28 juillet 2021

La mi-temps

Juillet se termine et le rythme a été intense, une fois de plus ! Nous avons heureusement pu reprendre des forces lors de notre semaine dinardaise, qui a débuté dans la grisaille (idéal pour enchaîner les siestes) avant de virer au très beau temps, un peu frais, mais nous en avions besoin aussi, après quelques jours de chaleur orageuse qui nous avait épuisés.

27 juillet - 6

Au programme, donc : plage et baignade

27 juillet - 1

27 juillet - 727 juillet - 8

lecture… (et devoirs de vacances)

27 juillet - 227 juillet - 3

Un peu de musique

27 juillet - 1 (1)

promenades du soir

27 juillet - 427 juillet - 5

et spécialités locales : moules, crêpes, fruits de mer, far, kouign amann…

27 juillet - 2 (1)

La semaine du retour a été un peu rude, j'ai enchaîné les lessives, courses, rangement et réparations de vêtements.

Puis nous sommes repartis samedi de bon matin, toujours au bord de la Manche mais un peu plus au Nord

26 juillet - 126 juillet - 2

 et c'était bon de tous se retrouver !

26 juillet - 3

 

Voyager à 6 dans la voiture avec le violoncelle, sans coffre de toit, ça passe. Dormir à 12 dans l'appartement, non… il a fallu trouver une chambre dans le quartier, mais ça ne manque pas.

 

 

 

 

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08 août 2020

Début de vacances

Après être tant et tant restés à la maison (nous sommes toujours tous les deux en télétravail), nous avions besoin de changer un peu d'horizon. Et après des heures coincés dans les bouchons vers Le Havre, nous nous sommes réjouis d'avoir choisi de partir à vélo ! Les prévisions météo, d'abord pluvieuses, se sont peu à peu orientées vers une semaine chaude, mais nos étapes n'étaient pas trop longues.

Lundi matin, nous avons donc tout rangé dans nos sacoches

10 août - 1

et nous sommes partis, direction Saint-Cyr, la forêt de Marly, puis Port-Marly, pour rejoindre la véloroute Paris-Londres qui longe la Seine.

10 août - 210 août - 4

Dabord un beau chemin de hâlage tout neuf, puis une piste cyclable sur le trottoir (interrompue par des travaux) et un chemin dans un petit bois vers Montesson.

10 août - 3

Arrivés au Pecq nous traversons (la bande cyclable est impraticable en raison de travaux) vers le château de Maisons-Laffitte. Là, le fléchage est inexistant, nous avons un peu erré, d'abord à la recherche d'une boulangerie, puis cherché le chemin… la trace GPS nous a aidés, car il fallait passer une porte (?) avant de trouver un chemin forestier. Nous avons encore perdu la piste par manque de panneaux. Une fois à Achères, face à la nationale, nous avons dû rebrousser chemin et couper par la forêt, avec une pause pique-nique bienvenue.

10 août - 5

Un pont (réservé cycles et piétons) nous a menés à Conflans, puis nous avons suivi l'Oise jusqu'à Cergy, où se trouvait notre premier hôtel. Nos vélos et sacoches à l'abri, nous sommes partis à pied vers L'Axe Majeur, avons monté et descendu les marches et parcouru une bonne dizaine de kilomètres. 

10 août - 710 août - 6

D'une ville nouvelle à l'autre, les similitudes sont nombreuses, le dépaysement n'était pas au programme de cette étape !

10 août - 810 août - 11

10 août - 910 août - 10

10 août - 12

Mardi, nous poursuivrons vers Londres, avec une étape prévue de 57 km. Il nous faut près d'une heure pour quitter Cergy et la ville, puis les petites routes de campagne alternent avec des chemins de terre… terre tellement desséchée et poussiéreuse que nous avons parfois la sensation de pédaler dans le sable. À un moment (avons-nous suivi le mauvais panneau ?), le chemin est tellement étroit que nous passons difficilement entre les ronces, il nous faut même passer sous un arbuste tombé au travers de la piste. Aussi, quand nous voyons peu après midi un panneau "Gisors 38 km", je perds courage. Encore une bonne montée sur des cailloux, entre deux champs, avant de trouver un petit coin ombragé, devant le château d'Arthies, pour nous restaurer. Heureusement, la suite du trajet est nettement plus facile : de petites routes goudronnées jusqu'au domaine de Villarceaux, puis 28 km de voie verte, ancienne voie ferrée le long de la vallée de l'Epte, qui nous amène rapidement jusqu'à Gisors et l'Hôtel Moderne, où nous sommes fort bien accueillis.

10 août - 13

10 août - 1510 août - 14

10 août - 17

Nous visitons un peu la ville, la collégiale monumentale et le château, installé sur sa butte médiévale. Puis nous cherchons un restaurant et ce n'est pas simple : entre les brasseries qui ne servent que le midi et tous les établissements fermés, il ne reste que la crêperie ou la pizzeria : ce sera donc la crêperie avec… des moules-frites et la bière locale.

10 août - 1810 août - 1910 août - 2110 août - 20

Mercredi, nous quittons la route de Londres pour amorcer le retour : direction Chaumont-en-Vexin, dont l'église mérite le détour. Après être descendus au centre-ville, puis avoir monté jusqu'à l'église, nous constatons qu'elle est fermée ! Nous faisons nos courses du jour, puis remontons la côte.

10 août - 22

Mais, en changeant de vitesse, je bloque ma chaîne entre deux plateaux et nos tentatives pour la décoincer aggravent le problème. Je redescends 30 mètres plus bas vers un petit garage automobile, je suis accueillie par la patronnne, qui appelle son mari. Un quart d'heure plus tard, alors qu'il envisage un démontage du pédalier, il reussit à débloquer délicatement la chaîne, nous donne de quoi nous laver les mains et refuse de nous faire payer ! Nous le remercions chaleureusement et repartons. Je déraille une nouvelle fois après quelques kilomètres et n'ose plus changer de vitesse… mais le Vexin n'est pas du tout plat ! Je dois monter à pied la côte (qui est raide) vers la petite église de Marquemont, indiquée comme remarquable. Elle est fermée elle aussi, mais nous trouvons un pré avec de l'ombre pour pique-niquer et de l'eau dans le cimetière pour nous laver les mains, noircies par la graisse de chaîne.

10 août - 2310 août - 16

Nous avons rencontré plein de petits châteaux bien entretenus, la plupart à louer pour des réceptions.

10 août - 24

Nous n'avons plus qu'une quinzaine de kilomètres à parcourir, entre des champs de blés (moissonnés) ou de betteraves, et le soleil commence à taper fort. Nous arrivons avec soulagement à Méru et nous réfugions dans le joli Musée de la Nacre et de la Tabletterie. Deux heures de visite fort instructive (et climatisée) après lesquelles nous sommes incollables sur la fabrication des boutons et des éventails.

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Notre chambre d'hôtes n'est qu'à deux petits kilomètres de là.

10 août - 2910 août - 30

Jeudi, la matinée est éprouvante : nous devons gagner un premier villages par de petites routes, mais nous ne quittons pas la rocade de Méru au bon endroit, notre GPS nous conduit sur des sentiers qui seraient difficiles même en VTT. Après avoir un peu erré dans la forêt, nous arrivons près d'une exploitation agricole consacrée au cassis (impressionnants, ces champs !), puis devant un charmant petit château au milieu de nulle part. Nous optons alors pour la guidage "automobile" plutôt que vélo et alternons chemins de terre et routes forestières barrées (et faire passer les vélos sous les barrières n'est pas commode).

10 août - 3110 août - 32

Nous sommes soulagées de revenir, en fin de matinée, sur des routes "normales" qui nous conduisent rapidement à Auvers-sur-Oise.

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En fin de journée, il nous reste à gagner Cergy, ce n'est plus très loin mais la chaleur, les montées et descentes incessantes et le comportement de certains automobilistes ou piétons qui jugent qu'une piste cyclable peut servir à tout sauf à pédaler mettent notre moral à rude épreuve. En arrivant à l'hôtel, je suis presque décidée à rentrer en train le lendemain. 

Vendredi, la canicule s'accentuant, nous partons de très bon matin. Comme nous connaissons le chemin, il ne nous faut que deux heures pour regagner Port-Marly, sur un itinéraire presque toujours ombragé. C'est alors que les choses sérieuses commencent : la montée vers Marly, puis dans Marly, puis dans Saint-Cyr, mais je réussis à ne jamais mettre pied à terre malgré mon problème de dérailleur. Nous sommes bien contents de retrouver une maison "fraîche" juste avant midi.

10 août - 4010 août - 39

(la grande allée avec plein de statues)

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20 juillet 2020

Belle balade

Traditionnellement, vers la fin du printemps, nous retrouvons nos amis pour un pique-nique/balade. En général, nous nous décidons au dernier moment et trouvons miraculeusement un jour libre commun dans nos emplois du temps surchargés, et souvent, c'est le seul jour de beau temps dans une semaine pluvieuse (avec eux, nous avons toujours de la chance côté météo). Cette fois, le printemps était largement entamé par ce que vous savez, suivi de ce que vous ne savez pas : le très volumineux mémoire à rendre début juillet (une seconde thèse en quelque sorte) par mon amie d'enfance, auquel j'ai pu apporter ma modeste contribution en relisant quelques chapitres, avec l'aide d'Aurore. C'est donc dans un été bien avancé que nous nous sommes retrouvés.

Nous avions, de notre côté, besoin de nous changer les idées après quelques semaines éprouvantes, à chercher une banque qui accepte de nous prêter de l'argent pour un achat "en indivision, hors de notre région" (jamais je n'aurais pensé que ça pose un problème quelconque), à prendre des RV, y aller, présenter le projet, reprendre espoir avant d'être douchés par un refus quelques jours plus tard. S'y est ajouté : l'inscription d'Aurore en prépa, le 8 juillet, avec une quinzaine de documents à remplir ou rassembler, y compris ses notes au bac (que son lycée n'envoyait que par la poste… le 7) — ouf, c'est passé et terminé ! Et puis, un test PCR pour moi, dans le cadre d'un dépistage massif et sans RV devant la mairie, parce que j'avais mal à la gorge depuis 8 jours : 1h45 plus tard, le prélèvement si redouté s'est passé rapidement et sans douleur, et le résultat, sans vraiment de surprise, était négatif (sauvant notre week-end du 14 juillet au Havre). Et puis, la nécessité d'un test PCR pour Paul, 72h avant une petite intervention. Qui s'y est pris 8 jours avant (on ne le changera pas). Le labo ouvert le samedi à 8h et sans RV (selon leur site et leur message sur répondeur)… n'était pas ouvert le samedi (horaires d'été, que l'affichette disait), mais il y avait tout de même une petite trentaine de personnes qui attendaient sur le trottoir depuis 7h30, dont certains envoyés par leur médecin ou un autre labo. Ce mépris pour les usagers me met hors de moi — sans parler du problème critique des test PCR en Ile-de-France : comment se faire tester dès les premiers symptômes quand il faut 2 à 3 semaines pour un RV ?

20 juillet - 2

Bref, samedi midi, il a fallu la joie de retrouver nos amis pour me redonner un peu d'énergie. Nous avons commencé par le pique-nique (pour ne pas avoir de sacs à porter), suivi d'une petite sieste sous les arbres du parc de la mairie. La mise en route a été un peu laborieuse ensuite !

20 juillet - 1

Un petit sentier entre deux maisons nous a conduits au milieu des champs

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Nous apercevions le hameau de la Recette et le clocher de Levis-Saint-Nom, perdu dans les arbres.

20 juillet - 3

Un charmant petit cimetière entoure l'église ( nous nous sommes demandé qui était saint Nom ?)

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La petite grimpette qui a suivi se faisait heureusement dans la forêt (on avait dit : une balade à plat !)

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… jusqu'à la carrière

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Ensuite, nous nous sommes légèrement écartés de l'itinéraire pour emprunter les platelages (merci Marie) à travers le marais

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Ayant loupé la maison du garde, nous avons erré quelques minutes dans le hameau de Maincourt, avant de retrouver la mairie-église, exemple unique de ces deux édifices réunis sous un même toit.

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Nous avons remonté, le long du cimetière, vers le hameau du Mousseau, puis cheminé, sous un soleil de plomb, entre deux champs bien traités aux pesticides dorés !

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Enfin, le bois de l'Étrille nous a apporté sa fraîcheur et le sentier nous a ramenés vers la mairie-école de Levis-Saint-Nom.

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Le Parc Naturel de la Haute Vallée de Chevreuse propose de nombreuses balades ou randonnées que nous ne prenons jamais le temps d'explorer, alors qu'il y a tant de jolis villages, charmantes forêts ou belles vallées à découvrir à quelques kilomètres de chez nous. Dépêchons-nous d'aller marcher avant le prochain confinement !

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04 janvier 2020

Visite à la Reine

Je voulais profiter de ces quelques jours de vacances pour une petite sortie parisienne. Alors nous avons bravé la grève des trains et des métro et les portillons bloqués (une histoire de pass navigo pas dézoné, un peu pénible) pour nous rendre à la Conciergerie. Au début de la visite, il y avait foule, mais comme toujours, les visiteurs finissent par se disperser (que deviennent-ils ? Sortent-ils avant la fin?)

Jeune reine soucieuse de se libérer de l'étiquette, très vite calomniée, elle est représentée au fil de l'histoire comme une icône de mode, protectrice des arts, mère exemplaire, folle dépensière, puis martyre. L'exposition, outre quelques pièces historiques (actes judiciaires, lettres, vêtements et objets) présente les livres, essais, romans, pamphlets qui lui ont été consacrés, des extraits de films, de nombreux tableaux, à travers des thèmes aussi divers que les portraits, la chevelure, l'imagerie populaire, les témoignages des derniers jours, les mangas, les produits dérivés…

Après les kilomètres de couloirs de Châtelet, voici enfin la Conciergerie. 

4 janvier - 1

 

Le catalogue des tissus des robes, pour vérifier que les couturiers exécutent bien les commandes

4 janvier - 2

Le portrait de Vigée le Brun et… son adaptation par Barbie !

4 janvier - 34 janvier - 4

Admirer de près les costumes de cinéma 

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(heu…c'est normal, cette pression en plastique ?)

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Les poupées d'un goût douteux, à tête amovible !

4 janvier - 84 janvier - 9

Il y a même eu un épisode du Bébète show consacré à Louis XVI et Marie-Antoinette ! 

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Le magnifique salle d'armes de la Conciergerie

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Une salle émouvante où l'on peut chercher les noms de tous ceux qui sont passés devant le Tribunal révolutionnaire

4 janvier - 12

Ensuite… je n'ai pas retrouvé les sensations de ma précédente visite à la Conciergerie, mais je devais être en quatrième ou troisième. Je crois me souvenir qu'il y avait des mannequins de cire dans les cachots (ou bien, j'ai confondu avec le Musée Grévin), c'était un peu effrayant, plus sombre aussi. 

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07 novembre 2019

Escapade automnale

Nous avions reçu, il y a deux ans, une box pour une nuit en chambre d'hôtes. Après quelques difficultés (il s'avère que très peu de prestataires acceptent d'accueillir les voyageurs pour une seule nuit, au vu de la faible part du prix de la box qui leur est destinée, outre le fait que nombre d'entre eux ont arrêté de leur collaboration, mais sont pourtant encore répertoriés sur le site…), nous avons choisi la Picardie pour notre petite escapade. Deux nuits, donc, puisque c'est la règle (non annoncée) du jeu.

Nous avons commencé notre voyage par Amiens, qui nous a vraiment séduits :

La cathédrale, qui a conservé toutes ses sculptures malgré les guerres et la révolution (mais pas ses vitraux originaux)

4 novembre - 1

Malheureusement, Viollet-le-Duc n'a pas pu s'empêcher de précéder à une "restauration" conséquente des sculptures !

4 novembre - 24 novembre - 3

Les bas-reliefs du chœur fourmillent de détails

4 novembre - 44 novembre - 5

Tiens, la tête de Saint-Jean-Baptiste, rapportée par le chanoine Picquigny Walon de Sarton en 1206 ! Je suis perplexe, surtout que je viens d'apprendre qu'il existe une troisième (et certainement pas dernière) tête à Saint-Jean-l'Angély, rapportée par Pépin Ier.

Nous avons ensuite déambulé dans les charmantes petites ruelles du quartier Saint-Leu

4 novembre - 84 novembre - 9

4 novembre - 74 novembre - 6 

et déclaré forfait pour la visite en barque des hortillonages, vu la température. Et puis mon appareil est tombé en panne de batterie et la nuit est arrivée.

4 novembre - 104 novembre - 11

Nous avons rejoint notre chambre d'hôtes, puis Bapaume et sa chaleureuse pizzeria.

Le lendemain, nous avons gagné Arras, très belle ville également ! Nous avons nettement préféré la Place des Héros (et ses façades du XVIIe entièrement reconstruites à l'identique après 14-18) à la Grande-Place (plus ancienne, mais détruite et reconstruite elle aussi) encombrée par les voitures et les travaux.

5 novembre - 15 novembre - 25 novembre - 3

Après quelques déambulations, nous avons réservé nos visites de l'après-midi et déjeuné de délicieuses andouillettes (la spécialité locale). Nous avons commencé les visites par les boves, d'anciennes carrières de craie, désafectées au Moyen-âge lorsque le centre-ville a failli s'effondrer, utilisées comme magasins (au sens de réserves) par les commerçants du marché, puis comme  souterrains strétégiques pendant la Grande-Guerre et abris anti-bombardements en 39-45.

5 novembre - 45 novembre - 5

Comme nous étions le 31, il y avait en même temps des visites d'enfants déguisés et nous avons croisé quelques squelettes ou sorcières dans les souterrains.

Ensuite, nous sommes montés au beffroi (détruit et reconstruit lui aussi), pour avoir une jolie vue sur la ville et ses environs (pas bien loin, vu le temps couvert). Malgré les prévisions météo, il n'a pas plu, le soleil a même fait quelques apparitions.

5 novembre - 65 novembre - 7

5 novembre - 85 novembre - 9

5 novembre - 10

Nous nous sommes ensuite perdus au fil des rues, admirant les façades art-déco, découvrant l'Université des compagnons du Tour de France, les riches hôtels particuliers (pour certains, reconstruits eux aussi, toujours par Pierre Paquet qui a eu un boulot monstre, mais a fait un travail remarquable — pas comme Viollet-le-Duc — en étudiant soigneusement les sources iconographiques et les plans anciens).

5 novembre - 1 (1)5 novembre - 2 (1)

En fin d'après-midi, nous avons gagné la Carrière Wellington, mémorial de la bataille d'Arras : entre 1916 et 1917, les sapeurs Néo-Zélandais ont relié entre eux tous les souterrains de la ville (anciennes carrières de craie), puis percé des tunnels au-delà de la ligne de front. Ces souterrains ont ensuite abrité les 24000 soldats britanniques qui sont sortis de terre au matin du 9 avril, à la grande surprise des allemands qui n'avaient rien soupçonné. Nous étions affublés de casques de sécurité, plus pour l'ambiance car nous avions beaucoup plus de risque de nous cogner la tête dans les boves !

5 novembre - 115 novembre - 12

5 novembre - 135 novembre - 14

La visite était très émouvante, de nombreux objets sont restés sur place, témoins de la vie de ces jeunes soldats qui attendaient le jour de la bataille, où la plupart ont été tués.

5 novembre - 155 novembre - 16

Nous sommes retournés au centre-ville pour chercher un restaurant (le choix, à Bapaume, est limité), avant de rentrer nous coucher, en prenant garde aux lièvres ou autres lapins qui se jetaient imprudemment sous nos roues (à cause de l'arrachage des betteraves, qui se poursuivait tard dans la nuit ?)

5 novembre - 17

Le dernier jour est arrivé, nous avons décidé de passer par Péronne (comme dans la chanson du Petit roi). Au passage, nous nous sommes arrêtés au Mémorial aux Terre-Neuviens (pas facile à photographier, vous remarquerez qu'on ne voyait même pas le sommet des éoliennes !)

6 novembre - 1

Puis aux trois cimetières de Rancourt : Français, Britannique et Allemand

6 novembre - 26 novembre - 36 novembre - 4

Il ne nous restait plus qu'à aller nous réchauffer à l'Historial de la Grande Guerre à Péronne.

6 novembre - 5

 

Un musée très bien conçu, riche en objets, affiches de toutes sortes, beaucoup d'explications également, des chronologies, un parcours assez varié pour ne pas voir passer les 2 à 3h de visite :

Des équipements de soldats

6 novembre - 7

 

Les officiers anglais ne renoncent jamais à leur confort

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Un violon de poilu, fabriqué avec les moyens du bord

6 novembre - 8

 

On voit qu'à cette époque, on avait déjà inventé les produits dérivés pour récupérer de l'argent ; mes préférés : la peluche Clémenceau et les boules de Noël Kitchener

6 novembre - 96 novembre - 10

 

Quelques affiches pour mieux faire passer les privations : 

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Les enfants ne sont pas en reste, avec des jeux ou jouets pour en faire de bons patriotes :

6 novembre - 126 novembre - 13

6 novembre - 14

 

 

Alors que dès 1919, le revirement est radical :

6 novembre - 15

Nous avons bien profité de ce petit séjour, nous avons trouvé un accueil vraiment chaleureux partout (sauf dans le premier restaurant), les gens étaient détendus, personne ne se pressait… notre voiture a changé de couleur, en revanche, maculée de la boue laissée sur les routes par les arracheuses !

 

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09 août 2019

Aux portes du Paradis #5

Nous avions prévu une grande randonnée ce samedi, mais c'est la foire d'été à Aoste et nous avons pensé que c'était dommage de la manquer (c'est l'une des deux grandes fêtes de la ville, avec la St Ours fin janvier). Hier, des tréteaux étaient posés un peu partout dans les rues piétonnes, destinés aux petits artisans.

À 10 heures, la foire est inaugurée par quelques discours officiels et une bénédiction du Vicaire épiscopal. Une fanfare interprète l'hymne Valdôtain. Des centaines de petits artisans présentent leurs ouvrages : sculpteurs de bois ou de pierre, tourneurs sur bois, ferroniers, vanniers, dentellières, couturières, maroquiniers… il y en a pour tous les goûts.

3 août - 13 août - 2

3 août - 33 août - 4

3 août - 53 août - 6 

Devant la cathédrale, un stand du poste forestier nous proposait un petit jeu : reconnaître 10 arbres *, d'abord sous forme de plants, puis sous forme de billots de bois. Facile, qu'on se dit, avec Marie dans notre équipe ! Sauf que Marie n'a pas fait d'option "Alpes" dans ses cours d'arboriculture, et que faire la distinction entre pin sylvestre, pin à crochets ou pin cembro (nommé arole sur la fiche, ce qui ne nous aidait guère) demande des compétences particulières. Quant aux bois… heureusement que l'érable avait une petite coulure de sève sur le côté et que Paul reconnaît l'écorce du châtaignier les yeux fermés. Nous avons obtenu la note de 15 sur 20 !

* tilleul, hêtre, érable, châtaignier, bouleau, mélèze, épicéa et trois espèces de pins

Pour les baguettes, j'aurais voulu une démonstration avant d'acheter

3 août - 7

Original : un pilori de salon (très pratique pour les ados pénibles)

3 août - 8

 

Un petit passade à St Ours pour photographier les stalles qui ont dû donner des distractions aux chanoines !

3 août - 103 août - 11

Petit défilé des métiers de montagne

3 août - 123 août - 133 août - 14

Il est temps de rentrer se restaurer (eh oui, nous logions à 100 mètres de l'Arc d'Auguste)

3 août - 9

 

Et puis nous repartons voir ou entendre les groupes annoncés : quelques chorales et surtout, la Clique d'Aoste, qui nous a présenté quelques danses traditionnelles. À cette occasion, nous découvrons un nouvel instrument : le fleyé, une variante du fléau à battre, dont le bois, évidé en certains endroits, devient extrêmement sonore. La technique de jeu est un peu celle du bodhran irlandais (le bâton est tenu par son milieu) et cet instrument destiné à accompagner l'accordéon est typique de la vallée d'Aoste.

 3 août - 153 août - 16 

Enfin, les festivités se sont achevées par la traditionnelle course de tonneaux : le tonneau, poussé dans une rue légèrement en pente, a un parcours précis à accomplir (tourner entre des plots puis autour d'une botte de paille), les concurrents sont deux représentants de chaque métier. Ce sont les vaniers qui ont gagné haut la main les deux manches.

3 août - 17

Dimanche, déjà le dernier jour ! Direction Épinel, dans la vallée de Cogne, pour une montée vers le vallon du Trajo, avec l'espoir de voir le glacier et des bouquetins. Évidemment, nous n'avons vu ni l'un ni l'autre…

4 août - 14 août - 10

Mais à défaut : de magnifiques paysages…

4 août - 44 août - 6

des fleurs et des papillons…

4 août - 74 août - 18
4 août - 24 août - 3
4 août - 254 août - 26
4 août - 27

les traces d'une avalanche…

4 août - 114 août - 12

des cabanes de bergers…

4 août - 84 août - 14

des vaches et des animaux fantastiques…

4 août - 154 août - 24

4 août - 54 août - 16

 une cabane du PNGP

4 août - 174 août - 23

Nous avons déjeuné au bord du torrent. Guillaume et Paul sont montés plus haut et auraient vu, l'un le glacier, l'autre des marmottes (mais j'attends des preuves)

4 août - 194 août - 20
4 août - 214 août - 22
4 août - 94 août - 13

Le village de Cogne (très touristique !)

4 août - 28

4 août - 294 août - 30

Le centre d'accueil du Gran Paradis et l'exposition permanente sur les mines : la déception de la journée. Les 3/4 des animations du centre Alpinart ne fonctionnaient pas (vidéos, sons, expérimentations) et l'exposition était tout en italien, pas le moindre petit résumé en français ou anglais ! 

4 août - 324 août - 33

Mais finalement, c'est là que nous avons trouvé des bouquetins ! Avec l'explication de leur absence dans la nature : cet animal, malgré sa remarquable aptitiude à se déplacer sur des rochers abrupts, n'est pas du tout adapté à la montagne : il ne survit pas aux hivers rigoureux. Depuis quelque temps, les bouquetins semblent avoir choisi leur option : manger et faire du gras pour résister au froid… et pour résister à la chaleur estivale, ils montent beaucoup plus haut, c'est donc en France que l'on peut les admirer !

4 août - 31

Et notre fabuleux séjour en Vallée d'Aoste s'est conclu à la pizzeria du quartier, déserte cette fois (les italiens seraient tous partis en vacances ?). Lundi, aucune attente au tunnel du Mont Blanc (en sens inverse, c'était autre chose : la file, à 9h45, arrivait presque à Chamonix !), un trajet sans problème, une halte près de Mâcon et l'arrivée dans notre maison bien fraîche, un jardin qui a souffert de la sécheresse (merci à ma collègue C. qui est passée arroser le potager !).

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07 août 2019

Aux portes du Paradis #4

Après ces trois jours de randonnée, nous décidons de prendre une journée de repos pour venir à bout de nos courbatures. Matinée libre pour tous, les filles vont dessiner près du théâtre, Paul cherche une géocache et Guillaume et moi montons un peu au-dessus de la ville (sans surprise : ça monte raide), vers la réserve naturelle Tzatelet… sauf qu'au bout de quelques centaines de mètres, nous tombons sur une petite rue barrée, nous devons enjamber les barrières, ne retrouvons pas les panneaux, longeons l'école militaire du mauvais côté… bref j'ai beaucoup râlé ! Mais la vue, une fois en haut, valait le détour.

31 juillet - 131 juillet - 6

la chapelle Saint Ours et cette maison que nous admirons de notre fenêtre 

31 juillet - 231 juillet - 3
31 juillet - 431 juillet - 5

L'après-midi a été consacré à la visite du château d'Issogne, avec ses fresques du XVe merveilleusement conservées, même à l'extérieur  (je veux connaître la marque de leur peinture). Incroyable : que les couleurs soient aussi fraîches, que les nombreux graffiti datent également du XVe (en italien, latin, français, grec… il y en a des milliers, de quoi faire une thèse), que les propriétaires successifs n'aient jamais songé à remettre leur décoration au goût du jour !

31 juillet - 731 juillet - 10

31 juillet - 831 juillet - 9

Racheté à la fin du XIXe par un peintre passionné par le moyen-âge, le château possède aussi un beau mobilier (d'époque ou de belles copies) : Vittorio Avondo était le Viollet-le-Duc de la Vallée d'Aoste. Comme à Sarre, le guide nous fait un petit résumé en français dans chaque salle, ses commentaires sont à la fois drôles et instructifs. Où l'on apprend qu'au Moyen-âge, le télégraphe était déjà inventé : tous les châteaux au long de la vallée se voyant les uns les autres, il était possible d'envoyer des signaux par moiroirs d'un bout à l'autre de la vallée et transmettre en 3 heures un message à un destinataire habitant à 3 jours de marche

31 juillet - 1131 juillet - 12

31 juillet - 1331 juillet - 14

 

  Une inscription géante pour faire pâlir d'envie les voisins : ici, nous avons de riches tapisseries et une pièce exprès pour les mettre à l'abri en été !

31 juillet - 15

Jeudi, nous avons retrouvé nos jambes de vingt ans et n'avons aucune envie de passer des heures en voiture (les trajets, en montagne, c'est long) : direction le sud de la ville où nous attendent les télécabines du Pila. Je dois fermer les yeux par moments, à cause du vertige et de la vitesse à laquelle nous montons : en 20 minutes, nous passons de 580 à 1800 mètres d'altitude, sur une distance d'un peu moins de 5 kilomètres !

1 août - 1

1 août - 21 août - 3

Nous commençons par une balade à plat, vers l'oratoire de San Grato, puis nous grimpons, d'abord en sous-bois puis dans les roches, vers le lac de Chamolé.

1 août - 41 août - 5

Là, nous trouvons du monde, car un petit télésiège très couru permet de monter sans effort les 560 mètres ! Mais la vue est impressionnante et cette fois, le Mont-Blanc est bien dégagé.

1 août - 61 août - 7

Après la pause-gressins de fin de matinée, nous gagnons l'arrivée du télésiège pour trouver le sentier vers un autre lac… mais les indications sont toutes réservées aux skieurs ou VTT et les pistes de ski ne figurent pas sur notre carte, alors qu'elles sont bien tracées sur le terrain. C'est un peu au hasard que nous réussissons enfin à trouver le lac de la Nuova, un endroit qui semble assez connu pour son restaurant.

1 août - 81 août - 9

Nous redescendons tranquillement vers Pila, en longeant quelques étables. Le ciel se couvre, le vent se lève, nous jugeons plus prudent de regagner Aoste avant qu'un éventuel orage ne conduise à la fermeture des télécabines et terminons la journée sur la place Chanoux, à admirer l'exposition des métiers : sculpteurs, ébénistes, tourneurs, ferronniers, tisserands, dentellières font des merveilles !

1 août - 101 août - 11

1 août - 121 août - 13

 

Les vignes aperçues du haut de la télécabine nous ont donné envie de voir un peu la campagne environnante. Vendredi, départ donc pour Pompiod, petit village façe à Aoste, de l'autre côté du torrent. Le sentier démarre entre les vignes, puis monte dans une forêt de mélèzes et châtaigniers. Je trouve des pommes de pin minuscules, j'en ramasse en prévision de mes bricolages de Noël. La balade est agréable mais sans véritable but (le village de Turlin est trop haut perché aller jusque-là), c'est un peu frustrant de "marcher pour marcher", la descente me semble dure encore une fois.

2 août - 12 août - 2

2 août - 32 août - 4

 

Un rocher foudroyé ?    Non, ce n'est pas un GR, le marquage délimite les parcelles forestières

2 août - 52 août - 6

le four banal et l'église de Pompiod

L'après-midi est consacré à la visite du cryptoportique (qui se situait sous le forum) et un petit tour en ville

2 août - 72 août - 8

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03 août 2019

Aux portes du Paradis #3

Dimanche, pluie jusqu'à 10-11h : nous commençons par la visite de l'aqueduc de Pont d'Aël. Ils sont fous ces romains : construire un aqueduc (privé) 56 mètres au-dessus du torrent pour amener l'eau (d'autres sources, pas du torrent) d'un côté à l'autre des gorges et alimenter une carrière de marbre ! L'eau n'y passe plus à présent mais le pont a été entretenu au fil des siècles.

28 juillet - 2

Notre guide nous fait entrer dans le pont : le passage des piétons se faisait sous l'aqueduc. Comme il nous le fait remarquer, un péage était déjà appliqué par le propriétaire du pont en -6 av. J.C., l'inscription précise d'ailleurs que l'aqueduc est une propriété privée. Et les fissures datent de l'antiquité également, conséquences d'un tremblement de terre.

28 juillet - 328 juillet - 4

Une fois sortis, nous attaquons les choses sérieuses : nous sommes venus pour randonner et des chemins partent justement de cet endroit. Nous avons choisi celui qui monte au Petit Poignon, un peu moins de 800 mètres de dénivelé… mais les montées dans les gorges ne sont pas celles des vallées glaciaires des Hautes-Alpes ! La pancarte indiquait 2h, nous tenons presque tous le timing mais ça monte dur et ça n'arrête jamais. Enfin, nous arrivons au tout petit hameau et nous sommes récompensés de nos efforts.

28 juillet - 5

28 juillet - 628 juillet - 7

Et puis il faut redescendre… 40 minutes dit le panneau, ils sont fous ces italiens ! Pas question de courir sur un sentier aussi escarpé. Je tombe une première fois en glissant sur une dalle lisse, j'évite une seconde chute après avoir marché sur un cône de mélèze. A mi-chemin, je n'en peux plus, mes jambes tremblent, il n'y a jamais de pause, la pente est toujours aussi raide. Mais je ne vais pas rester là, alors un pas après l'autre, une marche après l'autre, un lacet après l'autre, j'arrive en bas bonne dernière.

28 juillet - 828 juillet - 1

L'après-midi, après la sieste, nous avions le théâtre romain au programme. Une visite tranquille (il n'y a pas foule…) avec, en fond sonore, le Gloria de Vivaldi par un chœur et un petit orchestre qui répétaient pour le concert du soir.

28 juillet - 928 juillet - 10

Puis nous avons déambulé dans les ruelles avant de terminer la journée à la pizzeria du quartier, une bonne pioche à voir comme ils refusaient du monde (et que des habitués).

28 juillet - 1228 juillet - 11

28 juillet - 1328 juillet - 14

(Paul avait repéré une géocache près de la Tour du lépreux, que Marie a trouvée en 15 secondes)

28 juillet - 15

Le lendemain, nous avons décidé de nous lever plus tard et de faire une randonnée à petit dénivelé, histoire de reposer un peu nos muscles endoloris. Pourquoi ne pas aller voir la cascade que nous avions repérée de pont d'Aël ? Nous partons d'Aymavilles pleins d'entrain. Très vite, nous pouvons admirer les trois châteaux : Saint Pierre, Sarre et Aymavilles (que nous surnomons "Fort-fort-château" tant il semble Moyen-âgeux-Disney, mais non, il s'agit bien d'un authentique château fort remanié au XVIIIe).

29 juillet - 329 juillet - 2

29 juillet - 1

Finalement, ça monte dur quand même, mais il y a de longs passages en balcon, le chemin est d'ailleurs assez vertigineux, la paroi rocheuse est presque à la verticale et les épicéas qui y poussent ont toute notre admiration ! 

29 juillet - 6

Je me demande comment nous passerons la cascade, qui tombe de plus de 300 mètres vers le torrent. La solution est évidente : un tunnel creusé dans la paroi rocheuse ! Éclairé à l'énergie solaire.

29 juillet - 529 juillet - 10

29 juillet - 7

Il est encore tôt lorsque nous débouchons de l'autre côté… mais la suggestion de pousser jusqu'à Pont d'Aël manque de provoquer une mutinerie ; finalement, une fois les estomacs remplis, nous descendons vers le hameau, pour prendre le frais dans la chapelle et remplir nos gourdes.

29 juillet - 829 juillet - 9

Le retour se fait par le même chemin et se termine devant l'église Saint Léger, aux fresques colorées.

29 juillet - 11

Mardi matin, les courbatures sont terribles ! Pourtant, nous partons vers la vallée de Cogne, une petite heure de route vers Lillaz où nous devons monter vers le lac de l'Oie. Au départ, le sentier ne porte pas le numéro indiqué sur la carte, mais l'indication est claire et la durée nous semble cohérente, alors allons-y. Après une première montée un peu dure, nous traversons un champ de fleurs vers une petite cascade, la diversité de la flore est impressionante ! Du rose, du bleu, du blanc, du jaune, de l'orange, c'est magnifique, je m'arrêterais tous les deux mètres pour une photo…

30 Juillet 2019 - 130 Juillet 2019 - 2

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30 Juillet 2019 - 430 Juillet 2019 - 7 

Si quelqu'un connaît la signification de ce panneau…

 Voilà plus d'une heure et demie que nous marchons et soudain, le lac n'est plus indiqué sur les panneaux ! Pourtant, nous sommes certains de n'avoir vu aucun embranchement. Un peu plus loin, des chalets me permettent de nous localiser précisément : nous ne sommes pas du tout sur le sentier prévu ! Et si une boucle permet d'aller au lac, elle fait un grand détour.

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30 Juillet 2019 - 10

Mais il est trop tard pour retourner sur nos pas et le paysage est magnifique, le sentier passe le long d'un torrent, puis chemine dans la forêt, traverse des prairies, tant pis pour le lac, la randonnée est si belle.

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Et puis nous franchissons un col, le paysage est superbe et soudain, le lac est indiqué de nouveau et nous ne sommes plus si loin.

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Nous mangeons au-dessus d'un lac presque asséché (mais les linaigrettes sont là pour nous avertir de l'humidité du sol : pas question de prendre un raccourci au risque de s'enfoncer dans la tourbière !). Et sur le bord du chemin, je fais une belle découverte (il faut croire que j'ai de la chance, Loulou, tu confirmes ?)

30 Juillet 2019 - 13 

après un sentier qui monte dans les cailloux, nous apercevons le Mont Blanc (pas tout à fait dégagé, un petit nuage acroché au sommet refuse de bouger)

30 Juillet 2019 - 15

Enfin, le lac apparaît

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On ne le voit pas, mais il y avait foule et certains courageux se baignaient

Bon, et maintenant, il faut descendre… et là, nous comprenons pourquoi la randonnée indiquait la montée par le plus grand tour : le sentier est vertigineux et à part le vue sur le Mont Blanc au début (et seulement à la descente), le paysage n'est pas très varié. Le chemin, en revanche, l'est : descente dans les rochers, pierriers, sous-bois, rives du torrent…

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Il y a encore quelques rhododendrons fleuris !

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La descente est longue et encore une fois, il a très peu de passages à plat pour reposer les jambes : 750 mètres d'une seule traite. En arrivant au village, nous avons bien apprécié notre glace ! 

 

 

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30 juillet 2019

Aux portes du Paradis #2

Samedi, la pluie est au programme (mais ça ne durera pas), nous visiterons donc le château royal de Sarre pour commencer. Relais de chasse du premier roi d'Italie Victor-Emmanuel II, sa décoration a pour thème le bouquetin. La grande galerie et le salon d'apparat sont entièrement couverts de cornes et de trophées… un peu spécial !

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 La réserve de chasse était immense et le dernier des rois, peu porté sur la chasse l'a donnée à la région qui en a fait, en 1922, le premier Parc national : Grand Paradiso. Il paraît que les bouquetins et chamois y pullulent… pour l'instant, nous n'avons pas aperçu l'ombre d'une corne, ils doivent être timides !

L'après-midi, entre les averses, nous avons commencé par le trésor de la cathédrale

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Saint Grato a découvert, au XVe, la tête de Saint Jean-Baptiste et l'a rapportée à Aoste, telle qu'elle avait été coupée, sur son plat. Il a l'air un peu illuminé, non ?

Ce jour-là, on pouvait aussi visiter les fresques du XIe siècle (le samedi, de 15h à 17h30, il ne faut pas manquer le créneau !). Où l'on découvre que les églises les plus anciennes ont vu leur architecture complètement modifiée au XVe siècle, avec la construction de voûtes sous la charpente, qui recouvrent en partie les anciennes fresques (peintes pour l'édification des fidèles — de toutes façons, elles étaient démodées)… redécouvertes lors de travaux de charpente en 1987, elles sont en partie visibles depuis qu'une passerelle a été construite au-dessus des voûtes. Abritées de la lumière pendant 6 siècles, elles ont conservé leurs couleurs éclatantes.

D'un côté la vie de Saint-Eustache de Rome et les prophètes, de l'autre les sept plaies d'Égypte et les saints

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 Nous avons enchaîné avec le musée archéologique régional, une collection assez modeste mais un parcours qui interroge sur ce qu'est l'archéologie. 

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la plus ancienne calculette ? Et ce qui me fascine toujours : les objets en verre retrouvés intacts

Enfin, avec notre billet combiné, nous sommes descendus sous l'église St Laurent où ont été dégagés les vestiges de la toute première église, du Ve siècle, bine plus vaste que la nouvelle. Et l'on retrouve, dans un diaporama, les anciennes fresques de St Ours, elles aussi en partie recouvertes par les voûtes.

Un petit tour dans le cloître pour admirer les chapiteaux, tous différents

27 juillet - 727 juillet - 827 juillet - 9

 

Le temps n'est pas encore au beau, mais ça fait du bien, après la canicule !

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29 juillet 2019

Aux portes du Paradis

Une petite journée de route, une nuit à Annemasse (une ville qui ne donne pas envie d'y vivre), le Mont Blanc en ligne de mire, le passage du tunnel, une grosse frayeur à la sortie, quand un poids-lourd nous a collés (klaxon, appels de phare) dans la descente pour nous pousser à dépasser la vitesse autorisée (finalement, il nous a doublés par la droite dès qu'il l'a pu, il devait rouler à 100 km/h pour une limitation à 70), une petite heure de route et nous y étions : au milieu des montagnes, les maisons peintes (et un peu décrépites), les clochers à côté des églises, une part de pizza à la découpe, une glace et il était temps de découvrir notre appartement.

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la vue de notre chambre

Immense, des parquets qui grincent, la peinture qui s'écaille un peu, les murs bien épais qui nous protègent de la chaleur… quelques détails à régler (la bouteille de gaz manquante, aucun récipient apte à préparer du café ou du thé, la clé de la porte du bas que nous ne trouvons pas), un nouveau tour de la ville, un autre à l'hypermarché du coin — qui se révèlera beaucoup plus cher que les petits commerces en ville — et l'orage éclate enfin pour le soulagement de tous.

Le lendemain, le temps est toujours à l'orage, nous décidons de visiter la ville (qui est à quelques minutes à pied), et il y a de quoi faire ! Le pont romain, l'arc de triomphe (bof), la collégiale St Ours et son cloitre, l'église St Laurent et une jolie exposition de photographies et sculptures

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Un déjeuner typiquement italien, une sieste et c'est reparti : la cathédrale, le forum romain (enfin ce qu'il en reste : pas grand-chose), les rues piétonnes

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L'orage menace toujours, les fontaines sur chaque place sont bienvenues… surtout que je souffre d'une infection urinaire récalcitrante (déjà soignée lundi dernier), un vrai bonheur en voyage ! J'appréhende de devoir trouver un médecin et lui expliquer mon cas par gestes… même si la moitié des aostois parlent français.

26 juillet - 9

Deuxième soirée de tonnerre ! S'il pouvait pleuvoir autant dans notre jardin…

 

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