08 janvier 2020

Je soutiens le gang !

C'est Annabelle qui a attiré mon attention sur ce mouvement : un certain nombre de blogueuses (couturières, mais pas que…) ont envie de revenir sur leur blog, délaissé au profit d'Instagram, et de faire revivre la blogosphère des débuts (voir leur appel, tout en bas).

Pour ma part, grâce à une grande inertie technologique, je n'ai pas besoin de ce retour : Instagram, je connais à peine. Si je veux y voir des photos, je demande à mes filles ! Sur mon smartphone, j'ai le strict minimum des applications nécessaires (la mémoire est très vite saturée) et les notifications (que je viens de trouver comment annuler) m'informe que ma moyenne de temps d'écran est de 12 minutes par jour (je préfère de loin le grand écran de l'ordinateur et un clavier sous mes doigts malhabiles). Prendre des photos avec le téléphone ? Ce n'est qu'en dépannage (de toutes façons, la batterie s'épuise trop vite à mon goût).

Mais si ce gang des couturières blogueuses permet de retrouver la convivialité des débuts, je suis pour ! Si j'ai bien compris, il s'agit de publier,  à peu près en même temps, des articles sur un thème commun, et de les commenter. 

Chaque fois que j'ai répondu à un défi de ce genre, j'ai fait de belles rencontres : Annabelle avec les petits défis de Casa, Anne et Loulou, grâce à La vraie vie des blogueuses normales, J'habite à Waterford et Tanette (pas encore dans la vraie vie) avec les 52 mercis, Virginie par le biais d'Anne, et ça continue, avec les 52 photos.
(vous avez remarqué, ce paragraphe est plein de liens ? Quel symbole !)

« Pourquoi je blogue ? »

J'ai beau avoir atteint un âge respectable, je ne suis pas très ancienne dans la blogosphère. Nous avons eu internet à la maison en 2004 seulement, avec l'achat d'un nouvel ordinateur (le précédent datait de 1991). Nous avions l'un et l'autre une messagerie professionnelle qui nous suffisait, pour les quelques contacts indispensables de l'époque. Peu après, nous nous sommes équipés d'un appareil photo numérique, puis d'une imprimante. Et nous avons conservé notre Minitel quelque temps encore. En 2008, je me suis inscrite sur un forum, pour discuter avec quelques couturières. Nous échangions de bonnes adresses, des astuces, des tutoriels, nous nous retrouvions (pour celles qui le pouvaient) à l'Aiguille en fête, nous avons même organisé quelques swaps, des patrons ou chutes de tissus ont circulé par la poste. C'était aussi un moyen redoutable de découvrir les nouveautés : je me suis équipée de livres japonais (chez Pomadour), d'une brodeuse, de revues Ottobre (en allemand ou en anglais), d'une surjeteuse, j'ai un peu voyagé, aussi.

Pour montrer mes petites coutures, je déposais mes photos chez un hébergeur, mais très vite, j'ai atteint la capacité maximale (c'était peu). J'ai changé d'hébergeur, puis je me suis décidée à ouvrir ce blog, il y a 8 ans. En plus de pouvoir partager mes coutures et mes recettes, il m'a permis de faire de nombreuses rencontres, de découvrir l'entraide entre de parfaites inconnues (n'est-ce pas, Lapunaise ?). Et puis c'est devenu aussi un petit journal familial (même mes filles le lisent parfois, ou le montrent à leurs amis !)

 

« Pourquoi je couds ? »

Ah… j'ai toujours cousu, je crois bien. D'abord, il y avait Mamie : dotée d'une solide formation de couturière, elle nous habillait, cousait rideaux, coussins et nappes, habillait mes poupées. Du plus loin que je me souvienne, il y a le bruit de sa machine à coudre (une Singer électrifiée — d'ailleurs je m'étais électrocutée en touchant à la pédale) ou des ciseaux coupant l'étoffe, contre la table en bois. Je jouais avec les chutes de tissu, les boutons, les épingles…

À la maison, nous avions aussi une Singer, mais mécanique : il fallait lancer le volant et actionner la grande pédale en rythme, des deux pieds (plus tard, j'ai joué de l'harmonium, c'était à peu près pareil). Dès l'école primaire (et mes premiers cours de couture à la main), j'ai commencé à me servir de la machine. J'y cousais des déguisements pour ma sœur et moi. Il y avait au Havre quelques magasins de tissus à bas prix. Lorsque Philibert a ouvert face à mon lycée, c'était le bonheur : on y trouvait tout, du coton basique à la toile imperméable, des matières pour le sport, l'ameublement, la bagagerie… et toute la mercerie possible et imaginable.

J'étais en cinquième quand Maman a acheté une machine dernier cri : une Singer électronique, avec une bonne trentaine de points fantaisie. Nous passions du point droit avant-arrière au zig-zag et aux boutonnières ! C'est à ce moment aussi que sont sortis les premiers numéros de Prima, avec chaque mois un patron très simple, des explications en photos (après Burda, quel confort !). Pour Mamie, évidemment, j'étais une hérétique : je ne marquais pas les valeurs de couture, je me contentais d'épingler avant de piquer ! Je n'arrondissais pas mes ourlets (ah, le supplice des longues minutes debout sur la table, à tourner lentement pendant qu'elle posait ses épingles) et je ne les cousais pas à points invisibles à la main ! Mais elle a tout de même consenti à admirer mes travaux, voire me donner quelques coups de main au besoin, plutôt que de me dire « Laisse, je vais le faire, ça ira plus vite et ce sera mieux ». Avec ma robe de mariée, je me suis appliquée : j'ai fait une toile, j'ai marqué les pinces avec un fil de bâti, j'ai cousu mon (grand) ourlet à la main. Il faut dire que j'avais mixé deux patrons de marque différente (je n'avais peur de rien). J'avais une petite Brother, prêtée par ma belle-sœur (elle faisait le zig-zag, mais toujours pas les boutonnières). À la naissance de Marie, j'en ai acheté une plus perfectionnée, que j'ai usée, en quatorze ans de couture intensive, avant de la remplacer par ma machine actuelle. Et comme Mamie n'était plus là pour me donner ses précieux conseils, je me suis équipée du "manuel de la couture pratique" de Burda (c'était avant internet)

Et aujourd'hui, pourquoi je couds ? Parce que je peine souvent à trouver les vêtements que j'aime : les jupes sont trop étroites aux hanches ou trop larges à la taille, les chemisiers sont en synthétique que je ne suppoorte pas, les bretelles ou les manches sont trop longues, les robes trop courtes. Parce que j'aime à offrir des cadeaux faits-main à ceux qui les apprécient. Parce que ça me détend (heu… pas toujours), parce que j'aime terminer un ouvrage, parce que je m'aperçois que je progresse encore après tout ce temps et que ça me fait plaisir, parce qu'il y a tellement de beaux tissus et de jolis patrons que je n'aurai jamais assez de temps pour tout coudre !

 

Voici l'appel du GCB : 

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06 janvier 2020

Et première couture 2020

Marie avait, à Épinal, des boîtes de verre fort pratiques : elle passent au four et au micro-ondes (avec un couvercle en silicone pour éviter les projections) et sont hermétiques. Je refuse désormais de réchauffer un plat dans du plastique. Depuis son retour, nous utilisons ces boîtes pour nos petits plats du midi. Mais ce qui devait arroiver arrivé Le sac plastique contenant le récipient de Paul (heureusement vide à ce moment-là) est tombé quand il a ouvert son casier, hop, en miettes, la boîte !

6 janvier - 1

Je lui ai donc cousu un lunch-bag matelassé pour éviter un nouvel accident : un thermocollage de vlieseline H630 sur le sac extérieur et une couche jusqu'à la moitié de la hauteur pour la doublure. Ainsi, ses repas devraient arriver instacts jusqu'à sa salle de pause (après… je ne garantis rien)

6 janvier - 2

6 janvier - 36 janvier - 4

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03 janvier 2020

Dernière couture 2019

En cette fin d'année, j'ai d'abord liquidé ma pile de vêtements à réparer :
Mmm, changer la fermeture d'un pantalon, quel plaisir ! Ou cette fente indéchirable mal nommée :

3 janvier - 1

 

Puis j'ai attaqué la première ligne des projets en attente, avec un sac pour les baguettes du samedi-dimanche. Guillaume essaye tant bien que mal de rapporter les sachets en papier, mais ils se déchirent. Et puis il en avait assez de rapporter ses baguettes dans des sacs couverts de publicités.

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J'ai eu de gros décalages sur certaines parties de la broderie, sans trouver d'explication.

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Les prochaines coutures sont un peu plus longues et compliquées ! 

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27 décembre 2019

Vert sapin

C'est l'histoire d'une jeune fille qui veut que je lui couse une robe et qui a des idées bien arrêtées. Nous parcourons ensemble les boutiques de patrons et elle jette son dévolu sur la Magnolia de Deer and Doe. Elle souhaite du satin vert foncé. Vu qu'il ne reste qu'un mois avant Noël et qu'elle n'est pas décidée sur la longueur des manches et de la robe, j'acquiers 2m50 de satin pas cher chez Mondial tissus (bonne idée !). Je n'ai pas trouvé de fermeture invisible verte, mais j'en avais des noires en stock.

J'ai commencé par couper une robe très courte avec une seule manche (ma méthode habituelle de toile) dans des restes de doublure noire des capes Harry Potter. Bien m'en a pris : le patron, en 34, est prévu pour bonnet C à D ! J'ai soigneusement suivi la méthode, donnée par la créatrice, d'ajustement pour petite poitrine et retracé mon patron. Mais au second essayage, je vois qu'il y a encore quelque chose qui la contrarie… elle m'avoue qu'elle n'aime pas quand c'est croisé devant (et elle choisit une robe cache-cœur !). Bon, j'épingle soigneusement le devant, je le recoupe en un seul morceau, je recouds pour la troisième fois ma toile, ouf, ça lui convient.

Une fois la robe coupée et bâtie, il me faut la reprendre pour qu'elle soit plus ajustée (joie du décousage de fermeture invisible noire, sur un tissu foncé, quand il fait nuit !). Et puis nous nous interrogeons sur les manches, qu'elle a voulues longues : un simple poignet élastique fait un peu négligé, c'est dommage sur une robe aussi travaillée. Mais les poignets boutonnés que souhaite la demoiselle sont hors de question : je ne me vois pas coudre une fente indéchirable sur du satin, surtout qu'il ne me reste que 2 jours. J'opte pour une bande de poignet, repliée à l'aide d'un bouton et d'une bride (des poignets trompe-l'œil en quelque sorte).

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Pour la longueur, évidemment, j'ai triché un peu et allongé de 3 cm par rapport au cahier des charges (mon rôle de Maman). La cliente est ravie et adore sa robe ! 

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Ça tiraille un tout petit peu aux emmanchures, j'avais juste passé un fil de soutien (des fronces sont prévues, mais je n'avais vraiment pas de quoi froncer), un tissu un peu plus souple que ce satin devrait régler le problème. Les petits boutons dorés fermaient un manteau de poupée que j'avais trouvé dans mes souliers pour mon 4e ou 5e Noël : en lainage bordeaux, doublé de satin gris (et magnifiquement cousu par Mamie).

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18 décembre 2019

7 fois Noël : marathon couture

Ce week-end, au chalet, c'était marathon-lecture. Complètement incompatible avec un mois de décembre, pour ma part : il y a eu la Sainte-Lucie vendredi (fêtée, comme il se doit, avec un repas suédois : gravlax de saumon, pressgurka, pommes de terre à la suédoise et kannelbullar). Samedi, mon consort du matin, ma répétition d'ensemble baroque l'après-midi, suivie du ciné-concert dans lequel jourait Aurore (apès avoir juste participé à la générale  la veille !) : la Symphonie des jouets et l'Enfant au grelot.  Puis une très agréable soirée chez mon amie d'enfance, avec son frère, de passage, que je n'avais pas revu depuis 30 ans. Et dimanche, j'ai cousu, cousu sans relâche. Parce que mes filles m'ont commandé des robes, avec des idées bien précises.

Marie, tout d'abord, qui souhaitait que je lui cousu une robe avec son pagne de mariage. Le découdre n'a pas été une mince affaire : il était doublé et toutes les coutures étaient cachées. Et puis il a fallu chercher le tissu uni qui irait bien ; nous avons déniché une viscose parfaite au salon Créations et Savoir-faire. Elle voulait que je copie une robe du commerce, je me suis exécutée, coupant d'abord une toile (la robe d'origine était dans un tissu extensible avec un dos en dentelle), puis retouchant peu à peu jusqu'à obtenir le bon résultat.

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Dimanche soir, j'avais assemblé la jupe au corsage. Cet après-midi, j'ai cousu la fermeture et tous les biais. Je n'ai pas eu à faire l'ourlet du bas : j'avais astucieusement coupé le pagne de façon à garder la doublure, cousue au tissu extérieur en bas ! 

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J'y retourne, j'ai encore une autre robe à terminer et quelques sacs à cadeaux à coudre…

 

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17 décembre 2019

Reprise des (petites) affaires

Deux nouvelles trousses de naissance, pour deux petits cousins nés à peu près deux ans après leur aînés. L'avantage de ce blog est aussi de me souvenir précisément de ce que j'ai cousu, pour ne pas refaire une trousse trop similaire.

Pour Quentin, des hiboux bleux et verts et un dos en sergé bleu canard.

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Pour Héloïse, des nichoirs à oiseaux et du lin rose, assorti à mes nouvelles étiquettes (je pensais avoir choisi les mêmes que la première fois mais je me suis un peu trompée de coloris).

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Je sens que je vais lancer un concours pour varier un peu le texte de mes trousses de naissance… je vais y réfléchir ! Pour l'instant, il faut que je résolve mon problème informatique : le logiciel de ma brodeuse n'est plus compatible avec le système d'exploitation (virtuel) de l'ordinateur et trop vieux pour le portable de Marie.

 

 

 

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04 décembre 2019

7 fois Noël : DIY et Colibri #5

Encore une fois, une innovation "colibri" pour Noël : l'année dernière, alors que je passais une soirée à emballer des cadeaux, avec un mal de dos à la clé, j'ai senti que je saturais : pourquoi passer autant de temps pour des emballages qui ne serviraient que quelques minutes ? Mes copines couturières avaient justement fait un stock de tissus de Noël au Stoffenspektakel, dans le but de réaliser des sacs à cadeaux et je m'étais promis “moi aussi, l'an prochain…”. Au moins pour les cadeaux distribués au matin du 25 décembre, ainsi les sacs pourront resservir d'année en année. Pour ceux que j'offre “à l'extérieur”, je me vois mal dire “au fait, je récupère l'emballage !”

Pour que cette promesse ne tombe pas aux oubliettes, j'ai commandé quelques beaux tissus en solde dès janvier, puis je les ai rangés, mais pas oubliés. Et dès octobre, je me suis mise au travail. Parmi les diverses possibilités (sac à nouer, pochon, simple rectangle à plier comme un papier), j'ai choisi une forme de pochon avec cordon intégré (pour ne pas le perdre). Comme je ne savais pas encore ce que j'emballerais, j'ai misé sur les grands classiques : CD, livres de poche, BD et quelques cadeaux plus grands. Et le papier (dont j'ai encore quelques rouleaux entamés) sera là en complément.

Vous avez envie de vous lancer vous aussi ?

Coupez un rectangle de tissu ; plié en deux, il doit largement dépasser les dimensions de l'objet à emballer. Laissez suffisamment de marge en haut pour pouvoir refermer le pochon (dit celle qui a fait des pochons pour CD trop petits…). 

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 Coupez également deux bandes de tissu de 3 cm de large et moins longues de 5 cm que la largeur du pochon. Au fer à repasser, repliez deux petits ourlets aux extrémités (pas besoin de les piquer, il resteront en place tout seuls)

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 Au stylo effaçable, sur l'endroit tracez deux lignes à 6 cm du haut des pochons. Posez vos bandes juste sous cette ligne, bien au centre de chaque partie et piquez-les. Repliez ensuite le bas de chaque bande au fer sur 5 mm.

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 Rabattez les bandes vers le haut et piquez le long du bord. Les coulisses pour les rubans sont terminées.

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 Pliez votre pochon endroit contre endroit et piquez le côté et le fond. Surfilez les coutures (ou assemblez à la surjeteuse).

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 Toujours au fer, repliez un ourlet étroit sur le haut et piquez-le.

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 Vous n'avez plus qu'à couper deux longueurs de fin ruban de satin, plus longues de 10 cm que la circonférence du pochon. Passez-les dans des coulisses et nouez-les de chaque côté. Votre pochon est terminé !

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 Il n'y a plus qu'à confectionner de jolies étiquettes à passer dans le ruban. 
J'ai cousu une douzaine de sacs, mais je n'ai encore reçu quasiment aucune liste au Père-Noël, 
tous les cadeaux ne seront probablement pas emballés en zéro-déchet cette année ! 

4 décembre - 12

Ces jolis tissus viennent de chez Butinette.

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16 novembre 2019

La part du colibri #3

En écoutant La Terre au carré, j'entends deux points de vue : celui d'Yves Cochet, qui nous prédit un cataclysme inévitable d'ici 2030 et celui d'Hubert Reeves, qui soutient que les petits gestes sont importants et comptent, même s'ils ne suffisent pas. Alors je décide d'être résolument optimiste et de continuer à faire ma part !

Cette fois, il s'agit de réfléchir à la part du jetable dans l'hygiène quotidienne. Après les lingettes de démaquillage (les filles n'utilisent les cotons jetables que pour le mascara waterproof (d'usage très exceptionnel) et le dissolvant à ongles (idem) ; en gros, je dois acheter désormais un paquet de disques jetables par an, voire moins), on va passer à un sujet plus tabou :

13 novembre - 9

Pour la fabrication, rien d'exceptionnel : je me suis inspirée des tutoriels trouvés ici ou là, lu les retours d'expérience, et je me suis lancée, en prenant des serviettes du commerce comme guides pour tracer mes patrons.  J'ai commandé toutes mes fournitures chez Tiloudou : PUL, molleton et éponge de bambou. J'ai lu que certaines recyclaient de la toile de parapluie pour la face imperméable, je n'ai pas été convaincue : on ne sait pas trop avec quoi elle a été traitée. Remplacer du chimique par une autre substance louche, bof… quant aux vieilles serviettes de bain, elles sont plus épaisses et moins absorbantes que le bambou, j'ai privilégié le confort.

 

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J'ai instauré un code couleur : bleu pour la nuit, rose pour les journées normales, vert pour une protection plus légère.

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J'ai fouillé dans mon stock de chutes de cotons pour l'autre face. J'ai essayé le jersey, plus doux, et renoncé immédiatement devant la difficulté d'assembler une face en PUL pas du tout extensible, qui freine le pied, et une face extensible.

13 novembre - 4

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Maintenant, reste à convaincre les utilisatrices potentielles, qui étaient très enthousiastes avant le lancement du projet, mais le sont moins devant le résultat (“c'est grand, c'est épais, ça va tenir ?”). Pour ma part, je testerai le moment venu, quand il reviendra (?) Et on conservera le jetable pour les camps scouts, les voyages, le sport peut-être… 

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C'est tout de même plus joli qu'un paquet de N**a ou A**s, non ?

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26 octobre 2019

Il feel pretty

Allez, je partage, il n'y a pas de raison que je sois la seule à avoir la chanson dans la tête ! 

Quand les premiers froids et pluies d'automne sont arrivés, j'étais vraiment fatiguée et déprimée par des nuits entrecoupées de douleurs à l'épaule, de maux de gorge, de coups de chaud et froid. J'ai eu envie de vêtements doux et confortables, une jupe en double gaze par exemple. Et un haut pour aller avec. Après avoir passé en revue mes patrons, dont aucun ne convenait (évidemment), j'ai cherché un peu un modèle compatible avec ce tissu et trouvé beaucoup de Bohème ou Zéphyr de l'Atelier Scämmit. Par esprit de contradiction, j'ai jeté mon dévolu sur la blouse Be Pretty, cherché un peu sur la toile si quelqu'un l'avait déjà cousue en double-gaze (Non), lu attentivement les explications et décidé que ça le ferait (j'avais déjà été fort satisfaite de la blouse Barcelona). Après mon chemisier de l'an dernier (le patron absolument pas adapté à un tissu lâche), je ne courais pas grand risque ! 

Je devais justement passer commande chez Perles and Co, j'y ai donc choisi une double-gaze pailletée. J'aurais mieux fait de lire attentivement le descriptif (un peu contradictoire) qui dit « Ce tissu a naturellement un aspect froissé, ne le repassez pas même à l'envers au risque de perdre les paillettes » et deux lignes plus bas « ce tissu est reçu plié en deux par le fournisseur. Vous aurez donc un pli marqué au milieu de la laize, pour l'enlever nous vous conseillons de toujours laver et repasser votre tissu avant de vous lancer dans la couture ». OK, j'ai lavé mon tissu, je l'ai séché sur un étendoir, il a pris quelques mauvais plis, je fais comment maintenant ?

J'ai testé sur un bord : à fer moyen, sur l'envers, avec un coton léger posé dessus, les paillettes fondent. J'ai passé le fer tiède, puis laissé le tissu étendu une nuit bien à plat sur une table, les plis ou déformations se sont atténués. Au pire ça me fera une excuse pour ne pas repasser ma tenue, mais la prochaine fois, je prendrai les pois dorés ou les éventails (ah non, c'est pareil). Mais je n'étais pas au bout de mes problèmes : outre le fait que mes ciseaux n'aiment pas trop les petites paillettes, celles-ci se prennent parfois dans le trou de la plaque à aiguilles, la machine fait alors du sur-place. Et le tissage était peut-être particulièrement lâche, le tissu se déformait vraiment beaucoup. J'ai pris le parti de faire des piqures de soutien un peu partout : les têtes de manche évidemment, mais aussi les emmanchures, les bords de l'empiècement, l'encolure et ça s'est très bien passé. 

Pour info, une couture de soutien, c'est comme un fil de fronce sans les fronces : on pique sur le bord à soutenir avec la longueur de point maximale, on épingle, on coud puis on enlève le fil de soutien. C'est un peu plus long peut-être, mais on ne s'énerve pas avec des repères qui ne coincident pas ou  un excès de tissus sur l'une des pièces à assembler.
En parlant de repères, avec ce patron, tout tombe impeccablement, sauf les trois crans sur le devant des manches, dont je ne sais pas à quoi ils correspondent (et j'ai eu un doute aussi sur le devant-dos des manches, qui n'est pas indiqué), j'espère une réponse de la créatrice qui, pour l'instant, doit être en vacances…

J'ai choisi de mettre un passepoil argenté sur les bords de l'empiècement, pour bien souligner cette découpe originale qui pourrait passer inaperçue, rappeler les paillettes et empêcher toute déformation des coutures. Comme j'avais zappé, en calculant le métrage nécessaire, l'empiècement doublé, j'ai coupé celui-ci dans du voile de coton, ça m'a permis d'entoiler les bords comme il est préconisé.

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Photos faites par Marie, vite vite avant la baisse de luminosité, après une séance de jardinage intense, d'où le jean tout pourri. Les manches sont un tout petit peu trop longues et j'hésite à faire un petit pli tenu par un bouton pour resserrer les poignets.

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12 octobre 2019

Un sac pour Marceau

Je réponds au téléphone : une petite voix me demande quelque chose, mais quoi ? La liaison est tellement mauvaise que j'entends un mot sur trois. C'est un SMS qui me donnera la clé de l'énigme : Marceau voudrait que je lui couse un sac de Mary Poppins, rouge et bleu nuit. Je me suis donc exécutée, après avoir bien cogité pour couper dans mon tout petit morceau de toile bleu nuit (évidemment, un coloris introuvable chez Mondial tissus cette année). La solution était de faire les deux faces du sac en opposition, comme pour le sac d'Adrien. Par précaution, j'avais préparé les broderies des poches en même temps que la trousse pour Clarys, si bien que je ne sais toujours pas si la clé, introduite dans la brodeuse, est toujours lue par l'ordinateur (en attendant, mes adorables collègues continuent à explorer leurs fonds de tiroirs pour me fournir de vieilles clés USB de toute petite capacité — moins de 40 Mo)

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Le tissu intérieur vient de La clé des champs, qui m'avait cédé le reste du métrage après y avoir coupé la doublure d'un sac.

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Malgré la fermeture à mailles moulées (je désespère de trouver des grosses fermetures à ressort nylon), je n'ai cassé aucune aiguille et n'ai eu  déplorer qu'un doigt piqué par une épingle. Je crois bien que je n'ai même pas dégainé le découd-vite, cette fois, je m'améliore !

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