24 avril 2019

Recyclages utiles

Vous avez probablement comme moi de petits morceaux d'élastique de moins de 10 cm que vous hésitez à jeter ? Voici deux idées pour les utiliser.

Lorsque je pique à la machine, je ne sais jamais où poser mon coussin à épingles. Il tombe régulièrement, entraîné par un pan de tissu. La semaine dernière, je me suis aperçue que mon petit coussin carré s'emboîtait parfaitement dans le couvercle de ma machine à coudre. J'ai commencé par y passer un cordonnet, que je nouais au dos. Mais très vite, les épingles s'y sont accumulées, et les reprendre à cet endroit pour épingler mon ouvrage n'était pas très pratique. Il me fallait un coussin amovible. Un bout d'élastique cousu au dos et le tour est joué, je peux installer mon pique-épingles sur la machine en deux secondes, puis le remplacer par un autre, vide, lorsque c'est nécessaire (pourquoi il m'aura fallu 6 ans à ramasser des épingles par terre sans penser à cette petite couture rapide et toute simple, cela reste un mystère…)

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Pour fermer un carton solidement, mais pouvoir le rouvrir à tout moment, le ruban adhésif n'est pas idéal. J'avais l'habitude de nouer un ruban assez large, mais j'ai parfois du mal à le nouer assez serré lorsque le carton est très plein. Un ruban (ou ici, une bande de tissu plastifié) de quelques cm de moins que le périmètre du carton cousu à un petit morceau d'élastique, voilà une fermeture de carton durable et amovible.

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12 septembre 2017

Du neuf avec du vieux #3

Le 10 août dernier, je parlais de ces chemises élimées, dont j'ai déjà retourné les cols, transformé les manches longues en courtes, et dont les pattes de boutonnage s'effilochent à présent sur les bords… irrécupérables en tant que chemises, mais le tissu est encore bon, et tout doux à force d'être lavé. J'envisageais de les transformer en caleçons mais il me manquait de la surface. J'ai coupé les pans au niveau des coutures de côté, recoupé l'empiècement du dos (qui est doublé) en deux bandes de tissu que j'ai intercalées entre les devants et dos de la chemise, avec des coutures anglaises. Après avoir décousu la poche, j'ai obtenu un coupon de tissu tout juste assez grand pour couper mes deux pièces de caleçon. Évidemment, je n'ai pas cherché à faire de beaux raccords. Cette opération serait impossible avec des chemises à coupe cintrée et sans pli au dos…

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J'ai également réutilisé les boutons ; quant à l'élastique, je l'ai décousu sur un vieux boxer troué de Paul. Zéro dépense (si ce n'est du temps et quelques mètres de fil) !

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Je pense que je vais faire un tour dans la penderie, ça me permettra de récupérer quelques cintres et de remplir le tiroir à caleçons. Dans la file d'attente de ma chaîne de recyclage : deux chemises dont les manches doivent être raccourcies (c'est une maladie d'informaticien, de déchirer ses chemises au-dessus du poignet ?), deux chemises à transformer en caleçons, trois caleçons qui partent aux chiffons (je devrais peut-être jeter quelques chiffons trop vieux ?)

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05 janvier 2017

Du neuf avec du vieux #2

… et si ça pouvait s'arrêter là, j'en serais ravie !

Début novembre, j'ai refait l'extérieur de mon sac de tous les jours car la toile choisie partait en morceaux après 15 mois d'usage.
Le rabat est bordé par un biais, or un biais en coton s'abîme assez vite, surtout à l'endroit où frotte la sangle. J'avais tenté la toile de montgolfière la première fois : résistante, sans aucun doute, mais pas du tout extensible dans le biais, elle plissait dans l'arrondi. Et les coloris que j'avais juraient avec mon simili aquamarine, j'avais donc pris du biais simili Cuero chez Ma petite mercerie, presque raccord en couleur avec le Karia.

Quelques jours plus tard, je remarque de petits éclats à l'endroit de la sangle : le revêtement s'est écaillé. Un peu contrariée j'envisage d'essayer le vernis à ongles (Marie doit avoir une couleur similaire) ou de recouvrir cet endroit par une autre matière… du cuir ? du satin ? Occupée à coudre des déguisements, je remets l'opération à fin décembre. Mais au fil des jours, c'est un peu partout que le biais s'est écaillé, et pas qu'un peu :

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En revanche, côté sac, je suis vraiment ravie du simili Karia, après 2 mois d'usage, de frottement contre mon manteau, contre le mur du jardin ou le portillon de la gare, de tiraillements quand il reste coincé, il est resté impeccable, à peine quelques salissures qui s'effacent avec un chiffon humide et un peu de savon. J'espère que ce sera ainsi pendant très longtemps !

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Après réflexion, j'ai décidé que le biais était inutile et que je pouvais coudre le rabat endroit contre endroit, puis le retourner. Ce que j'ai fait (du coup, il aurait fallu le couper avec des valeurs de couture…) Mais je me demande à quoi peut bien servir le biais simili, s'il ne peut être cousu sur un sac, ou sur un vêtement. À orner un coussin sur lequel personne ne se frottera ?

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(en attendant, c'est malin j'ai été OBLIGÉE de commander ce simili en d'autres couleurs !)

 

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07 novembre 2016

Du neuf avec du vieux

Alors que nos sacs de voyage sont impeccables (ils ne servent pas très souvent, certes, mais ne sont pas ménagés, lourdement chargées, tassés dans le coffre et posés à même le sol), mon sac bleu, cousu dans la même toile plastifiée, avait triste mine ces derniers mois. Dès le début, j'avais trouvé la toile bleu azur beaucoup plus raide que les autres coloris. Au bout de 15 jours, déjà, des marques étaient apparues aux endroits qui plient. Peu à peu, ces marques se sont transformées en éraflures, puis en trous.

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Après avoir constaté la très bonne qualité du simili-cuir d'ameublement (acheté chez Eurodif ou Reine — devant le magasin) avec lequel j'avais cousu la housse d'ordinateur de Paul (pas la moindre marque de frottement, juste une petite éraflure dans un angle, alors qu'il le transporte tous les jours sans ménagement), j'ai décidé de refaire l'extérieur de mon sac dans cette matière. Mais Eurodif ne propose que peu de coloris (blanc, noir, beige, gris) et Reine ne vend qu'un mètre minimum (et puis, il faut trouver le temps d'y aller). J'ai donc commandé un petit métrage de simili-cuir bleu azur chez Rijstextils, avec l'idée de découper un ovale autour de la broderie et de l'appliquer sur le rabat du sac.

Hélas, si le coloris était bien le même que celui de leur fameuse "toile à pouf" d'origine, la qualité n'y était pas : simili-cuir très fin, sans tenue, avec un aspect “plastique” ou “skaï des années 70” vraiment moche. Après pas mal de tergiversations, pesée d'une chute de simili puis règle de trois pour calculer le poids au m2, je me suis décidée pour le simili-cuir Karia de Ma Petite Mercerie (la possibilité d'acheter par multiple de 10 cm avec un minimum de 20 cm a pesé lourd dans la balance). J'ai choisi un ton un peu plus foncé (aquamarine, mais il ne se fait déjà plus…) car le bleu azur jurait parfois avec mes vêtements ! Pour information : j'ai également vu ce simili-cuir chez Toto, à Paris.

J'ai décousu soigneusement mon sac, afin de récupérer tout l'intérieur et ses poches sur mesure, la sangle et les aimants J'ai hésité un moment sur le fait de récupérer la broderie, mais le contour en était abîmé également, et puis comment faire pour entourer l'appliqué ? Finalement, j'ai tout refait et je ne regrette pas les deux heures que j'y ai passées : la broderie est très belle ! (je récupérerai quand même la broderie d'origine pour une trousse, je ne peux pas me résoudre à la jeter

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La poche extérieure avait souffert elle aussi (le coton imprimé "plumes" était assez fin), je l'ai donc remplacée par une poche en simili beige.

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Je n'ai pas de pied teflon (mais je vais peut-être investir…). J'ai tenté le masking-tape collé sous le pied, pas mal mais il se décolle assez vite. Le meilleur résultat é été obtenu en insérant une petite bande de papier sulfurisé le long de la couture ; une pince à épiler pour enlever les petits morceaux qui résistent et le tour est joué ! J'ai corsé la difficulté en achetant du biais simili pour border le rabat (le biais en toile parachute utilisé précédemment avait bien tenu le coup, mais les coloris que j'avais n'allaient pas et il avait plissé dans les arrondis. Je redoutais le pire, ayant même envisagé de chauffer le biais simili avant de le courber le long d'un carton, mais il s'est très bien comporté.

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 Une fois le sac terminé, je l'ai rempli soigneusement, mais quelque chose clochait dans les arrondis… ahem ! Je devrais m'équiper en pinces clover également ! Il m'a fallu, au moment de partir, découdre le fond de la doublure pour récupérer cette épingle.

Je n'en suis pas encore à compter les épingles comme les compresses au bloc opératoire, mais je fais très attention quand je couds pour un bébé : lorsque Paul avait quelques semaines, il dormait dans une petite turbulette cousue par une amie. En le prenant, je me suis piqué la main : une épingle était restée… je ne l'ai jamais dit à la couturière qui s'en serait énormément voulu !

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Et voilà ! Et si je vous dit que dès le lendemain, j'avais un compliment de la part d'une contrôleuse SNCF ? (qui a d'abord vu que j'avais une housse de Kindle cousue main, avant le sac)

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