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30 juin 2025

Le tour du monde en 80 livres #38

C'est un petit challenge lecture créé par Bidib. En juin, j'ai lu 3 livres (1229 pages) et visité 3 nouveaux pays, pour un total de 169 pays.
Je peine à trouver des livres pour les derniers pays : si vous en connaissez pour les pays suivants, n'hésitez pas à me les proposer en commentaire !

Bahamas, Bermudes, Bahreïn, Bélize, Brunei, Belau (Palau), Dominique, Iles Fidji, Gibraltar, Kiribati, Liechtenstein, Maldives, Iles Marshall, Fédération de Micronésie, Montserrat, Myanmar, Nauru, Panama, Iles Salomon, Saint-Christophe et Niévès, San Marin, Saint-Vincent et les Grenadines, Sao Tomé, Seychelles, Swadziland, Iles Tonga, Turkménistan, Iles Tuvalu, Iles Vanuatu

 

Zambie
Namwali Serpell, Mustiks : une Odyssée en Zambie.

L'histoire, sur plusieurs générations, de trois familles installées en Rhodésie du Nord, au-dessus des chutes Victoria : plus d’un siècle d’histoire marqué par l’immigration européenne, la colonisation brutale et l’acculturation des peuples autochtones, la conquête de l'indépendance, jusqu’à l’arrivée récente de travailleurs indiens et d’investisseurs chinois, sous forme proche du conte initiatique avec des personnages hauts en couleur, un peu de surnaturel et des femmes très libérées pour leur époque : Sibilla, l'Italienne, atteinte d'hirsutisme ; Agnes, l'Anglaise, championne de tennis qui va devenir aveugle sans pour autant renoncer à son sport favori. Matha l'Africaine, très douée pour l'écriture à une époque où les jeunes filles de ce pays n'avaient pas encore le droit de fréquenter les bancs de l'école.  J'ai eu du mal avec la dernière partie qui tombe dans la science-fiction et les dérives complotistes.

« Je pensais aux temps anciens où les Britanniques sont arrivés ici, il y a cent ans. Imaginez l’état d’esprit d’un chef local – comment dit-on en tonga ? – un muunzi, expédié brusquement vers le nord, traversant en hâte la région, pour prendre la tête d’une de ces colonies que les blancs – et ce devait être une bande d’incapables – avaient construites en un ou deux mois pour soixante mille villageois. Il devait avoir l’impression d’être au bout du monde, la terre pleine de plomb, le bois qui fumait en brûlant, le sol dur comme de la pierre. Chassés du Zambèze, sans approvisionnement, soumis aux ordres. Pas de berges, pas de marais, pas d’arbres. Les Tongas furent réduits à fouiller les ordures, rien à manger pour eux qui étaient issus d’une culture de la pêche, rien à boire si ce n’est de l’eau sale. Pas de bière bukoko, aucun moyen de s’échapper. Eparpillés, un peuple perdu dans une région sauvage, comme une aiguille dans une botte de foin. Le froid, les marécages, la tempête, la maladie, l’isolement. La mort qui rôde dans l’air, dans l’eau, dans la brousse. Les gens qui tombaient comme des mouches. »

« Le bébé se remit à pleurer. Matha n’avait jamais pensé qu’être une femme serait une telle entrave, que ce serait un obstacle à franchir chaque fois qu’elle voudrait apprendre quelque chose : lire un livre, crier les réponses, fabriquer une bombe, aimer un homme, lutter pour la liberté. Elle n’avait jamais songé que Ba Nkoloso, Godfrey et Nkuka l’abandonneraient tour à tour en la laissant vivre dans la misère et élever un enfant seule. »

 

Guinée équatoriale
Trifonia Melibea Obono, La bâtarde.

Au cœur de la forêt de Guinée Équatoriale, en territoire fang, Okomo, une adolescente orpheline de mère, entreprend de partir à la recherche de son père biologique. Lors de sa quête généalogique, elle se heurte aux traditions patriarcales et aux séquelles de la colonisation espagnole, découvre le rôle de victime soumise que lui octroie sa famille et cherche à inventer sa place difficile de femme fang lesbienne et orpheline.

« Je ne comprenais pas ce que voulait dire être un homme. J’avais longtemps cru qu’il suffisait d’avoir une paire de testicules bien pendue. Aujourd’hui, pourtant, je commençais sérieusement à en douter. L’oncle Marcelo avait beau en avoir, personne au village ne voyait pourtant en lui un homme. Mais alors, pour être vraiment un homme, il fallait se reproduire ? Bien sûr que non, me répondis-je à moi-même. Mon grand-père avait beau avoir rempli cette fonction, aux dires de ma grand-mère, on ne devait pourtant pas le considérer comme un homme puisqu’il se montrait incapable de faire régner l’ordre dans la famille. Être un homme, cela voulait donc dire dominer les autres ? »

« — C'est très bien. ma petite. Heureusement que tu ne fréquentes pas ces indécentes. Je les hais a un point ! Surtout Dina. Tu te rends compte qu'à son âge, elle n’a pas d'amoureux ? — Elle n'a pas d'amoureux ? je feignis de m’offusquer de la malchance de Dina tout en épluchant des bananes mûres à l’aide d’un couteau bren arguisé. Et c'est grave grand-mère ? C’est grave de ne pas avoir d‘amoureuse ? — J ’ai compris de travers, ou tu as dit amoureuse ? — Pardon, tu ne comprends jamais rien de travers, grand-mère, c’est moi qui me suis trompée. Amoureux, je voulais dire. — Je préfère ça, soupira-belle. Je préfère ça, que tu te sois trompée. Sinon, j’aurais de quoi me faire du souci ! Bien sûr que oui, petite, c’est très grave. Qu'est-ce qu’une femme sans un homme ? Dina est au seuil de la vieillesse : dix-huit ans, et pas de fiancé ! Sa famille n’a pas encore pu tirer profit de son corps. Heureusement que tu n’es pas comme elle. Heureusement ! »

 

Philippines
Mia P. Manansala, L'art meurtrier du lait de coco

Lila, après quelques ennuis et une rupture amoureuse, est revenue dans sa petite ville natale de l'Illinois (USA), aider sa grand-mère et sa tante à tenir leur restaurant philippin. Hélas pour elle, son ex-petit-ami de lycée s'est improvisé critique gastronomique et leur pourrit bien la vie, jusqu'au moment où il meurt dans leur établissement. Pour protéger sa famille, éviter la ruine et surtout s'innocenter (parce que ce n'est pas gagné avec l'inspecteur principal), Lila se lance dans une enquête avec sa meilleure amie, barista du café voisin, se lançant entre autres dans une tournée des restaurants de la ville qui ont tous été victimes, à un moment ou un autre, des manigances de Derek et de ses complices, avec le soutien, parfois contre-productif, de sa nombreuse famille et de trois vieilles amies aux langues bien pendues surnommées "le club du calendrier". Une lecture légère (malgré les crimes horribles qui se succèdent) et qui donne faim. Heureusement, quelques recettes alléchantes sont reproduites à la fin de l'ouvrage (c'était une idée qui me trottait dans la tête, de cuisiner des plats du pays de mes lectures en cours). Je me suis empressée de réserver la suite et je viens de la récupérer à la médiathèque.

« Du riz gluant sucré cuit dans du lait de coco puis à la vapeur dans des feuilles de bananier. Ce sont elles qui donnent au riz cette saveur particulière. Elles sont fourrées au latik. Du lait de coco caramélisé, précisa-t-elle en voyant l'air perplexe de Derek. Dans le bol, il y a du ginataang bilo-bilo. Des boulettes de riz moelleuses, des perles de tapioca, de la pomme de jaque, de l'igname pourpre et de la banane saba cuisinées dans du lait de coco sucré. »

« Les cinq femmes se retournèrent comme un seul homme. Je ne sais pas si vous avez déjà été fusillé du regard par une vieille Asiatique, mais c'est TE-RRI-FIANT. Ne vous laissez pas berner par les jolis motifs floraux et les visières de casquette chics : ces femmes sont capables de vous exécuter à coups de langue de vipère, de coudes osseux et de caddies pliants. »

« Philippine jusqu'au bout des ongles, ma tante exprimait son amour non pas avec des mots encourageants ni des câlins affectueux, mais avec de la nourriture. La nourriture, c'était son moyen de communication. Ce qui lui conférait sa place dans le monde. Rejeter sa cuisine, c'était rejeter son cœur. Ça la dévastait. »

 

Afrique

Afrique du Sud
Yewande Omotoso, La Voisine.

Algérie 
Kamel Daoud, La préface du nègre : le Minotaure 504 et autres nouvelles

Angola
Ondjaki, GrandMèreDixNeuf et le secret du Soviétique. 

Bénin
Florent Couao-Zotti, La traque de la musaraigne.

Botswana
Trinity Dow, Les cris de l'innocente.

Burkina Faso 
Roukiata Ouédraogo, Du miel sous les galettes.

Burundi 
Gaël Faye, Petit pays.

Cameroun
Calixte Beyala, Le Christ selon l'Afrique.

Cap Vert
Germano Almeida, Le testament de Monsieur Napumoceno.

Comores
Ali Zamir, Dérangé que je suis.

Congo Brazzaville
Alain Mabanckou, Le commerce des Allongés.

Côte d'Ivoire
Marguerite Abouet, Aya de Yopougon, tomes 1, 2, 3, 4, 5, 6.

Djibouti
Abdourahman A. Waberi, Aux États-Unis d'Afrique.

Égypte
Alaa El Aswany, L'Immeuble Yacoubian.

Érythrée
Sulaiman Addonai, Le silence est ma langue natale.

Éthiopie
Maaza Mengiste, Le roi fantôme.

Gabon
Janis Otsiemi, La vie est un sale boulot.

Gambie
Baba Jallow, Le cimetière ne prie pas.

Ghana 
Yaa Gyasi, No home.
Nii Ayikwei Parkes, Notre quelque part.

Guinée Conakri
Camara Laye, L'enfant noir.

Guinée Bissau
Abdulai Sila, L'ultime tragédie.

Kenya
Ngugi wa Thiong'o, La rivière de vie.

Libéria
Leymah Gbowee, Notre force est infinie.

Lybie 
Hisham Matar, Une disparition.

Madagascar
Johary Ravaloson, La fabuleuse parcelle de Monsieur Isidore.

Malawi
William Kamkwamba, Le garçon qui dompta le vent.

Mali
Aya Cissoko, N'ba.

Maroc 
Mohamed Leftah, L'enfant de marbre

Maurice
Mariam Sheik Fareed, Le syndrôme de l'accent étranger.
Nathacha Appanah-Mouriquand, Blue Bay Palace.

Mayotte
Nassuf Djailani, À tous ceux qui accusent le poète de traîtrise à la langue française, poème.
Yazidou Maandhui, Mirage, poème.

Mozambique
Mia Couto, Le chasseur d'éléphants invisibles.

Namibie
Hendrik Witbooi, Votre paix sera la mort de ma nation.

Niger
Fatima, Esclave à 11 ans.

Nigeria  
Chigozie Obioma, Les pêcheurs

Ouganda
Jennifer Nansubuga Makumbi, Kintu.

République Centrafricaine
Didier Kassaï, Tempête sur Bangui 1 et 2.

République démocratique du Congo
Denis Mukwege, La force des femmes.

Réunion
Aimé Césaire, Calendrier lagunaire, poème.
Myriam Cazalou, Convois vers l'usine sucrière, poème.
Agnès Gueneau, Cause à ou, poème.
Rosemay Nivard, Un quart de pomme, poème.
Patrice Treuthardt, Retour au port natal, poème.

Rwanda 
Scholastique Mukasonga, L'iguifou, nouvelles rwandaises. 
Beata Umubyeyi Mairesse, Tous tes enfants dispersés.  

Sénégal
Birago Diop, Les contes d'Amadou Koumba
Fatou Diome, Celles qui attendent

Karine Silla, L'absente de Noël.

Sierra Leone
Ishmael Beah, La petite famille.

Somalie
Farah Nuruddin, Du lait aigre-doux.

Soudan
Abdelaziz Baraka Sakin, Le Messie du Darfour.
Tayeb Salih, Saison de la migration vers le Nord.

Tanzanie
Abdulrazak Gurnah, Près de la mer.

Tchad
Adjim Danngar, Djarabane. 1. Au petit marché des amours perdues.

Togo
Kossi Ejoui, L'ombre des choses à venir.

Tunisie
Habib Selmi, La voisine du cinquième.

Zimbabwe
Petina Gappah, Le livre de Memory.

 

Amérique

Antigua-et-Barbada
Jamaïca Kincaid, Voyons voir.

Argentine
Gabriela Cabezón Cámara, Pleines de grâce

Bolivie
Edmundo Paz Soldán, Norte.

Brésil 
Paulo Coelho, L'Alchimiste.

Canada :
Jean-Paul Dubois, Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon (prix Goncourt 2019).
Nancy Huston, Le club des miracles relatifs.

Chili 
Luis Sepúlveda, Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler et Histoire du chat et de la souris qui devinrent amis.

Colombie 
Gabriel Garciá Márquez, La Mala Hora.

Costa Rica
Edo Brenes, Bons baisers de Limon.

Cuba
Leonardo Padura, Adios Hemingway.

États-unis  
Jack London, Martin Eden
Harper Lee, Va et poste une sentinelle.
Toni Morrison, Beloved.

Équateur
Alfredo Noriega, Mourir, la belle affaire !

Guadeloupe
Jenny Archimède, Dans mon île, poème.
Daniel Maximin, Natale, poème
Max Rippon, Cataplasme, poème.
Guy Tirolien, Prière d'un petit enfant nègre, poème.

Guatémala
Miguel Angel Asturias, Le Pape vert.

Guyana
Sharon Maas, Noces indiennes.

Guyane française
Léon-Gontran Damas, Solde, poème.
Serge Patient, Cayenne est désoléepoème.

Groenland
Mo Malø, Qaanaaq.
Mo Malø, Diskø.
Mo Malø, Nuunk.
Mo Malø, Summit.

Haïti
Jacques-Stephen Alexis, L'étoile absinthe.
René Depestre, Lettre au poète Léon Damas, poème.

Honduras
Horacio Castellanos Moya, Effondrement.

Jamaïque
Kei Miller, By the Rivers of Babylon.

Martinique
Nicole Cage-Florentiny, Dans mon île ne poussent pas les saules, poème.
George Desportes, À la crinière du cyclone, poème.
Éric Pézo, On avance la peur…, poème.
Joseph Polius, Petits mots…, poème.
Julienne Salvat, Dire d'enfance rosée…, poème.

Mexique 
Laura Esquivel, Chocolat amer. 
Carlos Fuentes, Une certaine parenté

Nicaragua
Gioconda Belli, La République des femmes.

Paraguay
Augusto Roa Bastos, Fils d'homme.

Pérou 
Mario Vargas Llosa,  La Tante Julia et le scribouillard.

Porto-Rico
Mayra Santos-Febres, La maîtresse de Carlos Gardel.

République Dominicaine
Junot Díaz, La brève et merveilleuse vie d'Oscar Wao.

Salvador
Horacio Castellanos Moya, Effondrement.

Trinité-et-Tobago
V. S.​ Naipaul, Miguel Street.

Uruguay
Juan Carlos Onetti, Les adieux.

Venezuela
Karina Sainz Borgo, La fille de l'Espagnole.

 

Asie

Afghanistan
Spôjmaï Zariâb, La plaine de Caïn.
Mahmud Nasimi, Un Afghan à Paris.

Arabie Saoudite
Athîr Abdallah Al-Nashmî, Une perte.

Bangladesh
Shirshendu Mukhopadhyay, La tante qui ne voulait pas mourir.

Bhoutan
Kunzang Choden, Le cercle du karma.

Birmanie
Aung San Suu Kyi, Se libérer de la peur.

Cambodge 
Tian, L'année du lièvre (BD) : 1. Au revoir Phnom Penh. 2. Ne vous inquiétez pas. 3. Un nouveau départ.

Chine 
Qiu Xiaolong, La danseuse de Mao.

Corée du Nord
Hyeonseo Lee, La fille aux sept noms.

Corée du Sud
Ch'oe Yun, Là-bas, sans bruit, tombe un pétale. 

Hong-Kong
Justin Wong, Je préférerais ne pas.

Inde 
Rohinton Mistry, L'équilibre du monde.

Indonésie
Pramoedya Ananta Toer, Le monde des hommes. (Buru Quartet tome 1)

Iran 
Fariba Vafi, Un secret de rue
Zoyâ Pirzâd, On s'y fera.

Irak 
Abbas Khider, Lettre à la république des aubergines

Israël
Amos Oz, Vie et mort en quatre rimes

Japon 
Haruki Murakami, Le passage de la nuit. 
Durian Sukegawa, Les délices de Tokyo.
Toshikazu Kawaguchi
, Tant que le café est encore chaud.

Jordanie
Nadia Shammas (autrice), Sara Alfageeh (illustratrice), Écuyère.

Kirghistan
Tchinguiz AïtmatovAdieu Goulsary.

Koweit
Taleb Alrefai, Ici-même.

Laos
Loo Hui Phang, L'imprudence.

Liban
Jabbour Douaihy, Il y avait du poison dans l'air.

Malaisie
Tash Aw, La carte du monde invisible.

Mongolie
Galsan Tschinag, Belek, une chasse dans le Haut-Altaï, suivi de Une histoire Touva.

Népal 
Mahjusshree Thapa, Les saisons de l'envol.

Sultanat d'Oman
Jokha Alharthi, Les corps célestes.

Ouzbékistan
Hamid Ismaïlov, Dans les eaux du lac interdit.

Pakistan
Daniyal Mueenuddin, La saison des mangues introuvables.

Palestine
Sahar Khalifa, Chronique du figuier barbare.
Nadia Shammas (autrice), Sara Alfageeh (illustratrice), Écuyère.

Singapour
Balli Kaur Jaswal, Le club des veuves qui aimaient la littérature érotique.

Syrie
Niroz Malek, Le promeneur d'Alep.

Sri Lanka 
Antonythasan Jesuthasan, Friday et friday.

Taïwan
Xiaole Wu, Les enfants des riches.

Thaïlande
Rattawut Lapcharoensap, Café Lovely.

Turquie
Orhan Pamuk, La femme aux cheveux roux.

Vietnam 
Kim Thúy, Man.  

Yémen
 Ali al-Muqri, Le beau Juif.

Europe

Albanie
Ornela Vorpsi, Buvez du cacao Van Houten !  

Allemagne 
Eduard von Keyserling, Altesses.
Marlen Haushoffer, Le mur invisible.

Andorre
Michèle Gazier, Les passantes.

Arménie
Susanna Harutyunyan, Le village secret.

Autriche
Daniel Glattauer, Quand souffle le vent du nord. 
Daniel Glattauer, La septième vague. 

Azerbaïdjan
Tchinguiz Abdoullaïev, Le fardeau des idoles.

Belgique 
Amélie Nothomb, Antéchrista.
Michel Van Zeveren, Le plat du loup plat.
Nadine Monfils, Les folles enquêtes de Magritte et Georgette. 1. Nom d'une pipe !

Biélorussie
Sacha Filipenko, La traque.

Bosnie Herzégovine 
Miljenko Jergović, Volga, Volga.

Bulgarie
Elitza Gueorguieva, Les cosmonautes ne font que passer.

Chypre
Tefcros Michaelides, Petits meurtres entre mathématiciens.

Croatie
Ante Tomic, Miracle à la Combe aux aspics.

Danemark
Jens Christian Grøndahl, Quelle n'est pas ma joie

Espagne 
Carlos Ruiz Zafón, Marina

Estonie
Andrus Kivirähk, Les secrets. 

Finlande
Sofi Oksanen, Baby Jane.
Arto Paasilinna, La douce empoisonneuse.

France 
Maurice Leblanc, Arsène Lupin
Riad Satouff, Le jeune acteur
Loïc Clément, d'après Marie-Aude Murail, illustrations Anne Montel, Miss Charity t. 1, L'enfance de l'art
Romain Gary (Émile Ajar), La vie devant soi et Les racines du ciel)
Delphine Horvilleur, Vivre avec nos morts. Petit traité de consolation. 
Jean Giono, Regain.
Daniel Pennac, Le cas Malaussène : 1. Ils m'ont menti. 2. Terminus Malaussène.
Isabelle Guézan, La Nouvelle Organisation du Travail (uniquement sur Kindle).
Romain Gary, Au-delà de cette limite votre ticket n'est plus valable.
Daniel Pennac, Mon frère.
Anne BihanCraquement nègre…, poème.
Alexis Gloaguen, Rien n'est plus paradoxal que la mort, poème.
Catherine C. Laurent, Regarder le payspoème.
Sophie Hénaff, Poulets grillés, Rester groupés, Art et décès.

Clémentine Mélois, Alors c'est bien.

Georgie
Boris Akounine, Pélagie et le bouledogue blanc.

Grèce
Vassilis Alexakis, Ap. J. C.

Hongrie 
Magda Szabó, La porte et Abigaël.

Irlande
Maggie O'Farell, Assez de bleu dans le ciel

Islande 
Audur Ava Olafsdottir, Miss Islande
Gunnar Gunnarsson, Le berger de l'Avent.

Italie 
Alessandro Baricco, Novecento : pianiste. Un monologue.
Goliarda Sapienza, L'Art de la joie.

Giosuè Calaciura, Le tram de Noël.

Kosovo
Pajtim Statovci, Mon chat Yugoslavia.

Lettonie
Sandra Kalniete, En escarpins dans les neiges de Sibérie.

Lituanie
GiédRé (Holly R., illustratrice), La boîte de petits-pois.

Macédoine
Rumena Bužarovska, Mon cher mari.

Malte
Joe Sacco, Payer la terre.

Moldavie
Vladimir Lortchenkov, Des Mille et une façons de quitter la Moldavie.

Monaco
Prince Albert II, L'homme et l'océan.

Montenegro
Sandra Kalniete, En escarpins dans les neiges de SibérieMirko Kovac, La vie de Malvina Trifković

Norvège
Gunnar Staalesen, Le loup dans la bergerie

Pays-Bas
Toine Heijmans, En mer

Pologne
Maryla Szymiczkowa, Madame Mohr a disparu.

Portugal
Gonçalo M. Tavares, Une jeune fille perdue dans le siècle à la recherche de son père.

République Tchèque 
Kafka, Le procès et La métamorphose

Roumanie
Ioana Pârvulescu, La vie commence vendredi.
Panaït Istrati, Codine.

Royaume-uni 
Edward Morgan Forster, Avec vue sur l'Arno
Mhairi McFarlane, Et ne t'avise pas de m'embrasser.
William Makepeace Thackeray, La Foire aux vanités (Vanity Fair).
Alan Bennett, La Reine des lectrices.

Herman Melville, Bartleby le scribe.

Annie Darling, Noël à la librairie des cœurs brisés.

Russie
Léon Tolstoï, La sonate à Kreutzer. Le bonheur conjugal. Le diable.

Andreï Kourkov, Surprises de Noël.

Serbie
Filip Grbic, Errance.

Slovaquie
Pavol Rankov, C'est arrivé un premier septembre.

Slovénie
Drago Jankar, Cette nuit, je l'ai vue.

Suède 
Camilla Läckberg, Femmes sans merci. 
Katarina Mazetti, Le mec de la tombe d'à côté
Jonas Jonasson, Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire.
Vilhelm Moberg, La saga des émigrants (7 tomes)
Stieg Larsson puis David Lagercrantz, Millenium (6 tomes) 

Selma Lagerlöf, Le livre de Noël.

Suisse 
Joël Dicker, L’Affaire Alaska Sanders. 
Joël Dicker, Un animal sauvage.

Ukraine :
Andreï Kourkov, Le jardinier d'Otchakov.

Vatican
Pape François, Laudato si, encyclique sur la sauvegarde de la maison commune.

Océanie 

Australie 
Joan Lindsa, Pique-nique à Hanging Rock

Nouvelle Calédonie
Déwé Gorodé, Les mots sont des innocents, poème.
Nicolas Kurtovitch, Le sens des marées, poème.
Raymond Lacroix, Le nouveau sorcier de la grue aux requins, poème.
Frédéric Ohlen, Ils m'ont dit…, poème.
Denis Pourawa, Névarèna, poème.
Paul Wamo, L'épithète, poème.

Nouvelle Zélande 
Eleanor Catton, La répétition.

Polynésie française
Célestine Hitiura Vaïte, L'Arbre à pain (Chroniques de Tahiti 1).
Flora Aurima Devatine, Pas d'i…, pas d'o…, poème.
Henri Hiro, Si seulement…, poème. 

Samoa
Sia Figiel, Freelove.

Wallis-et-Futuna
Virginie Tafilagi, Mes yeux-paroles, poème.

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29 juin 2025

52/2025 : maisons

Ce dimanche, Virginie nous demande de photographier des maisons. J'habite un hameau qui a toute une histoire : à une époque, s'y trouvaient quatre auberges, une mare, quelques fermes et une chapelle, ainsi que de grandes prairies où s'arrêtaient les troupeaux de bovins, en route pour les Halles de Paris.
Et puis y ont fleuri les belles maisons de campagne de parisiens fortunés.

Enfin, lorsque la ville nouvelle s'est construite, les derniers prés ont laissé place à trois lotissements de maisons neuves (dont la nôtre), avec des normes de construction assez strictes, puisque l'épicerie a été classée par les bâtiments de France.

Juste en face, l'ancien café, belle maison en meulière, a été rénové tout récemment (des travaux particulièrement bruyants qui n'avaient lieu que les week-ends, démarrant parfois dès 8h le dimanche matin) et personne dans le quartier ne comprend comment ils ont pu avoir l'autorisation d'installer une porte aussi mal assortie (à mon avis, ils n'ont rien demandé…)

Il y a aussi quelques demeures inhabitées, c'est bien dommage. L'une d'entre elles est complètement abandonnée par ses propriétaires qui refusent de vendre. Il y a quelques années on pouvait encore apercevoir le jardin d'hiver (cette élégante et délicate structure de fer forgé et de verre ne pouvait pas être affublée du nom de véranda), il est maintenant enfoui sous la végétation, mais on peut toujours admirer quelques jolis détails.

 

 

 

22 juin 2025

52/2025 : soleil

Voilà un thème estival que nous propose Virginie, ce dimanche ! Ah, le soleil ! On l'espère, pour un événement, pour un week-end ou simplement quand le ciel gris dure un peu trop longtemps. Et puis, quand il est là, on se cache, on se protège ! 

Nous voici en pleine "vague de chaleur". Hier, pour la fête de la musique, nous jouions à l'extérieur et le chef a manqué de peu une mutinerie lorsqu'il nous a annoncé, mardi, qu'aucune tente, aucun parasol n'avait été prévu par l'organisateur. Le lendemain, je suis allée vérifier sur place et, ouf, l'ombre gagnait la place une petite demi-heure avant le début de notre prestation. Nous avons eu chaud, certes, mais aucun instrument de musique n'a été sacrifié

À la maison, passées les premières heures du jour où l'on ouvre tout pour rafraîchir, nous vivons dans l'obscurité côté Sud.

Au Nord, l'équipement estival de rigueur a été sorti

Mais malgré les heures passées dehors, à marcher, à jardinier, à pédaler ou à lire dans le hamac, mes jambes restent desespérément blanches.

 

15 juin 2025

52/2025 : Paréidolie

Cette semaine, chez Virginie, c'est Gilsoub qui a choisi le thème et, une fois de plus, je n'ai pas anticipé.

Alors je suis allée courir avec mon appareil photo (pas pratique du tout de combiner les deux !) et, alors que d'ordinaire je remarque des arbres, cailloux, plantes qui me parlent, cette fois je n'ai rien trouvé… à peine, au moment où je prenais le raidillon pour rentrer, ces deux feuilles de laurier tombées au sol près d'une racine, qui formaient un vague visage.

J'ai tenté de piocher dans ma photothèque, mais là encore j'ai fait chou blanc, trop de photos à regarder et un ordinateur vieillissant trop lent, un logiciel qui plante sans cesse.

Je vais donc faire un pas de côté avec deux artistes qui exploitent ce thème d'une façon différente :

Une plasticienne (dont je ne retrouve pas le nom) qui crée des merveilles en disposant juste quelques cailloux au sol

et Rachid Khimoune qui a détourné des plaques d'égouts, morceaux de fontaines ou autres grilles pour sculpter ses "enfants du monde" (au parc de Bercy)


 

 

8 juin 2025

52/2022 : Chaud

Ce dimanche, Virginie nous invite à réchauffer nos photos. Ce n'est pas le soleil qui va m'y aider : week-end scout oblige, il pleut ce samedi soir, alors que je rédige cet article. Le jour J, je serai de service de 7h à 22h…

Cette année, notre cerisier que je croyais condamné nous a redonné plein de cerises, qui veut une part de clafoutis, tout chaud sorti du four ?

Et sinon, nous avons eu chaud : l'un des boutons de notre table de cuisson était bloqué, nous avons donc fait venir un réparateur, il a tout démonté, changé le robinet d'arrivée de gaz du brûleur concerné, fait un test rapide avant de repartir. 1 h plus tard, Guillaume a sorti une casserole, allumé un brûleur et… explosion ! Plus de peur que de mal, il n'a pas été blessé et la maison n'a pas pris feu, mais il était choqué. Et pour cause : un autre technicien, venu 8 jours plus tard, a constaté que le nouveau robinet avait été posé sans son joint (qui n'était pas fourni avec la pièce neuve, il aurait fallu le commander… un truc qui doit coûter 30 centimes au fabricant, c'est vraiment jouer avec le feu – et la vie des clients – pour des économies de bouts de chandelle).
Bref, nous sommes contents de pouvoir de nouveau manger chaud !

 

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4 juin 2025

Le tour du monde en 80 livres #37

C'est un petit challenge lecture créé par Bidib. En mai, j'ai lu 4 livres (904 pages) et visité 4 nouveaux pays, pour un total de 166 pays.
Je peine à trouver des livres pour les derniers pays : si vous en connaissez pour les pays suivants, n'hésitez pas à me les proposer en commentaire !

Bahamas, Bermudes, Bahreïn, La Barbade, Bélize, Brunei, Belau (Palau), Dominique, Iles Fidji, Gibraltar, Grenade, Kazakhstan, Kiribati, Liechtenstein, Maldives, Iles Marshall, Fédération de Micronésie, Montserrat, Myanmar, Nauru, Panama, Qatar, Iles Salomon, Saint-Christophe et Niévès, Saint-Lucie, San Marin, Saint-Vincent et les Grenadines, Sao Tomé, Seychelles, Swadziland, Timor oriental, Iles Tonga, Turkménistan, Iles Tuvalu, Iles Vanuatu

 

Arménie
Susanna Harutyunyan, Le village secret.

Au cœur des montagnes, tout au fond d'une vallée, un village arménien est oublié de tous. Les villageois qui y sont installés sont tous des rescapés : massacres ottomans, persécutions soviétiques, les malheurs n'ont pas manqué à ce pays, et tous se plient aux lois édictées par Harout, celui qui les a amenés dans ce refuge. Mais lorsqu'arrive la belle Nakhchoum, enceinte d'un viol par les Turcs, les habitants se méfient : cet enfant n'attirera-t-il pas un nouveau malheur sur le village ? Pourtant, c'est de dehors que viendra la menace, lorsque des prisonniers allemands sont envoyés dans la vallée pour des travaux forcés. Ce roman raconte, en filigrane, l'histoire de l'Arménie, ses coutumes, ses traditions et ses légendes.

« On ne posait pas de questions à ceux qui arrivaient au village. Quand un monde s'écroule, on ne pose pas de questions. Ici, chacun est libre d'inventer sa propre histoire, de composer son passé et de l'illustrer comme il le voulait. le village était comme une tombe ; une fois entré, on n'en sortait plus. »
« Le vent rampait le long de l'échine des montagnes. Dans l'obscurité incandescente de cette nuit d'automne, il frôla le ciel avec un cri étranglé, s'accrocha aux nuages déchiquetés puis dégringola dans la vallée. Là où il chutait, le vent charriait des bruits et de la poussière. Il s'enroulait et s'agitait sauvagement, se collait aux rochers et au sol, rongeait la pierre et les buissons, les égratignant de ses doigts sans ongles, attrapant sa propre queue et l'avalant tandis qu'il glissait. Comme un écorché vif, le vent se déchirait lui-même. »

 

 

Namibie
Hendrik Witbooi, Votre paix sera la mort de ma nation.

Il s'agit d'un recueil des lettres du chef du peuple Nama, dont le territoire occupe le sud de l'actuelle Namibie, lorsque les Allemands y proclament un protectorat à la fin du XIXe siècle. Hendrik Witbooi a été baptisé et éduqué par le pasteur missionnaire Olpp, de sorte qu'il peut correspondre lui-même avec ses interlocuteurs anglais, néerlandais et allemands. Néanmoins, il respecte, pour faire la guerre, des règles de chevalerie qui lui sont propres (ne pas attaquer l'ennemi sans l'avoir prévenu au préalable, épargner les femmes et les enfants) et est sans cesse surpris par la brutalité des troupes allemandes. Il se débat face à une situation désespérée, défend jusqu'au bout ses prérogatives auxquelles il renonce peu à peu, appelle à l'aide, en vain, ses anciens alliés commerciaux et finit par céder malgré lui. Le livre contient une documentation historique très complète, pour compléter une correspondance parfois lacunaire.

« Cher capitaine Maharero, mon ennemi !
Je crois nécessaire d'écrire ce mot. Pendant que j'étais parti, vous êtes venu ici et avez détruit mon village. Vous avez tué des femmes et enlevé des enfants. De la mort des hommes, je ne dirai pas un mot. C'était habile de votre part de pénétrer sur ma terre en mon absence. Mais je vous le demande sérieusement : qu'est-ce qui vous a pris de tuer mes femmes et de capturer mes enfants ? Ne donnez pas un tel exemple. Rendez-moi mes gens. Nous verrons comment Dieu décidera de cette guerre entre nous. […] Ainsi répondez-moi sur-le-champ ou bien rendez-moi ceux qui sont entre vos mains. Je vous salue et suis votre ami. »
« Vous ne faites que vous vanter de votre puissance que je ne connais que trop bien. Vous mentionnez aussi la récompense offerte pour ma tête ; je suis donc désormais un hors-la-loi.... Aussi suis-je à votre merci et la paix sera tout à la fois ma mort et la mort de ma nation. Car je sais qu'il n'existe pas de refuge sous votre domination. »
 

Kirghistan
Tchinguiz Aïtmatov, Adieu Goulsary.

Plus j'avance dans ce challenge, moins je choisis mes lectures : trouver un auteur d'un pays, traduit en français et disponible, si possible, en médiathèque devient compliqué. Mais parfois, le hasard fait bien les choses et un roman que je n'aurais pas choisi d'emblée se révèle une magnifique decouverte. C'est le cas de cette histoire d'amour entre Tanabaï et Goulsary ("bouton d'or"), l'éleveur qui croit fermement aux vertus du communisme et un cheval pas comme les autres. Le jeune Goulsary est un coursier rapide et intelligent, très proche de son maître. Mais il attire la convoitise du président du kholkose, un homme brutal et orgueilleux mais piètre cavalier. Les deux amis sont séparés, victimes de l'absurdité des plans soviétiques : produire ce qui est exigé, sans moyens, sans fourrage, sans bâtiments, quels que soient les assauts de la météo. Tanabaï est broyé par ce système. Lorsque, bien plus tard, il retrouve Goulsary, ils sont vieux tous les deux, mais leur lien n'a rien perdu de sa force.

« Tanabaï fait ses adieux à son amblier et lui dit ses dernières paroles : “Tu fus un grand coursier, Goulsary. Tu fus mon ami, Goulsary. Tu emportes mes meilleures années avec toi, Goulsary. Je ne t'oublierai jamais, Goulsary. Et déjà j'évoque ton souvenir, car tu es en train de mourir, mon beau coursier, Goulsary. Nous nous retrouverons, un jour, dans l'autre monde. Mais là-bas je n'entendrai plus le bruit de tes sabots. Car là-bas, il n'y a pas de routes, pas de terre, pas d'herbe, pas de vie. Mais tant que je serai vivant, tu le demeureras aussi, parce que je ne t'oublierai pas, Goulsary. Et la battue de tes sabots résonnera à mes oreilles comme la chanson la plus aimée…” Voilà ce que pense le vieux Tanabaï, tout attristé de voir que le temps s'est envolé, aussi rapide que le trot de l'ambleur. Qu'ils ont vieilli si étrangement vite. Peut-être est-il encore trop tôt pour Tanabaï de se considérer comme un vieillard. Mais l'homme ne vieillit pas tant de vieillesse, pas tant à cause de l'âge, que parce qu'il prend conscience d'être devenu vieux, voit que son temps a fui, qu'il ne lui reste plus qu'à attendre sa fin... »

Malte
Joe Sacco, Payer la terre.

Le seul auteur que j'ai trouvé pour Malte est un journaliste qui publie des bandes dessinées documentaires. La médiathèque en avait plusieurs en rayon, j'ai choisi celle qui ne traitait pas de guerre, quoique… 
Au cours de deux voyages en 2015 dans les territoires du Nord-Est canadien, l'auteur a rencontré les Dene, un peuple autochtone. Dans cet ouvrage passionnant (220 pages quand même !), il raconte (ou plutôt retranscrit ce que lui ont raconté ses interlocuteurs) la méthode employée par le gouvernement canadien, entre 1850 et 1990, pour coloniser le peuple Dene, sans armes, en enlevant les enfants à leurs familles, sous prétexte de les scolariser : envoyés dans des pensionnats loin des leurs, il leur était interdit de parler leur langue. Un fossé s'est ainsi creusé entre les générations. Plus tard, des écoles ont été construites dans les villages, obligeant les familles à quitter la forêt, à abandonner le piégeage et la pêche, leurs seuls moyens de subsistance. Par les allocations, la vie libre en pleine nature a été remplacée par un système basé sur l'argent mais sans emplois. Plusieurs générations ont sombré dans l'alcoolisme et la drogue. De nombreux hommes et femmes tentent de renouer avec leur culture et leurs traditions, mais doivent trancher la délicate question de l'exploitation pétrolière et du gaz de schiste et, de nouveau, les Dene sont divisés.
J'ai beaucoup aimé cette lecture, les dessins en noir et blanc sont soignés, l'auteur a tracé les portraits de ses interlocuteurs dans tous les sens du terme, avec leurs contradictions. Je me réjouis de découvrir bientôt d'autres de ses ouvrages !

 

Afrique

Afrique du Sud
Yewande Omotoso, La Voisine.

Algérie 
Kamel Daoud, La préface du nègre : le Minotaure 504 et autres nouvelles

Angola
Ondjaki, GrandMèreDixNeuf et le secret du Soviétique. 

Bénin
Florent Couao-Zotti, La traque de la musaraigne.

Botswana
Trinity Dow, Les cris de l'innocente.

Burkina Faso 
Roukiata Ouédraogo, Du miel sous les galettes.

Burundi 
Gaël Faye, Petit pays.

Cameroun
Calixte Beyala, Le Christ selon l'Afrique.

Cap Vert
Germano Almeida, Le testament de Monsieur Napumoceno.

Comores
Ali Zamir, Dérangé que je suis.

Congo Brazzaville
Alain Mabanckou, Le commerce des Allongés.

Côte d'Ivoire
Marguerite Abouet, Aya de Yopougon, tomes 1, 2, 3, 4, 5, 6.

Djibouti
Abdourahman A. Waberi, Aux États-Unis d'Afrique.

Égypte
Alaa El Aswany, L'Immeuble Yacoubian.

Érythrée
Sulaiman Addonai, Le silence est ma langue natale.

Éthiopie
Maaza Mengiste, Le roi fantôme.

Gabon
Janis Otsiemi, La vie est un sale boulot.

Gambie
Baba Jallow, Le cimetière ne prie pas.

Ghana 
Yaa Gyasi, No home.
Nii Ayikwei Parkes, Notre quelque part.

Guinée Conakri
Camara Laye, L'enfant noir.

Guinée Bissau
Abdulai Sila, L'ultime tragédie.

Kenya
Ngugi wa Thiong'o, La rivière de vie.

Libéria
Leymah Gbowee, Notre force est infinie.

Lybie 
Hisham Matar, Une disparition.

Madagascar
Johary Ravaloson, La fabuleuse parcelle de Monsieur Isidore.

Malawi
William Kamkwamba, Le garçon qui dompta le vent.

Mali
Aya Cissoko, N'ba.

Maroc 
Mohamed Leftah, L'enfant de marbre

Maurice
Mariam Sheik Fareed, Le syndrôme de l'accent étranger.
Nathacha Appanah-Mouriquand, Blue Bay Palace.

Mayotte
Nassuf Djailani, À tous ceux qui accusent le poète de traîtrise à la langue française, poème.
Yazidou Maandhui, Mirage, poème.

Mozambique
Mia Couto, Le chasseur d'éléphants invisibles.

Niger
Fatima, Esclave à 11 ans.

Nigeria  
Chigozie Obioma, Les pêcheurs

Ouganda
Jennifer Nansubuga Makumbi, Kintu.

République Centrafricaine
Didier Kassaï, Tempête sur Bangui 1 et 2.

République démocratique du Congo
Denis Mukwege, La force des femmes.

Réunion
Aimé Césaire, Calendrier lagunaire, poème.
Myriam Cazalou, Convois vers l'usine sucrière, poème.
Agnès Gueneau, Cause à ou, poème.
Rosemay Nivard, Un quart de pomme, poème.
Patrice Treuthardt, Retour au port natal, poème.

Rwanda 
Scholastique Mukasonga, L'iguifou, nouvelles rwandaises. 
Beata Umubyeyi Mairesse, Tous tes enfants dispersés.  

Sénégal
Birago Diop, Les contes d'Amadou Koumba
Fatou Diome, Celles qui attendent

Karine Silla, L'absente de Noël.

Sierra Leone
Ishmael Beah, La petite famille.

Somalie
Farah Nuruddin, Du lait aigre-doux.

Soudan
Abdelaziz Baraka Sakin, Le Messie du Darfour.
Tayeb Salih, Saison de la migration vers le Nord.

Tanzanie
Abdulrazak Gurnah, Près de la mer.

Tchad
Adjim Danngar, Djarabane. 1. Au petit marché des amours perdues.

Togo
Kossi Ejoui, L'ombre des choses à venir.

Tunisie
Habib Selmi, La voisine du cinquième.

Zimbabwe
Petina Gappah, Le livre de Memory.

 

Amérique

Antigua-et-Barbada
Jamaïca Kincaid, Voyons voir.

Argentine
Gabriela Cabezón Cámara, Pleines de grâce

Bolivie
Edmundo Paz Soldán, Norte.

Brésil 
Paulo Coelho, L'Alchimiste.

Canada :
Jean-Paul Dubois, Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon (prix Goncourt 2019).
Nancy Huston, Le club des miracles relatifs.

Chili 
Luis Sepúlveda, Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler et Histoire du chat et de la souris qui devinrent amis.

Colombie 
Gabriel Garciá Márquez, La Mala Hora.

Costa Rica
Edo Brenes, Bons baisers de Limon.

Cuba
Leonardo Padura, Adios Hemingway.

États-unis  
Jack London, Martin Eden
Harper Lee, Va et poste une sentinelle.
Toni Morrison, Beloved.

Équateur
Alfredo Noriega, Mourir, la belle affaire !

Guadeloupe
Jenny Archimède, Dans mon île, poème.
Daniel Maximin, Natale, poème
Max Rippon, Cataplasme, poème.
Guy Tirolien, Prière d'un petit enfant nègre, poème.

Guatémala
Miguel Angel Asturias, Le Pape vert.

Guyana
Sharon Maas, Noces indiennes.

Guyane française
Léon-Gontran Damas, Solde, poème.
Serge Patient, Cayenne est désoléepoème.

Groenland
Mo Malø, Qaanaaq.
Mo Malø, Diskø.
Mo Malø, Nuunk.
Mo Malø, Summit.

Haïti
Jacques-Stephen Alexis, L'étoile absinthe.
René Depestre, Lettre au poète Léon Damas, poème.

Honduras
Horacio Castellanos Moya, Effondrement.

Jamaïque
Kei Miller, By the Rivers of Babylon.

Martinique
Nicole Cage-Florentiny, Dans mon île ne poussent pas les saules, poème.
George Desportes, À la crinière du cyclone, poème.
Éric Pézo, On avance la peur…, poème.
Joseph Polius, Petits mots…, poème.
Julienne Salvat, Dire d'enfance rosée…, poème.

Mexique 
Laura Esquivel, Chocolat amer. 
Carlos Fuentes, Une certaine parenté

Nicaragua
Gioconda Belli, La République des femmes.

Paraguay
Augusto Roa Bastos, Fils d'homme.

Pérou 
Mario Vargas Llosa,  La Tante Julia et le scribouillard.

Porto-Rico
Mayra Santos-Febres, La maîtresse de Carlos Gardel.

République Dominicaine
Junot Díaz, La brève et merveilleuse vie d'Oscar Wao.

Salvador
Horacio Castellanos Moya, Effondrement.

Trinité-et-Tobago
V. S.​ Naipaul, Miguel Street.

Uruguay
Juan Carlos Onetti, Les adieux.

Venezuela
Karina Sainz Borgo, La fille de l'Espagnole.

 

Asie

Afghanistan
Spôjmaï Zariâb, La plaine de Caïn.
Mahmud Nasimi, Un Afghan à Paris.

Arabie Saoudite
Athîr Abdallah Al-Nashmî, Une perte.

Bangladesh
Shirshendu Mukhopadhyay, La tante qui ne voulait pas mourir.

Bhoutan
Kunzang Choden, Le cercle du karma.

Birmanie
Aung San Suu Kyi, Se libérer de la peur.

Cambodge 
Tian, L'année du lièvre (BD) : 1. Au revoir Phnom Penh. 2. Ne vous inquiétez pas. 3. Un nouveau départ.

Chine 
Qiu Xiaolong, La danseuse de Mao.

Corée du Nord
Hyeonseo Lee, La fille aux sept noms.

Corée du Sud
Ch'oe Yun, Là-bas, sans bruit, tombe un pétale. 

Hong-Kong
Justin Wong, Je préférerais ne pas.

Inde 
Rohinton Mistry, L'équilibre du monde.

Indonésie
Pramoedya Ananta Toer, Le monde des hommes. (Buru Quartet tome 1)

Iran 
Fariba Vafi, Un secret de rue
Zoyâ Pirzâd, On s'y fera.

Irak 
Abbas Khider, Lettre à la république des aubergines

Israël
Amos Oz, Vie et mort en quatre rimes

Japon 
Haruki Murakami, Le passage de la nuit. 
Durian Sukegawa, Les délices de Tokyo.
Toshikazu Kawaguchi
, Tant que le café est encore chaud.

Jordanie
Nadia Shammas (autrice), Sara Alfageeh (illustratrice), Écuyère.

Koweit
Taleb Alrefai, Ici-même.

Laos
Loo Hui Phang, L'imprudence.

Liban
Jabbour Douaihy, Il y avait du poison dans l'air.

Malaisie
Tash Aw, La carte du monde invisible.

Mongolie
Galsan Tschinag, Belek, une chasse dans le Haut-Altaï, suivi de Une histoire Touva.

Népal 
Mahjusshree Thapa, Les saisons de l'envol.

Sultanat d'Oman
Jokha Alharthi, Les corps célestes.

Ouzbékistan
Hamid Ismaïlov, Dans les eaux du lac interdit.

Pakistan
Daniyal Mueenuddin, La saison des mangues introuvables.

Palestine
Sahar Khalifa, Chronique du figuier barbare.
Nadia Shammas (autrice), Sara Alfageeh (illustratrice), Écuyère.

Singapour
Balli Kaur Jaswal, Le club des veuves qui aimaient la littérature érotique.

Syrie
Niroz Malek, Le promeneur d'Alep.

Sri Lanka 
Antonythasan Jesuthasan, Friday et friday.

Taïwan
Xiaole Wu, Les enfants des riches.

Thaïlande
Rattawut Lapcharoensap, Café Lovely.

Turquie
Orhan Pamuk, La femme aux cheveux roux.

Vietnam 
Kim Thúy, Man.  

Yémen
 Ali al-Muqri, Le beau Juif.

Europe

Albanie
Ornela Vorpsi, Buvez du cacao Van Houten !  

Allemagne 
Eduard von Keyserling, Altesses.
Marlen Haushoffer, Le mur invisible.

Andorre
Michèle Gazier, Les passantes.

Autriche
Daniel Glattauer, Quand souffle le vent du nord. 
Daniel Glattauer, La septième vague. 

Azerbaïdjan
Tchinguiz Abdoullaïev, Le fardeau des idoles.

Belgique 
Amélie Nothomb, Antéchrista.
Michel Van Zeveren, Le plat du loup plat.
Nadine Monfils, Les folles enquêtes de Magritte et Georgette. 1. Nom d'une pipe !

Biélorussie
Sacha Filipenko, La traque.

Bosnie Herzégovine 
Miljenko Jergović, Volga, Volga.

Bulgarie
Elitza Gueorguieva, Les cosmonautes ne font que passer.

Chypre
Tefcros Michaelides, Petits meurtres entre mathématiciens.

Croatie
Ante Tomic, Miracle à la Combe aux aspics.

Danemark
Jens Christian Grøndahl, Quelle n'est pas ma joie

Espagne 
Carlos Ruiz Zafón, Marina

Estonie
Andrus Kivirähk, Les secrets. 

Finlande
Sofi Oksanen, Baby Jane.
Arto Paasilinna, La douce empoisonneuse.

France 
Maurice Leblanc, Arsène Lupin
Riad Satouff, Le jeune acteur
Loïc Clément, d'après Marie-Aude Murail, illustrations Anne Montel, Miss Charity t. 1, L'enfance de l'art
Romain Gary (Émile Ajar), La vie devant soi et Les racines du ciel)
Delphine Horvilleur, Vivre avec nos morts. Petit traité de consolation. 
Jean Giono, Regain.
Daniel Pennac, Le cas Malaussène : 1. Ils m'ont menti. 2. Terminus Malaussène.
Isabelle Guézan, La Nouvelle Organisation du Travail (uniquement sur Kindle).
Romain Gary, Au-delà de cette limite votre ticket n'est plus valable.
Daniel Pennac, Mon frère.
Anne BihanCraquement nègre…, poème.
Alexis Gloaguen, Rien n'est plus paradoxal que la mort, poème.
Catherine C. Laurent, Regarder le payspoème.
Sophie Hénaff, Poulets grillés, Rester groupés, Art et décès.

Clémentine Mélois, Alors c'est bien.

Georgie
Boris Akounine, Pélagie et le bouledogue blanc.

Grèce
Vassilis Alexakis, Ap. J. C.

Hongrie 
Magda Szabó, La porte et Abigaël.

Irlande
Maggie O'Farell, Assez de bleu dans le ciel

Islande 
Audur Ava Olafsdottir, Miss Islande
Gunnar Gunnarsson, Le berger de l'Avent.

Italie 
Alessandro Baricco, Novecento : pianiste. Un monologue.
Goliarda Sapienza, L'Art de la joie.

Giosuè Calaciura, Le tram de Noël.

Kosovo
Pajtim Statovci, Mon chat Yugoslavia.

Lettonie
Sandra Kalniete, En escarpins dans les neiges de Sibérie.

Lituanie
GiédRé (Holly R., illustratrice), La boîte de petits-pois.

Macédoine
Rumena Bužarovska, Mon cher mari.

Moldavie
Vladimir Lortchenkov, Des Mille et une façons de quitter la Moldavie.

Monaco
Prince Albert II, L'homme et l'océan.

Montenegro
Sandra Kalniete, En escarpins dans les neiges de SibérieMirko Kovac, La vie de Malvina Trifković

Norvège
Gunnar Staalesen, Le loup dans la bergerie

Pays-Bas
Toine Heijmans, En mer

Pologne
Maryla Szymiczkowa, Madame Mohr a disparu.

Portugal
Gonçalo M. Tavares, Une jeune fille perdue dans le siècle à la recherche de son père.

République Tchèque 
Kafka, Le procès et La métamorphose

Roumanie
Ioana Pârvulescu, La vie commence vendredi.
Panaït Istrati, Codine.

Royaume-uni 
Edward Morgan Forster, Avec vue sur l'Arno
Mhairi McFarlane, Et ne t'avise pas de m'embrasser.
William Makepeace Thackeray, La Foire aux vanités (Vanity Fair).
Alan Bennett, La Reine des lectrices.

Herman Melville, Bartleby le scribe.

Annie Darling, Noël à la librairie des cœurs brisés.

Russie
Léon Tolstoï, La sonate à Kreutzer. Le bonheur conjugal. Le diable.

Andreï Kourkov, Surprises de Noël.

Serbie
Filip Grbic, Errance.

Slovaquie
Pavol Rankov, C'est arrivé un premier septembre.

Slovénie
Drago Jankar, Cette nuit, je l'ai vue.

Suède 
Camilla Läckberg, Femmes sans merci. 
Katarina Mazetti, Le mec de la tombe d'à côté
Jonas Jonasson, Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire.
Vilhelm Moberg, La saga des émigrants (7 tomes)
Stieg Larsson puis David Lagercrantz, Millenium (6 tomes) 

Selma Lagerlöf, Le livre de Noël.

Suisse 
Joël Dicker, L’Affaire Alaska Sanders. 
Joël Dicker, Un animal sauvage.

Ukraine :
Andreï Kourkov, Le jardinier d'Otchakov.

Vatican
Pape François, Laudato si, encyclique sur la sauvegarde de la maison commune.

Océanie 

Australie 
Joan Lindsa, Pique-nique à Hanging Rock

Nouvelle Calédonie
Déwé Gorodé, Les mots sont des innocents, poème.
Nicolas Kurtovitch, Le sens des marées, poème.
Raymond Lacroix, Le nouveau sorcier de la grue aux requins, poème.
Frédéric Ohlen, Ils m'ont dit…, poème.
Denis Pourawa, Névarèna, poème.
Paul Wamo, L'épithète, poème.

Nouvelle Zélande 
Eleanor Catton, La répétition.

Polynésie française
Célestine Hitiura Vaïte, L'Arbre à pain (Chroniques de Tahiti 1).
Flora Aurima Devatine, Pas d'i…, pas d'o…, poème.
Henri Hiro, Si seulement…, poème. 

Samoa
Sia Figiel, Freelove.

Wallis-et-Futuna
Virginie Tafilagi, Mes yeux-paroles, poème.

2 juin 2025

Le joli mois de mai

Un mois de mai qui a filé à toute allure, avec une météo en montagnes russes. J'avais prévu de la couture et du bricolage et je n'ai presque rien pu faire, quelques sorties se sont ajoutées à la dernière minute, c'est bien aussi de passer du temps dehors. La fatigue physique aidant, je dors un peu mieux et – espérons que ça dure – je réussis à courir régulièrement un peu plus de 4 km sans avoir mal aux genoux ni à la hanche.

1/ Nous retrouvons nos amis (incroyable, nous ne nous sommes pas vus depuis près d'un an !) pour un pique-nique gastronomique au milieu des jacinthes des bois, suivi d'une belle balade dans le Gâtinais (nous avons eu très chaud).

2/ Une journée tranquille, occupée d'abord à coudre avec Marie, puis seule, entrecoupée de quelques courses et de cuisine pour l'invitation du lendemain.
3/ J'échappe de justesse à l'orage, puis le temps se remet au beau, donc je fais le pari (gagné) d'aller à l'église en vélo pour animer les baptêmes avant un dîner entre amis (c'était notre semaine de rattrapage des invitations en retard).
4/ Nous partageons un petit-déjeuner avec le cycliste breton qui a campé dans le jardin (et nous a apporté des crêpes).
5/ Reprise en douceur (quoique je me serais bien passé du trajet en train d'un jour de grève), ma semaine de travail ne durera que deux jours (ça devrait être plus fréquent !)
6/ Je passe à la médiathèque signaler un problème technique sur un livre audio et dans la foulée, je montre à la documentaliste tout ce qui ne fonctionne pas (elle ne voit jamais ce côté de l'écran), puis lui parle de mon défi de lectures autour du monde : je vais peut-être pouvoir compléter les pays qui me manquent.
7/ Aurore (qui s'est fait voler son téléphone il y a 8 jours dans le métro) est rentrée, la carte SIM est arrivée et le nouveau téléphone aussi, mais le regroupement des trois est sans effet : nous passons chez SFR qui nous rassure, il faut parfois une heure pour activer la carte, elle part tranquille à sa réunion.
8/ C'est journée portes ouvertes chez Claudie, qui nous fournit en fromages de chèvre : visite de l'exploitation, tonte des brebis, démonstration des chiens de berger, traite des chèvres, visite aux cochons et aux petits agneaux… nous repartons avec des merguez de brebis pour le déjeuner (et l'après-midi, deux visites chez SFR : la carte reçue ne peut pas être reliée à la ligne (?) et pour en obtenir une nouvelle, je dois être présente avec ma carte d'identité. Au moins, j'ai largement fait mes pas de la journée ! Nous terminons par une soirée d'anniversaire entre musiciens et danseurs.

9/ Marie m'accompagne en vélo à la jardinerie, pour nous ravitailler en plants de tomates, courgettes et concombres.
10/ Nous vidons une jardinière en bois qui semble s'être vidée de sa terre : effectivement, le fond s'est effondré, presque entièrement pourri, mais l'état du bac est plutôt satisfaisant, après 9 ans passés dehors. Puis nous attaquons un autre projet : réparer une jupe en twill de viscose Mondial tissus qui a craqué aux coutures (tiens, tiens, quel hasard ! comme ma robe verte que je n'ai portée que deux fois — et dont le tissu m'a été remboursé).
11// Direction le magasin de bricolage pour une lame de terrasse et une lambourde, Marie se met à l'ouvrage pendant que je taille et désherbe un peu.
12/ Un lundi bien chargé qui commence par une formation informatique (3 heures et demie ! j'aurai besoin du replay pour les quelques passages où j'ai décroché), une confection de fougasse à l'ail des ours avant une soirée apériscout fort agréable.
13/ Notre répétition, en petit comité, est écourtée par le déclenchement de l'alarme incendie. Après vérification, c'est une fausse alerte, nous enchaînons sur le champagne et les petits biscuits pour fêter un mariage.

14/ Aurore a vérifié plusieurs fois qu'elle avait bien tout le nécessaire, nous avons préparé un pique-nique pour le lendemain midi et prévu notre dîner, nous partons dans l'après-midi pour Noisy-le-Grand, où nous arrivons 2h45 plus tard (50 km !), après un petit détour pour l'achat d'un pantalon confortable. Nous mangeons nos nouilles japonaises en regardant la télé-réalité (consternant), avant de dormir de bonne heure.
15/ Après un copieux petit-déjeuner, je dépose la candidate devant le centre d'examen et reprends la route.  Ce midi, nous recevons une lettre de Rémi (qui avait campé dans le jardin au début du mois), avec des photos de son périple breton (et une invitation à nous rendre la pareille, il va vraiment falloir qu'on s'y mette nous aussi).
16/ Paul et Alice nous ont offert des places pour un concert, dans une salle des environs que nous ne connaissons pas : l'orchestre était au top, j'ai toutefois préféré la première partie (l'Ouverture de Léonore III et une cantate de Fanny Hensel-Mendelssohn) à la messe de Schubert qui a suivi (la voix de la soprano ne s'harmonisait pas avec les autres solistes).
17/ C'est la première fois que nous participons au bal de l'Europe, qui met en valeur notre répertoire très varié. Les danseurs ont bien tenu le coup (16h-23h30, avec une pause pour manger quand même !).
18/ Mission potager menée à bien (je suis moulue, j'ai eu toutes les peines du monde à enfoncer les tuteurs dans ce sol argileux aussi dur que de la pierre) et la moustiquaire anti-poules cousue l'an dernier est finalement en bon état (je me souvenais que des liens avaient cassé, cuits par les UV et la pluie, mais ceux qui restent suffisent pour tout accrocher).
19/ Nous mangeons le premier melon de l'année et il est délicieux ! 
20/ Après deux années de maladie (au point que j'ai envisagé de l'abattre), notre cerisier semble à peu près rétabli et je peux enfin déguster quelques cerises (si les oiseaux nous en laissent, nous aurons de quoi faire un clafoutis).

21/ C'est le jour de la mission "fraises" : en route pour la cueillette avant qu'il pleuve ! Je remporte le défi en grimpant la côte de St Cyr sous les premières gouttes, j'arrive à la maison sans avoir eu à mettre mon imperméable. Quand nous partons pour notre apériscout, j'ai préparé 7 pots de confiture et une dizaine de petits pots de coulis (que je congèle, pour des desserts improvisés) et il reste de quoi me régaler pendant les prochains jours.
22/ Je ressors le carton "fête foraine" des anniversaires lointains : le chamboule-tout va reprendre du service. Je bricole une cible 100% récup pour le lancer d'anneaux et… mes jolis poissons vont enfin servir pour une pêche à la ligne.
23/ Je prépare deux gâteaux en discutant avec les filles : une soirée tranquille en famille avant un week-end très chargé (et deux levers très matinaux, misère)
24/ Pendant que Guillaume accueille les chefs scouts, je joue de la musique, et entre deux trajets vers l'école de musique, je guide Marie dans sa couture, puis je refais des gâteaux (et les sors du four juste quand je reçois le SMS : pas besoin de gâteaux).

25/ À mon tour de recevoir les maîtrises, une joyeuse journée (je coupe des gâteaux, je propose du café ou du thé, j'encadre la pêche à la ligne/ anticipation des risques). J'ai trouvé les chefs plutôt compétents et contents de l'aspect ludique des ateliers (mes poissons ont beaucoup plu).
26/ Enfin, je trouve le temps de démarrer un nouveau projet couture : J'ai juste découpé le tissu mais c'est déjà un début (trouver le tissu adéquat était déjà un défi en soi).
27/ Le réparateur venu hier a dû faire une erreur : nous ne pouvons plus utiliser notre table de cuisson. Mais une musicienne nous dépanne en nous prêtant une petite plaque induction à poser. Nous n'avons que trois casseroles compatibles mais ce sera mieux que le réchaud de camping, en attendant la visite du technicien dans 10 jours.
28/ En passant par la recyclerie, je trouve les deux cache-pots que je cherchais, ainsi qu'un joli petit bol pour remplacer celui qui a été cassé.
29/ Nous participons au rassemblement diocésain : beaucoup de monde (12 000), beaucoup d'attente à chaque étape, mais une belle journée sous le soleil, avec une messe en plein air. 
30/ Pour nous remettre de la fatigue d'hier, nous allons faire quelques achats à Paris. Nous marchons énormément, ce serait dommage de prendre le métro par une si belle journée, même si notre quête de thé goût russe (pour remplacer celui que le Palais des thés a arrêté) se révèle difficile (nous avons dû faire 3 magasins Dammann pour trouver celui que nous visions), mais ça faisait du bien de marcher (hier, nous avons surtout piétiné)

31/ Après une journée étouffante, nous partons pour la soirée de jumelage : balances, petit concert de la fanfare des jeunes allemands, repas au restaurant entre musiciens et danseurs, puis bal jusqu'à minuit (et nous avions plein de jeunes qui dansaient, c'était sympa).


 

2 juin 2025

Juin joli

Un mois de juin qui respecte la tradition : je suis essorée, complètement cuite ! Mais je ne regrette pas tous les beaux moment que nous avons passé, en famille, entre amis, en musique ou avec les scouts. Il y a des jours où je n'ai même pas allumé l'ordinateur et j'ai plusieurs publications en retard (il faudrait déjà trouver le temps de faire les photos), heureusement qu'arrivent les vacances : je travaillerai toujours, mais mes soirées seront plus calmes.

1/ Marie termine son ensemble veste-bermuda avec mon aide (enfin, une aide toute relative car, fatiguée, j'ai accumulé les erreurs — et elle en a aussi fait quelques-unes, si bien que le découd-vite a beaucoup travaillé et que nous sommes presque tombées en panne de fil blanc).
2/ Le nouveau technicien intervient, plus tôt que prévu (le SAV a enfin compris la gravité de l'incident de lundi dernier : quand le réparateur de la table de cuisson part et qu'une explosion se produit une heure plus tard, en allumant un brûleur, c'est qu'il a certainement mal fait son travail) et n'a pas besoin de chercher bien loin : son collègue avait oublié de remettre le joint du robinet !
3/ Partir le matin en jupe et sandales (et mon beau débardeur rouge sur lequel j'ai eu plein de compliments), enfin !

4/ Entre deux averses, je cueille un bol de framboises, un autre de cassis, un saladier de cerises : le printemps est bon pour les récoltes, cette année.
5/ Après une AG interminable (comme d'habitude), nous partageons un repas convivial, entre chanteurs, musiciens et danseurs et il ne reste que 20 minutes pour le petit bal prévu. Ça tombe bien, j'ai oublié mon pupitre et j'ai mal à l'épaule, quelques morceaux de violon suffiront pour ce soir.
6/ Les filles ont programmé ce soir le repas de fête des mères et Paul est là pour quelques dizaines de minutes (en attendant que son cousin passe le chercher) : je suis ravie de les avoir tous les trois ensemble !
7/ Une amie nous a sollicités pour animer un mariage, avec ses petites cousines musiciennes, et c'était une réussite (canon de Pachelbel pour l'entrée, qui sonne magnifiquement dans l'église), malgré le peu de motivation de l'assistance pour chanter.

8/ Nous passons la journée au woodcraft du groupe du Mesnil : 12 équipes s'activent pour la plus belle merveille du monde bâtie en perches et ficelle. De mon côté, j'aide les plus petits à fabriquer des casques gaulois en carton (gros succès) entre deux coups de main à l'intendance, du petit déjeuner à dîner. Aurore, elle, reste les trois jours avec quelques-uns de ses jeunes.

9/ J'ai trouvé hier soir Lucette endormie au milieu de la pelouse (elle a trouvé comment ouvrir la porte, la coquine) et ce matin, un plant de courgette déterré (j'en ai planté trois, ça fait un gros pourcentage de perte !), mais je tente de le remettre en terre, on ne sait jamais.
10/ Le beau temps nous motive pour aller à la répétition à vélo, en passant par les rigoles, avec en fond sonore les coassements des grenouilles (le temps des amours dure depuis 2 bons mois).
11/ J'ai retrouvé, dans mes caisses, un coupon de coton fleuri qu'une couturière m'avait donné et qui sera parfait pour tester un patron de chemisier. Aussitôt lavé, repassé, coupé et cousu.
12/ Le plant de courgette défunt semble ressuscité et le jasmin, qui a mis 8 ans à donner quelques fleurs, est magnifique cette année. Des fois (rarement), j'ai la main verte.


13/ Après avoir reçu une très bonne nouvelle, nous partons à pied dîner chez des amis non sans nous munir de quelques affaires de pluie…
14/ J'ai trouvé de quoi faire une toile de pantalon pour Aurore (partie une semaine en stage Bafa), je m'y emploie pendant que Marie prépare un repas de fête des pères.


15/ Je trouve enfin le temps de m'attaquer aux ronces du fond du jardin (avec les orties, le houx, les chardons… ça pique !) et remarque que le figuier, planté l'an dernier près de la clôture par nos voisins, porte son premier fruit : dans quelques années, il y aura des branches chez nous.
16/ Le temps est idyllique, un petit gilet le matin, vite retiré, un léger vent pour ne pas souffrir de la chaleur, si l'été pouvait continuer ainsi…
17/ Avec le vieux tuyau d'arrosage (je savais qu'il fallait le garder), un bout de chambre à air et deux élastiques, j'ai installé un système d'arrosage branché sur la réserve d'eau de pluie. C'est plus pratique que les allers-retours avec l'arrosoir et ça durera tant que le niveau de l'eau est haut dans la réserve.
18/ Comme nous jouons dehors en pleine canicule, samedi prochain, je vais voir sur place à quel endroit nous pourrions nous abriter du soleil et constate, avec soulagement, que la place est déjà à l'ombre à 17 heures (ce que la directrice de la maison de quartier aurait pu voir elle-même, au lieu de chercher un plan B…)
19/ Marie, qui dort à la maison ce soir, entend des grattements dans le mur au-dessus de son lit : pas de doute, des rongeurs sont en train de s'installer et d'émietter l'isolant (pas depuis longtemps : samedi, elle n'avait rien entendu). Heureusement qu'elle a l'oreille fine, c'est elle aussi qui avait repéré le nid de guêpes à son tout début, il y a quelques années (au même endroit, comme par hasard).

20/ Après avoir lu les avis, j'appelle le dératiseur près du bureau et mon interlocuteur me rassure (je lui ai déroulé toutes mes angoisses de la nuit) : ils interviendront mardi matin, pour un prix fort raisonnable.
21/ Encore une belle fête de la musique, avec audition de clavecin-viole de gambe le matin, petit concert baroque dans l'église (presque fraîche) et bal folk en fin d'après-midi, devant la médiathèque, ce qui nous attire un peu de public. Nous terminons par un restaurant entre danseurs et musiciens.

22/ Et on enchaîne sur un conseil territorial, une journée bien remplie qui s'achève par nos adieux (peut-être pas définitifs pour moi).
23/ Je sors une à une mes jolies robes d'été du placard, quel plaisir de les porter de nouveau.
24/ L'incendie qui a éclaté un peu après midi dans la maison voisine a été vite maîtrisé (avec une dizaine de camions de pompiers tout de même), un collègue nous a invités à déjeuner (nous étions plusieurs à être sortis rapidement les mains vides, pour échapper à la fumée et au bruit assourdissant de l'alarme), notre bâtiment n'a pas été touché et nous pouvons récupérer nos affaires plus tôt que prévu. Mais quelle frayeur !
25/ Après une journée étouffante, l'orage est apprécié (surtout que j'avais totalement vidé la réserve d'eau), surtout que chez nous, il est passé sans vent violent ni grêle, juste une bonne quantité d'eau.
26/ Les soirées de fin d'année se succèdent, ce soir c'est le pot de l'Amap avec des gens sympas et de bonnes choses à manger (dont une tartinade de haricots rouges tex mex que je tenterai de copier).
27/ On continue avec le pot départ en retraite (et en musique) d'une de nos danseuses (accessoirement directrice d'école).


28/ Un dernier cours de musique avec une surprise : une nouvelle élève rejoint notre tout petit groupe. Alors qu'elle cherchait un professeur pour reprendre la viole, elle est passée par hasard à l'église à la fête de la musique !
29/ Aurore refait la course des princesses avec une amie, elles ont fait un bon temps malgré la chaleur, le manque d'entraînement de l'une et l'entorse à la cheville de la seconde. 
30/ Après les problèmes de train du matin (et l'absence d'annonce pour indiquer les changements de quai, obligeant les voyageurs à piquer des sprints dans les couloirs, pour arriver trop tard), une journée de chaleur accablante (et ce n'est que le début), je me réjouis, en arrivant à la gare, de voir les démineurs en repartir. Pas étonnant que des voyageurs oublient leurs bagages : la chaleur me grille tellement les neurones que je me demandais, hier, quel plat froid je pourrais bien préparer avec ma botte de carottes…

1 juin 2025

52/2025 : espoir

Bon, eh bien pour mon espoir de publier tous les dimanches sans exception pour le défi de Virginie, c'est raté : le week-end dernier, nous étions de "relecture des dossiers de camp" du petit matin jusque la toute fin de journée. À mon retour, après 10 heures debout, je me suis écroulée sur le canapé sans avoir l'énergie de faire quoi que ce soit (et j'avoue que j'avais manqué d'inspiration, les jours précédents, pour anticiper). Ce week-end d'Ascension a été tout aussi chargé, je ne suis donc pas en avance non plus !

Mais dimanche dernier, dans ma poche de chemise, j'ai trouvé un petit papier pioché en mars, lors de notre assemble territoriale. Ma consœur (bien plus calée que moi, car ayant étudié la philosophie et la théologie) nous avait expliqué que le verbe "espérer" a donné deux noms : "espoir" et "espérance". Tous les participants, grands et petits, piochaient un petit papier et devaient se placer de l'un ou l'autre côté, en fonction de la définition du mot : l'espoir, c'est ce qui est probable, pour aujourd'hui, demain ou plus tard (avoir une bonne note, revoir un ami, guérir d'une grippe). L'espérance est quelque chose que l'on souhaite en sachant, hélas, que l'on a très peu de chance de le voir arriver de notre vivant (la paix dans le monde, la justice pour tous, un traitement pour tous les cancers…)

« J'ai l'espoir qu'il fera beau aujourd'hui » ne pose aucune difficulté 

En revanche, le petit papier que j'ai tiré est clairement du domaine de l'espérance (mais quelle belle idée !)

Pour ce souci, semé en pleine terre mais qui a préféré s'installer entre les pavés, au risque de griller à la moindre sécheresse, j'hésite…

 

 

 

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attraper le temps qui file…
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