qu'il me faut comme poches intérieures, réparable si besoin, à moins de 65 euros  (sans compter les heures de travail) !

12 juin - 412 juin - 12

12 juin - 712 juin - 13

un léger raté dans la couture

 

 

 

 

 

Posté par Agdel à 18:07 - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : ,

14 mai 2020

Combishort : premier essai

Dans une autre vie (celle où l'on prenait le train pour aller à Paris, où l'on allait se perdre au milieu de la foule, dans une halle surchauffée…), Marie m'avait accompagnée au salon CSF. Sur son stand, Coralie Bijasson présentait, en plus de ses patrons, les vêtements cousus : bonne idée ! Cela permet de se rendre compte du tomber, des détails, mieux qu'en regardant des photos ou des dessins. Bien que le modèle présenté ne soit pas du tout à sa taille, Marie est tombée sous le charme de la combinaison Ambre et, me voyant hésiter (à l'idée de mille retouches), a acheté le patron, pour que je le lui couse. 

13 mai - 1

Avant de coudre ces pantalons, j'avais pris quelques mètres supplémentaires des viscoses qui lui plaisaient le plus et les pantalons d'Aurore n'avaient pas tout épuisé. J'ai donc trouvé de quoi coudre une toile (et en rangeant mes tissus, j'ai également trouvé le tissu idéal pour la version définitive). Si cette version est tout à fait portable, il y aura tout de même quelques ajustements à prévoir.

13 mai - 3

Tout d'abord, je suis restée perplexe devant le tableau des mesures : il préconisait une taille 48 (non comprise dans le patron), avec la mention « réalisez votre taille du commerce ». Bon, du 42, donc, et du 44 à la taille, ça fait une grosse différence ! Je recopie donc le 44.

Mon tissu étant glissant, fuyant et hautement déformable, je pense que les quelques décalages que j'ai eus lors de la couture ne sont pas dus au patron. L'assemblage s'est passé sans aucune difficulté, les explications sont claires, à part la mention "couchez la parementure sur la valeur de couture", j'aurais plutôt écrit l'inverse, surtout que le schéma montre clairement les valeurs de couture sur la parementure. Autre petit détail : les explications sont correctes pour le croisement devant, mais le schéma est à l'envers. En voyant les photos du modèle, je constate que j'ai croisé dans le mauvais sens.

13 mai - 5

Au moment de coudre l'élastique, j'ai eu des doutes : déjà, coudre un élastique  de 1 cm sur une valeur de couture (donc en double, voire triple – devant –  ou quadruple – les poches – épaisseur) de 1 cm n'est pas évident. J'ai tenté tout de même, en cousant à grands points zig-zag, dans un élastique dont je ne savais pas s'il était fait pour cet usage. Effectivement, l'élastique s'est détendu et les fronces formaient un gros bourrelet à la taille. J'ai donc décousu, refait ma couture d'assemblage à 1,5 cm, piqué au bord des valeurs de couture pour y former une coulisse et passé un élastique un peu plus étroit. C'est mieux, mais un peu épais également (et passer un élastique dans une coulisse formée de plusieurs pièces est un véritable défi : entre le moment où mon épingle-nourrice est ressortie sur le devant et ceux où elle était emprisonnée dans les poches, j'ai recommencé quatre fois !

La forme est blousante, en principe l'élastique doit se porter « sur les petites hanches », sauf qu'il ne demande qu'à remonter à la taille. Le short est alors un peu juste en position assise et le haut baille de façon carrément indécente. J'ai donc décidé de trois ajustements : remonter le short de 2 cm au milieu dos, diminuer d'autant le milieu dos du haut, ainsi que le devant (les côtés sont très bien, je n'y touche pas). Et faire passer l'élastique dans un biais intérieur posé juste au-dessus de la couture d'assemblage haut/bas. J'ai retouché le patron, je ne ferai pas de nouvelle toile, il faut savoir prendre des risques.

13 mai - 4

J'ai même réussi à couper les fleurs rouges devant et roses derrière sans avoir à ruser.
Les ourlets des manches sont ratés : ce tissu se déforme beaucoup au repassage.

Reste à trouver un moment… entre la couture de masques (Paul a retrouvé sa crèche mais les masques n'y ont pas été livrés, ils terminent donc leurs maigres stocks de l'hiver et j'ai dû lui en coudre trois en urgence lundi soir), les partitions à préparer pour nos concerts du vendredi (chaque semaine, de nouveaux morceaux, jamais mon logiciel de saisie de musique n'aura été aussi rentabilisé), le jardinage, les scouts et les imprévus, je ne sais plus où donner de la tête ! J'ai couru toute la journée de mercredi.

13 mai - 2

Ceci dit, ce patron est rapide à coudre, je pense qu'une petite journée suffit.

 

Posté par Agdel à 12:52 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :

27 avril 2020

Mets ton masque !

Ma ville n'organise pas de grande campagne de couture de masques lavables… et je ne sais pas si j'aimerais en produire en série, d'ailleurs je n'ai pas tellement de temps car je travaille comme d'habitude, voire même un peu plus (je n'ai pas l'impératif du train pour  éteindre mon ordinateur à 16h pile). 

J'ai d'abord répondu à une demande de l'Amap : pour être bien certains que les distributions restent autorisées (certaines décisions abusives des autorités locales à ce sujet me mettent en colère…), il fallait prouver le respect absolu des gestes barrière (et tant pis si les grandes surfaces prennent les plus grandes libertés à ce sujet sans se faire rappeler à l'ordre !). Donc, masques et gants pour les personnes chargées de préparer les paniers sur le terrain et celles qui assurent la distribution, et procédure inattaquable : les adhérents se présentent par petits groupes, selon l'ordre alphabétique, tous les quarts d'heure, le producteur dépose les denrées sur la table, s'éloigne de deux mètres, l'adhérent vient prendre ses produits. Contacts réduits au minimum. J'ai donc cousu (ainsi que deux autres adhérentes) des masques en tissu, après avoir étudié attentivement le document de l'Afnor. Ensuite, je me suis occupée d'en coudre pour nous, afin d'aller faire nos courses tranquillement (même si, encore une fois, je n'ai pas croisé la moindre personne toussant ou éternuant depuis janvier…).

La première expérience m'a amenée à adapter les mesures aux morphologies de chacun : au bout de 10 minutes, mon masque me remontait au milieu des yeux, ce qui est peu pratique surtout quand la consigne est de ne pas le toucher. Mes élastiques étaient trop lâches également. J'ai donc tracé deux patrons, le premier pour Guillaume et Marie, le second pour Aurore et moi (qui avons de plus petits visages ?) et noté pour chacun la longueur l'élastique adéquate. Quant aux élastiques, j'en ai trouvé de bien souples sur des alèzes jetables que j'avais conservées après un séjour à Métabief, 35 cm d'élastique à chaque angle, ça devrait me suffire pour confectionner trois masques pour chacun.

Pour les tissus, chacun a choisi les siens, tant qu'à porter des masques pendant des semaines, autant qu'ils soient beaux ou assortis à nos tenues !

24 avril - 2

 

Et pour les prochaines réunions territoriales des scouts, je suis prête :

24 avril - 1

Posté par Agdel à 12:57 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

17 avril 2020

Corona-couture #4 - petites choses

En vacances depuis 10 jours, j'ai eu du temps pour coudre. Lors des ajustements de toiles sur mes filles, j'ai pris l'habitude, au lieu de poser mon pique-épingles auprès de moi, je passer à mon poignet l'élastique que j'avais ajouté pour le fixer à ma machine à coudre, réalissant ainsi l'un de mes rêves d'enfant : avoir un bracelet porte-épingles ! Lorsque nous allions acheter une robe, un manteau, dans un magasin, l'ourlet n'était jamais fini et la vendeuse l'ajustait, on ne récupérait le vêtement terminé que quelques jours plus tard ; et ce petit accessoire me fascinait, je le trouvais tellement pratique.

17 avril - 417 avril - 5

Sauf que je me suis piqué plusieurs fois le poignet avec une épingle qui avait transpercé le coussin. C'est en jetant un emballage de médicaments que j'ai repéré son couvercle, aux dimensions parfaites (je suppose que le bouchon d'une bouteille de lait — je n'en achète pas — doit faire parfaitement l'affaire aussi). Deux coups de tournevis plus tard  (pour percer le bouchon), un petit coussin cousu et un élastique attaché plus tard, me voici équipée !

17 avril - 617 avril - 717 avril - 8

Chaque semaine, je reçois un mail de l'Aiguille en fête (pour patienter jusqu'à l'hypothétique édition de juin… probablement annulée, hélas) avec des idées d'activités créatives. Pami celles-ci, j'avais retenu l'adorable doudou baleine de Chouette Kit. J'ai fouillé dans les chutes de jersey velours pour en coudre un, comme ça, sans raison (et au passage, j'ai pris la résolution de trier mes tissus, car mon grand inventaire commence à dater et nécessite une sérieuse mise à jour).

17 avril - 117 avril - 2

17 avril - 3

Posté par Agdel à 12:46 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,


15 avril 2020

Magnolia jaune

Elle rêvait que je lui couse une robe Magnolia. J'ai un peu laissé traîner, suite à mon expérience précédente avec ce patron, et puis c'était une robe pour la belle saison. j'ai tout de même cousu une première toile, dans un vieux drap, et le verdict a été sans appel : beaucoup trop large au niveau de la poitrine, encore ! Et beaucoup trop croisé, ça tire de partout. J'ai fait les retouches pour petite poitrine, deux fois, puis totalement redessiné le devant : épaule plus basse, côté plus étroit, décolleté moins prononcé en haut. La troisième version a été la bonne.

15 avril - 4

Le 11 mars, nous étions allées au marché et Marie avait choisi cet imprimé fleuri. Le tissu doit être en polyester, il est très fin, doux et fluide, il ferait de très beaux foulards ou de la lingerie. Pour une robe, je l'ai trouvé finalement trop fin et transparent, il fallait le doubler, mais avec quoi ? J'ai fouillé dans mon petit carton et trouvé du crêpe noir qui m'avait servi à doubler… je ne sais plus quoi, mais il m'en restait un bon métrage, de quoi doubler tout le haut de la robe, sauf les manches, et les 2/3 de la jupe. Marie était un peu réticente mais je lui ai montré que cette doublure ne changeait pas le fond jaune du tissu, elle mettait même en valeur les motifs fleuris. En revanche, ma doublure était extrêment fuyante et déformable. J'ai commencé par piquer les pinces du dos, puis cousu les épaules des deux hauts, intérieur et extérieur, avant de les assembler par l'encolure et les bordures du devant. Ensuite, j'ai surjeté toutes les pièces du patron en double. J'avais ainsi des pièces relativement stables avant d'épingler et d'assembler. J'ai juste entoilé les ceintures avec une vlieseline fine pour tissus extensibles (je ne sais plus quelle référence), pour les solidifier car la forme cache-cœur les soumet à pas mal de tension.

15 avril - 1

J'ai choisi un intermédiaire entre le décolleté plongeant et le décolleté sage, mais j'ai tout de même fait une petite couture pour le maintenir dans des limites raisonnables, sinon Marie n'osera pas porter sa robe ! 

15 avril - 2

J'avais une fermeture invisible blanche (j'en avais aussi une jaune et pensais pouvoir enfin la caser, mais elle était trop courte) que je n'ai pas eu de mal à poser (j'améliore ma technique à chaque fois) et j'ai grandement apprécié d'avoir mon pied à ourlets étroits pour ourler les manches.

15 avril - 1 (1)15 avril - 2 (1)

Après un peu d'hésitation (je me demande toujours si les coutures vont passer sans problème), j'ai également fait un ourlet étroit pour le bas. Et, grande première, j'ai arrondi la robe grâce à Lucie, qui est équipée d'une pince à ourlet (bon, en vrai, j'ai simplement fait tourner la pince autour du mannequin, épinglé juste au-dessus, puis recoupé le bas, car mes panneaux avaient des longueurs très inégales. Mes souvenirs d'arrondissage d'ourlets, debout sur la table de la salle à manger devant Marie, restent un traumatisme, ça n'en finissait pas ! Alors, vive Lucie !

15 avril - 3

je n'ai pas assez insisté pour qu'elle mette ses chaussures à talons ! 

 

Posté par Agdel à 17:48 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

13 avril 2020

Corona-couture #3 - sur mesure

Elle voulait que je copie un haut qu'elle avait acheté. Comme toujours elle avait une idée bien précise en tête : blanc à pois, avec des manches transparentes. Le problème est que ce haut est dans une matière que je ne saurais identifier : un jersey avec beaucoup de lycra, épais presque comme une gabardine, mat. Coupé sans pinces ni découpes, tout est dans l'élasticité du tissu.

13 avril - 6

J'ai donc proposé d'emblée de reprendre le patron de ma robe de mariée, qui avait ce type de manches froncées cousues sur un bustier. Et, confinement oblige, je lui ai proposé du satin de coton blanc, à elle de broder des pois si elle le souhaitait (elle a décliné, finalement). Une fois retrouvé le patron, copié la bonne taille, j'ai cousu une première toile dans les chutes de la robe hippie, fait pas mal de retouches, rectifié le patron et cousu une seconde toile.

Une fois le patron validé, j'ai cousu le bustier avec application et, au moment de monter la fermeture invisible, je me suis rendu compte de mon erreur : comment allait-elle pouvoir passer le vêtement, puisque la fermeture ne s'ouvrait pas au niveau de la taille ? J'ai cherché des fermetures séparables blanches (elles étaient trop grosses), regardé à tout hasard s'il en existait des fines, mais non, elles sont toujours prévues pour des blousons. J'ai donc réfléchi : il fallait probablement inverser le sens de la fermeture. Je l'ai simplement bâtie avant l'essayage et effectivement, ça passe quand la partie fixe se situe en haut du dos. J'ai ensuite posé une parementure sur le haut des encolures.

13 avril - 313 avril - 2

Pour les manches, Aurore avait sorti un morceau d'organza, mais mes expériences avec cette matière sont toujours pénibles et décevantes : ça glisse, ça s'effiloche, ça se déforme et pour finir, ça se déchire toujours après quelques lavages. J'avais pensé à du crêpe, restant de cette tunique, mais mes chutes étaient beaucoup trop petites. Je l'ai donc convaincue de choisir un voile plumetis, un mélange coton polyester, je pense, acheté sur le marché de Reims pour doubler cette robe. J'ai coupé mes deux manches et remarqué une toute petite tache jaune clair au beau milieu de l'une d'elles. J'ai pensé l'effacer avec un peu de savon et une fois mouillée, la toute petite tache est devenue une grande auréole jaune vif indélébile (j'ai déjà eu ce genre de déboires avec un peu d'éosine séchée dans la bas de l'armoire à pharmacie, qui s'était transformée en une redoutable poudre colorante). Heureusement que j'avais assez de voile pour couper une troisième manche !

13 avril - 4

J'ai également coupé deux "parementures" de têtes de manches, afin de réaliser des coulisses pour les élastiques, avant de coudre les manches au bustier. Et pour finir, des coulisses au bas des manches pour les resserrer légèrement, à la demande de la demoiselle.

13 avril - 1

Et voilà comment on réalise un cadeau d'anniversaire en confinement, en liquidant quelques chutes !

13 avril - 5

 

 

Posté par Agdel à 09:45 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

31 mars 2020

Perftect Hostess

Début février, Le Vicomte du Bois-Joli (alias Biquette sur Thread&needles) annonce un nouveau patron à venir, une robe-chemise sans manches, idéale pour l'été et cherche des testeuses. Je me propose, en espérant que ce test rentrera dans un planning chargé. Le patron arrive, avec une date-butoir : 31 mars. Aïe, ça va être un peu tendu ! Et puis Marie me demande de l'emmener au marché aux tissus, à la sortie de son travail, nous repoussons deux fois pour cause de pluie et de Portes-ouvertes universitaires et le 11 mars arrive. J'avoue avoir été un peu mal à l'aise sur ce marché très fréquenté, mais comme j'avais pris une journée le 12 pour l'Aiguille en fête, je me suis dit que ce serait le moment de commencer ma robe. Nous avons trouvé les tissus que nous cherchions, quelle chance !

Vu le peu de choix sur le marché ce jour-là, j'ai choisi un coton-viscose (probablement plus viscose que coton, malgré ce que m'affirmait le vendeur) à petits motifs cachemire, qui sur le moment ne m'enchantaient pas plus que cela, mais plus le temps passe, plus il me plaît.

J'avais bien pris mes mesures qui étaient pile entre le 42 et le 44 (partout, pas comme sur les vêtements du commerce !), j'ai donc imprimé ces deux tailles (c'est tellement confortable de choisir ses calques et d'imprimer juste les tailles souhaitées, avec ou sans marges de couture en plus, quel luxe !) et tracé mon patron juste au milieu. Et puis je me suis lancée. Ce n'est pas une robe très rapide à coudre, il faut s'appliquer un peu, mais tous les repères tombent juste.

Pour une fois, puisque c'était le but de l'opération, j'ai suivi scrupuleusement les explications, qui sont parfaites, à quelques détails près. Au moment de marquer les plis de la jupe, j'ai eu un léger doute : et si le confinement (avec une certaine sédentarité forcée et quelques gâteaux réconfortants) avait un effet sur mon tour de taille ? J'ai donc lâché les coutures du corsage de quelques millimètres partout, mais visiblement, ce n'était pas nécessaire.

Le principal problème rencontré a été celui des boutons : il en faut 12 ! J'ai sorti mon sachet de boutons "blancs ou presque blancs" et j'ai trié

31 mars - 1 (1)

J'ai réussi à récupérer 6 boutons identiques et repéré un modèle très similaire chez Mondial tissus (la gravure est légèrement différente), ainsi je n'aurai pas à tous les changer, lorsque les magasins rouvriront. J'ai cousu deux autres boutons de même diamètre pour ne pas avoir une jupe trop ouverte pour les photos)

31 mars - 8

J'ai loupé une boutonnière, qu'il m'a fallu découdre et j'ai paniqué en pesant que la dead-line était le 30 mars ! J'ai donc renoncé à faire la ceinture, d'autant plus que je n'en porte jamais. Et je n'ai fait qu'une seule poche, ce sont les deux entorses au modèle que je me suis permises.

Place aux photos, faites dehors par 7 °C avec la bise qui soufflait, il fallait être motivée. Autant dire que nous n'avons pas traîné, avec Marie. J'ai même remplacé mes grosses chaussettes de laine par des sandales.

 31 mars - 1

En mode : j'ai froid et j'ai une branche de forsythia dans la tête

31 mars - 2

Je respecte les consignes : de face

31 mars - 3

de profil (il y a du vent !)

31 mars - 4

de dos (je ne me tiens pas droite)

31 mars - 5

de 3/4

31 mars - 6

Bon, encore une dernière avant de rentrer me mettre sous un plaid !

31 mars - 7

Mes impressions : cette robe est très confortable, j'ai trouvé la taille très haute en essayant le corsage (même pour moi qui ai un petit buste), peut-être que je la descendrai d'un centimètre une prochaine fois. Elle est relativement simple à coudre, il faut de la minutie pour placer les plis et le col mais rien de compliqué. Seul bémol : les parementures d'entournure ne restent pas en place devant, même cousues aux marges de couture et fixées à plusieurs endroits. J'essayerai de les thermocoller au vliesofix, mais si ça ne suffit pas, il me faudra les surpiquer, ou les remplacer par un biais rabattu.

EDIT : à la demande de Loulou, je fais un gros plan sur la poche, prise dans la couture, mais avec une ouverture arrondie très pratique pour trouver l'ouverture sans batailler avec sa jupe ! Je n'avais jamais vu ce montage auparavant.

31 mars - 1 (2)

Posté par Agdel à 12:45 - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags :

18 mars 2020

Corona-couture #1

Mi-février, bien avant que notre quotidien ne soit bouleversé, j'avais coupé une nouvelle blouse Be Pretty dans ce coton fleuri des Tissus du Chien vert. Je savais qu'elle ne serait pas cousue tout de suite : j'avais un pantalon à coudre en priorité, et puis il y avait le concert Purcell (tout un samedi), la messe des scouts (en plein air, sous la pluie, puis la neige), les portes-ouvertes de Nanterre, les répétitions de la chorale qui allaient débuter, le stage et le bal de la Saint-Patrick, les animations de messes, la fête de groupe des scouts… et soudain, notre emploi du temps s'est vidé, pour une période indéterminée. Il a fallu d'abord procéder à quelques aménagements, déplacer des meubles, installer un bureau dans chaque pièce, ranger.

Mais dimanche, j'ai pu commencer à coudre ma blouse, sans me presser. Et réaliser les finitions cet après-midi seulement (c'est fou comme les journées passent vite, en télétravail !), juste avant notre petite sortie quotidienne pour prendre l'air, dûment munis de nos attestations (comment ça, la case "prendre des photos pour le blog" n'existe pas ?)

18 mars - 1

 Je mesure à quel point nous avons de la chance, de pouvoir marcher 4 km sans croiser plus de 15 personnes, chacun s'écartant bien de part et d'autre du chemin pour laisser la distance réglementaire.

18 mars - 218 mars - 3

Chez Fil 2000, le vendeur m'avait d'abord présenté des passepoils ton sur ton « Non, je veux quelque chose qui tranche, avais-je répondu, je trouve que ça manque de couleur ». J'en ai donc choisi un qui brille !

18 mars - 418 mars - 7

Je n'ai pas fait les poignets boutonnés mais comme les manches longues sont plutôt larges, je les ai réduites en faisant deux plis superposés, fixés par l'ourlet et un joli bouton.

18 mars - 518 mars - 6

J'ai encore quelques en-cours, mon cuir jaune qui attend toujours que je surmonte ma peur de le couper, du stock de tissus  et des patrons jamais testés, je peux tenir un siège !

Posté par Agdel à 19:03 - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags :

09 mars 2020

Récidive

Une fois le premier pantalon validé, je me suis attaqué au deuxième, celui pour lequel j'avais acheté du tissu en 2015 (j'ai même eu un peu de mal à le retrouver parce que ma mémoire l'imaginait plus clair). Comme c'est du jean, j'ai décidé de faire des surpiqûres visibles et profité d'une visite chez Fil 2000 pour me fournir en fil épais. J'ai appris à cette occasion que le numéro du fil est inversement proportionnel à sa grosseur : c'est la longueur en kilomètres d'un kilogramme de fil. Le fil 30 (ou cordonnet) m'a été fortement déconseillé par le vendeur, je risquais d'endommager ma machine, surtout si je le mettais dans la canette. Il m'a orientée vers un fil 50.

8 mars - 5

Coudre un deuxième pantalon peu de temps après le premier m'a semblé bien plus facile, je n'avais pas besoin de me reporter sans cesse aux explications et j'ai évité quelques erreurs. Le montage de la braguette, notamment, s'est mieux passé. En revanche, comme j'ai cousu en polyester marron et surpiqué en coton beige, j'ai dû réenfiler ma machine un nombre incalculable de fois.

J'avais coupé le tissu juste avant mon angine, ainsi que deux autres vêtements, et je savais qu'il risquait de rester dans les en-cours pendant un certain temps… aussi dès que j'ai vu passer le défi « Je couds pour un homme » chez Coudre et découdre, je m'y suis inscrite.

Pour les poches et la doublure de ceinture, j'ai évidemment utilisé le coton à carreaux acheté le même jour chez Sacrés coupons, dans le but de coudre deux chemises assorties. J'avais cousu rapidement la chemise à manches courtes. Pour être sûre d'avoir assez de tissu, j'en ai profité pour couper également la chemise et j'ai eu des sueurs froides, non pas sur le métrage, mais sur la déformation du tissu : il m'a été impossible de plier sur une ligne et de superposer ensuite les carreaux sur les deux épaisseurs. J'avais, sur la largeur du devant, au moins 8 cm de décalage, même en essayant de redresser le tissage avant de repasser ! Pire, au niveau de la lisière, le tissu se détendait de 2 cm entre chaque ligne. Je ne me souviens pas avoir eu des problèmes à ce niveau en coupant la chemise à manches courtes ! Probablement s'agit-il de la fin du rouleau ?

8 mars - 6

Mes craintes au sujet des épaisseurs de jean n'étaient pas fondées : la surpiqûre des passants s'est faite sans aucun problème. J'avais pris soin de régler la pression du pied au maximum. Et l'élasticité du tissu ne m'a pas gênée non plus, ce n'est pas toujours le cas.

8 mars - 4

Comme je trouvais le pantalon bleu marine un peu grand, j'ai légèrement réduit l'ampleur de celui-ci en prenant des marges de coutures plus grandes. Confiante en mon premier essai, j'ai tout cousu jusqu'au bout sans essayage… et catastrophe ! Il était trop serré. J'ai décousu la ceinture au milieu dos sur quelques centimètres et réduit toutes les marges de couture, sans démonter les passants et déplacé légèrement le bouton, pour gagner 1,5 cm de tour de taille.

8 mars - 18 mars - 2

Ce pantalon est mieux ajusté que le précédent. Il reste un petit défaut : des plis sur l'arrière des jambes, mais dans le mouvement, ça ne se voit pas ! 

8 mars - 3

 

 

Tenue 100% maison (caleçon compris, mais je ne vous le montrerai pas)

Posté par Agdel à 16:38 - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags :