23 septembre 2019

Tenue chic

En cherchant la photo du nœud papillon cousu en décembre dernier, j'ai découvert que je ne l'avais jamais publié ! (ni photographié)

C'était une demande de Paul : que je lui couse un gilet pour aller aux Geek Fairies avec son cousin (et tant qu'à faire, qu'il puisse le porter à Noël). Il avait même fouillé dans mon sotck de tissus et trouvé une sorte de jersey noir, dont je ne connais pas le nom : en sythétique, épais, pas très extensible et côtelé (les pantalons d'équitation sont dans cette matière, il me semble ?)

Pour le gilet, j'ai pris ce patron gratuit, en me trompant bien évidemment sur la coupe du dos (j'avais omis le fait que les bordures du dos sont ajoutées), mais j'avais un grand coupon, heureusement. La légère extensibilité du tissu, alors que la doublue ne l'était pas, ne m'a pas facilité la tâche : une fois le gilet cousu et retourné, ça gondolait, alors j'ai tout décousu et recoupé un peu le bas.

23 septembre - 123 septembre - 2

Et pour le nœud papillon, j'ai simplement suivi le pas-à-pas de Barnabé aime le café, sans faire de double nœud.

23 septembre - 3

La customisation steampunk (qui complique bien les photos, déjà que le noir n'est pas facile à photographier) a été entièrement réalisée et cousue par le propriétaire de la tenue.

 

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20 mai 2019

Vite, une jupe !

Je l'ai vue passer sur les blogs des testeuses et je me suis dit que cette jupe devrait résoudre mes problèmes habituels : trop serrées aux hanches, trop larges à la taille = jupes qui me remontent sous les bras. Mais bon, est-ce raisonnable d'acheter un nouveau patron quand j'en ai tant qui n'ont pas encore été cousus ? Et puis il y a eu cette répétition, puis ce bal, où j'ai eu tellement chaud. Les deux jupes noires dans lesquelles je rentre sont pour l'hiver et j'ai le bal renaissance samedi soir ! Et puis je suis certaine d'avoir un coupon de lin noir au fond d'une caisse, je sais même à quoi je le destinais : un pantalon large d'un livre japonais, j'ai porté et reporté la toile mais jamais cousu la version définitive. Cette jupe est annoncée comme trop facile à coudre, seulement cinq pièces ! Allez, je me lance, nous sommes mardi, c'est jouable d'ici samedi (et je pourrais me coudre un haut, aussi — là, c'est mon optimisme sans limite qui prend le dessus).

Comme pour la blouse Barcelona, c'est de la couture express sur un coup de tête. Un patron aussitôt acheté, aussitôt réalisé ! Quoique… ça a commencé par mon ordinateur, qui s'est ligué avec l'imprimante pour une grève du zèle : une minute par page, le patron en fait 35, j'ai réglé leur cas en les faisant travailler pendant le dîner, non mais !

Ensuite, il a fallu assembler les morceaux. Et là, je préfère de loin les patrons à assembler bord à bord, tant pis s'il manque un petit bout des tracés, quand il faut recouper les bord des pages, c'est long et fastidieux, ensuite vient l'épreuve du collage où les feuilles ne se superposent jamais correctement (un quart de millimètre de décalage, multiplié par 7 pages, c'est beaucoup), puis le décalcage. Pour une fois, j'ai bien regardé le tableau des tailles et modifié les empiècements de ceinture : 42 en haut, 44 en bas (soupir). Tant que j'y suis, je copie aussi le patron d'un top (cette fois, pas besoin de recouper les pages, youpi) dont j'ai vu aussi maintes réalisations.

Bon, maintenant, je vais ajuster Lucie à mes mesures, séance assez déprimante car je dois pousser les réglages à leur maximum, mais ça ne devrait durer (n'est-ce pas ?)

Ah, flûte, les marges de couture sont comprises dans le patron de la jupe, je n'aime pas ça car je trouve les marges de 1,5 cm beaucoup trop larges pour mes habitudes couturesques. Je vais devoir recouper un peu les pièces, pour le patron on verra après essayage et retouches éventuelles. Je prends les restes d'un vieux drap, je coupe une ceinture et une mini-jupe, et puis le top aussi. Et puis je m'aperçois qu'emportée dans mon élan, j'ai coupé le haut au ras du patron alors qu'il n'avait pas de marges de couture, lui.

Je couds donc les pièces bord à bord, sur de fines bandes de tissu, après avoir soigneusement réalisé les pinces, descendu la pince de poitrine d'1 cm, un peu creusé les emmanchures (l'expérience). Essayage : désastreux ! Je ne passe pas les hanches, c'est trop long, ça gondole aux emmanchures (je m'en étais un peu doutée en voyant les photos des couseuses), ça tiraille de partout. On oublie ! Je vais revenir à mon cher Datura, plutôt.

20 mai - 1 C'est affreux, non ?

Pour la jupe, je respecte scrupuleusement les marges (qui ne font qu'1 cm, ouf), je pose une fermeture invisible et… parfait ! Rien à reprendre sur moi ; sur Lucie la taille baille un tout petit peu, mais Lucie est un peu raide et pas conciliante du tout.

20 mai - 9

C'est décidé, je me lance ! J'exhume mon coupon de lin, magnifique, très fin (donc transparent, il faudra doubler), un peu brillant et plus stable que ceux que j'avais travaillés jusque-là (il faut dire que je ne l'ai pas lavé, pour une fois), ce qui me facilite grandement la coupe. J'en ai suffisament pour couper une jupe de 70 cm de long et une doublure de 50 cm, c'est parfait. Et j'ai le temps, dans un mercredi habituel (séance de mésothérapie, collage de patrons, course, aquagym, copie de patrons, lessive, coupe du tissu d'essai, repassage, jardinage…) de repasser et couper mon lin, marquer les repères, passer les fils de fronces, enfiler la surjeteuse en noir et faire des essais sur les chutes. Y'a plus qu'à… acheter de l'entoilage noir, mais une nouvelle mercerie (avec une boutique en ligne, très pratique pour savoir que je vais y trouver mon bonheur à des prix raisonnables) vient d'ouvrir près de mon magasin de thés favori, ce sera ma pause déjeuner du jeudi.

Jeudi, après ma journée de travail, une visite à la mercerie-magasin de tissu-atelier (très agréable, j'y retournerai), une séance de kiné et quelques petites choses chronophages, je peux m'asseoir devant mes machines. Le modèle est proposé avec ou sans passepoil. Je pensais faire sans, mais la mercerie avait du passepoil noir irisé. Pour ne pas avoir de sur-épaisseur au niveau de la fermeture invisible, j'ai mis le passepoil uniquement sur le devant.

20 mai - 520 mai - 2

Quelques entorses au modèle (et aux explications ) : j'ai choisi une fermeture invisible et donc je ne l'ai pas posée comme prévu. Et surtout, j'ai surpiqué l'empiècement devant avant de poser la fermeture (faire l'inverse me semble inutilement compliqué !).

20 mai - 6  Pas mal, l'alignement, n'est-ce pas ?

L'envers : ma jupe serait presque résersible (oui, le lin, ça se froisse, surtout que je l'ai portée toute une soirée)

20 mai - 7

Enfin, une jupe qui ne baille pas à la taille, sans être serrée !

20 mai - 320 mai - 4

Bien évidemment, je n'ai pas eu le temps pour le haut !

 

20 mai - 8

 

 

 

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26 février 2018

Éliminée !

Si j'avais participé à Cousu-main, je serais éliminée ! J'ai additionné les bêtises sur cette jupe. Une fois mes six panneaux assemblés, j'ai posé la fermeture invisible. Et puis j'ai coupé et cousu la ceinture, commencé à la replier… et j'ai vu le problème : la fermeture devait démarrer en haut la ceinture, pas au-dessous !  Alors j'ai décousu ma fermeture, et puis je l'ai recousue… sur l'envers ! (la faute à la ceinture, piquée initialement du mauvais côté). Alors j'ai décousu… (dans du noir, heureusement qu'il faisait beau). Allez, un coup de fer, on respire et on recommence. Couture de la ceinture, repli, bâti et surpiqûre… sans fil de canette. Bon. Bobinage, renfilage, surpiqûre et… les 3/4 de la ceinture intérieure ne sont pas pris dans la couture ! Là, j'ai un peu lâché l'affaire et j'ai tout bonnement refait une piqure à 1 mm de la première, je ne me voyais pas défaire une couture serrée, surtout le soir.

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L'alignement n'est pas parfait non plus, on ne gagne pas à tous les coups.

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À côté de cela, l'ourlet a été une promenade de santé : ça y est, j'ai dompté le pied ourleur, reste la difficulté du passage des coutures, mais ça s'améliore peu à peu.

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Cette viscose fluide (un peu fuyante) a un toucher peau de pêche très agréable, mais ça la rend impossible à photographier ! J'ai essayé avec deux appareils puis cédé : ce sera gris (alors qu'en vrai, c'est un noir profond). Pas de photo portée, la destinataire est au Salon de l'agriculture et de toutes façons, je ne pense pas réussir à la persuader de se mettre en jupe ces jours-ci, même pour 5 minutes (tiens, revoilà la neige !).

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18 août 2017

Pour son anniversaire…

J'avais tout d'abord opté pour de l'utilitaire : le vélo, ça use les caleçons et la plupart des siens ne sont qu'une série de trous reliés par une ceinture ! J'ai donc profité d'une promo pour faire le plein de caleçons et chaussettes, en attendant une idée plus festive.

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Et puis, en cherchant du tissu pour une trousse (que je n'ai donc pas encore cousue…), j'ai trouvé cette toile plastifiée que j'avais achetée il y a un moment, pour lui, probablement. Et là, m'est revenu en tête l'état de son sac de voyage (bien plus âgé que lui, il faut le dire). Aussi usé que ses caleçons !

Aurore m'a aidée à choisir les broderies, j'ai sorti mon patron fétiche, réduit un peu les dimensions (sinon, il emporte le contenu de sa chambre) et coupé, brodé, cousu… et photographié toutes les étapes, donc un pas-à-pas va suivre d'ici une dizaine de jours.

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(je me suis un peu loupée pour placer le nuage !)

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 il a une bonne tête, ce dragon, non ?

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Deux anneaux pour ajouter une bandoulière si besoin.

L'interessé est rentré de vacances hier, très tard, donc nous avons fait la fête avec un jour de retard, avec concert de ses sœurs (Aurore, qui avait débuté la guitare cet hiver en suivant les tablatures de Diapason et quelques vidéos, a perfectionné son jeu, au point de jouer à la messe samedi dernier !)

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Et un gâteau praliné-courgette, décoré par Marie en reproduisant le motif du Papillon d'Art !

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Il était content ! (mais il a dû refaire ses bagages…)

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03 juillet 2017

Premier bal

Un bal de fin de collège, vraiment ? J'étais étonnée lorsqu'elle me l'a annoncé, puis je me suis demandée si j'aurais le temps de lui coudre une robe ; oui, certainement, à condition de choisir un patron déjà cousu et un tissu en stock. Sauf que la demoiselle a des idées bien arrêtées et que le collège avait fixé les règles : noir ou blanc, avec une touche de rouge. Finalement, elle est allée faire quelques essayages avec sa sœur, est revenue avec une sélection de robes à un prix si bas que ça ne valait pas la peine de les coudre.

Ce n'est que mercredi que nous avons trouvé un peu de temps pour nous rendre au magasin toutes les deux… c'était le premier jour des soldes : déjà plus toutes les tailles en rayon, 20 minutes d'attente pour la cabine d'essayage et autant pour le passage en caisse, une robe vraiment mal coupée, l'autre trop moulante… nous avons opté pour la mal fichue (vraiment : le devant pendait lamentablement ou bien lui remontait jusqu'au nez, pas pratique pour nouer les liens !) mais, à moins de 10 euros, je devais pouvoir en faire quelque chose.

Robe H&M

Deux heures plus tard, un maniement de découd-vite délicat en raison de la matière (mousseline de polyester), quelques essayages, un passage d'élastique, un raccourcissement de volant, voilà la robe transformée. Et ma fille aussi, beaucoup !

2 juillet1

 

 

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27 avril 2017

Déguisement

Pour ma nièce aux demandes improbables, souvenez-vous (elle fait un concours avec Aline). Cette fois, elle voulait une tenue de ninja, et je n'avais aucune idée de ce qu'est un ninja (à part les tortues, mais là, ça dépasse mes compétences couturières). Bon, consultons le grand internet « Ninja est un terme japonais moderne, servant à désigner une certaine catégorie d'espions, actifs jusqu'à la période d'Edo ». Bien, et comment est habillé un ninja ? Eh bien, ce n'est pas évident ! J'ai retenu certaines constantes : du noir, une cagoule, un kimono, avec ou sans couleurs, pantalon large ou ajusté…

Je suis donc partie sur un patron de leggins (ottobre), un tee-shirt à manches longues sur lequel j'ai adapté un col montant et deux devants croisés pour un effet "faux-deux-pièces" et ce patron de cagoule. Rien de très compliqué, mais j'ai dû pas mal réfléchir au montage du devant pour ne pas prendre les bandes rouges dans l'encolure.

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La Miss a complètement oublié sa "commande", j'espère que ce déguisement correspondra à ses désirs et l'accompagnera durant de longues heures de jeu ! Et je lui souhaite un joyeux anniversaire, 10 ans déjà !

 

 

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18 juin 2015

Toujours du noir…

… l'avantage, c'est que je n'ai pas besoin de ré-enfiler machine à coudre et surjeteuse. Mais là, il s'agit d'un projet au long cours.

C'est Élise qui m'a appelée, en février, pour me demander si je voulais bien l'aider à confectionner un kigurumi de Krokmou. « Heu, tu peux m'en dire un peu plus ? » ; bon, en gros, un déguisement de dragon pour qu'elle puisse se rendre à la Japan expo en juillet.

Passons sur le fait que la jeune fille ne sache pas tenir une aiguille et soit gauchère (oui, ça complique un peu la chose, surtout pour couper le tissu, pour épingler, pour continuer à coudre à la main lorsque j'ai commencé le travail…). Nous sommes parties du patron de lapin, taille 10 ans (je vous avais dit que ça taillait grand) dont il a suffi de rallonger bras et jambes. Et ensuite, ça n'a été que des ajustements faits au fur et à mesure, des changements de programme (les ailes en molleton, c'est une mauvaise idée, trop lourd, rachetons donc de la doublure plutôt), des difficultés à surmonter (le simili-cuir fin impossible à coudre à la machine ? Eh bien elle a rentabilisé les minutes passées dans la salle d'attente du kiné et appris à coudre à la main du même coup). L'armature des ailes a été une vraie question… une amie costumière m'avait suggéré de la corde de piano, bien, mais quel diamètre ? Finalement, j'ai choisi les baleines, métalliques pour le haut des ailes, nylon, à coudre pour les nervures ; sauf qu'une fois chez Fil 2000, j'ai appris que le fabricant des baleines que j'utilise depuis des années (entre autres, pour renforcer le haut des sacs à déchets verts afin qu'ils restent gentiment ouverts quand je veux y mettre feuilles mortes ou branches coupées) a cessé son activité et que les nouveaux matériaux sont nettement moins rigides (certainement plus confortables pour des corsets, mais moins adaptés à mes détournements d'usage).

Et puis la baleine nylon, bien droite sur l'échantillon (forcément, agrafé sur le comptoir depuis des sièces, il a eu le temps de s'aplanir) était toute tire-bouchonnée. Là encore, aucun souci pour la coudre dans un corset, mais pour des ailes de dragon, c'est une autre histoire. J'ai donc enroulé ma baleine à l'envers autour d'une casserole et l'ai laissée là toute une semaine.

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Ouf, ça marche ! 

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Il m'a fallu sortir des outils bien peu conventionnels pour la confection des ailes

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La baleine nylon étant impossible à épingler, j'ai dû la bloquer entre deux rangées d'épingles pour l'empêcher de glisser

17 juin01

et finalement, je suis arrivée à des ailes qui se tenaient à peu près toutes seules

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Mercredi après-midi après mercredi après-midi, nous sommes venues à bout de la "combinaison", des petites oreilles de la capuche, de la queue. Nous avons cogité, épinglé, dessiné, cousu, décousu, façonné, tout en écoutant Guillaume Galienne nous lire Flaubert, Rabelais, Shakespeare, Colette, Pasternak…

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La plupart des écailles (en simili cousu à la main) sont sous les ailes, dommage ! (parce que contrairement au vrai dragon, celui-ci n'a pas d'ailes repliables)

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Reste à voir si ce costume en molleton noir et de presque 2 mètres d'envergure sera adapté pour parcourir les allées d'un salon surpeuplé (sans parler de la queue sur laquelle tout le monde va marcher)… mais j'ai mis en garde la jeune fille au tout début, elle a fait son choix : on est fan ou on ne l'est pas !

17 juin0517 juin10

Le principal, c'est qu'elle soit contente du résultat. Nous avons passé de bons moments, même si j'ai eu quelques doute parfois et de grands moments de solitude, comme l'ajout de dernière minute de velcro au niveau des épaules, pour ne pas forcer sur les baleines : il ne me restait que du velcro autocollant, qui n'a fait que bloquer l'aiguille, empêcher le point de se former, m'obligeant à coudre avec la bouteille de dissolvant et les coton-tiges à portée de main, tout en tenant l'ensemble des ailes baleinées sous le pied de ma machine et devant ruser pour coudre les rectangles sans tourner le tissu, le bras libre intégral n'ayant pas été inventé (je vous informe donc qu'en mettant la pression du pied à zéro et en tirant bien fort, on peut tout à fait coudre latéralement, l'envers n'est même pas moche)

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11 juin 2015

Encore du noir…

… mais égayé par un papillon. Notre futur étudiant avait besoin d'un ordinateur pour l'an prochain, et qui dit “ordinateur portable” dit “housse” de protection, cousue maison bien évidemment. J'avais justement un morceau de simili-cuir noir dont je retardais l'usage, éffrayée par les commentaires sur ce type de matière qui ne glisse pas sous le pied. J'avais pu expérimenter la chose en tentant d'appliquer  des ronds de simili-cuir fin (pour l'habillement) sur du molleton pour le projet d'Élise : machine qui fait du sur-place, simili qui se déforme ou bouge pendant la couture, une horreur ! J'ai donc été très agréablement surprise par cette nouvelle expérience : le simili que j'ai acheté est destiné à l'ameublement et s'est très bien comporté. Le plus compliqué a été la broderie (en revanche, ma brodeuse, qui commence à faire des chutes et hausses de tension brutales, a détesté, la broderie est pleine de boucles et de nœuds au-dessous, ce qui ne gêne en rien le résultat final) et la gestion des épaisseurs (simili épais + molleton + doublure + fermeture-éclair)

11 juin1

La fermeture est récupérée d'un ancien sac à dos.

11 juin2

Et comme Paul a choisi comme emblème de son blog tout neuf * un dessin de papillon, il a orné de stickers son ordinateur pour ne pas le confondre avec le nôtre et m'a demandé une broderie sobre de papillon (je m'attendais peu à cette demande !)

11 juin411 juin3

* J'ai dit que je lui mettrai un commentaire quand il aura corrigé un peu de ses nombreuses fautes d'orthographe… on ne se refait pas. Et s'il n'y a pas de faute dans son dernier post, c'est normal : c'est moi qui les ai corrigées quand il a eu le dos tourné.

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15 mai 2015

Noir c'est noir…

Je vais faire comme ma copine La clé des champs et donner des titres de chansons à mes posts ! (je crois que j'aurais du mal, j'en connais beaucoup moins qu'elle)

C'est un tissu que j'avais acheté sur un coup de tête pendant que Paul passait l'oral du bac de français à Saint-Germain. Je me doutais bien qu'il serait difficile à coudre, c'est un jean épais et très raide… il a donc séjourné presque deux ans dans une caisse. Mais voilà, je devais tester le patron de pantalon de Casual wear, alors je me suis lancée, sans faire de toile cette fois. J'ai juste posé les pièces du patron sur un pantalon du commerce, rallongé et rétréci un peu les jambes.

J'ai pris mon temps : un mois, en cousant par petites étapes. Comme j'avais du mal à distinguer l'endroit de l'envers, certaines pièces cousues le soir ont dû être décousues le lendemain. J'ai également repris l'empiècement du dos (le jeune homme est cambré, comme sa maman)

15 mai1115 mai06

 

Ce genre de couture ne va pas sans dommage collatéral :
la surpiqûre du côté a été fatale

 

Ma surjeteuse a calé dans les épaisseurs, comme je m'y attendais,
mais elle a surtout eu du mal à digérer le tissu employé pour les poches
(un chambray en modal) qui a été haché par le couteau

15 mai10

Pour les passants, j'ai employé un coton plus fin, jamais je n'aurais pu coudre la ceinture autrement

15 mai08

vous avez vu mon beau raccord ?

Contre toute attente, la boutonnière est passée comme une lettre à la poste, enfin, presque, parce que je l'ai placée sur le haut de la ceinture afin de ne pas avoir la sur-épaisseur de la valeur de couture quand même. Sur une suggestion de La Punaise, j'ai réglé la pression du pied à 1, mis une couche d'intissé au-dessous et c'était bon (sauf que ce tissu s'effiloche beacoup, mais là, je n'y peux rien)

15 mai0515 mai04

En revanche, le défi de la braguette n'est pas encore surmonté : elle est trop étroite et baille un peu, pourtant j'ai tout bien pris les mesures du patron… comment faire pour que ça "croise" plus ?). Seule modification : la parementure que j'ai coupée avec le devant du pantalon ; il est prévu une pièce à part mais rajouter une couture à un endroit où l'on a déjà pas mal d'épaisseurs me semblait une mauvaise idée (et je n'ai jamais vu un pantalon du commerce cousu ainsi)

15 mai09

 

Pour la déco des poches, j'ai fait sobre : la fantaisie sera pour une autre fois

 

15 mai0715 mai03

Bilan : un peu serré (mais avec du lycra, je suis sûre que ce serait parfait), ça taille donc un peu petit comme la chemise ; j'aurais dû laisser les jambes comme elles étaient, il faudra remonter légèrement la taille (cette mode des tailles basses, quelle plaie !), mais une fois encore, je suis satisfaite de mon acquisition : les explications sont claires et après quelques retouches, j'aurai un patron de base parfait pour habiller le fiston (et son père, mais là, je ferai peut-être une toile avant car j'ai de sérieux doutes sur le peu de différence entre les tailles 38 et 42)

15 mai0115 mai02

Petite remarque par rapport au patron : il m'a suffi d'à peine plus d'un mètre de tissu (on est loin des 1m60 à 2m30 préconisés) sans mettre les jambes tête-bêche !

 

 

 

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19 mai 2014

J'ai pris un coup de vieux !

Non, ça n'est pas de voir ma grande devenir une belle jeune fille, ça le le savais déjà (quoique, après 4 semaines de tenue de travail si peu seyante et de mains noires aux ongles incrustés de terre impossible à enlever, je la trouve changée), mais la confection de cette robe m'a encore valu pas mal de cheveux blancs (je sais, j'en ai déjà tellement !).

Il y a eu pas moins de 3 prototypes, avec retouches du patron à chaque fois. La coupe de ce tissu glissant, qui se déforme, a été terrible, la couture très pénible. Il y a une quinzaine d'années (oui, c'est ça, Marie ne marchait pas encore), j'étais partie une semaine en gîte en emportant machine à coudre et tissus, dont un fameux voile de polyester… une semaine plus tard, malgré les siestes des petits, j'avais réussi à coudre la moitié d'un chemisier et m'étais promis de ne jamais y retoucher ! Je dois reconnaître que ce tissu est solide et ne nécessite pas de repassage, ce sont ses seules qualités, mais qu'est-ce qui m'a pris de l'acheter sur le marché il y a quelques semaines (son prix, certainement) ? Surtout que c'était gagné d'avance, que Marie, en fouillant dans mes sacs, me demande « Tu peux me faire une robe avec ce tissu ? »

19 mai119 mai4

Le crêpe qui m'a servi pour la doublure s'est avéré beaucoup plus agréable, ne glissant presque pas et ne s'effilochant pas non plus.

Patron maison, donc (et je constate que la taille aurait dû être un peu plus haute dans le dos, ça plisse un peu), robe toute cousue envers contre envers, le plus dur a été de trouver comment faire les fameuses manches froncées : j'ai passé un ruban organza entre les deux épaisseurs, l'ai calé entre deux fils de fronces puis froncé et tendu le ruban avant d'y coudre les fronces en zig-zag pointillé. Ainsi, pas de risque de voir cette couture se défaire. La pose de la fermeture invisible a été aussi un peu casse-tête, j'ai commencé par fixer la jupe au dos du corsage sur quelques centimètres afin de pouvoir coudre la fermeture à plat (les côtés de la robe n'étaient pas fermés) et évidemment, au premier coup, je me suis retrouvée avec un tour dans la fermeture !

19 mai3

 

 

Ah, finalement, le repassage ne sera pas superflu…

Les tissus pris indépendament étaient très transparents, mais les deux superposés font un effet "polarisant" parfaitement opaque, c'est parfait !

 


 

La jeune fille n'a pas intérêt à reprendre les 4 kg perdus lors de son stage, c'est bien ajusté et je ne ferai pas de retouches ! Pour les bleus sur les jambes en revanche, on pourra s'en passer…

 19 mai2

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