Pour le thème du jour chez Virginie, j'ai manqué d'a-propos : je m'étais dit que je trouverais certainement des sujets adéquats au salon où je suis allée vendredi, mais j'ai complètement oublié mon projet le jour J !
J'ai tout de même rapporté quelques coupons de tissus pour mes trousses de naissance (entre autres) qui répondent aux critères : j'ai toujours du mal à faire un choix raisonnable parmi les dizaines de motifs si mignons.
Je ne peux pas afficher des photos des bébés de l'année dans la famille, tout aussi mignons les uns que les autres, mais je pense que le prix de la mignonnerie créative peut être attribué cette année à Aurore, avec le hochet qu'elle a crocheté pour sa petite cousine :
2 ans que nous sommes dans cette maison, 22 ans que les écharpes, gants, sacs, parapluies, bonnets… sont posés sur cette chaise dans l'entrée (qui est aussi le couloir, la salle à manger et le salon, notre maison est très peu cloisonnée). 22 ans que je ramasse régulièrement l'un ou l'autre accessoire tombé au sol, que je dois fouiller dans le tas pour trouver l'écharpe ou le gant dont j'ai besoin, s'il n'est pas sur le meuble d'en face (autre nid à bazar).
J'avais imaginé des solutions, pensé à remplacer cette chaise bancale par un petit meuble à tiroirs. Et puis d'un coup, j'en ai eu assez. J'avais un beau tissu d'ameublement que l'on m'avait donné et de la mousse Style-Vil, acheté dans le but de confectionner un panier de rangement quelconque. J'ai pris les mesures de l'assise, coupé, cousu, inséré un morceau de carton pour le fond et en quelques heures, j'avais mon panier !
Après quelques jours, j'ai ajouté des rubans (Hermès) aux angles, afin de le maintenir bien en place.
Les parapluies, pantalon et guêtres de pluie, pochettes ont trouvé place dans une caisse à vin, j'ai enlevé l'un des barreaux qui ne tenait plus de toutes façons. L'autre a été solidement recollé.
Puis j'ai décidé de coudre une petite corbeille suspendue pour les gants, accrochée au dossier.
Évidemment, toutes les écharpes sont bien pliées, je sais qu'il faudra les ranger à nouveau de temps en temps.
Mais que c'est agréable de voir chaque chose à sa place !
Cette fois, le thème a été choisi par Loulou et j'ai tout de suite su ce que j'allais photographier, parce que j'habite à deux pas (avec mes bottes de sept lieues) de La Perspective et que je passe devant chaque fois que je vais à la médiathèque.
Malheureusement, cette œuvre "d'un des plus grands sculpteurs contemporains" est en piètre état. Il y a quelque temps, on nous a annoncé en fanfare sa restauration prochaine, mais le projet n'a pas trouvé son financement.
Nous l'avons connue déjà dégradée, mais encore fonctionnelle : il y avait de l'eau dans les bassins, la cascade coulait et la flèche était encore entière, mais le calcaire, le froid, les ados qui se lançaient le défi de faire du vélo ou du skate sur la lame de métal sans tomber à l'eau ont eu raison des matériaux.
En 2006, pour les Journées du Patrimoine, quelques enfants avaient été sollicités pour l'animation, et Paul en faisait partie. La dame en blanc à gauche est Martha Pan, qui devait se demander à quoi rimait ce spectacle sans queue ni tête (et pas du meilleur goût), basé sur des jeux de mots faits avec son nom.
J'ai reconnu avec attendrissement mes deux filles bien petites, aux pieds des comédiens.
Il y a 5 ans, j'étais retournée la photographier : il n'y avait déjà plus d'eau depuis longtemps dans les bassins.
Quelques mois plus tard, la flèche s'est brisée en deux.
Espérons qu'un jour prochain, un généreux mécène aura l'idée de soutenir cette restauration !
Ce dimanche, Virginie nous propose de traquer le reflet. Et quoi de mieux, par ce dimanche embrumé, que d'aller flâner sur la promenade des Petits Ponts ? Pendant qu'Aurore et Guillaume couraient le trail des 4 châteaux, après avoir parcouru d'un bon pas les 2,3 km entre le stationnement que j'avais enfin déniché et le départ de la course (trop tard), j'ai retrouvé Marie et nous avons marché une bonne heure, avant de nous poster à un endroit stratégique, à 50 m de l'arrivée, pour attendre nos valeureux coureurs.
Un bras a été détourné de l'Yvette pour alimenter, au moyen-âge, les ateliers de tanneurs (les ouvertures couvertes d'un auvent). Chaque maison bordant le canal bénéficie d'un pont privatif : tous sont différents. L'été, les ponts sont joliment fleuris :
Et alors que nous commencions à être saisies par le froid, ils sont enfin arrivés !
Aurore a toujours une idée très précise de ce qu'elle veut. Fin mars, elle m'avait parlé d'un pantalon large, en laine fine, marron foncé, en ajoutant que je ne pourrais peut-être pas le coudre pour son anniversaire, mais que pour l'automne ce serait parfait. Après quelques recherches en ligne, nous avons constaté que l'achat du tissu serait déjà compliqué. Et puis elle avait vu un patron, je ne serais pas très contente…
Argh : Harya, de Make my Lemonade, ma bête noire en patrons ! J'ai bien essayé de la convaincre que c'était presque le Brooklyn de Maison Fauve, déjà cousu et ajusté à ses mesures, mais non, celui-là avait une braguette. Et puis Marie avait eu le patron dans son (bref) abonnement. Certes, mais il fallait l'imprimer et la marque ne fait aucun effort pour optimiser le format : pas de calques de tailles et 3 feuilles A0 ! Après étude de la chose, j'ai décidé que je pouvais tracer le devant droit à partir du devant gauche (mais qui dessine les deux séparément sur un patron ?), nous avons gagné une page, mais quel gâchis de papier, la feuille 2 est plus qu'à moitié blanche.
Pour le tissu, nous avons écumé le quartier Saint-Pierre et nous avons trouvé le lainage parfait dans la petite boutique annexe de Sacrés coupons, rue Seveste : le coupon mesurait 3 mètres, avec un rabais de 30 %, à cause d'une déchirure, mais le vendeur nous a montré que celle-ci courait sur tout le métrage, je risquais ne de pas pouvoir placer toutes les pièces. Finalement, il m'a proposé de sortir de sa réserve un autre coupon, intact, et de me le recouper. Et de me faire une ristourne. Après quelques minutes de discussion, nous avons appris que nous étions les premières clientes "sérieuses" de la matinée (il était 11h30) et peut-être sa seule vente de la journée. Comme je fouillais, à la recherche d'un lainage fin un peu coloré, il m'a sorti tout ce qu'il avait et j'ai acheté du rouge et du corail : nous sommes reparties au final avec 8 mètres de pure laine fine de bonne qualité, avec une belle remise (et un peu tristes pour cette boutique délaissée).
J'ai relevé le patron et je l'ai rangé avec le tissu et la fermeture dans une enveloppe. Mais à la fin de l'été, ma fille est revenue à la charge et j'ai mis de côté la chemise envoûtée pour attaquer le pantalon. J'ai commencé par une toile, dans un coton d'ameublement, qui a semblé aller plutôt bien, à part une légère tension au niveau des hanches que je pouvais corriger en réduisant la longueur des plis, et la largeur des jambes jugée un peu excessive.
C'est donc confiante que j'ai coupé toutes les pièces. Les pinces, plis et poches ne m'ont pas posé de difficulté. Je me suis alors penchée sur le livret pour le montage de la braguette (parement coupé à même, j'ai l'habitude d'un parement cousu à part). Les explications étaient confuses et lacunaires (sans blague ?) :
« Replacez le devant sur l’endroit. Le zip est cousu d’un côté. Superposez le devant droit sur le devant gauche, puis épinglez et piquez la fourche à 1 cm. Surfilez. Remettez à plat. A l’aide du cran, pliez le décranté au fer. Positionnez le par dessus le zip, puis épinglez le décranté contre la partie libre du zip. Retournez et piquez à 1cm. » Le patron est noté niveau 2 « c'est du gâteau ».
Après 40 ans de couture avec patrons et pas mal de burdas à mon actif, je ne comprends rien à ce charabia, et surtout, il n'y avait aucune indication de l'emplacement de la fermeture, ni de sa longueur « elle s'arrête quelques centimètres avant le haut ». Ne parlons pas des photos qui n'aident en rien (tissu froissé, coutures ton-sur-ton, la fille qui place ses mains devant l'endroit critique).
J'ai pris une fermeture plus longue et je l'ai cousue jusqu'à 4 cm du haut en laissant libre une partie que je pourrais coudre plus tard si besoin.
Puis nous sommes passées à l'essayage et là, j'ai vu à sa tête que ça n'allait pas. Bon, la braguette surpiquée tiraillait un peu, mais surtout, la fourche était beaucoup trop basse. Mais pourquoi la toile était-elle correcte alors ?
Comme la demoiselle trouvait également les jambes trop larges, j'ai choisi une méthode peu académique pour rectifier le tir : j'ai repris 2 cm de valeur de couture sur tout l'intérieur des jambes, haut compris, remontant d'autant la fourche. Et comme il en fallait bien plus, j'ai également baissé la taille de 2 cm, donc décousu les plis pour les piquer plus bas. Le nouvel essayage était concluant, je me suis penchée sur la finition de la ceinture : celle-ci est simplement formée d'une parementure intérieure (de 7 cm de hauteur), surpiquée pour former la "ceinture". Mais comment finit-on proprement une parementure aux extrémités, sachant qu'il y a la fermeture d'un côté et le sous-pont de l'autre ? Je reprends le livret « Endroit contre endroit, cousez les petits côtés de l’enforme contre les milieux devant de Harya. Epinglez ensuite le haut de l’enforme contre la ligne de taille en partant du devant gauche. Faites tout le tour. En arrivant au devant droit, l’enforme est trop courte: il faut pliez (sic !) sur le cran du devant endroit contre endroit. Finissez d’épingler, et piquez le tout à 1cm. Dégarnissez les angles. »
Après une nuit d'insomnie à réfléchir à tout ça, j'en ai conclu que je devais découdre le haut de la braguette et arrêter la parementure au niveau de la pliure de celle-ci. J'ai carrément décousu toute la surpiqûre de la braguette, puis tout un côté de la fermeture pour retrouver une pose bien à plat, sans tension. De l'autre côté, j'ai décousu la fermeture et le sous-pont jusqu'au dessous de la parementure, pour les recoudre une fois la parementure retournée. Comme ma fermeture avait été coupée en haut (faute de savoir à quel niveau la placer), j'ai cousu un petit bout de sergé pour finir proprement le haut (et éviter le piquant des griffes). Sauf que… la parementure, comme indiqué, était trop courte, mais alors beaucoup trop courte : il manquait 5 bons centimètres. J'ai vérifié le patron : pas d'erreur de ma part. J'ai donc retracé la pièce, en l'allongeant, et j'en ai profité pour en réduite la hauteur.
Le lainage était bien souple et légèrement extensible, je n'ai pas surpiqué la braguette car c'est cette surpiqûre qui tiraillait la première fois. Je n'ai pas pu coudre d'agrafe comme préconisé : sur quoi doit-on la coudre ? Il n'y a rien sous la braguette, le recouvrement de la ceinture est à peine de quelques millimètres. J'ai mis une pression.
Enfin je me suis félicitée : 1. D'avoir acheté un tissu d'excellente qualité, qui a supporté sans broncher d'être cousu-décousu-recousu-surpiqué-désurpiqué-resurpiqué (j'invente des mots si je veux). 2. D'avoir utilisé un fil un peu plus clair que le marron du lainage (je n'avais que ça), je n'ose imaginer ce qu'auraient été mes séances de découd-vite en ton-sur-ton marron foncé.
La demoiselle a choisi son pantalon pour passer les oraux de son concours, n'est-ce pas la plus belle des reconnaissances ?
Je lui avais proposé de doubler le haut, parce que la laine, ça gratte, mais elle n'a pas voulu. Elle m'assure qu'elle ne ressent aucune gêne. Ça n'aurait pas été la partie la plus compliquée de l'opération, mais c'est dommage de doubler de la laine avec du synthétique. Si je mettais la main sur un coupon de soie…
Après hésitation, elle a opté pour des passants et sa ceinture tressée apporte un plus indéniable. Pour le confort, j'ai cousu 20 cm d'élastique à l'intérieur du dos de la ceinture.
Cet été, le vendeur de tissus du marché de Dinard proposait des cotons à chemises tous plus beaux que les autres, de belles popelines au tissage serré. Au passage, il a tout de suite remarqué que le polo de Guillaume était fait maison (" la petite touche de Liberty"). Je suis repartie, très raisonnablement, avec ce coton à carreaux (et trois mètres de coton blanc plus ordinaire pour coudre des toiles).
Cette chemise à manches courtes aurait dû être une promenade de santé : tissu bien stable, patron maintes fois cousu. Seuls les raccords demandaient un peu d'application lors de la coupe. Pourtant, cette promenade s'est transformée en chemin de croix !
Déjà la coupe : malgré un pliage soigneux avec épinglage, histoire d'avoir des carreaux bien superposés, le tissu a glissé légèrement, décalant les rayures. J'ai pu heureusement, en jouant sur les marges de couture, recaler mes raccords.
J'ai commencé par le col, comme toujours : plier les devant pour former les pattes de boutonnage, les entoiler puis surpiquer. Assembler l'empiècement des épaules, en prenant les devants et les dos en sandwich. Coudre le col, ajouter le pied de col et le poser sur la chemise… heu… c'est normal si j'ai deux centimètres de trop sur le pied de de col (ou plutôt 2 cm de moins sur le tour d'encolure ?). Bon, j'enlève les épingles, je recommence en tirant légèrement sur l'encolure. Mais ce tissu a zéro élasticité, ça ne va pas. Je sors une chemise du placard, je mesure ; bon, j'ai certainement plié 2 mm de trop la patte de boutonnage, en voulant l'aligner sur une rayure. Je découds, je déplie, je repasse. Je creuse un tout petit peu l'encolure dos, que j'ai peut-être coupée un chouilla trop loin du patron. Enfin, je rabote de 2 mm le pied de col. C'est bon, tout concorde, mais je ne m'explique pas comment j'ai pu me tromper à ce point, alors que sur près de 10 chemises cousues avec ce patron, je n'ai jamais eu le moindre problème.
Bon, on respire et on continue, je n'ai pas d'urgence. Mais il m'est impossible de surpiquer le pied de col, le fil du dessus ne se croise pas avec celui de la canette. Trop d'épaisseurs ? Ma machine en a vu d'autres. Je change d'aiguille, je fais des essais sur une chute : dès que je passe 6 épaisseurs de tissu, elle ne coud plus. J'essaye sur un autre tissu, c'est presque correct, mais le fil du dessous est bien trop tendu alors que la tension du dessus est au maximum. Je démonte ma canette, je donne un tour de vis sur le boîtier : tension OK sur une popeline ordinaire, mais pas sur les carreaux violets, le tissage est trop serré. Je sors une aiguille microtex, c'est bon, je termine de poser le col.
Deux jours plus tard, je sors du train : « Allo Maman, tu arrives bientôt ? Je n'arrive plus à enfiler la machine. — Quelle machine ? — La tienne. — Tu couds quoi ? — Mes insignes, sur ma chemise (autant dire : un morceau de cuir sur un sergé épais). — Tu n'as évidemment pas changé d'aiguille ? — Pourquoi, il fallait ? »
RIP mon aiguille microtex 70. Je rentre, je change d'aiguille, j'envoie la jeune fille pressée à sa réunion et je lui couds tranquillement tous ses insignes.
Bon, reprenons, il est temps de coudre les manches. Attention ! Ce tissu n'ayant ni endroit ni envers, il s'agit de bien marquer la gauche et la droite. Voilà, la manche est cousue, je recoupe l'une des coutures pour rabattre l'autre par-dessus et la surpiquer. Trois fois : une fois pas droit, une fois trop étroite, c'était moche, la troisième est la bonne. Passons à la seconde manche. Que j'ai cousue sur l'envers, évidemment !
J'ai laissé l'ouvrage de côté pour coudre une robe, qui est allée comme sur des roulettes, puis un pantalon qui a été laborieux, lui aussi, je suis dans une mauvaise passe couture.
J'ai décousu la manche (difficilement, le fil accroche bien dans le tissu), je l'ai recousue du bon côté surpiquée, ouf. Et puis j'ai attaqué la poche : ma surjeteuse a décidé d'entrer dans le jeu en cassant plusieurs fois le fil du boucleur de droite (j'adooore enfiler la surjeteuse – non, je rigole – jaune) et, en l'appliquant, je suis tombée en panne de canette à 5 mm de la fin. Autant galérer jusqu'au bout.
Les ourlets m'ont laissé un peu de répit avant l'épreuve finale des boutonnières. Prudente, j'en ai testé une sur une chute (je le fais toujours car ma machine a tendance à les coudre un peu trop longues par rapport au diamètre du bouton). Première boutonnière ratée, le retour ne concorde pas avec le départ. Je respire, je recommence : le tissu passe dans le trou de la plaque à aiguille. Normal, me dis-je, j'ai mis seulement deux épaisseurs de tissu, je vais entoiler l'une des épaisseurs. La troisième boutonnière d'essai a été catastrophique, j'ai cru que je ne réussirais jamais à couper l'amas de fils qui bloquait tout dans la plaque à aiguille.
Et là… j'ai aperçu une épingle, parfaitement alignée avec l'une des griffes d'entraînement, quasiment invisible. J'ai compris que cette épingle se prenait immanquablement dans l'un des fils de boutonnière, mais aussi probablement dans le tissu lors des points d'arrêt. Et c'était elle aussi qui était responsable, depuis une douzaine de jours, des petits claquements que j'entendais. Comment est-elle arrivée là ? Je ne comprends pas, car je nettoie très souvent ma machine, en démontant la plaque à aiguilles et le support de canette, je l'ai fait au moins une fois depuis que j'entends ce bruit, ce qui signifie que je n'ai pas remarqué cette épingle lors de mon nettoyage !
Une fois l'épingle retirée, le bruit a disparu (quel soulagement) et les boutonnières se sont brodées sans problème. Pour celles-ci, j'ai choisi un fil bleu ardoise clair car il me restait un tout petit peu du violet utilisé pour les surpiqûres et j'étais certaine de tomber en panne de fil avant la fin, pas la peine de tenter le diable une nouvelle fois.
Elle est belle cette chemise, les finitions sont soignées (coutures rabattues) et cette fois, je ne me suis pas trompée dans le sens de boutonnage.
Je me demande ce que je vais coudre dans le reste du tissu, quelque chose de facile de préférence, sans trop de coutures ! Des mouchoirs, c'est évident, car ceux du commerce sont soit trop fins, soit bien trop grands (ça déforme les poches), mais il me reste 1m 60 de métrage, ça fait beaucoup de mouchoirs !
Ce dimanche, Virginie me pose une colle : comment, avec mon petit appareil basique, faire la différence entre "vitesse lente" et "exposition longue" ? Je suis totalement incompétente pour utiliser le mode manuel, je me suis donc rabattue sur les quelques réglages proposés. En août, j'avais utilisé le mode "feu d'artifice" pour contourner la difficulté de ralentir la vitesse dans un milieu urbain trop éclairé. Mais hier soir, la chance m'a souri : le lampadaire devant la maison est en panne ! J'avais donc l'opportunité d'utiliser le mode "scène de nuit", avec une exposition d'une seconde, pour photographier cette belle lune qui se levait derrière le noyer. J'ai sorti un tabouret, posé mon petit trépied sur le mur, et tenté quelques clichés.
Du centre de la placette, c'est le châtaignier qui semble avoir pris feu.
Et de l'autre côté, les nuages commençaient à se multiplier, mais laissaient encore paraître un beau ciel étoilé.
C'est un petit challenge lecture créé par Bidib. En octobre, j'ai lu 8 livres ou textes (662 pages) et visité 5 nouveaux pays, pour un total de 190 pays, mon tour du monde touche à sa fin: j'ai parcouru toute l'Afrique et trouvé comment boucler ce voyage (presque ?) en intégralité, grâce au blog d'un anglais, Bruce, passionné de poésie. Depuis 2011, il poste quasiment tous les jours un nouveau poème, glané au cours de ses lectures et, cerise sur le gâteau, il indique la nationalité de l'auteur. Encore mieux : il a réalisé un index par pays ! Me voici donc comme devant une vitrine de jouets ou une pâtisserie un magasin de tissus : je ne sais plus où donner de la tête. En plus, je vais améliorer ma lecture de l'anglais (je pars de très très bas, ce n'est donc pas difficile). Un grand merci, Bruce !
Bahamas, Bermudes, Bahreïn, Bélize, Brunei, Belau (Palau), Gibraltar, Liechtenstein, Maldives, Iles Marshall, Fédération de Micronésie, Montserrat, Nauru, Panama, Iles Salomon, Saint-Christophe et Niévès, San Marin, Saint-Vincent et les Grenadines, Iles Vanuatu
Swadziland Malla Nunn, Le sang et la poussière.
Durban, Afrique du Sud, 1953. Après la guerre, Emmanuel Cooper est devenu inspecteur de police, puis a été rétrogradé. Alors qu'il surveille officieusement les docks, il découvre le cadavre d'un jeune garçon. Accusé à tort de ce meurtre, ainsi que de celui de sa logeuse, il a deux jours pour enquêter et trouver le coupable, pour gagner sa liberté, sa situation et celle de son supérieur qui le soutient discrètement. Un portrait glaçant de la société sud-africaine de cette époque, où la ségrégation est poussée à l'extrême.
« Qui a signé les papiers de ma mise en liberté ? Demanda-t-il.
— Moi. » Van Niekerk défit les trois boutons supérieurs de sa veste d’uniforme et tira sur le col amidonné. Son visage mince était impassible et ses yeux indéchiffrables sous les paupières tombantes. « Pourquoi ? — Le butin revient au vainqueur. Si vous réussissez sur ce coup-là, le général de division se souviendra de votre nom et du mien. Vous récupérerez votre carte d’inspecteur et j’aurai des amis haut placés. — Et si j’échoue ? dit Emmanuel. — Ce n’est pas une option. Ni pour vous, ni pour moi. Je me suis porté garant de vous, Cooper. J’ai répondu de vous personnellement. Si vous n’êtes pas à la hauteur, ils s’en prendront à vous, et ensuite à moi. »
« Il éprouvait une gêne qui était restée à l’état latent depuis l’enfance. À l’âge de neuf ans, alors qu’il était employé à mi-temps dans le garage local, il avait été chargé de signer les fiches de congé du week-end des quatre pompistes sots : des adultes avec des femmes et des enfants et des cheveux noirs parsemés de fils gris, autorisés à rentrer chez eux par un gamin blanc encore en culotte courte. »
« Larnies était un mot propre à l’Afrique du Sud, désignant le gratin, le dessus du panier, la fine fleur qui s’élevant jusqu’au sommet grâce à ses origines et à sa fortune. Barons du sucre, propriétaires d’usines, magistrats et médecins, avec ue poignée de comédiens basés à Londres, priés d’interrompre la saison au théâtre de Bulawayo en Rhodésie pour ajouter du panache à ce beau monde. »
Papouasie Nouvelle-Guinée
Mundiya Kepanga,La fabuleuse tribu des papous.
Cet ouvrage jeunesse, est un documentaire qui fourmille d'informations, photos et détails, décrivant la vie quotidienne dans les villages, les différentes cultures (selon que les tribus vivent dans les montagnes, au bord du fleuve ou de la mer), la nourriture, les modes de vie, les habitations, les coutumes et traditions, ainsi que la christianisation complète de la population, l'arrivée des voitures, la modernité de la capitale Port-Meresby. L'auteur s'est rendu plusieurs fois en France pour donner des conférences, a confié deux parures traditionnelles au Musée de l'homme de Paris et au Museum de Rouen. Un site internet permet d'aller plus loin, avec des films, des documents pédagogiques, la présentation du livre miroir "la fabuleuse tribu des français". Avec son ami et complice Marc Dozier, Mundiya Kepanga effectue un formidable travail de dialogue entre des peuples que tout semble séparer !
Tuvalu
Alofa Tuvalu (collectif), À l'eau la terre, sauvons Tuvalu, le pays qui disparaît !
Cette BD numérique, à destination des enfants et adolescents, présente les effets du réchauffement sur les Îles du Pacifique (submersions, remontée de l'eau salée dans les sols, érosion et chute des arbres), les gestes écologiques que nous pouvons faire pour limiter notre bilan carbone, les mesures déjà mises en place dans le pays (compostage, métanisation des déchets organiques, récupération de l'eau de pluie), mais également une évolution du mode de vie qui va vers plus de déchets, d'emballages, de consommation de produits importés… pas facile de rester cohérent avec ses convictions !
Le biogaz pour les nazes. Pour mieux comprendre : l'exemple concert de Tuvalu où les habitants ont appris à rouler à l'huile de noix de coco et cuisiner au biogaz.
Une petite BD, gratuite elle aussi (sur le site Alterlibris), qui explique le principe du biogaz aux enfants, avec beaucoup d'humour.
Dominique
Jean Rhys,Voyage dans les ténèbres.
Cette autrice est plus connue pour ses romans à succès : Quatuor, ou La prisonnière des Sargasses, mais j'ai choisi celui-ci, largement autobiographique, qui raconte l'arrivée en Angleterre, dans les années 30, d'Anna Morgan, 18 ans, née et élevée aux Antilles. Elle intègre une troupe théâtrale mais, au fil de ses rencontres amoureuses, vit une lente déchéance. Ses souvenirs joyeux et ensoleillés alternent avec les désillusions, les maladies, quelques rêves rêves aussi, dans une société où les femmes sont principalement dépendantes du regard des hommes.
« C’était comme si un rideau était tombé, dissimulant tout ce que j’avais connu. C’était presque comme de venir au monde une seconde fois. Les couleurs n’étaient plus les mêmes, plus les mêmes les parfums, plus la même l’impression laissée par les choses tout au fond de soi. Pas simplement la différence entre chaud et froid ; violet et gris ; lumière et ténèbres. Mais une différence dans ma façon d’avoir peur et ma façon d’être heureuse. Pour commencer, l’Angleterre me déplut. Je ne pouvais m’habituer au froid. Parfois je fermais les yeux et faisais comme si la chaleur de feu, ou celle des couvertures dans lesquelles je m’enroulais, était la chaleur du soleil ; ou bien je me faisais accroire que j’étais devant la porte de la maison, suivant des yeux la rue du Marché jusqu’à la baie. »
« — Ne soyez pas comme ça, dit-il. Ne soyez pas comme une pierre, à qui j’essaie de faire remonter la pente mais qui redescend toujours.
« Comme une pierre », il avait dit. C’est étrange comme on se dit : « Tant que tu ne bouges pas, ça ne fait pas mal. » Alors on reste absolument immobile. Même le visage se fige. »
Kiribati
Tereeao Teingiia Ratite, Nei Mwanganibuka The Legendary Fisherwoman (poème)
« Je suis comme Nei Mwanganibuka maintenant
Avec ses compétences, ses connaissances et sa sagesse
De pêcheuse
Soutenant mes proches
Remplissant chaque rôle et chaque responsabilité –
Les signes d'une bonne pêcheuse. »
Lovelygal, My Sinking Island, Kiribati (poème)
« Une voix solitaire n'a qu'une seule supplique
Préservez notre île pour que nous puissions être libres
Soyez responsables autant que possible... »
Teweiariki Teaero, Garlandina (poème)
« Je tisse des fleurs sans égales en utilisant les chants des itibwerere Je les parfume avec le ngeaiarabo Pour en faire ta guirlande, ta belle guirlande
Ta guirlande, ton taranga
Ta guirlande pendant que tu lis ici Tournant les pages de notre livre
Parcourant et examinant
Les nombreuses idées en paix. »
Afrique
Afrique du Sud
Yewande Omotoso, La Voisine.
Algérie
Kamel Daoud, La préface du nègre : le Minotaure 504 et autres nouvelles.
Angola Ondjaki, GrandMèreDixNeuf et le secret du Soviétique.
Bénin
Florent Couao-Zotti, La traque de la musaraigne.
Botswana Trinity Dow, Les cris de l'innocente.
Burkina Faso
Roukiata Ouédraogo, Du miel sous les galettes.
Burundi
Gaël Faye, Petit pays.
Cameroun
Calixte Beyala, Le Christ selon l'Afrique.
Cap Vert
Germano Almeida, Le testament de Monsieur Napumoceno.
Comores Ali Zamir, Dérangé que je suis.
Congo Brazzaville
Alain Mabanckou, Le commerce des Allongés.
Côte d'Ivoire Marguerite Abouet, Aya de Yopougon, tomes 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8.
Djibouti
Abdourahman A. Waberi, Aux États-Unis d'Afrique.
Égypte
Alaa El Aswany, L'Immeuble Yacoubian.
Érythrée
Sulaiman Addonai, Le silence est ma langue natale.
Éthiopie Maaza Mengiste, Le roi fantôme.
Gabon
Janis Otsiemi, La vie est un sale boulot.
Gambie
Baba Jallow, Le cimetière ne prie pas.
Ghana
Yaa Gyasi, No home.
Nii Ayikwei Parkes, Notre quelque part.
Guinée Bissau Abdulai Sila, L'ultime tragédie.
Guinée Conakri
Camara Laye, L'enfant noir.
Guinée équatoriale Trifonia Melibea Obono, La bâtarde.
Kenya
Ngugi wa Thiong'o, La rivière de vie.
Lesotho Thomas Mofolo, L'homme qui marchait vers le soleil levant.
Libéria Leymah Gbowee, Notre force est infinie.
Lybie
Hisham Matar, Une disparition.
Madagascar Johary Ravaloson, La fabuleuse parcelle de Monsieur Isidore.
Malawi William Kamkwamba, Le garçon qui dompta le vent.
Mali
Aya Cissoko, N'ba.
Maroc
Mohamed Leftah, L'enfant de marbre.
Maurice
Mariam Sheik Fareed, Le syndrôme de l'accent étranger.
Nathacha Appanah-Mouriquand, Blue Bay Palace.
Mauritanie
Moussa Ould Ebnou, Barzakh.
Mayotte
Nassuf Djailani, À tous ceux qui accusent le poète de traîtrise à la langue française, poème.
Yazidou Maandhui, Mirage, poème.
Mozambique
Mia Couto, Le chasseur d'éléphants invisibles.
Namibie Hendrik Witbooi, Votre paix sera la mort de ma nation.
Niger Fatima, Esclave à 11 ans.
Nigeria
Chigozie Obioma, Les pêcheurs.
Ouganda Jennifer Nansubuga Makumbi, Kintu.
République Centrafricaine
Didier Kassaï, Tempête sur Bangui 1 et 2.
République démocratique du Congo
Denis Mukwege, La force des femmes.
Réunion
Aimé Césaire, Calendrier lagunaire, poème.
Myriam Cazalou, Convois vers l'usine sucrière, poème.
Agnès Gueneau, Cause à ou, poème.
Rosemay Nivard, Un quart de pomme, poème.
Patrice Treuthardt, Retour au port natal, poème.
Sénégal
Birago Diop, Les contes d'Amadou Koumba.
Fatou Diome, Celles qui attendent. Karine Silla, L'absente de Noël.
Seychelles
Antoine Abel, Une tortue se rappelle.
Sierra Leone
Ishmael Beah, La petite famille.
Somalie
Farah Nuruddin, Du lait aigre-doux.
Soudan
Abdelaziz Baraka Sakin, Le Messie du Darfour.
Tayeb Salih, Saison de la migration vers le Nord.
Tanzanie
Abdulrazak Gurnah, Près de la mer.
Tchad
Adjim Danngar, Djarabane. 1. Au petit marché des amours perdues.
Togo
Kossi Ejoui, L'ombre des choses à venir.
Tunisie
Habib Selmi, La voisine du cinquième.
Zambie Namwali Serpell, Mustiks : une Odyssée en Zambie.
Zimbabwe
Petina Gappah, Le livre de Memory.
Amérique
Antigua-et-Barbada Jamaïca Kincaid, Voyons voir.
Argentine
Gabriela Cabezón Cámara, Pleines de grâce.
Bolivie
Edmundo Paz Soldán, Norte.
Brésil
Paulo Coelho, L'Alchimiste.
Canada :
Jean-Paul Dubois, Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon (prix Goncourt 2019).
Nancy Huston, Le club des miracles relatifs.
Chili
Luis Sepúlveda, Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler et Histoire du chat et de la souris qui devinrent amis.
Colombie
Gabriel Garciá Márquez, La Mala Hora.
Costa Rica
Edo Brenes, Bons baisers de Limon.
Cuba
Leonardo Padura, Adios Hemingway.
États-unis
Jack London, Martin Eden.
Harper Lee, Va et poste une sentinelle.
Toni Morrison, Beloved.
Équateur
Alfredo Noriega, Mourir, la belle affaire !
Grenade
Tobias S. Buckell, Halo, 6, Le protocole Cole.
Guadeloupe
Jenny Archimède, Dans mon île, poème.
Daniel Maximin, Natale, poème
Max Rippon, Cataplasme, poème.
Guy Tirolien, Prière d'un petit enfant nègre, poème.
Guatémala
Miguel Angel Asturias, Le Pape vert.
Guyana Sharon Maas, Noces indiennes.
Guyane française
Léon-Gontran Damas, Solde, poème.
Serge Patient, Cayenne est désolée…, poème.
Groenland
Mo Malø, Qaanaaq.
Mo Malø, Diskø.
Mo Malø, Nuunk.
Mo Malø, Summit.
Haïti
Jacques-Stephen Alexis, L'étoile absinthe.
René Depestre, Lettre au poète Léon Damas, poème.
Honduras
Horacio Castellanos Moya, Effondrement.
Jamaïque
Kei Miller, By the Rivers of Babylon.
Martinique Nicole Cage-Florentiny, Dans mon île ne poussent pas les saules, poème.
George Desportes, À la crinière du cyclone, poème.
Éric Pézo, On avance la peur…, poème.
Joseph Polius, Petits mots…, poème.
Julienne Salvat, Dire d'enfance rosée…, poème.
Mexique
Laura Esquivel, Chocolat amer.
Carlos Fuentes, Une certaine parenté.
Nicaragua
Gioconda Belli, La République des femmes.
Paraguay
Augusto Roa Bastos, Fils d'homme.
Pérou
Mario Vargas Llosa, La Tante Julia et le scribouillard.
Porto-Rico
Mayra Santos-Febres, La maîtresse de Carlos Gardel.
République Dominicaine Junot Díaz, La brève et merveilleuse vie d'Oscar Wao.
Salvador
Horacio Castellanos Moya, Effondrement.
Sainte-Lucie
Derek Walcott, Une autre vie.
Suriname
Raoul De Jong, Jaguarman.
Trinité-et-Tobago V. S. Naipaul, Miguel Street.
Uruguay
Juan Carlos Onetti, Les adieux.
Venezuela
Karina Sainz Borgo, La fille de l'Espagnole.
Asie
Afghanistan
Spôjmaï Zariâb, La plaine de Caïn.
Mahmud Nasimi, Un Afghan à Paris.
Arabie Saoudite
Athîr Abdallah Al-Nashmî, Une perte.
Bangladesh
Shirshendu Mukhopadhyay, La tante qui ne voulait pas mourir.
Bhoutan
Kunzang Choden, Le cercle du karma.
Birmanie Aung San Suu Kyi, Se libérer de la peur.
Cambodge
Tian, L'année du lièvre (BD) : 1. Au revoir Phnom Penh. 2. Ne vous inquiétez pas. 3. Un nouveau départ.
Chine
Qiu Xiaolong, La danseuse de Mao.
Corée du Nord
Hyeonseo Lee, La fille aux sept noms.
Corée du Sud
Ch'oe Yun, Là-bas, sans bruit, tombe un pétale.
Indonésie
Pramoedya Ananta Toer, Le monde des hommes. (Buru Quartet tome 1)
Iran
Fariba Vafi, Un secret de rue.
Zoyâ Pirzâd, On s'y fera.
Irak
Abbas Khider, Lettre à la république des aubergines.
Israël
Amos Oz, Vie et mort en quatre rimes.
Japon
Haruki Murakami, Le passage de la nuit.
Durian Sukegawa,Les délices de Tokyo. Toshikazu Kawaguchi, Tant que le café est encore chaud.
Banana Yoshimoto, Kitchen.
Jordanie Nadia Shammas (autrice), Sara Alfageeh (illustratrice), Écuyère.
Kazakhstan Erkin Azat, Lanceur d'alerte des camps Ouïghours.
Kirghistan Tchinguiz Aïtmatov, Adieu Goulsary.
Koweit
Taleb Alrefai, Ici-même.
Laos
Loo Hui Phang, L'imprudence.
Liban
Jabbour Douaihy, Il y avait du poison dans l'air.
Malaisie Tash Aw, La carte du monde invisible.
Mongolie
Galsan Tschinag, Belek, une chasse dans le Haut-Altaï, suivi de Une histoire Touva.
Népal
Mahjusshree Thapa, Les saisons de l'envol.
Sultanat d'Oman Jokha Alharthi, Les corps célestes.
Ouzbékistan
Hamid Ismaïlov, Dans les eaux du lac interdit.
Pakistan
Daniyal Mueenuddin, La saison des mangues introuvables.
Palestine Sahar Khalifa, Chronique du figuier barbare. Nadia Shammas (autrice), Sara Alfageeh (illustratrice), Écuyère.
Philippines
Mia P. Manansala, L'art meurtrier du lait de coco. L'art meurtrier du Halo-Halo.
Singapour
Balli Kaur Jaswal, Le club des veuves qui aimaient la littérature érotique.
Syrie
Niroz Malek, Le promeneur d'Alep.
Sri Lanka
Antonythasan Jesuthasan, Friday et friday.
anbTadjikistan
Barzou Adbourazzoqov, Huit monologues de femmes.
Taïwan
Xiaole Wu, Les enfants des riches.
Thaïlande
Rattawut Lapcharoensap, Café Lovely.
Turquie
Orhan Pamuk, La femme aux cheveux roux.
Vietnam
Kim Thúy, Man.
Yémen
Ali al-Muqri, Le beau Juif.
Europe
Albanie
Ornela Vorpsi, Buvez du cacao Van Houten !
Allemagne
Eduard von Keyserling, Altesses.
Marlen Haushoffer, Le mur invisible.
Andorre Michèle Gazier, Les passantes.
Arménie Susanna Harutyunyan, Le village secret.
Autriche
Daniel Glattauer, Quand souffle le vent du nord.
Daniel Glattauer, La septième vague.
Azerbaïdjan
Tchinguiz Abdoullaïev, Le fardeau des idoles.
Belgique
Amélie Nothomb, Antéchrista.
Michel Van Zeveren, Le plat du loup plat.
Nadine Monfils, Les folles enquêtes de Magritte et Georgette. 1. Nom d'une pipe !
Bulgarie
Elitza Gueorguieva, Les cosmonautes ne font que passer.
Chypre
Tefcros Michaelides, Petits meurtres entre mathématiciens.
Croatie
Ante Tomic, Miracle à la Combe aux aspics.
Danemark
Jens Christian Grøndahl, Quelle n'est pas ma joie.
Espagne
Carlos Ruiz Zafón, Marina.
Estonie
Andrus Kivirähk, Les secrets.
Finlande
Sofi Oksanen, Baby Jane.
Arto Paasilinna, La douce empoisonneuse.
France
Maurice Leblanc, Arsène Lupin.
Riad Satouff, Le jeune acteur.
Loïc Clément, d'après Marie-Aude Murail, illustrations Anne Montel, Miss Charity t. 1, L'enfance de l'art.
Romain Gary (Émile Ajar), La vie devant soi et Les racines du ciel)
Delphine Horvilleur, Vivre avec nos morts. Petit traité de consolation.
Jean Giono, Regain.
Daniel Pennac, Le cas Malaussène : 1. Ils m'ont menti. 2. Terminus Malaussène.
Isabelle Guézan, La Nouvelle Organisation du Travail (uniquement sur Kindle).
Romain Gary, Au-delà de cette limite votre ticket n'est plus valable.
Daniel Pennac, Mon frère.
Anne Bihan, Craquement nègre…, poème.
Alexis Gloaguen,Rien n'est plus paradoxal que la mort, poème.
Catherine C. Laurent,Regarder le pays, poème.
Sophie Hénaff, Poulets grillés,Rester groupés, Art et décès. Clémentine Mélois, Alors c'est bien.
Georgie Boris Akounine, Pélagie et le bouledogue blanc.
Grèce
Vassilis Alexakis, Ap. J. C.
Hongrie
Magda Szabó, La porte etAbigaël.
Irlande
Maggie O'Farell, Assez de bleu dans le ciel.
Islande
Audur Ava Olafsdottir, Miss Islande.
Gunnar Gunnarsson, Le berger de l'Avent.
Italie
Alessandro Baricco, Novecento : pianiste. Un monologue.
Goliarda Sapienza, L'Art de la joie. Giosuè Calaciura, Le tram de Noël.
Kosovo Pajtim Statovci, Mon chat Yugoslavia.
Lettonie Sandra Kalniete, En escarpins dans les neiges de Sibérie.
Lituanie GiédRé (Holly R., illustratrice), La boîte de petits-pois.
Luwembourg Guy Rewenig, La cathédrale en flammes.
Macédoine
Rumena Bužarovska, Mon cher mari.
Malte
Joe Sacco, Payer la terre.
Moldavie
Vladimir Lortchenkov, Des Mille et une façons de quitter la Moldavie.
Monaco
Prince Albert II, L'homme et l'océan.
Montenegro Sandra Kalniete, En escarpins dans les neiges de Sibérie. Mirko Kovac, La vie de Malvina Trifković
Norvège
Gunnar Staalesen, Le loup dans la bergerie.
Pays-Bas
Toine Heijmans, En mer.
Pologne
Maryla Szymiczkowa, Madame Mohr a disparu.
Portugal
Gonçalo M. Tavares, Une jeune fille perdue dans le siècle à la recherche de son père.
République Tchèque
Kafka, Le procès et La métamorphose.
Roumanie
Ioana Pârvulescu, La vie commence vendredi.
Panaït Istrati, Codine.
Royaume-uni
Edward Morgan Forster, Avec vue sur l'Arno.
Mhairi McFarlane, Et ne t'avise pas de m'embrasser.
William Makepeace Thackeray, La Foire aux vanités (Vanity Fair).
Alan Bennett, La Reine des lectrices.
Herman Melville, Bartleby le scribe. Annie Darling, Noël à la librairie des cœurs brisés.
Russie
Léon Tolstoï, La sonate à Kreutzer. Le bonheur conjugal. Le diable. Andreï Kourkov, Surprises de Noël.
Serbie
Filip Grbic, Errance.
Slovaquie
Pavol Rankov, C'est arrivé un premier septembre.
Slovénie
Drago Jankar, Cette nuit, je l'ai vue.
Suède
Camilla Läckberg, Femmes sans merci. Katarina Mazetti, Le mec de la tombe d'à côté
Jonas Jonasson, Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire.
Vilhelm Moberg, La saga des émigrants (7 tomes)
Stieg Larsson puis David Lagercrantz, Millenium (6 tomes) Selma Lagerlöf, Le livre de Noël.
Ukraine :
Andreï Kourkov, Le jardinier d'Otchakov.
Vatican
Pape François, Laudato si, encyclique sur la sauvegarde de la maison commune.
Océanie
Australie
Joan Lindsa, Pique-nique à Hanging Rock.
Nouvelle Calédonie
Déwé Gorodé, Les mots sont des innocents, poème.
Nicolas Kurtovitch, Le sens des marées, poème.
Raymond Lacroix, Le nouveau sorcier de la grue aux requins, poème.
Frédéric Ohlen, Ils m'ont dit…, poème.
Denis Pourawa, Névarèna, poème.
Paul Wamo, L'épithète, poème.
Nouvelle Zélande
Eleanor Catton, La répétition.
Polynésie française
Célestine Hitiura Vaïte, L'Arbre à pain (Chroniques de Tahiti 1).
Flora Aurima Devatine, Pas d'i…, pas d'o…, poème.
Henri Hiro, Si seulement…, poème.
Samoa
Sia Figiel, Freelove.
Wallis-et-Futuna
Virginie Tafilagi, Mes yeux-paroles, poème.
Ce dimanche, Virginie nous propose un thème bien de saison. Nous sommes au beau milieu de l'automne, on a changé d'heure (je ne m'y suis pas encore adaptée), il pleut (j'allais courir mais j'ai renoncé, on verra si c'est mieux cet après-midi), les arbres nous réjouissent encore par leurs couleurs lumineuses.
L'érable de Marie est dans son heure de gloire (il a souffert un peu de la sécheresse fin septembre)
J'ai adopté des courges moches à la coop bio (vivent les soupes, les gratins, les lasagnes)
J'ai toujours aimé composer de belles coupes de fruits en rentrant du marché et celles d'automne sont les plus réjouissantes
Et on peut varier à l'infini les tartes dominicales
J'aperçois à l'instant un coin de ciel bleu, j'y retourne !
Quel mois ! Tout en hauts et bas, que ce soit la météo (tempêtes et jours de douceur), la santé des uns et des autres, des journées très actives et d'autres de grande fatigue à ne presque rien faire, quelques moments festifs aussi, des projets couture qui se sont fort mal passés et d'autres extrêmement rapides et satisfaisants, bref une belle illustration de la vie !
1/ Je suis bien enrhumée et Guillaume a fait une crise de vertige, bien plus longue et intense que les deux premières, mais je vais quand même passer deux heures au forum de la santé pour présenter les triporteurs (qui remportent un vif succès), et rester ainsi dehors, au soleil, me fait beaucoup de bien.
2/ Renoncer à mon jour de télétravail, alors que c'est la grève et que je suis malade, ne me réjouit pas du tout mais c'était l'occasion de rencontrer un futur auteur (venu de Suisse pour deux jours). Il est extrêmement érudit, gentil et très drôle, je sens que ce travail va être bien agréable.
3/ Je cuisine et prépare des bagages toute la matinée, arrose les plantes, nourris les poules et nous voilà partis avec une amie musicienne vers Tonnerre (que nous atteignons 3h30 plus tard, quitter la région parisienne un vendredi après-midi est compliqué). Le trajet est hélas fatal à Guillaume qui est à nouveau assailli de vertiges, mais les témoignages de plusieurs personnes (et leurs éloges du kiné sauveur) me rassurent et me réconfortent.
4/ Après une nuit reposante pluvieuse et ventée sous la tente, nous sommes d'attaque pour une journée bien remplie : atelier musique, atelier danse, déjeuner pantagruélique, visite de cave, ateliers d'initiation (j'ai deux candidats qui souhaitent se mettre au violon), dîner, petit bal. Et on retourne sous la tente se glisser dans nos duvets humides et froids, brrr !
5/ La nuit a été fraîche, j'ai un peu grelotté, mais une bonne douche chaude me remet d'aplomb pour descendre à pied à Tonnerre visiter l'Hôtel-Dieu (avec une guide passionnante). Le retour est un chouilla plus rapide que l'aller.
6/ Mes petits ciseaux de couture que je cherche en vain depuis août, en explorant tous les recoins de la lingerie, sont revenus sagement se poser près de ma machine à coudre.
7/ Une ancienne et chère collègue passe la journée à Versailles : nous partageons le café de 11h avec l'équipe, puis un sandwich et un dessert sur un banc, dans le beau parc de Madame Elisabeth. Nous avions tant à nous dire de vive voix !
8/ Seule pour la journée, j'en profite pour coudre enfin la toile de robe en projet depuis juillet, puis dans la foulée, comme il n'y a rien à retoucher, je coupe la robe et en couds la majeure partie.
9/ Il fait assez beau pour que je sorte courir en short et tee-shirt.
10/ J'attrape de justesse le train (je suis restée un peu trop devant ma machine à coudre) avant un marathon parisien : Fil 2000, un RV avec Aurore à la BnF pour échanger un gros livre contre sa carte de bibliothèque, déjeuner avec mon ancien collègue, passage dans la médiathèque de Barbès pour visiter un nouveau pays, métro vers la cathédrale reconstruite où je rejoins un petit groupe d'universitaires, pour une visite guidée spécifique, avant la remise d'un prix littéraire à ma meilleure amie (j'ai parcouru 11,5 km).
11/ Petite répétition avec Marie pour notre prestation dimanche prochain : c'est pas gagné ! Et ce sera du sans-filet, impossible de répéter tous les six avant le jour J.
12/ Ce petit séjour normand aurait dû être festif, ce sera plutôt visites à la clinique, démêlés administratifs et organisation. Mais nous passons tout de même de bons moments en famille.
13/ Étrange comme je cours toujours plus vite au bord de la mer (pourtant, sur la digue, il m'a fallu éviter pas mal de galets, projetés là lors de la dernière tempête).
14/ Pour préparer une messe de non-obsèques (situation particulière), j'ai été invitée à déjeuner chez le fils de mon ancienne voisine, à deux pas du bureau. Un moment calme, serein et lumineux.
15/ Je conviens, avec ma sœur, qu'il nous faut une mini-répétition dimanche, mais où ? Je pensais qu'elle connaissait des gens dans le coin, mais elle ne voit pas… c'est le petit bonhomme de googlemaps qui nous sauve : je l'envoie se balader sur le parking d'un hypermarché à 5 km du restaurant et je déniche… l'abri à vélos : en cas de pluie, nous serons au sec.
16/ Alors que je cours autour de l'étang, je double des groupes d'élèves, carte à la main, qui passent leur journée de classe dehors (la semaine dernière, j'ai parcouru quelques questionnaires — CE1-2 / CM1-2 – accrochés aux arbres). L'un d'eux me lance au passage « Allez, bon courage Madame ! » qui me fait rire.
17/ Je vais à la rencontre d'Aurore, qui rentre de la gare, et j'en profite pour photographier les arbres aux couleurs de l'automne.
18/ Nous avions réussi, cet été, à attraper les deux dernières places du spectacle des Goguettes, dans une ville voisine, presque deux heures de rire sans interruption. Et quel tour de force que d'adapter les chansons à une actualité politique que l'on peine à suivre ! (et à la politique locale, en plus, avec quelques piques lancées au maire du lieu, qui adore être sur le devant de la scène)
19/ Après une répétition exceptionnelle, blottis tous les 6 sous l'abri à vélos du Leclerc du village voisin, notre petit quizz musical a bien plu pour l'anniversaire de mon Papa.
20/ Un an que je n'avais pas vu mon médecin, c'est que j'ai dû passer une bonne année. Je passe à la pharmacie et en profite pour me faire piquer : un côté grippe, un côté covid, j'espère être tranquille pour l'hiver.
21/ Cette fois, j'ai réussi à régler parfaitement la tension de ma canette, ma couture est aussi belle sur l'envers que sur l'endroit.
22/ Première sortie en triporteur, pour promener 8 résidentes de la maison de retraite sur l'après-midi. Au total, pour les deux balades, nous avons parcouru une quinzaine de kilomètres, étudié le menu de l'auberge, admiré les cavalières stagiaires au trot et au galop, traversé un bout de forêt, étudié la fresque en cours de réalisation dans l'église et… crevé (heureusement, la chambre anti-crevaison s'est réparée toute seule et nous a permis de rentrer à l'Ehpad à l'heure).
23/ J'aurai passé des heures sur ce pantalon, décousu plusieurs fois la braguette et la ceinture, mais il me semble parfait maintenant.
24/ Seule à l'étage, j'aurais mieux fait de rester en télétravail… sauf que notre déjeuner à 3 collègues (un par étage) me permet de choisir la meilleure protection auditive pour jouer du violon à côté de Guillaume sans douleur au tympan gauche à chaque Si ou RÉ aigu.
25/ Les filles ont souhaité nous accompagner pour dire au revoir à une voisine qui était la mémoire du quartier : une messe particulière puisqu'il n'y a pas eu d'obsèques cet été (elle avait fait don de son corps à la science) et que la famille était quelque peu divisée sur l'organisation. Avec l'un de ses fils et sa petite-fille la plus proche, nous avions essayé de respecter au mieux les quelques indications laissées par la défunte, c'était une belle cérémonie et notre accompagnement musical a été très apprécié.
26/ Ce pantalon a été beaucoup décousu et modifié, mais il va parfaitement à Aurore qui est ravie du résultat.
27/ Recevoir un colis de Ma petite mercerie est toujours un plaisir. Maintenant, au boulot, j'ai besoin de ces deux pantalons !
28/ Dans une journée de petites ou grandes contrariétés (qui a débuté par un trajet fort long et pénible), nous trouvons du temps pour un grand bol d'air dans l'incroyable lumière d'après-tempête.
29/ Je raye les lignes de ma longue to-do-list, voilà une journée efficace où quelques problèmes ont trouvé leur solution. En prime, j'ai pu remplacer mes fidèles chaussures de randonnée dont la semelle se séparait en deux parties : j'aurai les pieds au sec cet hiver.
30/ La douche est correctement sécurisée, grâce à l'ergothérapeuthe qui est passée nous conseiller, nous n'avons pas eu de problèmes en perçant les 18 trous dans le carrelage, nous partons à temps pour passer acheter la commode de Marie et arriver avant la fin de distribution de l'Amap.
31/ Après avoir achevé l'une des coutures les plus galères de ma vie, je prépare un gâteau de circonstance et nous partons animer le petit bal des ténèbres du quartier (je teste mes bouchons d'oreilles : après un temps d'adaptation, ça me semble efficace).
Publicité
attraper le temps qui file…
Ouvrages de couture, tutoriels, broderies machine, cuisine, enfants