21 août 2017

Ainsi font, font, font…

Je craignais un souci à la livraison de notre commande (gagné, à ce jeu-là, on gagne à tous les coups : retard de 3 jours — repoussant les travaux d'une semaine — et plan-vasque cassé en deux dans son carton)

19 août - 5

Je craignais que le poids du meuble (74 km tout compris) pose problème avec nos murs en carton… nous avons bien passé 20 minutes à hésiter sur la taille des chevilles à prendre. Mais une fois le meuble monté et posé contre le mur, tout son poids repose sur ses deux pieds (en revanche, j'aurais moyennement confiance en un montage suspendu, or les pieds sont en option). Et je suis beaucoup plus détendue depuis que j'ai appris qu'Aurore montait à genoux sur l'ancien meuble, suspendu au mur celui-ci, pour atteindre l'étagère au-dessus.

Je craignais un montage compliqué… les schémas sont encore plus précis que ceux du géant suédois

Les avis mentionnaient que l'eau tachait le bois (un peu gênant, pour un meuble sous-vasque), un essai  sur une face cachée plus tard, oui, le bois fonce un peu, mais ça disparaît au séchage… pour plus de sécurité, nous passons deux couches de vitrificateur, de toutes façons nous venons d'en acheter un bidon pour refaire l'escalier.

Je craignais une galère sans nom pour raccorder les évacuations et les robinets… niveau découpe des tuyaux PVC et ajustement pour arriver en face de la bonde, c'était presque un jeu d'enfant ! Il faut juste acheter les bons éléments, et il y a du choix ! Raccords coudés (à 87,5°, attention, c'est précis), raccords droits, raccords à 45° (on en met deux bout à bout et on décale le tuyau de 3 cm vers la droite), un tube de colle est c'est tout.

19 août - 1 (vers la droite, on a dit !)

Ce que je ne craignais pas, c'était le problème du siphon ! Première visite vendredi : avant de prendre livraison de nos meubles, nous achetons les robinets, la visserie et nous demandons conseil au vendeur plomberie pour les siphons. Erreur ! 

Deuxième visite samedi : échanger la vasque cassée (dans un autre magasin, sinon on attendait 15 jours de plus), changer les chevilles, acheter le silicone oublié la veille. On y a passé un temps fou, ce magasin était immense (plus une bonne heure de trajet).

19 août - 8

Troisième visite dimanche : le tuyau PVC, les coudes, les raccords, impossible de prévoir, avant d'avoir monté le meuble, ce qui était à modifier.

Et une fois le meuble monté, la vasque posée dessus, la bonde installée, on essaie le siphon et… il faudrait faire un trou dans le mur pour l'installer, ou enlever le tiroir du meuble ! Le siphon "gain de place" prend une place folle. Retour chez le Monarque Enchanteur, pour raporter nos siphons et en acheter deux autres d'un modèle différent. Fin des opérations pour ce jour-là, après avoir monté-descendu les escaliers 350 fois et nous être contorsionnés dans tous les sens, avoir transporté plusieurs fois la vasque et le meuble, nous avons besoin de repos  et on ne fait rien de bon quand on est fatigué.

19 août - 7

Mardi matin, pleins d'espoir, nous commençons à mesurer nos tuyaux… ah, y'a comme un défaut ! La sortie du siphon arrive juste en face de la barre qui tient le fond du meuble. Dans le magasin, ça semblait bon pourtant, mais ça se joue à trois petits cm. C'est là qu'arrive l'éclair de lucidité : nous n'avons pas jeté les anciens siphons chromés, sont-ils récupérables ? Eh oui, et ils ont les dimensions parfaites, en plus. Un petit bain de jouvence dans du vinaigre blanc et les voilà presque neufs ! 

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Étape découpe d'un bout de tuyau, emboîtage du raccord, vérification des mesures, collage a été d'une simplicité enfantine. Arrive le moment tant redouté du raccordement des robinets. Bon, déjà, l'installation ancienne étant ce qu'elle est, les raccords sont à visser derrière le fond du meuble, situé à 10 cm du mur.

19 août - 2

C'est là que le système D entre en action : avançons le meuble de 15 cm, en le calant avec les emballages des robinets, quitte à demander de l'aide de voisins musclés pour raccrocher l'ensemble sur ses supports. Ensuite, eh bien, quand c'est pénible, c'est pénible jusqu'au bout : 2 robinets = 4 arrivées d'eau + raccord intermédiaires = 8 joints et autant de probabilités de fuite. Et donc une fois l'eau remise… pschitt ! Aurions-nous cassé une soudure ? (l'eau, coulant le long du tuyau, semblait sortir de là, effectivement). Une fois les bouchons remis en place et les flaques épongées, tout va bien. Et deux flexibles sur quatre ne fuient pas, donc c'est un problème de serrage.

19 août - 11

Et donc… 5e visite au magasin, pour rapporter les siphons et acheter des joints neufs pour les raccords qui fuient (oui, les joints étaient neufs, mais si on dévisse un raccord mal serré, on change le joint, règle n°1 de la plomberie. Entre-temps, nous avons enlevé les colliers de serrage des tuyaux, ce qui nous donne un peu plus de jeu pour tourner nos clés. Fin de l'épisode fuite des arrivées d'eau.

19 août - 10 

Passons à la suite : remettre le meuble en place, sachant qu'il ne demande qu'à basculer vers l'arrière et que nous n'avons plus aucune prise. Il ne veut pas se raccrocher, rien à faire, les crochets restent obstinéments bloqués 1 cm trop bas, impossible de rapprocher le meuble du mur, évidemment les patins sous les pieds en ont profité pour se décoller. Je propose d'aller chercher le cric mais l'obstination masculine étant ce qu'elle est : non, ce sera trop long ! … 1h plus tard, nous descendons chercher le cric. Forcément, les fixations de la trappe de roue de secours sont grippées. Aidés du cric, nous levons légèrement l'arrière du meuble et à force de jurons, il est enfin en place.

19 août - 6 (Là, c'est quand aller aux toilettes au mileu de la nuit s'apparente à un parcours d'obstacles)

Passons à l'installation des bondes et des siphons, on y est presque, là (que nous croyons, naïfs que nous sommes). Vissage des bondes, vissage des siphons et… fuites. Et puis les bondes restent bloquées une fois sur deux, puis 2 fois sur 3, puis 9 fois sur 10. Stop, il est 20h, Marie est rentrée de camp et nous l'avons à peine aperçue, on se calme et on remet le problème à plus tard.

Mercredi, donc, le vendeur Salle de bains, au téléphone, m'a dit qu'il me trouvait un peu agacée… Je lui ai énuméré les étapes qu'il avait loupées (il n'était au courant que du retard de la commande et du problème de siphon), il m'a promis de me donner des bondes de meilleure qualité, tout en admettant que vu le prix du robinet, il fallait forcément qu'il y ait économie quelque part (d'un autre côté pourquoi vendre la bonde avec le robinet ?). Je me suis déplacée une sixième fois, nos bondes tout plastique ont donc été remplacées par des tout-métal, on a serré, rempli et vidé les lavabos, serré, rempli, vidé, re-serré…

Et devinez ? Ça fuit encore un tout petit peu ! Oh, presque rien, une ou deux gouttes et jamais au même endroit, une bonne heure après vidage, incompréhensible (au pire, ça coulera sur les serviettes-éponges rangées dans le tiroir du bas).

Il ne restait que le miroir : 2 vis à fixer au mur, à 118 cm de distance, facile ? Mais non ! Parce que la perceuse a légèrement dévié sur le bord du carrelage, que les vis étaient distantes de 118,3 cm, que les fixations ne permettent pas cette approximation. 90 minutes d'essais-erreurs, le miroir à bout de bras (avec l'aide de Marie, heureusement), avant de réussir à l'accrocher des deux côtés. Et puis le système d'allumage "sensitif" (Je n'ai rien compris au schéma de la notice, apparemment il suffit de passer la main au-dessous pour que ça s'allume-s'éteigne) s'est cassé dès que je l'ai touché. Pas grave, il est bloqué en position ON et l'arrivée électrique est commandée à la base par l'interrupteur à l'entrée de la pièce, j'ai remplacé le petit disque de plastique transparent par un cache-vis restant de la cuisine. Ça y est, je crois qu'on peut se reposer !

19 août - 9

 

 

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01 août 2017

6 jours seulement

Je m'attendais à 15 jours de travaux, aussi ai-je été heureusement surprise de trouver, mardi, les murs remontés et la moitié du sol carrelée.

Avant, nous avions donc ça :

Un sol aussi glissant qu'une patinoire dès qu'il était mouillé, une baignoire aux côtés inclinés qui rendait la douche périlleuse, aux poignées desserrées qui laissaient passer l'eau (et je rappelle que j'ai un grief personnel contre l'une d'elles), une cuvette de WC dont une fixation était cassée au ras du sol et l'autre impossible à dévisser (vis rongées), une vasque de lavabo fêlée par la chute d'un flacon de parfum (nous n'avions pas remarqué que l'étagère au-dessus était en pente) et impossible à remplacer de par ses dimensions hors normes, un petit espace au bout de la baignoire juste un peu plus étroit que le balai de l'aspirateur — ça semble un détail mais c'est très pénible au quotidien. Nos voisins venaient de faire refaire leurs sanitaires (un gros chantier de plus d'un mois) et étaient fort satisfaits de leur entreprise de plomberie. J'ai donc fait établir un devis, non sans peine… je recevais un bout de devis, puis un autre, il manquait toujours quelque chose, j'avais l'impression que notre dossier était éparpillé dans tous les ordinateurs de l'entreprise, la responsable oubliait régulièrement ce que nous avions décidé et me reposait infiniment les mêmes questions. De notre côté, il y a eu quelques changements d'avis aussi, forcément. Enfin, début mai, nous avons signé, envoyé un chèque puis… plus rien (enfin si, le chèque avait été retiré). Et lorsque j'ai téléphoné tous les deux jours, j'ai enfin obtenu une date, qui ne pouvait mieux tomber : début des travaux le 24 juillet, pendant la semaine de vacances de Guillaume (pendant ce temps, il a refait les boiseries des chiens-assis).

Après la casse des murs, donc, il y a eu montage de placo et modification de la plomberie (la baignoire a été déplacée)

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Mercredi matin, le plombier me réclamait les plans pour le carrelage mural : nous avons choisi une disposition aléatoire des carreaux de couleur et ce n'est pas aussi facile que ça en a l'air ! J'ai simplement utilisé un tableur et coloré les cellules, puis imprimé et collé sur du carton pour vérifier le rendu en volume

31 juillet - 5

Et ça avait l'air de beaucoup plaire au plombier ! Il m'a juste demandé la permission de déplacer le carreau bleu qui se trouverait derrière les WC, donc invisible (non, je n'ai pas vérifié s'il avait respecté le plan)

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J'en ai profité pour descendre les WC dans le jardin et récurer le moindre recoin inaccessible en temps normal (gagnant un lumbago au passage)

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Et lundi midi, c'était presque terminé !

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Voilà une baignoire-douche qui devrait être très pratique ! Sauf qu'il manque le marchepied (un oubli du fournisseur), que j'ai passé deux heures à décoller le film de protection centimètre par centimètre sur l'une des parois et que le tablier prévu ne s'adapte pas : trop court (ou alors, il faudrait poser la baignoire au plus bas, mais dans ce cas, l'écoulement de l'eau posera problème…), j'attends de voir comment cela va se régler (à mon avis, en partageant les frais entre l'entreprise et nous, car visiblement, Jacob Delafon ne fera aucun geste commercial, déplorable !)

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Les vasques et le meuble arriveront samedi, ainsi que le miroir éclairant (d'où la lampe d'appoint posée sur les toilettes) et il n'y aura plus qu'à ranger et trouver quelques accessoires coordonnés ! (heu, peindre les tuyaux aussi, et puis changer l'interrupteur qui paraît bien jaune à présent, et puis peindre le plafond, les murs… juste quelques détails donc, dès que j'aurai moins mal au dos, je m'y attelle)

 

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29 juillet 2017

Rendez-vous d'Anne : des vertes et des pas mûres

Vert, le placo avec lequel le plombier a doublé nos murs… doublés, car le décollage du carrelage allait transformer notre salle de bains, ainsi que le fond du placard de la chambre de Paul, en champ de ruines. Nos murs sont en carton, et pas seulement le petit retour que nous avions cassé dans la cuisine. Probablement plus économique que du placo monté sur rails, moins encombrant, moins sonore aussi peut-être ? En revanche, point de placo hydrofuge, qui ne devait pas être obligatoire en 1994…

Trois murs sont donc verts à présent (le carrelage s'est décollé sans difficulté sur le quatrième, étrange !), et la pièce est un peu plus petite.

30 juillet - 1

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24 mai 2017

Une semaine…

… où je devais être en demi-vacances : être présente pour le changement de fenêtres, dégager un peu les pièces concernées (toutes sauf la chambre des filles), puis raccrocher les rideaux, passer l'aspirateur, faire des retouches de peinture si nécessaire et attaquer les 30 mètres de doublure. Finalement…

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Après avoir vidé une partie de la lingerie , j'ai pensé que c'était peut-être le moment de peindre cette pièce (qui n'avait encore que sa peinture d'apprêt sur le placo, puisqu'elle servait d'atelier de bricolage aux précédents propriétaires). Si je réinstallais mes machines, je repartais pour 10 ans de tergiversations. Alors un matin où j'allais travailler une heure plus tard, j'ai filé acheter de la peinture et je me suis attaquée aux enduits.

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(on essaye toujours de penser à tout le matériel nécessaire du premier coup mais j'ai dû retourner 4 fois au garage dès le premier jour. Le bricolage, c'est comme la couture : il faut des dizaines d'outils et fournitures pour le moindre projet)

22 mai - 3
je n'ai fait que déplacer le contenu de la pièce, il fallait garder le reste de la maison dégagé pour permettre aux menuisiers de passer mais ça ne m'a pas facilité le travail

Six jours pour lessiver, enduire (sans chercher la perfection), passer 2 couches de peinture (il en aurait fallu trois mais le but premier était de faire propre et lumineux), démonter tout ce qui est fixé au mur, déplacer les machines, les meubles, les caisses de tissus, poser des étagères amovibles dans les angles, remonter les barres, crochets, étagères (mais comment faisions-nous avant la visseuse électrique ?), améliorer l'électricité… et je retrouve une pièce claire et fonctionnelle !

Une petite visite ?

22 mai - 1

La pharmacie (qui vient de subir un grand tri), tout le petit matériel de couture : rubans, biais, élastiques, boutons, petit outillage et dans les grands tiroirs, les chutes (triées par couleurs), le plastique à décalquer les patrons, les supports de broderie.

22 mai - 4

Un grand plan de travail pour mes machines, le sèche-linge et les panières de linge à repasser, racommoder, transformer…

22 mai - 7

Le côté "buanderie" : bacs à linge sale, mon enceinte et l'appareil à biais, quelques rubans (mais ce n'est pas le rangement idéal, les couleurs pâlissent), l'évier (double et encombrant, il faudra le remplacer — et un plan de découpe vide , mais ça ne va pas durer, hélas, je me connais), le lave-linge, les boîtes de tissus unis classés par couleurs (jai décidé, dans une grand élan d'optimisme) que la caisse de chaussettes esseulées pouvait disparaître). Dans le placard mural, les produits ménagers et le matériel de loisirs créatifs.

22 mai - 6

Des tissus, encore des tissus, toujours des tissus… et les tiroirs à linge propre et repassé (chacun le sien), puis le cumulus qu'on ne voit pas (sur lequel j'accroche les patrons en cours d'utilisation avec des aimants, c'est très pratique pour ne pas égarer une poche ou une manche !)

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Et au plafond, une barre pour les vêtements qui sèchent sur cintre et mes hirondelles.

Tout cela dans une pièce de 10 m2 au sol, 6 m2 loi Carrez  !

 

Et maintenant, j'ai de la doublure noire à découper.

 

 

 

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01 mars 2017

Des petites dalles brisées…

Qui se souvient de ce dialogue ? (nous avons regardé les deux films pendant les vacances)

Pas de petites dalles brisées chez nous (mais je me souviens que ces petits morceaux de céramique colorés m'enchantaient dans mon enfance, lorsque nous visitions, en vue d'un achat, des maisons ouvrières des années 50-60)

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Donc… ça s'appelle "dallage opus incertum", pas très loin du terme "aléatoire réfléchi" employé par Marie pour qualifier sa répartition des pavés gris/roses (je ne voulais pas de damier, trop kitsch, quoique pas autant que les dalles brisées)

Il a fallu choisir les pavés, les transporter de la palette au coffre de la voiture, 4 par 4, les décharger et les entasser…

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…décaisser le sol, étaler un lit de sable, damer avec les moyens du bord…

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… poser les pavés, avec des interruptions dues à la pluie, à la neige, au gel (les pavés étaient soudés entre eux et le sable dur comme du béton)…

1er mars51er mars4

…découper ceux des bordures (incluant le grillage du moteur de la meuleuse du voisin, le choix d'une nouvelle meuleuse plus puissante, l'achat de l'appareil, dont le mode d'emploi incomplet a causé un vol plané de disque à béton au travers de la cuisine — plus de peur que de mal —, retour au magasin, vol plané du disque dans le rayon car le vendeur a voulu essayer par lui-même), un bon mois de découpage (pas plus de 8 pavés par demi-journée), ça fait du bruit (donc pas le dimanche), c'est long, ça fait de la poussière…

1er mars7

1er mars6

Au final, pour notre ouvrière (et son aide), 12 heures de travail étalées sur deux mois et un résultat bien plus esthétique que le morceau de palette qui servait de base aux poubelles (et commençait à partir en morceaux). Mais elle avait parlé de paver toute l'allée, je crois qu'elle a revu ses ambitions à la baisse…

 

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17 août 2016

Bientôt la rentrée

Enfin, pas tout de suite : nous allons enfin partir en vacances tous ensemble, maintenant que Marie est rentrée de son séjour enchanté en Corse.

Mais hier, c'était l'installation des bureaux. Au programme, montage de tiroirs après une légère modification du modèle initial, prévu pour être posé sur un bureau d'1m20 de large. J'ai découpé le support, poncé et posé des chants thermocollants, afin d'obtenir deux petits tiroirs qui nous avons vissés sous le plateau. Puis il a fallu fixer un tasseau au mur afin d'y poser le bureau. D'où un voyage au magasin de bricolage pour acheter des vis plus longues (oui, nous y avons une carte de fidélité). Et là… quelle est la probabilité, en perçant dans un mur de 1m30 de haut, de tomber juste sur le rail du placo ? Eh oui, gagné !

Deuxième visite au magasin donc, afin d'acheter des chevilles tous matériaux, et finalement, rien à faire, la cheville ne tient pas. Gros moment de doute, avant de recouper dans les chutes du plateau (et non sans peine, le plan de travail en hêtre, c'est du costaud !) un tasseau de 10 cm de hauteur, qui sera vissé au mur 5 cm plus bas, donc et viendra recouvrir les trous inutiles (mon beau mur !). Bon, après quelques contorsions pour tout tenir en place et visser de petites équerres au dessous, le bureau d'Aurore est enfin en place.

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Un tiroir devant, un autre sur le côté, un petit dépassement au-dessus des pieds du lit, voilà une grande surface de travail !

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Et pour celui de Marie, ça a été beaucoup plus facile (si l'on excepte des vis fournies avec les pieds qui cassent lors du vissage, Ik** ce n'est plus la qualité d'autrefois, ainsi que le trou fait par Paul dans le mur en transportant le bloc-tiroirs — il a rebouché et va repeindre)

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Du sur-mesure également, qui lui permettra d'étaler ses grandes feuilles de dessin pour faire des plans.

Mais le bricolage, quel bazar, pire que la couture je crois ! Perceuse, visseuse, scie sauteuse, établi, boîtes de vis, outils divers et variés, papier de verre… j'aurais dû prendre une photo du garage en fin de chantier, il nous a fallu une bonne heure pour tout ranger !

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02 août 2016

Je suis toujours là !

J'avais prévu de coudre, la semaine dernière… mais je ne sais pas où ont disparu les heures que je devais y consacrer, dans une faille spacio-temporelle, probablement !

Le grand ménage du lundi (indispensable après une grosse semaine de laisser-aller, entre la tornade de la préparation des sacs de camps et la chaleur accablante;

Les courses du mardi et les arrosages quotidiens du jardin (mine de rien, ça prend du temps);

Une virée parisienne mercredi avec 3 passages aux coupons de St Pierre, parce que l'assortiment de coupons n'est pas le même au fil de la journée (et j'ai bien fait, ce n'est qu'au troisième passage que j'ai trouvé mon bonheur), l'examen de TOUS les rouleaux de coton écru de TOUS les magasins du marché Saint-Pierre avant de trouver le coloris exact du fond de mon Dear Jane (parce que, bien évidemment, j'ai utilisé un tissu dont j'ignore la provenance);

Jeudi, un début de soirée passé à jouer à la marchande à l'Amap pour cause de train supprimé (je devais juste remplacer Guillaume pendant 20 minutes, mais une fois sur place, on discute avec les amis de passage…) et des légumes à cuisiner, beaucoup de légumes, c'est la pleine saison ! Nous nous sommes retrouvés avec 4 belles salades, alors qu'il nous en restait deux de la semaine précédente, sans parler des courgettes, tomates, haricots, fèves, choux pointus, chou rouge… tout cela pour deux, au secours !

Vendredi, hop, deux salades offertes aux voisins ! Et depuis, c'est salade, courgettes et tomates à tous les repas.

2 août5 notre futur carrelage de salle de bains ?

Dimanche, l'exposition Le grand orchestre des animaux à la fondation Cartier avec une amie, puis un barbecue coréen (une première pour nous) et un café en terrasse, au soleil, c'est bon aussi de ne rien faire !

2 août22 août1

Et lundi, avec l'aide de Paul, rentré de son camp, les grands travaux de l'été (cette fois, pas de doute, le bois est bien sec — enfin, il était, car évidemment, il pleut maintenant…) : les boiseries extérieures, volets, porte, fenêtres, poutres et cache-moineaux. Le voisin nous a laissé accès à ses échelles mais je n'en mène pas large, perchée à 3 mètres, le pinceau d'une main et le pot de lasure de l'autre. Où sont passées la souplesse et l'insouciance de mon adolescence, lorsque nous ravalions les 3 étages de la maison ?

2 août32 août4

J'ai trouvé un outil formidable tout-en-un, qui ouvre les pots de peinture sans les abîmer, contrairement au tournevis, permet de gratter la peinture à plat ou dans les recoins, de retirer des clous, d'essorer le rouleau, d'élargir les fissures, de dévisser le rouleau et qui fait même décapsuleur !

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07 novembre 2015

Libérée, délivrée…

… je peux enfin ouvrir mes volets !

Ces dix jours m'ont semblé longs… pourtant, ce n'était pas si terrible que prevu : les volets bloqués par l'échafaudage ? Pas tous, heureusement. Le froid ? trois jours difficiles, lorsque toute la toiture a été "déshabillée", mais les températures ont été douces pour la saison. La météo ? Incroyablement favorable, juste une journée d'interruption en raison de la pluie et du vent. Le bruit ? Supportable mais inquiétant (quand on entend les ouvriers parler comme s'ils étaient dans la pièce et qu'on réalise que seul 1,5 cm de placo nous sépare de l'extérieur) ; deux jours de coups de marteau et de scie électrique lors de la pose du parquet. Le manque d'intimité a été supportable également (le plaquiste aurait pu se plaindre, en revanche, d'entendre jouer de la flûte pendant deux jours. Je crois qu'il connaît par cœur tout notre répertoire Calibeurdaine désormais).

Comme nous avons renoncé à pousser les murs des chambres mansardées (charpente trop fragile, trop compliqué et coûteux), seules les filles ont dû déménager.

Un mur manquant :

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Oui, oui, juste 10 cm de laine de verre contre le placo et le vide derrière… une partie des plafonds du rez-de-chaussée sans aucune isolation, donc !

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Il n'y a jamais eu de trous plus grands que ceux-là et ils étaient recouverts le soir-même

7 novembre037 novembre04

Pas très rassurant, cependant, de partir en week-end avec un échafaudage sur sa maison ! (nous avions rentré les échelles)

7 novembre05

Le parterre de rosiers a été sérieusement ratiboisé… Marie plantera ce qu'elle voudra.

7 novembre08

Le grenier, tout déshabillé également

7 novembre06

Ah, voilà l'isolant !

7 novembre07

Le grenier, côté parquet, pour quelques cartons et objets rarement utilisés (l'isolant est dessous)

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Et de l'autre côté, les flocons ! À l'étage, nous vivons désormais dans une couette ; pour l'instant, pas moyen de voir la différence thermique (il fait 16°C dehors, en novembre !) mais phoniquement, c'est flagrant.

7 novembre117 novembre12

Et la chambre des filles : au boulot, maintenant, c'est mon tour !

7 novembre09

Voilà une bonne chose de faite ! Et nous ne regrettons absolument pas d'avoir choisi l'entreprise la plus chère, tout s'est vraiment bien déroulé, le suivi était sérieux, le chef de chantier joignable à tout moment… maintenant, il va falloir faire le chèque !

(et la maison semble toute nue sans échafaudage, c'est fou comme on s'y habitue vite)

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30 août 2015

Vide grenier… au sens propre

À défaut de sous-sol, notre maison est équipée de combles perdus. Peu après notre emménagement, nous avons donc installé un escatrappe (quel cauchemar, je me demande encore comment nous avons réussi) qui nous permet d'utiliser ce grenier pour y entreposer un certain nombre de choses… cartons, meubles et caisses sont posés directement sur la laine de verre, en veillant à bien s'appuyer au moins sur deux chevrons (sinon, ça passe directement au travers du plafond des chambres). La circulation dans cet espace est assez acrobatique, vu que la charpente n'est pas du tout prévue pour cela, tout en veillant bien, une fois encore, à poser les pieds sur les chevrons.

 31 août5

Mais qui dit "grenier" dit "possibilité de stockage presque illimité". Il y a quelques années, nous avions pris un stand à la brocante municipale pour nous débarrasser d'une grande partie du matériel de puériculture ; nous avons pas mal donné ou jeté, également. Mais au printemps, poussés par la grande campagne nationale pour les économies d'énergie, les démarcheurs téléphoniques et le fait d'avoir de plus en plus froid en hiver, chaud en été à l'étage, nous avons décidé de mieux isoler nos combles. Je vous passe les multiples visites des deux entreprises retenues, les devis affolants, les changements de stratégie (isolation des parties mansardés de l'étage par l'intérieur ou l'extérieur ?, ouate de cellulose ou laine de roche ?), le commercial qui oublie des pièces lors de sa visite… Fin juin, nous étions fixés. Mais comme nous ne sommes pas les seuls, les travaux n'auront lieu qu'en novembre. Rien que l'idée d'avoir pendant 15 jours une maison "toute nue" au début de l'hiver, frileuse comme je suis, me terrifie. S'y ajoute le fait de devoir déménager notre chambre et celle des filles… dans ces deux pièces, le placo des murs a été posé de façon à avoir une hauteur sous plafond minimale de 1m80 (jugé plus facile à meubler et habiter), ce qui implique une perte de surface au sol et des fenêtres encaissées entre deux murs, rendant les pièces plus sombres et difficiles à aérer.

31 août6

Nous avions déjà déplacé le mur dans la chambre des filles, avec l'aide d'un voisin bricoleur. Il avait posé le placo (pour les rampants, c'est compliqué) et m'avait laissé me charger des bandes… pas facile quand on ne l'a jamais fait, surtout pour un plafond ou des angles, n'est-ce pas Anne ? Lorsque nous avons repeint cette chambre, j'ai bien vu que mes joints étaient loin d'être parfaits, j'ai enduit comme j'ai pu et… c'est moche !

Le résultat mitigé de ces travaux nous avait dissuadés d'en faire autant dans notre chambre. La remarque d'un des commerciaux des entreprises d'isolation « si vous isolez par l'intérieur, c'est moins cher car il n'y a pas besoin d'enlever les tuiles » nous a décidés à profiter de cette occasion pour gagner quelques mètres carrés. Bon, au final, ce n'est pas moins cher : certes, nous économisons sur l'échafaudage et la couverture, mais le coût de la pose du placo n'est pas négligeable, sans compter le parquet à compléter/changer, la peinture à faire : un mur à refaire chez les filles ; dans notre chambre, le papier peint date des anciens propriétaires, changer la déco ne sera pas un luxe et là, nous poussons vraiment les murs.

Bref, la première étape était de vider le grenier de tout ce que nous ne garderons pas et que nous avions un peu oublié là-haut : cartons d'appareils qui ne sont plus sous garantie, voire qui ne sont plus là, anciens radiateurs que nous avions conservés "au cas où", mon ancienne boîte de viole (hyper lourde, pas pratique du tout, que j'ai remplacée avantageusement par une housse— au bout de 3 ans, je suis certaine de ne plus revenir en arrière). Finalement, pas grand-chose… à part des dizaines de cartons et leurs garnitures de polystyrène.

31 août331 août4

Il fallait surtout profiter du beau temps (mouais, le grenier est un véritable sauna, finalement, la laine de verre, ça isole encore assez bien) et du passage des encombrants le premier mercredi du mois. Je parie que les radiateurs auront disparu peu après leur dépôt devant la maison mardi soir !

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Voilà, voilà, restent quelques caisses de jouets (que certains étaient bien contents de retrouver pour un moment), le lit de bébé et la chaise haute, les 4 ou 5 cartons des appareils les plus récents (et ceux de mes machines, évidemment, car elles sont susceptibles de partir en révision et mieux vaut les emballer correctement), les affaires de ski, les sacoches de vélo. Au passage, l'entreprise nous installe une petite surface de parquet surélevé (pas question de poser quoi que ce soit sur les flocons d'isolant qu'il ne faut pas tasser), ce sera vraiment pratique !

(et je vais essayer de ne pas penser aux tonnes de poussière que j'aurai à nettoyer…)

 

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29 juin 2015

la fin de la “période noire”

Cadeau de fête des pères, que nous avons fêtée avec beaucoup de retard, en même temps nous n'avons fait que croiser nos jeunes le jour J, le lendemain à l'aube, Aurore partait en Allemagne, son retour s'est fait tardivement jeudi soir alors que Marie commençait justement le boulot à 6h15 vendredi matin (oui, je suis fatiguée, les nuits de 5h ajoutées à la canicule, ça use !)

Donc, une très sobre housse de liseuse que j'ai cousue rapidement en suivant ce tuto

Je n'ai pas trouvé de broderie appropriée, toutes celles que j'avais étaient trop grandes, ou trop denses. Extérieur en simili-cuir, intérieur en velours, j'ai dissimulé les extrémités des élastiques sous un ruban.

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Note à moi-même : racheter de l'élastique noir (j'ai fait les fonds de tiroirs) et du velcro noir ordinaire, parce que l'autocollant… même problème que pour les ailes de dragon, ma machine a sauté des points sur plusieurs cm.

À part ça, bilan de la semaine :

Couture : 0
Course : 0 (je ne comprends pas, mes jambes refusent d'obéir et je suis pleine de courbatures alors que je ne fais presque rien…)
Ménage : 0, ça devient dramatique
Taxi : des heures
Soldes : des heures aussi, moi qui déteste acheter des vêtements, les filles ont réussi à me traîner au centre commercial bondé samedi ET dimanche, à coups de "je n'ai plus rien à me mettre" et de grandes piles de vêtements trop petits ou usagés
Jardinage : un peu, mais c'est infime par rapport à ce qu'il faudrait, je n'ai pas le cœur de demander à Marie de s'y mettre, il faut arroser, tailler, désherber, traiter, le tout en plein soleil
Musique : l'audition d'alto, la fête de la musique, le spectacle de comédies musicales, l'audition de l'orchestre symphonique… c'est bon, l'agenda est plein !
Cuisine : 18 pots de confiture de fraises, 6 pots d'abricots, les réserves se reconstituent peu à peu. Il faudrait commencer à cueillir les groseilles…
Bricolage : même si je ne fais pas grand-chose (donner mon avis de temps en temps, refaire les calculs des longueurs de chevrons, lambourdes et liteaux à acheter tout en enrichissant mon vocabulaire, tenir une tôle pendant la découpe ou le vissage, déplacer et empiler les anciennes tuiles, les mettre sur un site de dons et répondre aux personnes intéressées, préparer thé, café et boissons fraîches pour les charpentiers-couvreurs amateurs, compatir devant les difficultés rencontrées et les petits blessures inévitables), ce petit chantier me prend une énergie folle !

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Ça avance !
Vous avez remarqué ? Le portique est passé de l'autre côté de la clôture, ça fait drôle…
Aurore ayant décrété qu'elle était trop grande pour la balançoire, Marie en ayant assez de tondre autour des pieds
et deux petites filles ayant emménagé là il y a un mois, la solution s'est imposée d'elle-même.

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