Juin en musique
Juin a commencé un lendemain de canicule et se termine… un lendemain de canicule. Comme toujours, le mois a été chargé et fatigant, et ces dix jours de chaleur intense ont été de trop, nous sommes à l'image de cette pivoine : au bord de l'épuisement ! Je redoute l'été, surtout pour le jardin qui souffre cruellement de la sécheresse.
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1/ La température a chuté de 10 degrés, on respire enfin !
2/ Notre chef nous est revenu en meilleure santé et n'a rien perdu de son humour (il vient d'inventer un nouvel instrument : l'accornemuse), mais il lui faudra se ménager (sous surveillance collective).
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3/ Même la pluie nous semble agréable (quand elle reste faible), tant nous avions besoin de rafraîchissement.
4/ Je réussis enfin à consulter le permis de construire, affiché il y a 10 jours à côté de chez nous. La maison est beaucoup trop moderne et cubique pour le quartier (l'architecte des bâtiments de France était contre, mais son avis ne compte pas, visiblement) et le noyer doit être abattu (contre l'avis des bâtiments de France) mais nous la verrons à peine et il n'y aura pas de vis-à-vis.
5/ Je trouve en occasion le petit livre (épuisé en neuf) que je souhaitais offrir et j'en profite pour une petite balade photographique, pour le défi de dimanche.
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6/ Pour une fois, je suis allée au petit bal pour danser (je ne pouvais pas me libérer à temps pour jouer) et je me suis bien amusée, il y avait plein d'enfants (et des mamans et même quelques papas).
7/ La météo nous accorde de savourer un barbecue sur la terrasse, et même une sieste (sous un plaid), avant le retour de la pluie.
8/ Le SMS de résultat du dépistage, promis sous 48h, arrive trois semaines après, alors que je désespérais de l'obtenir (on me demandait un numéro à 14 chiffres que j'étais bien en peine de trouver, même après avoir récupéré lettre d'invitation et enveloppe dans la poubelle). Il faudrait voir à donner des informations correctes aux patients.
9/ Les ancolies, semées il y a 15 jours, pointent enfin le bout de leurs cotylédons, il était temps, j'allais récupérer les pots pour autre chose !
10/ Dernière sortie (?) en conduite accompagnée, Aurore maîtrise enfin le difficile démarrage de la Sandero. Alors que nous repartons, après un entraînement au créneau, une dame âgée nous fait signe. Nous repassons, elle refait signe : elle (et son mari) sont perdus (ils sont descendus 2 arrêts de bus trop tôt), nous les embarquons pour les déposer devant chez leur médecin, 800 m plus loin.
11/ Je teste (des années après tout le monde) les smashes potatoes : pas mauvais, ça change un peu des salades ordinaires.
12/ Un tour au marché pour des abricots, des pêches et du melon : l'été est là !
13/ Notre petite audition s'est plutôt bien déroulée, à part deux petits passages délicats que j'espère maîtriser avant le prochain concert.
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14/ Nous avons avancé la fête des pères d'une semaine, en allant au restaurant marocain qui le faisait rêver depuis si longtemps. En prime, c'est le vide-grenier du quartier et je trouve un dénoyauteur à fruits… test en août avec les mirabelles.
15/ Après une journée de travail, un retour dans la touffeur, 1h30 de cours de musique et la réunion des pilotes de triporteurs, je rentre dans la fraîcheur du début de nuit embaumée par des arbustes fleuris sur presque tout mon parcours.
16/ La répétition pour la fête de la musique a été vite bouclée (la prestation ne durera qu'une petite heure), ce qui nous laisse largement le temps de fêter un anniversaire. Et voilà la fin d'une année pleine de bouleversements, espérons que la prochaine sera plus sereine.
17/ La folle idée d'une messe des peuples a été lancée à la dernière minute, nous arrivons à cette seconde répétition sans trop savoir ce qui nous attend (chanter ? jouer ?). Finalement, grâce au talent et à la patience de notre meneuse, nous arrivons en deux heures à apprendre une douzaine de chants dans 10 langues différentes, avec des partitions parfois sommaires, le tout dans la bonne humeur.
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18/ Ce jeudi est notre unique soirée à la maison de la semaine. Il commence à faire vraiment chaud, l'orage du soir est donc le bienvenu : si la température n'a guère baissé, le jardin apprécie d'avoir un peu d'eau.
19/ Comme chaque année, le barbecue des "petites mains" de la paroisse commence par un fort vent au moment de dresser les tables. Un joyeux moment de rencontres, discussions, dégustation de spécialités des uns et des autres, chants, sketches…
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20/ Pendant que Calibeurdaine participe à la fête de la musique, je joue de la viole de gambe dans une rencontre de clavecinistes. Je profite d'une matinée libre pour retoucher ma jupe noire trop petite, le concert se déroule dans incident notable (nous avons réussi à rester accordés jusqu'à la fin du morceau, ce qui n'était pas gagné vu la température et l'hygrométrie de la pièce) et, au retour, nous sommes tous les deux trop fatigués par la chaleur pour ressortir. Nous n'entendons même pas rentrer nos jeunes, qui sont allés écouter les différents groupes de la fête de la musique.
21/ Debout de bonne heure, je m'épate moi-même me faisant un chignon volumineux en quelques minutes (je n'avais pas le cœur de réveiller Marie). Mon costume breton n'étant pas adapté à la canicule (nos amies antillaises, africaines ou colombienne sont mieux loties), je choisis le compromis en enfilant une blouse légère et en laissant mon lourd châle de drap noir sur le dossier de ma chaise, je trouve une bonne âme pour épingler ma coiffe. Et c'est parti pour une messe exceptionnelle et une belle journée partagée.
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22/ La maison reste encore relativement fraîche (25 en bas, 28 en haut), j'ai commencé à travailler 1h plus tôt, pour faire une pause de midi un peu plus longue et éteindre mon ordinateur avant de suffoquer. Aurore m'accompagne pour deux petites courses, en traversant le bois à pied, c'est encore agréable d'être dehors.
23/ La journée a été plus chaude (on prend un degré chaque jour), mais nous assistons le soir au concert de l'harmonie : deux heures dans un théâtre climatisé, quel confort ! En revanche, la chaleur quand nous sortons à 23h est encore intense. Marie s'est installée dans la chambre d'amis, Aurore sous la tente dans le jardin et nous, au salon : l'étage est trop chaud.
24/ La maison reste strictement à 8 degrés de moins que l'extérieur, mais comme il fait 38°… j'ai badigeonné les velux au blanc de Meudon et il me semble que ça fait une différence (au moins, je n'aurai rien dépensé pour un gadget inefficace). Après être allée chercher une pièce pour le vélo de Marie, je fais une petite sieste, puis range le garage, une corvée que je repousse depuis des semaines : il y ferait presque frais, peut-être "seulement" 29 ! Je me souviens de notre emménagement en août 2003, par 43°, Guillaume était parti conduire les enfants au Havre et j'avais passé presque toute la journée à monter des étagères et vider des cartons dans la cave…
25/ Soirée bricolage : je monte mon nouveau garde-boue pendant que Marie et Guillaume s'occupent de la roue libre. Tout le monde est en nage, mais nos vélos sont de nouveau en état de marche. Dans la soirée, un orage fait à peine baisser la température, mais arrose correctement le jardin.
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26/ La petite pluie de début d'après-midi a rendu l'atmosphère tropicale et je suffoque devant mon ordinateur. Depuis lundi, nous concoctons des menus frais, variés, équilibrés avec un minimum de cuisine. Ce soir, ce sera tapas (le gaspacho — tout fait — c'est la vie !), avant d'enfourcher nos vélos pour la dernière prière de Taizé. Nous n'étions pas nombreux, mais heureux de nous retrouver.
27/ Nos voisins du n°1 nous ont conviés (nous habitons au n°3) à rencontrer les futurs acquéreurs du terrain qui deviendra le n°2. Un agréable moment pour discuter arbres, murs mitoyens, vis-à-vis, portail, et envier leur projet de maison passive, avec toiture végétalisée et immense citerne d'eau de pluie. J'ai bien insisté sur le fait que les "pénibles" de la rue sont partis et que nous n'acceptons que des voisins sympathiques… ce qui semble être le cas.
28/ Après l'orage d'hier (impressionnant côté vent et foudre, mais qui n'a fait aucun dégât dans le coin), on respire enfin. Les filles rentrent de leur WE breton, Aurore est fière de sa conduite assurée sur l'autoroute, chacun peut enfin réintégrer sa chambre sans étouffer.
29/ Bon, finalement, la foudre est tombée sur une installation électrique près de la gare, les trains circulent au ralenti et au compte-gouttes jusqu'à vendredi. Lorsque j'arrive en gare, une panne d'aiguillage ajoute à la pagaille et plus aucun train ne circule. À tout hasard, je descends voir les bus et… celui pour Versailles vient d'arriver et il est presque vide, quelle aubaine !
30/ On termine le mois en musique, avec une répétition très décousue (aucun bal en vue, on a joué pour le plaisir entre deux blagues et jeux de mots), suivie par un verre et des gâteaux : l'un de nos guitaristes (il ne venait plus que rarement) quitte la région… bientôt un bal en Sologne ?