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attraper le temps qui file…
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28 septembre 2025

52/2025 : balade

Ce dimanche, Virginie nous laisse toute liberté pour le thème. Alors je suis sortie faire une petite balade au soleil, parce que le froid et la pluie, j'en ai soupé cette semaine, je suis même en train de tomber malade !

J'ai commencé par sortir mes chaussettes en laine, pour ne pas aggraver le mal de gorge (si, si, chez moi la gorge et les pieds sont liés).

Et du soleil, j'en ai trouvé

pour les couleurs automnales, en revanche, c'est encore un peu tôt

ce dimanche, après une incursion hivernale, on revient vers l'été (enfin, presque)

mais le dessert sera de saison, avec une tarte aux coings

 

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22 septembre 2025

Le petit bricolage qui change tout

Il y a parfois un petit grain de sable qui coince, une toute petite chose qui agace et l'on se dit qu'il faudrait y remédier. Mais le temps passe, il y a toujours plus urgent. Les couturiers, bricoleurs, cartonneurs me comprendront certainement : je parle de ces mini-commodes en bois, de chez le suédois ou autres, qui sont fort pratique mais ont un défaut majeur : les planches de séparation entre les tiroirs ne vont pas jusqu'au fond du meuble.

Et comme, bien entendu, on a tendance à remplir bourrer chaque tiroir au maximum, immanquablement des rubans, élastiques ou autres objets dépassent de l'arrière du tiroir fermé et bloquent l'ouverture en butant contre le bord de la planche en question.

Une seule solution alors : sortir complètement les tiroirs du dessus pour repousser le trop plein vers le bas, pester contre la situation, remettre tout dans le tiroir en tassant bien (et penser naïvement que tout restera en place jusqu'à la prochaine fois).

Mais la semaine dernière, grâce à un classeur qui avait bien vécu et ne fermait plus, j'ai décidé de m'attaquer au problème : Deux couches de carton coupées au millimètre près pour boucher le trou, du kraft gommé pour les coller au fond et à la demi-planche (ça colle incroyablement bien, ce truc), des livres bien serrés dans les cases pour tenir le tout bien à plat pendant le séchage et le tour est joué ! 

Quel confort désormais d'avoir des tiroirs qui coulissent dans problème ! 

21 septembre 2025

52/2025 : frissons

Ce dimanche, Virginie nous propose de frissonner. Certain(e)s pousseraient carrément des cris d'horreur, d'autres sentiraient un léger frisson, moi j'y suis presque indifférente. Je ne dis pas que j'ai aimé trouver ces deux grosses tégénaires en déplaçant une bibliothèque, mais savoir qu'elles sont là en permanence ne me dérange pas, tant qu'elles ne se montrent pas dans la journée. Les araignées sont le signe d'une maison saine, m'a-t-on dit.

Je suis allée voir dans la cabane de jardin si j'en trouvais d'autres. Cet été, il y en avait une énorme sur le plateau de bureau que j'en ai extrait, mais Lucette ne lui a pas laissé une seconde pour s'enfuir, elle l'a dévorée toute vivante. En revanche, celles du plafond sont plutôt élégantes et graciles, n'est-ce pas ?

 

14 septembre 2025

52/2025 : famille

Ce dimanche, Virginie nous demande d'illustrer ce qu'est, pour nous, la famille. Quand on a soi-même "fondé une famille", le défi semble facile…

Mais cet été, j'ai choisi de les laisser partir sans moi au bout du monde (et je les remercie d'avoir admis ma phobie de l'avion)

Je les ai laissés un soir à la porte du terminal, enthousiastes et impatients de découvrir un petit bout du Japon

j'ai suivi leurs aventures par écran interposé

 

et pour ne pas rester seule 11 jours, j'ai fait appel à ma sœur

celle qui est prête à me suivre dans toutes mes lubies

celle que j'ai forcée à apprendre le solfège tout un été, afin qu'elle puisse apprendre le violoncelle et m'accompagner (bien vu, puisqu'elle en joue toujours)

Quelques jours où notre complicité de l'enfance est revenue naturellement, où j'ai découvert les alentours de sa maison (nous n'y allons que pour des repas de famille, le plus souvent), quelques-uns de ses amis et l'un de ses groupes de musique

Oh, ma première machine à coudre et son premier piano ! 

 

7 septembre 2025

52/2025 : autoportrait

Ce dimanche, Virginie veut voir nos frimousses. Et moi, le dimanche matin, voilà à quoi je ressemble, au retour de ma course bi-hebdomadaire. C'était dur, ce matin, après une semaine de nuits pourries (réveils toutes les heures, voire toutes les demi-heures). J'ai donc réduit la durée et choisi un parcours moins long (mais on verra que j'ai fait quelques détours pour dépasser, quand même, les 3 km).

Je m'attendais à être écarlate, mais les températures ont baissé, ça fait du bien.

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3 septembre 2025

Le tour du monde en 80 livres #40

C'est un petit challenge lecture créé par Bidib. En août, j'ai lu 8 livres ou nouvelles (1087 pages) et visité 6 nouveaux pays, pour un total de 181 pays, mon tour du monde touche à sa fin. Je peine à trouver des livres pour les derniers pays : si vous en connaissez pour les pays suivants, n'hésitez pas à me les proposer en commentaire !

Bahamas, Bermudes, Bahreïn, Bélize, Brunei, Belau (Palau), Dominique, Gibraltar, Kiribati, Liechtenstein, Maldives, Iles Marshall, Fédération de Micronésie, Montserrat, Myanmar, Nauru, Panama, Iles Salomon, Saint-Christophe et Niévès, San Marin, Saint-Vincent et les Grenadines, Sao Tomé, Turkménistan, Iles Tuvalu, Iles Vanuatu

Japon
Banana Yoshimoto, Kitchen.

Après la mort de sa grand-mère, Mikage se réfugie dans le sommeil. Son seul réconfort est de cuisiner. Un camarade d'université l'invite dans l'appartement qu'il partage avec sa mère et, peu à peu, la jeune fille trouve une nouvelle famille, retrouve son équilibre et peut enfin reprendre une vie normale. Un nouveau drame la conduira, à son tour, à prendre soin de son ami.
Une seconde nouvelle suit Kitchen : Moonlight Shadow, qui traite cette fois du deuil amoureux. Ces sujets graves sont abordés avec délicatesse, légèreté et optimisme.

« Je crois que j'aime les cuisines plus que tout autre endroit au monde. [...] Quand je suis épuisée, je songe avec enchantement qu'au moment où la mort viendra, j'aimerais pousser mon dernier soupir dans une cuisine. Seule dans le froid, ou au chaud auprès de quelqu'un, je voudrais affronter cet instant sans trembler. Dans une cuisine ce serait idéal. »

« Perdre un petit ami : pour la première fois de ma longue existence — qui n'était que d'une vingtaine d'années — je faisais cette expérience, et je souffrais au point d'en avoir le souffle coupé. Depuis le soir de sa mort, mon coeur avait glissé dans un autre espace, et ne pouvait revenir. Il m'était impossible de voir le monde avec mes yeux d'autrefois. »

Côte d'Ivoire
Marguerite Abouet, Aya de Yopougon, tome 8.

Le dernier tome paru des aventures d'Aya est fidèle à la série : riche en rebondissements. Aya chercher toujours à régler les problèmes des uns et des autres, quitte à mettre ses propres soucis de côté. Innocent, en essayant de rester en France, se met dans une très mauvaise situation ; Albert réussit à s'échapper du village où son père l'avait exilé ; Bintou parvient à se réconcilier avec son public, Moussa réapparaît… j'attends la suite avec impatience ! 

Émirats arabes unis
Mohamed Saadeddine el-Yamani (éditeur), Nouvelles des Émirats arabes unis.

Une lecture qui m'a déroutée : ces nouvelles, écrites par onze auteurs traitent des relations hommes-femmes, de la famille, des travailleurs immigrés, de la vacuité de l'existence, dans un style parfois absurde, parfois fantastique, parfois violent ou très cru. La plupart sont très courtes, on a à peine le temps de découvrir les personnages que l'histoire est terminée. j'aurais aimé un peu plus de développements.

« La nuit est la fenêtre d'une âme incandescente, crucifiée sur les carreaux. Les rideaux fleuris ravivent les blessures. Il n'y avait que l'obscurité alentour et une rue aux lumières lointaines scintillantes. La femme s'approcha des parois de la fenêtre et se colla à la vitre transparente. Elle ressentit alors la joie des arbres déployant leurs voiles sur des troncs majestueux, disposés tout au long du trottoir, épanouis au contact de la brise, par une nuit resplendissante. »

« J'ai passé toute ma vie à bavarder. On me citait en exemple. Un jour, j'ai songé à prendre, congé, à me taire. Mais la police m'a embarqué, m'accusant de silence sans autorisation ! »

Allemagne
Karin Kalisa, La mélodie familière de la petite boutique de Sung.

Lorsque la grand-mère de Minh donne un spectacle de marionnette vietnamienne pour la fête de fin d’année de l’école, personne ne soupçonne que Prenzlauer Berg va en être bouleversé. Et pourtant, dans le quartier situé au coeur de Berlin, la part d’Asie ressurgit, insufflant un nouveau sens de la communauté. On découvre, dans ce roman aux aspects de conte utopique, que l’histoire de l’Allemagne de l’Est et l’Ouest n’est pas si éloignée de celle du Vietnam du Nord et du Sud. Un moment de pure poésie ! 

« Il fut scolarisé avec l'allemand pour seule langue ou presque et n'eut pas la moindre difficulté à apprendre à lire et à écrire dans cet idiome ; il possédait même- grâce à Hiên- un vocabulaire plus riche et plus choisi que nombre de ses camarades. Il lui fallut toutefois affronter un autre obstacle : quand il se voyait dans le miroir, il avait du mal à allier sa langue et son visage, reflet de l'embarras de ses semblables face à cette combinaison peu commune. »

« Avec ce grand-père, on n'allait pas au zoo ni chez le marchand de glaces, comme le faisaient les enfants en Allemagne. Avec ce grand-père, on allait travailler. Dinh le suivait pieds nus sur le sol humide jusque dans ses maigres champs. Quand l'eau était trop haute, ou qu'il n'y avait pas de chemin, ou alors que celui-ci avait été inondé pendant la nuit, on construisait en deux temps trois mouvements un pont fait de tiges de bambou et de cordes de chanvre. Le grand-père riait quand Dinh hésitait à poser le pied sur la frêle et chancelante corde, puis il faisait avancer Dinh juste devant lui, entre ses bras. Au bout de quelques jours, Dinh se réjouissait de construire chaque pont. Il aidait à les tendre et à les perfectionner et leur donnait des noms : le grand pont, le pont céleste, le pont aux fleurs, le pont aux roseaux, le pont au tigre, le pont aux serpents. »

Qatar
Isaac de Syrien ou Isaac de Ninive, Discours ascétiques (extraits).

Le seul auteur du Qatar a vécu au VIIe siècle. Vénéré comme saint par l'église orthodoxe, puis canonisé par le Pape François en 20254, il a été évêque pendant 5 mois avant de se retirer dans le désert. Ses 86 Discours ascétiques remplissent 580 pages et c'est une lecture pour le moins austère et moralisatrice ! Je me suis contentée d'en lire une douzaine et… ce n'est pas vraiment ma vision de la vie, même pour atteindre la sainteté, je pense qu'il y a d'autres voies.

« Tu sais que l’espérance du repos empêche constamment les hommes de se souvenir de ce qui est bon, de ce qui est grand, de ce qui est excellent. Même ceux qui en ce monde ne songent qu’à leur corps ne peuvent parvenir à réaliser ce qu’ils veulent que s’ils ont décidé dans leur pensée de supporter des difficultés. L’expérience, d’ailleurs, en témoigne, et il n’est pas besoin de le prouver par des paroles. Dans toutes les générations qui nous ont précédés et jusqu’à maintenant, rien n’a affaibli les hommes, au point de les empêcher de vaincre et d’accomplir de grandes choses, autant que le repos. »

« Car si le moine ne trempe pas son cœur, s’il ne tient pas fermement en main sa compassion, afin de se tenir éloigné de tout souci des choses d’en bas, aussi bien de celles qui se font pour Dieu que de celles qui ne concernent que cette vie elle-même, s’il ne s’attache pas uniquement à la prière aux moments fixés par sa règle, il ne peut se libérer du trouble et de l’inquiétude, ni s’établir dans l’hèsychia.
Quand donc la pensée te vient de prendre soin de quelqu’un par vertu, mais au point de chasser de ton cœur la sérénité que tu possèdes, dis à cette pensée : « Bonne est la voie de la charité, et bonne la compassion exercée pour Dieu, mais moi, pour Dieu également, je n’en veux pas. » 

Timor oriental
Luis Cardoso, Une île au loin.

Ce récit autobiographique rapproche l'histoire de l'auteur et de sa famille et celle de son pays, tout d'abord colonie portugaise, puis envahi par l'Indonésie au moment de son accession à l'indépendance. Son père, infirmier, voulant le pousser le plus loin possible dans les études, l'enfant est très vite séparé de sa famille, déplacée au gré des mutations professionnelles de son père, avant l'exil vers le Portugal, où le vieil homme finira sa vie tandis que son fils est encore étudiant. J'ai trouvé cette lecture difficile, plein d'ellipses,  des passages en portugais ou en dialectes locaux, sans traduction, je me suis perdue aussi un peu entre les nombreux personnages. 

« Le vieil infirmier m'avait dit que le naufrage de l'Arbiru était prémonitoire d'une catastrophe sur le point d'arriver. Habitué à lire, dans les signes du temps et dans le chant des oiseaux, le destin et la mort des hommes, plus jamais il ne connut la paix, après que je l'eus vu noyé de larmes en ce jour fatidique. Il pleurait d'amertume devant un évènement si tragique, se rappelant les moments où il avait partagé avec les marins le mouvement des vagues, la menace des moussons, la fuite des étoiles, et les belles de Singapour. Mais sa plainte redoublée me fit penser qu'il pleurait pour quelque chose de plus ténébreux, que je supposais être son inquiétude quant aux temps à venir. Il disait que, désormais, le succès dans les études pourrait me donner la chance d'être exilé ou banni pour mon mérite. Cette fois-là, son avis avait tout le poids d'une exclusion. Quand arriverait le moment de la catastrophe, je serais loin et dans l'impossibilité de le partager avec lui, qui était déjà marqué du sceau de l'adversité. »

Îles Tonga, Îles Fidji
Epeli Hau’Ofa, Petits contes du Pacifique.

L'auteur a eu la bonne idée de naître Tongien et de mourir Fidjien, et me permet donc de valider deux pays d'un coup ! Ce livre n'est plus disponible, je ne l'ai pas trouvé en médiathèques mais j'ai pu l'acheter d'occasion. L'auteur dépeint ses concitoyens avec humour, se moque également des programmes de développement mondiaux, des habitudes religieuses bien ancrées, pour dépeindre les contradictions d'un pays qui vient tout juste d'accéder à l'indépendance. 

« — Que fait Ana ? — Toutes sortes de choses, monsieur Bosspeu. Elle et moi jouons aux cartes à la pause du matin et à l'heure du déjeuner. De temps en temps, on se prend au jeu et on continue la partie après la pause. Deux heures par-ci, deux heures par-là, qu'est-ce que c'est, je vous le demande ? »

« On dit que les Américains, même s'il arrive qu'ils soient petits, aiment marcher la tête haute, et qu'ils font parfois un ou deux pas de géant pour l'humanité alors que l'humanité ne leur a rien demandé. »

« — Maintenant, suppose que tu proposes que ton taureau monte les vaches des autres en échange d'un veau sur deux, qu'est-ce que tu obtiens ? — Une peine de trois ans pour proxénétisme. »

La Barbade
Karen Lord, A Timely Horizon et Legend.

Je ne sais comment, j'avais cru que le seul livre en français de cette auteure (Le meilleur des mondes possibles) était disponible en médiathèque, ce n'est pas le cas et il n'est plus en vente non plus. Mais bon, 400 pages de science fiction, je passe volontiers mon tour. En revanche, j'ai découvert deux courtes nouvelles sur The Sunday Morning Transport, un site qui publie chaque semaine une nouvelle de science-fiction ou de fantasy, en anglais. Quelques manipulations à l'aide de traducteurs en ligne m'ont permis d'obtenir une version française satisfaisante.
Que feriez-vous, si vous receviez, à l'âge adulte, une graine d'arbre personnalisée, d'un arbre qui, une fois grand, vous montrerait toutes les vies que vous n'avez pas vécues, si vous aviez fait des choix différents à un moment ou un autre ? La planteriez-vous tout de suite, pour valider votre chemin de vie au fur et à mesure, ou attendriez-vous l'âge mûr, voire la vieillesse ?
 

 

 

Afrique


Afrique du Sud
Yewande Omotoso, La Voisine.

Algérie 
Kamel Daoud, La préface du nègre : le Minotaure 504 et autres nouvelles

Angola
Ondjaki, GrandMèreDixNeuf et le secret du Soviétique. 

Bénin
Florent Couao-Zotti, La traque de la musaraigne.

Botswana
Trinity Dow, Les cris de l'innocente.

Burkina Faso 
Roukiata Ouédraogo, Du miel sous les galettes.

Burundi 
Gaël Faye, Petit pays.

Cameroun
Calixte Beyala, Le Christ selon l'Afrique.

Cap Vert
Germano Almeida, Le testament de Monsieur Napumoceno.

Comores
Ali Zamir, Dérangé que je suis.

Congo Brazzaville
Alain Mabanckou, Le commerce des Allongés.

Côte d'Ivoire
Marguerite Abouet, Aya de Yopougon, tomes 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7.

Djibouti
Abdourahman A. Waberi, Aux États-Unis d'Afrique.

Égypte
Alaa El Aswany, L'Immeuble Yacoubian.

Érythrée
Sulaiman Addonai, Le silence est ma langue natale.

Éthiopie
Maaza Mengiste, Le roi fantôme.

Gabon
Janis Otsiemi, La vie est un sale boulot.

Gambie
Baba Jallow, Le cimetière ne prie pas.

Ghana 
Yaa Gyasi, No home.
Nii Ayikwei Parkes, Notre quelque part.

Guinée Bissau
Abdulai Sila, L'ultime tragédie.

Guinée Conakri
Camara Laye, L'enfant noir.

Guinée équatoriale
Trifonia Melibea Obono, La bâtarde.

Kenya
Ngugi wa Thiong'o, La rivière de vie.

Libéria
Leymah Gbowee, Notre force est infinie.

Lybie 
Hisham Matar, Une disparition.

Madagascar
Johary Ravaloson, La fabuleuse parcelle de Monsieur Isidore.

Malawi
William Kamkwamba, Le garçon qui dompta le vent.

Mali
Aya Cissoko, N'ba.

Maroc 
Mohamed Leftah, L'enfant de marbre

Maurice
Mariam Sheik Fareed, Le syndrôme de l'accent étranger.
Nathacha Appanah-Mouriquand, Blue Bay Palace.

Mauritanie
Moussa Ould Ebnou, Barzakh.

Mayotte
Nassuf Djailani, À tous ceux qui accusent le poète de traîtrise à la langue française, poème.
Yazidou Maandhui, Mirage, poème.

Mozambique
Mia Couto, Le chasseur d'éléphants invisibles.

Namibie
Hendrik Witbooi, Votre paix sera la mort de ma nation.

Niger
Fatima, Esclave à 11 ans.

Nigeria  
Chigozie Obioma, Les pêcheurs

Ouganda
Jennifer Nansubuga Makumbi, Kintu.

République Centrafricaine
Didier Kassaï, Tempête sur Bangui 1 et 2.

République démocratique du Congo
Denis Mukwege, La force des femmes.

Réunion
Aimé Césaire, Calendrier lagunaire, poème.
Myriam Cazalou, Convois vers l'usine sucrière, poème.
Agnès Gueneau, Cause à ou, poème.
Rosemay Nivard, Un quart de pomme, poème.
Patrice Treuthardt, Retour au port natal, poème.

Rwanda 
Scholastique Mukasonga, L'iguifou, nouvelles rwandaises. 
Beata Umubyeyi Mairesse, Tous tes enfants dispersés.  

Sénégal
Birago Diop, Les contes d'Amadou Koumba
Fatou Diome, Celles qui attendent

Karine Silla, L'absente de Noël.

Seychelles
Antoine Abel, Une tortue se rappelle.

Sierra Leone
Ishmael Beah, La petite famille.

Somalie
Farah Nuruddin, Du lait aigre-doux.

Soudan
Abdelaziz Baraka Sakin, Le Messie du Darfour.
Tayeb Salih, Saison de la migration vers le Nord.

Tanzanie
Abdulrazak Gurnah, Près de la mer.

Tchad
Adjim Danngar, Djarabane. 1. Au petit marché des amours perdues.

Togo
Kossi Ejoui, L'ombre des choses à venir.

Tunisie
Habib Selmi, La voisine du cinquième.

Zambie
Namwali Serpell, Mustiks : une Odyssée en Zambie.

Zimbabwe
Petina Gappah, Le livre de Memory.

 

Amérique

Antigua-et-Barbada
Jamaïca Kincaid, Voyons voir.

Argentine
Gabriela Cabezón Cámara, Pleines de grâce

Bolivie
Edmundo Paz Soldán, Norte.

Brésil 
Paulo Coelho, L'Alchimiste.

Canada :
Jean-Paul Dubois, Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon (prix Goncourt 2019).
Nancy Huston, Le club des miracles relatifs.

Chili 
Luis Sepúlveda, Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler et Histoire du chat et de la souris qui devinrent amis.

Colombie 
Gabriel Garciá Márquez, La Mala Hora.

Costa Rica
Edo Brenes, Bons baisers de Limon.

Cuba
Leonardo Padura, Adios Hemingway.

États-unis  
Jack London, Martin Eden
Harper Lee, Va et poste une sentinelle.
Toni Morrison, Beloved.

Équateur
Alfredo Noriega, Mourir, la belle affaire !

Grenade
Tobias S. Buckell
, Halo, 6, Le protocole Cole.

Guadeloupe
Jenny Archimède, Dans mon île, poème.
Daniel Maximin, Natale, poème
Max Rippon, Cataplasme, poème.
Guy Tirolien, Prière d'un petit enfant nègre, poème.

Guatémala
Miguel Angel Asturias, Le Pape vert.

Guyana
Sharon Maas, Noces indiennes.

Guyane française
Léon-Gontran Damas, Solde, poème.
Serge Patient, Cayenne est désoléepoème.

Groenland
Mo Malø, Qaanaaq.
Mo Malø, Diskø.
Mo Malø, Nuunk.
Mo Malø, Summit.

Haïti
Jacques-Stephen Alexis, L'étoile absinthe.
René Depestre, Lettre au poète Léon Damas, poème.

Honduras
Horacio Castellanos Moya, Effondrement.

Jamaïque
Kei Miller, By the Rivers of Babylon.

Martinique
Nicole Cage-Florentiny, Dans mon île ne poussent pas les saules, poème.
George Desportes, À la crinière du cyclone, poème.
Éric Pézo, On avance la peur…, poème.
Joseph Polius, Petits mots…, poème.
Julienne Salvat, Dire d'enfance rosée…, poème.

Mexique 
Laura Esquivel, Chocolat amer. 
Carlos Fuentes, Une certaine parenté

Nicaragua
Gioconda Belli, La République des femmes.

Paraguay
Augusto Roa Bastos, Fils d'homme.

Pérou 
Mario Vargas Llosa,  La Tante Julia et le scribouillard.

Porto-Rico
Mayra Santos-Febres, La maîtresse de Carlos Gardel.

République Dominicaine
Junot Díaz, La brève et merveilleuse vie d'Oscar Wao.

Salvador
Horacio Castellanos Moya, Effondrement.

Sainte-Lucie
Derek Walcott, Une autre vie.

Suriname
Raoul De Jong, Jaguarman.

Trinité-et-Tobago
V. S.​ Naipaul, Miguel Street.

Uruguay
Juan Carlos Onetti, Les adieux.

Venezuela
Karina Sainz Borgo, La fille de l'Espagnole.

 

Asie

Afghanistan
Spôjmaï Zariâb, La plaine de Caïn.
Mahmud Nasimi, Un Afghan à Paris.

Arabie Saoudite
Athîr Abdallah Al-Nashmî, Une perte.

Bangladesh
Shirshendu Mukhopadhyay, La tante qui ne voulait pas mourir.

Bhoutan
Kunzang Choden, Le cercle du karma.

Birmanie
Aung San Suu Kyi, Se libérer de la peur.

Cambodge 
Tian, L'année du lièvre (BD) : 1. Au revoir Phnom Penh. 2. Ne vous inquiétez pas. 3. Un nouveau départ.

Chine 
Qiu Xiaolong, La danseuse de Mao.

Corée du Nord
Hyeonseo Lee, La fille aux sept noms.

Corée du Sud
Ch'oe Yun, Là-bas, sans bruit, tombe un pétale. 

Hong-Kong
Justin Wong, Je préférerais ne pas.

Inde 
Rohinton Mistry, L'équilibre du monde.

Indonésie
Pramoedya Ananta Toer, Le monde des hommes. (Buru Quartet tome 1)

Iran 
Fariba Vafi, Un secret de rue
Zoyâ Pirzâd, On s'y fera.

Irak 
Abbas Khider, Lettre à la république des aubergines

Israël
Amos Oz, Vie et mort en quatre rimes

Japon 
Haruki Murakami, Le passage de la nuit. 
Durian Sukegawa, Les délices de Tokyo.
Toshikazu Kawaguchi
, Tant que le café est encore chaud.

Jordanie
Nadia Shammas (autrice), Sara Alfageeh (illustratrice), Écuyère.

Kirghistan
Tchinguiz AïtmatovAdieu Goulsary.

Koweit
Taleb Alrefai, Ici-même.

Laos
Loo Hui Phang, L'imprudence.

Liban
Jabbour Douaihy, Il y avait du poison dans l'air.

Malaisie
Tash Aw, La carte du monde invisible.

Mongolie
Galsan Tschinag, Belek, une chasse dans le Haut-Altaï, suivi de Une histoire Touva.

Népal 
Mahjusshree Thapa, Les saisons de l'envol.

Sultanat d'Oman
Jokha Alharthi, Les corps célestes.

Ouzbékistan
Hamid Ismaïlov, Dans les eaux du lac interdit.

Pakistan
Daniyal Mueenuddin, La saison des mangues introuvables.

Palestine
Sahar Khalifa, Chronique du figuier barbare.
Nadia Shammas (autrice), Sara Alfageeh (illustratrice), Écuyère.

Philippines
Mia P. Manansala, L'art meurtrier du lait de coco. 

L'art meurtrier du Halo-Halo.

Singapour
Balli Kaur Jaswal, Le club des veuves qui aimaient la littérature érotique.

Syrie
Niroz Malek, Le promeneur d'Alep.

Sri Lanka 
Antonythasan Jesuthasan, Friday et friday.

Taïwan
Xiaole Wu, Les enfants des riches.

Thaïlande
Rattawut Lapcharoensap, Café Lovely.

Turquie
Orhan Pamuk, La femme aux cheveux roux.

Vietnam 
Kim Thúy, Man.  

Yémen
 Ali al-Muqri, Le beau Juif.

Europe

Albanie
Ornela Vorpsi, Buvez du cacao Van Houten !  

Allemagne 
Eduard von Keyserling, Altesses.
Marlen Haushoffer, Le mur invisible.

Andorre
Michèle Gazier, Les passantes.

Arménie
Susanna Harutyunyan, Le village secret.

Autriche
Daniel Glattauer, Quand souffle le vent du nord. 
Daniel Glattauer, La septième vague. 

Azerbaïdjan
Tchinguiz Abdoullaïev, Le fardeau des idoles.

Belgique 
Amélie Nothomb, Antéchrista.
Michel Van Zeveren, Le plat du loup plat.
Nadine Monfils, Les folles enquêtes de Magritte et Georgette. 1. Nom d'une pipe !

Biélorussie
Sacha Filipenko, La traque.

Bosnie Herzégovine 
Miljenko Jergović, Volga, Volga.

Bulgarie
Elitza Gueorguieva, Les cosmonautes ne font que passer.

Chypre
Tefcros Michaelides, Petits meurtres entre mathématiciens.

Croatie
Ante Tomic, Miracle à la Combe aux aspics.

Danemark
Jens Christian Grøndahl, Quelle n'est pas ma joie

Espagne 
Carlos Ruiz Zafón, Marina

Estonie
Andrus Kivirähk, Les secrets. 

Finlande
Sofi Oksanen, Baby Jane.
Arto Paasilinna, La douce empoisonneuse.

France 
Maurice Leblanc, Arsène Lupin
Riad Satouff, Le jeune acteur
Loïc Clément, d'après Marie-Aude Murail, illustrations Anne Montel, Miss Charity t. 1, L'enfance de l'art
Romain Gary (Émile Ajar), La vie devant soi et Les racines du ciel)
Delphine Horvilleur, Vivre avec nos morts. Petit traité de consolation. 
Jean Giono, Regain.
Daniel Pennac, Le cas Malaussène : 1. Ils m'ont menti. 2. Terminus Malaussène.
Isabelle Guézan, La Nouvelle Organisation du Travail (uniquement sur Kindle).
Romain Gary, Au-delà de cette limite votre ticket n'est plus valable.
Daniel Pennac, Mon frère.
Anne BihanCraquement nègre…, poème.
Alexis Gloaguen, Rien n'est plus paradoxal que la mort, poème.
Catherine C. Laurent, Regarder le payspoème.
Sophie Hénaff, Poulets grillés, Rester groupés, Art et décès.

Clémentine Mélois, Alors c'est bien.

Georgie
Boris Akounine, Pélagie et le bouledogue blanc.

Grèce
Vassilis Alexakis, Ap. J. C.

Hongrie 
Magda Szabó, La porte et Abigaël.

Irlande
Maggie O'Farell, Assez de bleu dans le ciel

Islande 
Audur Ava Olafsdottir, Miss Islande
Gunnar Gunnarsson, Le berger de l'Avent.

Italie 
Alessandro Baricco, Novecento : pianiste. Un monologue.
Goliarda Sapienza, L'Art de la joie.

Giosuè Calaciura, Le tram de Noël.

Kosovo
Pajtim Statovci, Mon chat Yugoslavia.

Lettonie
Sandra Kalniete, En escarpins dans les neiges de Sibérie.

Lituanie
GiédRé (Holly R., illustratrice), La boîte de petits-pois.

Luwembourg
Guy Rewenig, La cathédrale en flammes.

Macédoine
Rumena Bužarovska, Mon cher mari.

Malte
Joe Sacco, Payer la terre.

Moldavie
Vladimir Lortchenkov, Des Mille et une façons de quitter la Moldavie.

Monaco
Prince Albert II, L'homme et l'océan.

Montenegro
Sandra Kalniete, En escarpins dans les neiges de SibérieMirko Kovac, La vie de Malvina Trifković

Norvège
Gunnar Staalesen, Le loup dans la bergerie

Pays-Bas
Toine Heijmans, En mer

Pologne
Maryla Szymiczkowa, Madame Mohr a disparu.

Portugal
Gonçalo M. Tavares, Une jeune fille perdue dans le siècle à la recherche de son père.

République Tchèque 
Kafka, Le procès et La métamorphose

Roumanie
Ioana Pârvulescu, La vie commence vendredi.
Panaït Istrati, Codine.

Royaume-uni 
Edward Morgan Forster, Avec vue sur l'Arno
Mhairi McFarlane, Et ne t'avise pas de m'embrasser.
William Makepeace Thackeray, La Foire aux vanités (Vanity Fair).
Alan Bennett, La Reine des lectrices.

Herman Melville, Bartleby le scribe.

Annie Darling, Noël à la librairie des cœurs brisés.

Russie
Léon Tolstoï, La sonate à Kreutzer. Le bonheur conjugal. Le diable.

Andreï Kourkov, Surprises de Noël.

Serbie
Filip Grbic, Errance.

Slovaquie
Pavol Rankov, C'est arrivé un premier septembre.

Slovénie
Drago Jankar, Cette nuit, je l'ai vue.

Suède 
Camilla Läckberg, Femmes sans merci. 
Katarina Mazetti, Le mec de la tombe d'à côté
Jonas Jonasson, Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire.
Vilhelm Moberg, La saga des émigrants (7 tomes)
Stieg Larsson puis David Lagercrantz, Millenium (6 tomes) 

Selma Lagerlöf, Le livre de Noël.

Suisse 
Joël Dicker, L’Affaire Alaska Sanders. 
Joël Dicker, Un animal sauvage.

Ukraine :
Andreï Kourkov, Le jardinier d'Otchakov.

Vatican
Pape François, Laudato si, encyclique sur la sauvegarde de la maison commune.

Océanie 

Australie 
Joan Lindsa, Pique-nique à Hanging Rock

Nouvelle Calédonie
Déwé Gorodé, Les mots sont des innocents, poème.
Nicolas Kurtovitch, Le sens des marées, poème.
Raymond Lacroix, Le nouveau sorcier de la grue aux requins, poème.
Frédéric Ohlen, Ils m'ont dit…, poème.
Denis Pourawa, Névarèna, poème.
Paul Wamo, L'épithète, poème.

Nouvelle Zélande 
Eleanor Catton, La répétition.

Polynésie française
Célestine Hitiura Vaïte, L'Arbre à pain (Chroniques de Tahiti 1).
Flora Aurima Devatine, Pas d'i…, pas d'o…, poème.
Henri Hiro, Si seulement…, poème. 

Samoa
Sia Figiel, Freelove.

Wallis-et-Futuna
Virginie Tafilagi, Mes yeux-paroles, poème.

2 septembre 2025

LE chantier de l'été

C'est un projet que j'ai depuis 8 ans (je viens de retrouver la photo des tiroirs, prise dans le magasin avec l'étiquette de référence) : lorsque nous avons visité cette maison, outre le fait que c'était la seule à des kilomètres alentour qui correspondait à notre budget et à nos besoins et, cerise sur le gâteau, qui ne nécessitait aucune rénovation à court terme, j'ai tout de suite été attirée par le fait quelle disposait d'une "lingerie", une pièce au-dessus du garage contenant le ballon d'eau chaude, équipée d'un évier et des branchements nécessaires à un lave-linge. Après quelques années à coudre sur une table trop haute, nous avons installé un plan de travail à bonne hauteur pour accueillir ma machine et ma brodeuse (et plus tard la surjeteuse), dont la petite chute était idéale pour une étagère en hauteur. Le meuble haut est un don familial, j'ai installé sous le rampant l'étagère que j'avais dans ma chambre d'adolescente, parfaite pour les caisses de tissus.

La toute petite pièce (8 m2 mansardés) est bien pleine, mais j'y suis bien installée pour coudre, même si c'est une glacière en hiver et une fournaise l'été. Une année, j'ai profité du remplacement du vélux pour vider un côté, puis l'autre afin de peindre les murs et rampant en blanc (il n'y avait que la peinture d'apprêt, datant de la construction). 

C'est l'évier double qui m'ennuyait : j'avais posé une planche sur le deuxième bac, inutile, et je rangeais des tissus dans un carton dans le meuble au-dessous, encombré du double siphon.

J'avais envie d'optimiser cet espace, mais pas de changer l'évier, dont le bac bien profond est idéal pour les petites lessives, le lavage de chaussures ou autres objets. Alors pourquoi pas le découper ? Guillaume ne voulait pas, il fallait bien ma sœur, aussi folle que moi et équipée d'une meuleuse, pour me suivre dans ce projet. Après quelques prises de mesures et des recherches sur le site d'Ikea, nous avons tracé une ligne de découpe et lancé les hostilités (vous noterez notre optimisme, à ne rien démonter, ni l'étagère au-dessus, ni celle au-dessous. Bien entendu, tout ceci est tombé — ou nous a gênées – en cours de route, d'où des démontages d'urgence avec tout le désordre que cela implique).

C'était du solide en ce temps-là (1994), pas comme les meubles d'aujourd'hui ! 

Cela n'a pas été sans mal, il y a eu des suées, des fous-rires, des difficultés à contourner (la plomberie était en cuivre, pas moyen de décoller l'évier du mur) mais au bout de deux heures, évier et meuble étaient en deux morceaux. Au passage, nous avons, petit à petit, monté à peu près tous les outils rangés dans le garage ; c'est dingue comme le moindre bricolage nécessite un véritable déménagement.

Le lendemain, j'ai raccordé l'évacuation (la partie la plus facile de l'opération), à l'aide d'une culotte (oui, oui, parce qu'il n'y avait pas de raccord droit, ni de bouchon d'ailleurs, j'ai utilisé un bouchon de lait ribot). Au passage, comment finir de découper un tuyau en plastique à 5 mm du mur sans entamer le tuyau de cuivre juste à côté ? Le câble de frein de vélo s'est avéré un fil à couper le plastique très efficace ! 

Ma terreur, tout au long de l'opération, a été de voir ma sœur passer et repasser le long de l'évier tranchant. J'ai couvert la découpe de deux couches de scotch électrique pour limiter les risques de blessure.

Une fois l'évier soutenu, côté mur, par un tasseau, devant par une chute de bois, le meuble au-dessous partiellement remonté, nous sommes allées nous détendre au spa, puis avons changé de maison pour continuer à cueillir des mirabelles, faire un peu de musique, des puzzles…

En rentrant, j'avais trois jours entiers devant moi avant le retour de ma famille, un meuble à tiroirs à monter et plein de petites finitions à imaginer. J'ai commencé par protéger le mur avec de l'adhésif, et ça n'a pas été une mince affaire que le glisser derrière l'évier.  Choisir un modèle à carreaux n'a pas été ma meilleure idée, car il n'est pas tout à fait d'aplomb (mais il n'y avait guère de choix, du faux marbre ou du blanc mat, bof).

J'ai alors monté le caisson et constaté qu'il n'avait pas de de sanitaire à l'arrière : impossible donc de la plaquer contre l'ancien meuble, il me manquait des équerres pour les accrocher l'un à l'autre (j'en ai trouvé une seule dans notre matériel de bricolage).

Comme c'était dimanche, je me suis mise en quête d'un plan de travail et retrouvé, dans la cabane de jardin, l'ancien bureau de Paul, que j'ai lessivé à fond.

Lundi matin, je suis allée acheter les équerres, j'ai découpé et poncé le plan de travail, puis j'y ai passé une couche de peinture (reste du mur de la cuisine). J'ai pu ensuite attacher les meubles l'un à l'autre (avant de me rendre compte que j'avais oublié de serrer les chevilles Molly…), puis j'ai commencé à assembler les tiroirs, entre deux couches de peinture, une cueillette de mirabelles, des stérilisations de bocaux… L'opération a été bien plus longue que je ne l'imaginais (c'est moi, ou les petits dessins d'Ikea sont de moins en moins explicites ? Il me semble aussi qu'à une époque, il y avait du texte). Je passe sur la pose de la façade du 4e tiroir, qu'il fallait décaler. Coup de chance : comme je n'ai pas mis de pieds au meuble, je l'ai simplement surélevé de 2 cm en le posant sur une planche de stratifié (et une vieille planche de moins dans le garage), je craignais d'avoir à recouper la façade du tiroir du bas, mais ça passe largement, ouf.

Mardi, j'ai fixé le plan de travail, il ne restait "plus" qu'à combler l'espace entre l'évier et le plan.

J'avais pas mal réfléchi à ce problème et déduit qu'il me fallait une plaque de plastique découpable au cutter, de façon à superposer les couches pour respecter le profil de l'évier. J'ai trouvé mon bonheur avec un sous-main de bureau, chez Ikea : dans le magasin, il était collé au mur avec du double-face, c'est donc ce que j'ai inséré entre les couches. Pour finir, j'ai recouvert le tout de joint silicone.

Mes joints ne sont pas les plus beaux que j'ai réalisés, mais j'utilisais la fin d'un tube entamé et c'était vraiment trop juste en quantité.

Enfin, j'ai pu admirer le travail ! 

Restait à fermer le meuble. Je pensais bricoler une porte avec le reste de sous-main et deux petites charnières, mais Marie m'a convaincue que ce serait moche et a eu l'idée d'un rideau.

J'ai retrouvé le tissu d'un rideau qui fermait nos étagères de cuisine dans notre petit appartement en résidence universitaire, je l'adorais et c'est toujours le cas ! 

Dernière étape : mes boîtes à tissus unis, en carton, ne tenaient plus vraiment le coup au bout de 8 ans d'usage. Début août, en faisant mes courses, j'en ai trouvé en plastique aux dimensions parfaites.

C'est mieux ainsi, n'est-ce pas ? Bon, je ne me fais pas d'illusions, ça ne restera pas rangé ainsi très longtemps (surtout que j'ai 3 ou  sacs remplis de bazar à replacer), mais je vais essayer de m'y tenir quand même.
Petite satisfaction supplémentaire : j'ai acheté un caisson à tiroirs, trois petites équerres, un rail à voilages (et le double-face pour le poser, qui a coûté aussi cher), une culotte de plomberie, un sous-main (et, pour finir, 4 petits boutons de tiroirs, puisque l'un de ceux que j'avais récupérés d'une commode avait le pas de vis faussé), tout le reste a été de la récup. (plein de vis de notre ancienne cuisine).

 

1 septembre 2025

Août, des vacances à la maison

Août a été particulier : Guillaume, Paul, Marie et Aurore sont partis au Japon, un projet de longue date pour eux, que je n'avais pas voulu suivre à cause de ma phobie de l'avion et du stress qu'engendre un tel voyage. Pour ne pas rester seule pendant 12 jours, j'avais prévu quelques jours de vacances avec ma sœur, ce que nous n'avions jamais fait, et qui ont été une parenthèse enchantée, malgré le gros projet de bricolage réalisé : les habitudes du passé sont revenues naturellement (sauf nos disputes de l'enfance). J'ai aussi découvert la délicieuse jeune fille qu'est devenue ma nièce, que je ne vois que quelques heures par an. La canicule nous a épargnés (j'étais en Normandie pendant les jours les plus chauds), mais je ne me suis pas tellement reposée, entre les travaux, le grand ménage que j'avais entrepris, les deux jours de camp scout et des nuits hachées, de nouveau. Je vais reprendre le travail fatiguée, ce qui me contrarie un peu.

1/ Paula et Ezequiel ont passé la journée à Versailles et nous préparent un curry de légumes pour le dîner. Demain, ils partent vers Paris.

2/ Pas de pause pour le camping familial : ce sont Pierre et Charlie (10 ans) qui montent leur tente, puis partagent notre pizza, première étape de la véloscénie.
3/ Un dimanche en famille, tous les cinq, ça faisait longtemps ! 
4/ Je profite de la présence de Paul pour tailler le laurier-tin, qui attendait sa coupe depuis des mois : il manie le taille-haie pendant que je tiens l'échelle et que je ramasse. Et l'après-midi, il termine la réparation d'une jardinière que Marie avait laissée en pause depuis plusieurs semaines (pas de scie sauteuse le dimanche…)
5/ Pendant que tous les quatre discutent une dernière fois de leur programme de voyage, je prépare un repas libanais, que nous partageons.
6/ Une amie passe me rendre un sac de couchage et nous restons une bonne heure à discuter autour d'un thé, au jardin. Je lessive le plafond de la cuisine, quelle satisfaction de voir disparaître toutes ces chiures de mouches (et la peinture, datant de 2012, est encore impeccable).

7/ Après une journée stressante où chacun vérifiait ses listes, pesait son sac, courait dans toute la maison, nous avons pris la route de Roissy et je les ai déposés tous les quatre bien à l'heure, avant de rentrer (je me suis arrêtée dans la première station pour une courte pause, ayant enchaîné la N118, le périphérique, le long périple dans l'aéroport avec dépose-minute, j'avais besoin de boire un coup et me détendre les jambes avant de retourner affronter le périphérique puis l'autoroute, heureusement sans les bouchons habituels). L'avion a décollé à l'heure, je le suis au-dessus de l'Allemagne, l'Autriche, la Roumanie… un peu plus de 10 000 km à parcourir (beaucoup trop pour moi).

8/ Je me suis réveillée à de nombreuses reprises pendant la nuit, mon téléphone à portée de main, je regardais où en étaient mes voyageurs, qui sont arrivés à Tokyo avec une heure d'avance. Et j'ai alterné la couture, le grand ménage d'été et les confitures, sans horaire ni contrainte.
9/ Après avoir bien avancé sur la couture de mon maillot de bain, je vais récupérer ma petite sœur à son covoiturage pour une grande première : quelques jours de vacances toutes les deux. Au programme, du bricolage, des balades et de la musique. Elle m'accompagne à la messe (c'est pratique d'avoir une violoncelliste de rechange !) et m'aide à régler les bretelles de mon maillot dans le dos.

10/ Nous commençons par étudier les possibilités pour les travaux que je voudrais faire depuis plusieurs années (supprimer un bac de l'évier double de la lingerie et installer un meuble à tiroirs), puis nous filons chez le suédois acheter le nécessaire. Au retour, comme les seuls voisins à la ronde (la rue est vidée de tous ses habitants) ont lancé les hostilités à coup de ponceuse (un dimanche après-midi), ma sœur sort sa meuleuse et commence à découper l'évier. J'enchaîne avec la découpe du meuble à la scie-sauteuse, puis nous cherchons comment terminer le travail au ras du mur. Entre fous-rires, blagues et coups de chaud, l'après-midi passe à toute vitesse. Il ne faudra pas nous chanter de berceuse ce soir ! 
11/ On termine de dégager la moitié de meuble (sans enlever l'étagère qui s'effondre, évidemment, avec tout son contenu), puis nous allons à vélo acheter le raccord de tuyau qui manque pour raccorder le siphon. Après encore quelques suées pour finir les découpes et maintenir le meuble, il est temps de déjeuner sur la terrasse et de partir pour notre après-midi détente bien mérité : 3 heures au spa. 

12/ Je scie le tuyau d'évacuation, la scie ne peut pas aller jusqu'au bout à cause de la proximité du mur mais je trouve la solution : utiliser un câble de frein de vélo. Pendant ce temps, ma sœur consolide le fond du meuble, puis nous fixons un tasseau au mur pour soutenir l'évier : je peux partir tranquille, rien ne s'écroulera pendant mon absence. Nous cueillons un maximum de mirabelles, j'en prépare 6 bocaux au sirop, les autres sont dénoyautées et congelées, les plus moches sont cuites pour du coulis que je congèle également. Enfin, nous prenons la route pour… aller cueillir des mirabelles à Quincampoix !

13/ Après une bonne cueillette, nous dénoyautons des mirabelles devant Kameloot, ma nièce nous prépare un chili con carne, puis le chanteur-guitariste du duo arrive pour un filage, pendant lequel je dénoyaute (encore), puis vais marcher un peu avant l'arrivée d'un couple d'amis pour la soirée.
14/ Voilà encore quelque chose que je n'avais pas fait depuis mon adolescence : passer l'après-midi et la soirée sur un puzzle, (à quatre, puis six mains, nous terminons juste avant la nuit).

15/ Je teste la forêt locale pour aller courir et j'ai un peu de mal à trouver les chemins, envahis de verdure (d'ailleurs, je rentre avec une tique). Après un après-midi de lecture au jardin, je pars avec ma nièce et une amie pour la jolie guinguette au bord da la voie verte où se produit le duo chant-violoncelle, un beau concert de très bon niveau (malgré ce qu'en dit le guitariste-chanteur qui a eu quelques soucis articulaires).

16/ Il est temps de rependre la route de la maison, j'ai du boulot ! En raccrochant l'étagère murale, je me dis qu'une crédence ne serait pas de trop. Un coup de vélo jusqu'à l'hypermarché pour acheter un adhésif à carreaux (pas la meilleur idée, malgré tous mes soins, je l'ai collé très légèrement de travers) que je pose, après rebouchage de la fente percée par la meuleuse et ponçage du mur. Je repose l'étagère du meuble sous-évier : un tout petit peu de bazar en moins…
17/ Une fois le caisson du meuble monté, je constate que je ne peux pas l'aligner sur l'évier découpé : le tuyau d'eau chaude, en cuivre, me bloque. Je comptais sur le vide sanitaire derrière le meuble, mais il n'y en a pas. Il me faudrait des équerres un peu plus grandes que prévu, je n'en trouve qu'une dans le garage. En attendant, je trouve dans l'abri de jardin l'ancien bureau de Paul, un plateau en pin massif, que je décape à la lessive de soude. Puis je cueille des mirabelles, refais des bocaux au sirop et du coulis que je congèle.
18/ C'est lundi, je peux faire du bruit : je découpe le plan de travail, ponce et passe trois couches de peinture. Une fois les équerres achetées, je peux fixer le caisson, l'évier et le meuble solidement. Je monte les 4 tiroirs, non sans quelques déboires (celui du bas a un montage particulier, mais ce n'est pas clairement mentionné sur la notice). J'avais trouvé 4 boutons, mais un pas de vis abîmé vient contrecarrer mon plan récup.

19/ À mon réveil, l'Airbus est déjà au-dessus du Groenland. J'installe mon plan de travail, commence à combler le trou entre celui-ci et l'évier, cueille des mirabelles et en fais de la confiture, prépare un gâteau et une focaccia, un coup d'aspirateur partout et me voilà repartie pour Roissy, où je récupère mes voyageurs à l'heure prévue. Nous fêtons l'anniversaire de Paul avant d'aller au lit de bonne heure, tout le monde est fatigué.

20/ Les voyageurs ont relativement bien dormi, mais le décalage horaire les a cependant tirés du sommeil avant le jour, de sorte que Guillaume, Marie et Paul sont debout quand je prends mon petit-déjeuner et Aurore se lève avant mon départ très matinal : je prends la route vers le château de Bombon, arrive juste à l'heure pour un second petit-déjeuner en compagnie de l'équipe-pilote des camps. J'ai répondu à leur appel pour aider à l'intendance, pendant deux jours, ce qui n'est pas de tout repos, je le constate rapidement : deux drive à récupérer (parce qu'aucun supermarché aux alentours n'a de stocks suffisants), un petit jeu de Tetris pour tout caser dans la voiture, rangement des courses, répartition des denrées pour les repas du midi des 5 unités sur place, cuisine au feu de bois. Après le repas partagé, j'enchaîne sur la répartition des produits pour le dîner et la copie des numéros de lots de tous les produits frais (stockés dans une remarque frigorifique dans laquelle je ne tiens pas longtemps). Reconstituer le stock de bois sec (sous la pluie), transporter des jerricans d'eau, laver la vaisselle, tout cela me rappelle les camps de ma jeunesse. Je suis contente d'aller me coucher, avec en fond sonore les cris de chouettes (et malgré cela, je tarde à m'endormir).

21/ Mise en route du café, passage à la boulangerie et la journée est lancée. Le beau temps est revenu, j'apprécie un peu plus mes séjours en chambre froide ! J'essaye au maximum de soulager les équipiers de toutes les tâches matérielles, afin qu'ils se concentrent sur les aspects pédagogiques. J'ai tout de même le temps de faire le jeu de piste avant un dernier repas partagé et un retour un peu chaotique (pourquoi mon GPS ne savait-il pas que l'autoroute était fermée ? Et deux fois, en plus !)
22/ Je récupère de ces deux jours intenses (et de ceux qui ont précédé) en terminant tranquillement l'étanchéité de l'évier (la cartouche de silicone entamée pour la cuisine de Marie me suffit tout juste), je commence à ranger mon matériel de couture et réfléchis aux finitions.
23/ En arrivant à l'église (j'anime ma 4e messe d'affilée, mais il y a deux baptêmes, je ne pouvais pas les laisser sans personne), nous découvrons notre amie guitariste et musicienne géniale, venue en renfort : c'est beaucoup plus joyeux ainsi ! 

24/ Nous décidons d'aller à vélo au départ de la randonnée programmée en Vallée de Chevreuse : 25 km de vélo et 16 km de marche, avec de belles côtes un peu partout, mais c'était un itinéraire sympathique (et passant par 3 châteaux).

25/ J'ai loué un appareil pour nettoyer mes tapis, une opération très physique. Comme j'ai terminé plus tôt que prévu, je propose à mes voisins d'en profiter et repars avec un grand cageot de pêches de leur jardin, que je mets en bocaux.
26/ Pour le dîner d'anniversaire de Guillaume, cette année, l'Argentine est à l'honneur avec des empanadas à la sardine (très bons), du Locro (un délice), de la sauce chimichurri et une Chocotorta (pas très réussie et trop sucrée à notre goût).

27/ Je dois aller au grand magasin de bricolage, mais c'est possible à vélo et j'emprunte un nouvel itinéraire par la base de loisirs : 95 % de pistes cyclables, un vrai plaisir ! Je couds un rideau dans un tissu que j'adorais, c'est un bonheur de l'avoir de nouveau sous les yeux tous les jours.

28/ Enfin, un peu de pluie, le jardin en avait vraiment besoin.
29/ J'ai très peu cousu ce mois-ci, mais je prends un peu d'avance sur mes futurs projets en coupant trois vêtements d'affilée.
30/ Une amie scoute nous avait demandé d'animer une messe pour ses 25 ans de mariage, une célébration en tout petit comité, très sympathique et amicale.
31/ La météo a décidé de se mettre à l'heure de la rentrée ! Mais je réussis à courir sans être mouillée et à lire une petite heure dans le hamac (l'activité qui va peut-être le plus me manquer dans le jours à venir).

 

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