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attraper le temps qui file…
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28 janvier 2026

Aux couleurs de l'automne

Début novembre, j'étais passée au marché St Pierre dans le but de remplacer mes hauts de pyjama (je me tourne et retourne tellement la nuit que les dos sont devenus translucides). Je m'étais munie d'échantillons de jersey des bas, pour assortir au mieux les coloris, mais je suis sortie bredouille des magasins visités : le bleu turquoise n'est pas à la mode. En guise de consolation, je suis passée chez Reine, dans l'espoir de trouver de quoi me coudre un haut qui irait avec mon pantalon jaune (je ne suis pas très riche de ce côté), voire avec le pantalon jaune ET le bordeaux que j'allais coudre bientôt (naïve que je suis)*.
Cette jolie viscose m'a immédiatement tapé dans l'œil. Comme il faisait incroyablement beau et chaud ce jour-jà, j'ai opté pour des manches courtes et j'en ai pris 1 mètre, avec le projet de reprendre le patron de ma blouse de concert que j'aime beaucoup porter mais qui est bien austère pour le quotidien.

Après la découpe, j'ai pas mal proscrastiné pour monter le col, vu mon amour des fronces, mais j'ai fini par surmonter ma paresse et tout s'est enchaîné ensuite sans aucun problème, ou presque :  ce serait bien trop inhabituel pour moi. 

Au moment de surpiquer la parementure, elles s'est repliée et prise dans la couture. Ce n'était pas grave, j'ai décousu quelques centimètres et  recommencé en épinglant un peu mieux la coupable.

C'est en cousant l'ourlet du bas que j'ai frôlé la catastrophe, avec du jamais vu : le tissu qui descend sous la plaque à aiguille et qui se prend dans le crochet de canette ! La machine s'est très vite bloquée (une mécanique plus puissante aurait peut-être forcé jusqu'à déchirer le tissu), j'ai pu démonter une partie de la plaque, comprendre le problème et tourner le crochet vers l'arrière, avant de passer un outil suffisamment fin pour repousser le tissu (qui se reprenait dans le crochet à chacune de mes tentatives pour remonter l'aiguille).
Heureusement, cette viscose était solide et ne s'est pas déchirée, sinon j'aurais dû raccourcir la blouse ou poser une pièce (au milieu du devant, évidement !)

Je suis ravie du résultat, cette blouse est exactement comme je l'avais imaginée. Le tissu est agréable au toucher et ne se froisse pas outre mesure (ça reste de la viscose).

Je ne sais pas si j'aurais préféré des manches longues… ces jours-ci, oui, évidemment, mais je porte beaucoup ce pantalon à la mi-saison.

Peut-être vais-je utiliser les chutes pour coudre des poignets trompe-l'œil, à porter sous un gilet, comme Marie en a cousu pour Aurore à Noël


 

* À ce jour, le pantalon bordeaux est coupé, ainsi que son binôme taupe, et les poches sont cousues, c'est un bon début.

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25 janvier 2026

52/2026 : rouages

Avec le thème du jour, proposé par Anne, on peut laisser divaguer son imagination : rouages administratifs, avec leurs paperasses incompréhensibles qui nous laissent bien démunis quand il faut comprendre comment remplir un document, ou ceux du cerveau qui se mettent à tourner en rond, surtout la nuit (je suis restée éveillée entre 2h15 et 4h30, à réfléchir à des problèmes qui me semblent bien dérisoires ce matin).
Mais le sujet de mes photos s'est imposé à moi sans besoin de chercher (et vient à la suite de l'une de celles faites pour illustrer la patience) :
En cousant l'ourlet de ma jolie blouse, l'aiguille a cassé, poussé le tissu sous la plaque d'aiguille, le crochet du bloc de canette s'est pris dedans et l'a entraîné sur un bon centimètre avant que tout le mécanisme ne se bloque. Du jamais vu ! J'ai eu beaucoup de peine à démonter le devant de la plaque (qui est heureusement en deux morceaux, sinon j'étais obligée de tailler sauvagement dans le tissu), à repousser millimètre par millimètre le crochet vers l'arrière, à dégager le bord de l'ourlet à l'aide d'une longue pince et, divine surprise, le tissu n'était pas déchiré ni même abîmé.
Alors j'en ai profité pour m'atteler à ma tâche mensuelle : pour espacer les révisions, il ne faut pas avoir peur de démonter sa machine. Les poussières d'étoffes et de fils ont vite fait de s'accumuler sous la plaque à aiguille et font souffrir le mécanisme, voire peuvent complètement le bloquer. À l'aide d'un pinceau, j'enlève le plus possible de ces "moutons", je démonte tout ce que je peux (je n'ai pas encore trouvé quelles vis retirer pour accéder au bloc de tension), je souffle dans les endroits que le pinceau ne peut atteindre, je ne mets que très rarement de l'huile et pas plus d'une goutte par an, sur l'axe vertical. Grâce à cet entretien régulier, ma machine n'est allée chez le docteur qu'au bout de dix ans de bons et loyaux services.

J'ai profité de mon élan pour ouvrir la surjeteuse : comme elle rase le bord du tissu, on pourrait penser qu'elle se remplit rapidement de débris, mais, étonnamment, même après quelques années, il n'y a jamais grand-chose à nettoyer.

La voilà toute propre elle aussi.

 

18 janvier 2026

52/2026 : patience

Ce dimanche, chez Anne, il s'agit d'être patient. Et il me semble que cette qualité vient avec les années. Je n'étais pas patiente pour feux sous, plus jeune, mais il me semble que j'apprécie parfois plus les préparatifs d'un événement, d'une fête, je me réjouis d'anticiper ce moment afin de le vivre plus intensément. Le temps passant plus vite, je sais que les heures vont filer comme l'éclair le jour J et que je dois les goûter attentivement pour ne pas avoir de regrets ensuite.

En couture aussi, j'ai appris la patience : il fut un temps où j'aurais laissé ce petit défaut tel quel, pressée de voir le vêtement terminé. Combien de robes, blouses, pantalons ai-je cousus sans faire de toile, sans essayage, pour m'apercevoir qu'ils ne tombaient pas bien, et que j'ai tout de même terminés au risque de ne pas les porter. Il m'arrive maintenant de les découdre entièrement pour en faire autre chose, mais à présent, je prends mon temps et j'en tire une réelle satisfaction, celle du travail bien fait. Alors quand le tissu s'est pris dans la couture, alors que j'avais passé près d'une heure à répartir et épingler mes fronces, j'ai soupiré, attrapé un découd-vite et décousu point par point, délicatement, pour ne pas tirer un fil de ce tissu délicat.

Marie doit être patiente elle aussi, qui a choisi un modèle et acheté la laine début décembre et qui espérait peut-être avoir sa capuche pour Noël. Mais tricoter en aiguilles 8 n'est pas aussi rapide que je l'espérais, bien au contraire, j'ai mal aux mains à manier ces grosses aiguilles. J'ai pensé que je manquerais de laine, mais au premier essayage, c'était beaucoup trop grand, alors j'ai tout détricoté (j'étais arrivée aux trois quarts de mes pelotes) et recommencé. Le retour du grand froid est annoncé pour la semaine prochaine, j'espère terminer d'ici-là !

Quant à la nature… quel modèle de patience ! En novembre, j'avais déposé un bouquet de blé pour les oiseaux. Je ne sais pas s'ils en ont mangé, mais juste après Noël, une surprise nous attendait : j'ai un mini champ de blé juste devant la fenêtre. Je devrais y semer des coquelicots.

Et un souvenir m'est revenu : la maîtresse d'Aurore, en CP, disait toujours que son sac à patience était presque vide. En fin d'année, je lui en avait offert un, pour le mettre sous les yeux de ses petits élèves.


 

11 janvier 2026

52/2026 : savon

Je sens qu'il va falloir se creuser les méninges avec la liste de thèmes proposés par les participants et attribués par Anne aux 52 dimanches de l'année !
Cette semaine, c'est "savon"… et le savon, ça glisse, non?
De ce côté-là, on a été servis, entre les trottoirs verglacés de mardi (mention spéciale au restaurant qui a lavé son sol et balancé l'eau devant sa porte, comme d'ordinaire, créant une magnifique patinoire sous les pieds des passants),

ou la piste de luge improvisée, mercredi, pour le plus grand bonheur des enfants (les parents sont vigilants : juste à droite, c'est un étang !)

J'ai regretté de ne pas avoir de skis de fond !
Jeudi, en revanche, avec l'arrivée de la pluie, pédaler sur la piste cyclable était plus qu'acrobatique, j'ai fini par rejoindre la route (qui double la longueur du trajet)

Pour rester un peu plus concrètement dans le thème, ça tombait bien : je n'avais plus de shampooing solide. J'ai donc réuni les quelques ingrédients et confectionné mon petit pain de savon à cheveux, pas joli du tout (la faute aux poudres ayurvédiques), mais qui me permet de limiter les shampooings à un par semaine et de limiter les déchets pour un coût dérisoire.

 

9 janvier 2026

Dans la hotte en 2025 #4

On m'avait soufflé dans l'oreillette qu'Alice n'avait pas de lunch-bag pour transporter son repas du midi. J'avais les dimensions de la boîte utilisée et je possède le modèle carré de la série, ce qui m'a permis de faire des essais, parce qu'on ne sait jamais si les dimensions indiquées tiennent compte des rabats du couvercle.

Je me suis bien compliqué la vie en choisissant des tissus enduits pour l'extérieur, un intérieur en rideau de douche (déperlant et séchant rapidement, mais qui glisse beaucoup) et en décidant d'insérer une couche de molleton pour maintenir un minimum d'isolation thermique en été.

La couture de la partie supérieure, avec la fermeture qui résistait dans les angles, a été bien éprouvante, je me suis enfoncé des épingles dans les doigts, mais le résultat est conforme à ce que j'avais imaginé : un sac léger, avec suffisamment de place pour ajouter des couverts et un dessert, facile d'entretien et… coloré.

 

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8 janvier 2026

Dans la hotte en 2025 #3

Cette année, nous n'avons pas vu Jasmine pour Noël et elle est encore bien petite pour les jouets, je me suis donc fait plaisir en utilisant une chute gardée précieusement depuis des années (une chemise de nuit cousue pour Aurore quand elle avait 6 ans) : du velours à pyjama tout doux.

Après quelques tergiversations (un pantalon ? une robe chasuble ?), j'ai choisi un patron de boléro Ottobre, ainsi qu'une robe du même magazine pour laquelle j'ai déniché du velours milleraies bleu ardoise.
 

Les petites nervures du devant m'ont demandé de la minutie, mais donnent tout son charme au modèle.

Et j'ai eu aussi grand plaisir à ressortir le fameux patron Petit Faune de chemisier à col pétale, que j'ai cousu quasiment dans toutes les tailles du 3 mois au 4 ans. Un vichy s'imposait et je savais que j'avais quelque part une housse de couette déchirée, mais où ? J'ai fouillé mes armoires et fini par la retrouver dans le coffre du canapé. Le petit vichy m'a servi pour le chemisier et l'autre face, à carreaux, pour doubler le haut de la robe et couper le petit volant.

Comme tous les patrons Ottobre, c'est un peu grand pour le 1 an indiqué, mais peut-être que cette tenue pourra être portée au printemps et à l'automne prochain.

7 janvier 2026

Dans la hotte en 2025 #2

Pour Gabin, j'ai cousu un cadeau qui ne fait pas de bruit, ça peut être appréciable pour les parents, parfois ! J'ai choisi une valeur sûre avec cette balle facile à attraper (et abusivement passée, depuis quelques années, sous l'étiquette "balle de préhension Montessori", alors que j'en ai cousu plusieurs bien avant cette mode, mon livre de patchwork date de 1991.

En fouillant dans mes chutes, j'ai trouvé ces ananas, ainsi que quelques cotons unis assortis. Une fois coupés les 36 pièces, j'ai assemblé à la chaîne les quartiers, puis je les ai rembourrés, fermés  et solidement fixés les uns aux autres devant quelques épisodes de séries.

Le destinataire n'a pas semblé intéressé plus que ça, occupé qu'il était à amuser son public, mais son papa a tout de suite noté le côté silencieux de la chose.

 

6 janvier 2026

Dans la hotte en 2025 #1

Quelques cadeaux ont été cousus cette année encore et une fois de plus, j'ai trop tardé à passer à la réalisation (ou j'en ai rajouté en cours de route), ce qui m'a bien stressée aux alentours du 15 décembre. Mais je suis arrivée au bout de la liste sans avoir de boutons à coudre sur l'autoroute.
Pour mon filleul adepte du zéro déchets, qui avait trouvé très pratiques les charlottes à bols offertes par Marie à sa grand-mère : j'ai choisi (avec l'aide de mes filles — je n'aurais peut-être pas osé ce motif) un coton enduit au salon C&SF et cousu trois tailles de couvre-bols, avec des biais de couleurs différentes, orange pour les petits, bleu turquoise pour les moyens et bleu marine pour le grand.

Un petit cadeau bien utile, en plus du couteau d'office qu'il m'avait demandé (et avec lequel je suis allée visiter un musée, quelle bonne idée ! Heureusement que je l'ai d'emblée confié au vigile, j'aurais fini en garde-à-vue).

Le destinataire m'a paru ravi, il va falloir qu'on s'invite à déjeuner un jour ! 

 

5 janvier 2026

Lectures de Noël

Comme chaque année, en décembre, mes lectures se font légères et festives. J'avais constitué une belle pile à lire, assez ambitieuse, mais je suis venue à bout de mes 1866 pages malgré un emploi du temps bien rempli.

Dans la catégorie Cosy Mystery : Carine Pitocchi, Cosy Christmas Mystery, série Retour à Ste Mary Hill.
Trompée par son petit ami, Jo-Ann Brown, scénariste d'une série très suivie en Angleterre, part s'isoler dans le cottage hérité de sa grand-tante Gladys, à St Mary Hill. Accompagnée de son neveu et de son assistante, elle enquête sur une série de morts mystérieuses.

Une lecture agréable, entre autres parce que c'est le début d'une série, ça permet de rentrer facilement dans l'histoire. L'affaire criminelle est un fil conducteur, les sentiments d' Jo-Ann pour son ami d'enfance Lawrie en sont un autre, dans l'ensemble les personnages sont attachants, j'aimerais bien lire la suite. Apparemment, tous les volumes se passent à Noël, j'attendrai donc l'an prochain…

« — Si seulement ils pouvaient trouver un nouvel os à ronger, pensa tout haut Lawrie. — Je compte sur la famille royale, répliqua sérieusement Jo. »


Catégorie policiers : Karine Sulpice, Les bon sentiments.
Une nuit de Noël, Julien, employé de l'Association, une organisation caritative, retient trois de ses collègues en otage sous la menace d'une arme. ÀA l'extérieur, la commandante Maurane Le Queuvre écourte sa soirée de réveillon pour négocier la libération des prisonniers. Écoutant l'histoire de Julien qui se confie au téléphone, elle est touchée par son histoire. Premier roman.

Une lecture adaptée au train quotidien avec de courts chapitres. On suit les différents protagonistes de cette prise d'otages, pour la plupart salariés d'une association caritative, avec ce que ça implique de burn-out, ainsi que la négociatrice du Raid, les parents du preneur d'otages, une jeune femme bénéficiaire et sa fille. Les sentiments de tous sont partagés, il n'y a pas de noir et blanc, on se prend à espérer que tout s'arrangera pour tous.

« La multitude, les chiffres lancés en masse – il faut économiser deux cents ETP, ces “équivalents temps pleins” bien commodes pour ne même plus prononcer les gros mots “ouvriers, employés, travailleurs, salariés” : OK, je l'endossais sans difficulté – pourquoi aurais-je été chagriné par une valse de chiffres ? »


Catégorie enquêtes pâtissières (une spécialité américaine, visiblement) : Joanne Fluke, Meurtres et pudding de Noël
À l'approche de Noël, le corps d'un habitant de Lake Eden est retrouvé au pied du sapin. Hannah Swensen, sa mère, ses soeurs mais aussi ses prétendants remontent leurs manches pour essayer de trouver le coupable.

J'avais lu Meurtres et pépites de chocolat, trouvé dans une boîte à livres, j'ai été un peu perdue car il y a eu visiblement pas mal d'épisodes avant celui-ci, mais ça se lit facilement et les recettes insérées entre les chapitres donnent envie de toutes les essayer, ou presque (mais comment ces gens font-ils pour manger autant de gâteaux et boire du café du matin au soir sans effets secondaires ?). Je reste dubitative devant le laxisme de l'héroïne face à son chat : j'aurais enfermé la bestiole depuis longtemps dans la salle de bains !

« À cette période de l'année, certains de ses concitoyens ne voyaient presque jamais le jour. Ils partaient au travail avant l'aube, avec un peu de chance apercevaient un fugitif rayon de soleil vers midi par la fenêtre de leur bureau, puis regagnaient leur domicile au crépuscule. »


Catégorie comédie romantique : Josie Silver, Un jour en décembre.
Un jour de décembre, Laurie a un coup de foudre après avoir croisé le regard d'un homme par la vitre de son bus. Elle commence à scruter chaque coin de rue de Londres dès le lendemain en espérant le retrouver. Un an plus tard, le soir de Noël, sa meilleure amie lui présente son nouveau compagnon, qui n'est autre que l'homme du bus. Premier roman.

Le bandeau promet “l'équivalent littéraire de Love actually”… l'humour en moins. Mais cette histoire amoureuse racontée par les différents personnages, de loin en loin et souvent au moment de Noël, est prenante. Elle révèle à quel point c'est parfois difficile de faire le bon choix !

 « De l’extérieur, soixante secondes d’un film muet digne des Oscars. Dorénavant, si on me demande si j’ai déjà eu le coup de foudre, je pourrai répondre que oui, pendant toute une somptueuse minute, le 21 décembre 2008. »

« — Parfois, on rencontre la bonne personne au mauvais moment. — Oui. Puis on passe chaque jour restant à vouloir remonter le temps. »

« Mais je lui ai aussi dit que, parfois, même si c’est rare, certains chemins se croisent à nouveau. Et quand cela arrive, il faut garder l’autre dans sa vie pour toujours. »
 

Le livre mystère : il avait le mot-clé Noël dans le catalogue, mais  je ne vois pas bien pourquoi.
Peter Bowen, La montagne blessée. 
Montana. Gabriel Du Pré, anti-héros métis, vérificateur de bétail, violoniste et auxiliaire du shérif à ses heures perdues, est envoyé au ranch de la famille Fascelli, bien connue pour leurs scandales. Une carcasse d'avion a été retrouvée dans leurs collines, renfermant les ossements de trois personnes, dont un crâne percé d'une balle... 

Ce roman se déroule entre la fin de l’automne et l’hiver, il y a effectivement des repas de Thanksgiving et de Noël, mais c’est tout. En revanche, j’ai beaucoup aimé le personnage principal, doux et attachant malgré ses contradictions, tiraillé entre les femmes de sa vie et ses obligations professionnelles, pas toujours respectueux des règles sociales, mais attaché à celles qu’il a établies, mélange de bon sens, d’amour et d’amitié.

« Je vis toujours dans le pêché avec Madelaine Placquemines, déclara Du Pré à l'ombre floue derrière la grille du confessionnal.
— Bien, dit le père Van den Heuvel. 
— Et puis j'ai aussi eu des envies de meurtre. 
Du Pré s'imaginait en train d'abattre Bodie. Ça le rendait heureux. Bodie saignait dans la poussière et les chevaux souriaient à Du Pré. 
— Tu l'as fait ?
— Non. 
C'était une riche idée pourtant.
— Deux pêchés. Une bonne semaine. Si tu en as d'autres, je fais une promo.
— Je ne pense pas.
— Deux "Je vous salue, Marie". Les mots sont jolis, ça va te plaire.

Le prêtre lui donna l'absolution. »
 

Ingrid Desjours, Retenir l’hiver.

On ne peut donner que deux choses à un enfant : des racines et des ailes. » Novembre 1990. Idriss et son fils Samba sont au début d’une nouvelle vie, à Roche-Bleue, un village accroché à flanc de montagne. Un village bien loin du Burkina Faso, mais niché dans le coeur d’Idriss : sa mère lui a tant vanté la beauté des pentes enneigées et la chaleur de ses habitants, qu’il rêvait d’y trouver un nid pour son fils et lui. Mais le garçon de neuf ans, déraciné et perdu dans cet univers glacé, se braque et s’isole. Jusqu’à sa rencontre avec une fillette fantasque aux cheveux roses et à l’imagination débordante, qui lui lance les défis les plus fous, lui fait aimer le froid et l’aide à s’ouvrir au monde.

Ce livre est un beau conte sur l’acceptation des différences, l’apprivoisement, la solidarité et la force de persuasion d’un enfant qui motive tout un village à croire en la magie de Noël.


 

4 janvier 2026

52/2026 : ultime

Cette année, c'est Anne qui reprend le flambeau des 52 dimanches photographiques, un grand merci à elle !  On commence avec un thème qui évoque plutôt la fin : Ultime.
Il y a quelques jours, nous sommes allés visiter la basilique Saint-Denis, qui abrite la nécropole des rois de France, leur ultime demeure, donc. 
Le premier inhumé à cet endroit a été Dagobert et, à ce que raconte son tombeau (sculpté 700 ans après sa mort par les moines de l'abbaye), il n'a pas été un modèle de sainteté, mais St Denis l'a sauvé de l'enfer : grosse publicité pour la nécropole ! 
 

C'est Saint-Louis qui décide d'introniser officiellement Saint-Denis comme nécropole royale et qui fait sculpter les 16 gisants de ses prédécesseurs, tous sur le même modèle.

Quant à lui… il meurt bien loin de la France et ses restes seront dispersés entre divers lieux qui les réclament. Mais il bénéficie d'un magnifique reliquaire (puisqu'il a été canonisé).

Le style des gisants évolue, le petit morceau de sol placé sous leurs pieds est remplacé par un animal, symbolisant l'une de leurs qualités.

On passe ensuite, à la Renaissance, aux transis : des corps décharnés, placés dans un monument surmonté de leurs statues en prière.

Catherine de Médicis a supervisé elle-même ces scuptures, puisqu'elle a été veuve bien avant sa propre mort. Horrifiée par les transis réalisés par Girolamo Della Robia (conservés au Louvre), elle en a fait réaliser d'autres où Henri II et elle-même semblent plongés dans un sommeil paisible, ainsi que des gisants où elle apparaît dans sa somptueuse robe de sacre, toute brodée.

Enfin Marie-Antoinette est sculptée jeune, en prière, dans une tenue fort séduisante (et de style Empire !)

 

 

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