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attraper le temps qui file…
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31 mai 2026

52/2026 : arabesque

Ce dimanche, c'est un motif qu'il s'agit d'illustrer chez Anne. J'ai essayé de prendre la définition de ce mot :

1. Ornement peint ou sculpté spécial, d'origine islamique ou non, employé en décoration.
2. Ligne idéale, sinueuse, résumant le rythme essentiel d'une composition peinte, dessinée ou sculptée.
3. 
Figure d'équilibre de la danse académique, de forme linéaire, dans laquelle une jambe étant en appui au sol (pied à plat, sur pointe ou demi-pointe), l'autre élevée en arrière, le buste prend différentes positions, un des bras tendus en avant, l'autre en arrière.

Pour le 1, j'ai tenté de trouver un hammam, un salon de beauté ou une mosquée au cours de mes balades lyonnaises, sans succès. Je ne passais pas dans les bons quartiers.
Pour le 3, en revanche, j'étais juste en face :

Et pour le 2, j'ai marché jusqu'au cimetière de la Guillotière où j'ai trouvé des arabesques à foison.

 

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26 mai 2026

Couture express

En pleine canicule, à la veille de partir en voyage dans une région où il fait encore plus chaud, je me suis dit qu'il me fallait absolument un mini-sac dans lequel je pouvais caser ma gourde et l'isoler du téléphone. Je savais qu'Aurore avait une banane idéale pour cela, j'avais une petite matinée devant moi, j'ai décidé de m'en coudre une.
9h45, j'ai tracé un patron.
9h55, j'ai sorti un ancien rideau et je l'ai repassé.
10h, je suis allée acheter des courgettes et des tomates.
10h30, j'ai coupé un morceau de fermeture au mètre et entoilé les pièces.
11h15, je suis descendue préparer une ratatouille.
12h15, ma banane était terminée !

Avoir une fermeture de la bonne couleur, une sangle et des boucles était un pré-requis indispensable.

Et malgré une nuit pénible, un peu de fraîcheur matinale m'a aidée à ne pas faire de bêtise : le découd-vite est resté sur la table, pour une fois. J'ai ajouté une poche plaquée intérieure pour mon téléphone.

J'ai trouvé le montage astucieux : la bande du fond a des plis près de la fermeture (ce qui évite un patron au millimètre près) et un trapèze vient réunir les extrémités de la banane et la sangle.

C'est si rapide à coudre que j'en ferai probablement d'autres, peut-être même pour des cadeaux.

J'ai désormais un accessoire à la mode (c'est assez rare pour moi) !

24 mai 2026

52/2026 : Fables

Pour une fois, j'avais regardé à l'avance le thème proposé par Anne pour ce dimanche et j'y avais réfléchi.
Alors que je cherchais un prétexte pour sortir un peu pendant ma pause vendredi midi (puisqu'il fait enfin beau !), j'ai pensé que je trouverais peut-être un sujet adéquat parmi les peintures réalisée par l'École d'art mural (autrement dit trompe-l'œil de Versailles) : pendant quelques années, la ville a demandé aux élèves de peindre les vilaines armoires électriques placées un peu partout dans les rues. Ces travaux avaient lieu en juin et je me suis parfois arrêtée pour voir les peintres à l'œuvre.
Une petite recherche sur internet et bingo : le boulevard de la Reine a été dédié à La Fontaine et ses fables.

45 minutes de marche qui m'ont ramenée dans mon ancien quartier

Je suis passée devant les écoles maternelle et primaire

J'ai remarqué des changements, de nouvelles boutiques

et aussi quelques fables que je ne connaissais pas

Le soleil et l'heure (en plein midi) ne m'ont par toujours aidée

certaines auraient besoin d'un nettoyage, voire d'une petite restauration

et il y a même un jeu de mots

J'ai deux autres balades à faire : Molière et La musique

17 mai 2026

52/2026 : fantaisie

Je trouve que le mot proposé par Anne cette semaine, est une fois encore difficile à illustrer ! 
J'ai bien dans mon tiroir des boutons fantaisie, achetés sur des salon ou offerts par des couturières plus douées que moi en modelage, mais je ne sais pas trop comment les utiliser : trop irréguliers pour être boutonnés, ils sont purement décoratifs et je n'ai pas d'inspiration pour les mettre en valeur. Un jour, peut-être…

L'autre objet que j'associe immédiatement à "fantaisie", ce sont les bijoux. J'en possède peu de précieux et je porte toujours les mêmes (ma médaille de baptême, ma bague de fiançailles).

J'ai toutefois une petite collection de colliers fantaisie, que je mets peu (incompatibles avec le violon, notamment), un peu plus en été.

Les bracelets me gênent pour travailler, je les sors donc très peu de la boîte

Mais il y a un collier que j'ai porté fièrement pendant plusieurs années (le vernis a très mal vieilli)

Après notre déménagement il a été décidé dans nos écoles de ne plus confectionner quoi que ce soit pour les fêtes des mères et pères, je n'en ai donc pas d'autre.

10 mai 2026

52/2026 : rouge

Ce dimanche, chez Anne, on voit rouge ! Et ça tombe, bien, ma semaine était presque de cette couleur (sans aucun colère…)

Mercredi, j'ai enfourché mon vélo rouge pour promener "mes" pensionnaires (au bout de 6 ou 7 balades, je découvre encore de nouveaux visages), et nous avons expérimenté un nouvel itinéraire à travers champs.

Au début, le soleil a été du voyage, mais pour la deuxième balade, j'ai dû sortir les couvertures rouges car mes passagers avaient froid. J'espère qu'ils ne se sont pas enrhumés, en tout cas, moi je le suis maintenant ! 

J'ai dû aussi me résoudre à dire adieu à mon téléphone obsolète (il a tout de même tenu 7 ans, pour un modèle qui n'était pas de prime jeunesse à son achat, ce n'est pas mal). J'espérais que le nouveau serait un peu plus petit, mais ce n'est hélas pas la tendance actuelle.

Je me régale de fraises, au petit déjeuner ou en dessert.

J'ai besoin d'un pantalon pour l'été et j'avais un métrage de satin de coton, acheté il y a longtemps au marché : hop, lavage préalable pour éviter toute mauvaise surprise.

Ma jolie gourde légère (car non-isotherme) me réjouit toujours :

Et puis… c'est reparti pour un tour ! 

 

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4 mai 2026

50 nuances de littérature #4

Après le tour du monde (qui n'est peut-être par terminé…), j'entreprends de visiter, par mes lectures, chacun des États-Unis d'Amérique. En avril, j'ai lu 4 livres (et j'en ai écouté 3) – un total de 2984 pages, visité 4 nouveaux états, ce qui porte les états visités à 16.

Minnesotta
Louise Erdrich, Comme des pas dans la neige.

Ce livre est une nouvelle publication de deux romans : Traces (1988) et sa suite, Quatre âmes (2004). En 1912, Après une épidémie de variole, le froid et la famine s'abattent sur une réserve du Dakota du Nord alors que les Indiens Ojibwés luttent pour conserver le peu de terres qu'il leur reste. Fleur Pillager résiste de toutes ses forces au saccage écologique et à l'effacement culturel qui menace son peuple, mais finit elle aussi par perdre sa terre. Sa soif de vengeance la mènera jusqu'à Minneapolis, avant son retour parmi les siens. C'est Nanapush, un ancien de la tribu, et Pauline, une jeune métisse, qui mènent tour à tour le récit.
J'ai eu beaucoup de mal avec l'écriture très imagée, mêlant récits et époques, rêve et réalité. Je peinais à lire une dizaine de pages par soir. La deuxième partie, écrite vingt ans après, m'a paru plus fluide.

« Coudre, c’est prier. Les hommes ne le comprennent pas. Ils voient l’ensemble, mais ils ne voient pas les coutures. Ils ne voient pas le discours du créateur dans le travail de l’aiguille. Nous raccommodons. Nous, les femmes, nous retournons les choses pour les mettre à l’endroit. Nous sauvons ce que nous pouvons des vêtements humains et rapiéçons le reste pour en faire des couvertures. »

« Jadis, nous étions un peuple qui ne laissait pas de traces. Aujourd’hui, nous sommes différents. Nous laissons une profonde empreinte sur la terre. Moi aussi, j’ai laissé mes traces. J’ai laissé ces mots derrière moi. Mais alors même que je les écris, je sais qu’ils sont comme des pas dans la neige. Au printemps, ils auront disparu. »

« C’est alors que j’ai commencé à voir ce que nous risquions de devenir, ce que les années m’ont confirmé : une tribu de classeurs et de formulaires en triple exemplaire, une tribu de papier à interligne simple, une tribu de directives, de décisions, politiques. Une tribu d’arbres broyés en pulpe. Une tribu de gribouillis que le vent peut éparpiller et qu’une allumette peut réduire en cendres. »

 

Connecticut
Annie Proulx, C'est très bien comme ça.

L'autrice nous plonge dans le quotidien de quelques habitants du Wyoming : anciens cow-boys dans une maison de retraite, fermiers qui peinent à joindre les deux bouts, indiens chassant le bison, ou l'histoire douloureuse de Rose et Archie, d'autres nouvelles qui touchent au surnaturel. Les deux nouvelles autour du diable ne m'ont par emballée (et je ne suis pas la seule, à en lire les critiques), on se demande ce qu'elles font dans ce recueil.

« Sur de petits rebords et saillies de la roche des plantes fleurissaient. Couleurs et lieux atteignaient à une si rare perfection qu'elle en éprouva une grande tristesse. Pourquoi ? Elle n'en savait rien mais songea que la cause en était peut-être un sens du spirituel qui remontait à l'origine des temps. Dans cet endroit sauvage, il n'y avait aucun signe de l'homme sinon le bruit occasionnel et presque indistinct d'un jet volant très haut. La solitude provoquait des réflexions existentielles. »

« La chaleur de juillet était étouffante, l’air vibrait, le sol sec ressemblait à un sabot de mouton qu’on aurait gratté. Le soleil décolorait tout et la Petite Weed n’était qu’un filet d’eau qui coulait entre des pierres sans éclat. »

 

New Hampshire
Joyce Maynard, L'hôtel des oiseaux (livre audio).

Née d'une mère hippie, qui se trouve par hasard mêlée à une bande d'apprentis terroristes, Joan, six ans, orpheline, doit changer de nom et vivre avec sa grand-mère. Plus tard, après avoir connu le pire, elle trouve refuge dans un hôtel délabré au pied d'un volcan d'Amérique centrale. La propriétaire, Leila, l'accueille et lui redonne peu à peu le goût de vivre, mais le sort semble s'acharner sur la jeune femme, qui s'accroche cependant et se persuade qu'elle a droit elle aussi au bonheur.

« Une chose sur les temps difficiles: quand on a atteint le fond, on ne peut que remonter. Debout sur le pont, tandis que je contemplais l'eau sombre et ses remous, je crois que j'ai compris autre chose. Mème si ce que je vivais était affreux, une petite partie de moi ne pouvait pas abandonner le monde. Pleurer un deuil immense, comme je le faisais, devait servir d'une certaine façon à me rappeler que la vie était précieuse. Même la mienne. Même alors. »

« Tant de choses méritaient mon amour. Pas seulement les oiseaux devant ma fenêtre tous les matins et, de nouveau, au coucher du soleil, quand des vols entiers s’élançaient à la surface de l’eau pour rejoindre l’endroit où ils nichaient la nuit. Il y avait le lever du jour et, toute aussi magnifique, le coucher du soleil suivi d’un ciel étoilé, la première bouchée d’une mangue cueillie sur l’arbre, le murmure des voix des pécheurs dans leur cayuco aux premières lueurs, les feuilles de tul enroulées autour des crabes encore vivants pour les empêcher de s’échapper ou de pincer. Il existait même un mot dans la langue d’ici pour désigner ce moment particulier, juste après le premier rayon de soleil au-dessus du volcan, mais avant que la lumière ne se répande sur la terre. Madrugada. Trouvait on un autre endroit sur terre où les habitants avaient nommé un angle particulier de la lumière matinale ? »

Joyce Maynard, Baby love.

À la fin des années 1970, quatre adolescentes sont confrontées à la maternité : Sandy, mariée à un garçon de dix-neuf ans pas du tout prêt à la vie de famille ; Tara, qui a toujours vécu seule avec une mère peu aimante et alcoolique ; Wanda, qui ne veut pas renoncer à ses sorties malgré son bébé de trois mois ; Jill, enceinte, et dans la peur de l’annoncer à ses parents. Toutes semblent convaincues que ce bébé les a rendues adultes, d'un coup, mais la plupart d'entre elles jouent encore à la poupée.  Sur les marches d’une laverie automatique, leur lieu de rendez-vous favori, elles se racontent leurs histoires et parlent télé, cinéma, magazines… Un jeune couple d'artistes New Yorkais, une jeune femme perdue qui sort d'une liaison avec un homme bien plus âgé  et une femme âgée et aigrie viennent compléter ce tableau de personnages perdus dans des vies qui les dépassent.

« C'est bien mieux d'avoir un vrai bébé qu'on peut cajoler, laver et pomponner, au lieu d'en rêver seulement. En janvier dernier, c'était un peu comme un paquet-cadeau qu'on promène partout sans y toucher, en se demandant ce qu'il y a à l'intérieur. On peut imaginer qu'il contient une bague en diamants, ou les clés d'une mobylette, ou encore autre chose. Mais une fois ouvert, on est toujours déçu même s'il s'agit de l'objet tant désiré. Maintenant qu'il est là, on n'attend plus rien. »

« Elles se taisent brusquement en voyant arriver Ronnie Spaulding qui va manger un morceau au Rocket Subs, le snack-pizzeria du coin. Wanda rejette ses cheveux sur ses épaules d'un mouvement de tête, et plaque Melissa contre son ventre. Elles semblent toutes très occupées à arranger la tenue de leurs bébés, et à les cajoler. Pour une fois, Tara n'a pas à chercher ce qu'elle va faire de ses mains. Après le passage de Ronnie elles échangent des petits rires entendus. Elles ne bavardent pas beaucoup. Il est vrai qu'elles ont déjà fait à peu près le tour des sujets essentiels. Par exemple, elles savent que c'est Virgil Rockwell qui a mis Jill enceinte, même si Virgil a du mal à croire qu'elle attend vraiment un bébé, et pense plutôt qu'elle veut se rendre intéressante auprès de ses amies. »

 

Vermont
Robin MacArthur, Les femmes de Heart Spring Mountain.

Lorsqu'en 2011, sa mère Bonnie est portée disparue suite à l'ouragan Irene qui vient de frapper la côte Est des Etats-Unis, Vale quitte précipitamment son travail de serveuse et de strip-teaseuse à la Nouvelle-Orléans pour revenir dans le Vermont, à Heart Spring Mountain, ce coin perdu de nature qui est le berceau de sa famille et où elle a passé toute son enfance. C'est la première fois depuis des années qu'elle revient dans ce lieu pauvre et rural, qu'elle a fui en même temps que la toxicomanie de sa mère. Alors qu'elle se lance désespérément sur les traces maternelles, c'est bientôt tout le passé familial qu'elle se retrouve à exhumer peu à peu, déterrant des secrets longtemps tus sur sa généalogie et se réconciliant finalement avec ses racines et sa terre d'origine.
Un peu perdue au début, lorsque les récits passent d'une génération à l'autre, j'ai commencé à tracer un arbre généalogique pour me repérer et me suis attachée aux différentes narratrices, que l'on devine, à travers leurs faiblesses, fortes et capables de résister à tout, notamment grâce à l'amour maternel qu'elles reçoivent et qu'elles offrent.

« Vale se lève et sort pour s'éclaircir un peu les idées. Il fait froid. Un vent mordant au parfum de résine monte de la rivière. Elle s'enveloppe dans son gilet, rabat le chapeau de Lena sur ses yeux et ses oreilles. Un peu plus haut dans la montagne, la fumée d'un feu de bois s'élève du chalet de Deb ; la lumière du soleil se reflète sur la fenêtre de la cuisine de Hazel. « Chez moi », murmure-t-elle, le paysage lui apparaissant sous un jour nouveau. »

« Tu sais comment on trouve de l'amour ? Quand tu es dans le ventre de ta maman, tu entends son coeur. C'est ça qui fabrique ton coeur à toi. Et quand tu sors de son ventre, tu as cet amour à l'intérieur de toi. Une maman est une usine à fabriquer de l'amour. »

 

Pennsylvanie
Michael Connelly, Le poète (livre audio)

Le policier Sean McEvoy est retrouvé mort dans sa voiture. Chargé d'une affaire de meurtre abominable, son enquête n'avançait pas. Lorsqu'il apprend le suicide de son frère, Jack, son jumeau, journaliste de faits divers, refuse d'y croire. En cherchant à comprendre, il découvre d'autres cas de policiers apparemment poussés au suicide par des meurtres non résolus. Tous ont été retrouvés avec, à leur côté, des lettres d'adieu composées d'extraits de poèmes d'Edgar Poe. Un effrayant tableau d'ensemble commence à se dessiner. Jack fait pression sur les agents du FBI pour qu'une enquête soit ouverte sur ces suicides en série.
C’est dans ce premier tome de la série que Jack fait (brutalement) la connaissance de Rachel Walling, profiteuse au FBI, avec laquelle il finit par faire équipe.

« — Quant aux violeurs, reprit-elle, leur pathologie ressemble énormément à celle des meurtriers. De très chics types, croyez-moi. Je sentais qu’ils me jaugeaient dès que j’entrais dans la pièce. Je savais qu’ils essayaient de calculer le temps dont ils disposaient avant que le gardien intervienne. Est-ce qu’ils pourraient m’avoir avant l’arrivée des renforts. Très révélateur de leur pathologie. Ils ne pensaient qu’en termes d’aide extérieure. Ils n’envisageaient pas que je puisse me défendre seule. Sauver ma peau. Pour eux, toutes les femmes étaient uniquement des victimes. Des proies. »

« La mort, c'est mon truc. C'est grâce à elle que je gagne ma vie. Que je bâtis ma réputation professionnelle. Je la traite avec la passion et la précision d'un entrepreneur de pompes funèbres, grave et compatissant quand je suis en présence des personnes en deuil, artisan habile quand je suis seul avec elle. J'ai toujours pensé que pour s'occuper de la mort, le secret était de la tenir à distance. C'est la règle. Ne jamais la laisser vous souffler dans la figure. »

Michael Connelly, L'épouvantail (livre audio)

Alors que ma médiathèque propose les tomes 1 et 3 en livre audio numérique, le volume n'est disponible qu'en CD, j'ai donc profité d'être en vacances pour l'écouter.

Viré du L.A. Times, le journaliste Jack McEvoy hésite entre le dégoût et la rage. Mais c'est la fierté qui finalement l'emporte : avant de partir, il va écrire l'article de sa vie. Et les pontes de la direction n'auront plus que leurs yeux pour pleurer. A priori l'histoire d'Alonzo Winslow, un dealer meurtrier de 16 ans, n'a rien de prometteur : le gamin a avoué. Mais d'autres meurtres, bien antérieurs, semblent prouver le contraire. Embarqué dans une aventure qui le dépasse, Jack lance un S.O.S. à Rachel Walling, l'agent du FBI qu'il aime depuis toujours. Sans se douter que dans le même mouvement, il enclenche le piège machiavélique tendu par un tueur d'une intelligence et d'une cruauté ahurissantes.
Une lecture qui fait réfléchir sur la sécurité de nos données numériques et le fait que toute notre vie peut se trouver à portée d'un pirate informatique. Comme j'allais renouveler mon abonnement à la médiathèque, j'avais oublié ma pièce d'identité et je l'ai trouvée dans un message… je suis donc en train de ranger toutes les données sensibles de façon plus sécurisée (notre banque nous offre un coffre-fort numérique que nous avions oublié).

« — Non, c'est de l'amour de ta vie que je te parle. Tout le monde a une seule et unique âme sœur. La balle unique. Et quand on a de la chance, cette âme sœur, on la rencontre. Et quand c'est fait, quand on est frappé au cœur par cette balle, il n'y a plus personne qui compte. Quoi qu'il arrive... mort, divorce, infidélités, peu importe... personne n'arrive à la cheville de l'âme sœur. Voilà, c'était ça, sa théorie de la balle unique. »

« Pense au grand journalisme que nous avons connu. La corruption débusquée, le bien public. D'où tout cela va-t-il venir, maintenant que tous les journaux du pays disparaissent ? Du gouvernement ? Allons donc. De la télé ? Des blogs ? Tu rigoles ! D'après un de mes amis qui a accepté de se faire racheter en Floride, la corruption est l'industrie qui va le plus progresser quand il n'y aura plus de journaux pour la surveiller. »

Alabama
Zelda Fitzgerald, Accordez-moi cette valse.

Alaska
David Vann, Komodo.

Arkansas
John Grisham, La chance d'une vie.
John Grisham, Les oubliés. (livre audio)

Arizona
Brady Udall, Le polygame solitaire.

Massachussets
Russell Banks, Trailerpark.

Michigan
Laura Kasischke, Esprit d'hiver.

Mississipi
Richard Ford, Une saison ardente.

Montana
Dorothy M. Johnson, La colline des potences.

New Jersey
Paul Auster, Le diable par la queue, suivi de Pourquoi écrire ?
Paul Auster, Baumgartner.

New York
Joyce Carol Oates, Nous étions les Mulvaney.
Douglas Kennedy, Ailleurs chez moi (livre audio).

Ohio
Toni Morrison, Sula.

Pennsylvanie 
Helene Hanff, 84 Charing Cross Road.

3 mai 2026

52/2026 : émotions

Je trouve le thème du jour, proposé par Anne, difficile à illustrer ! J'aurais dû anticiper et chercher des sujets au musée Bourdelle, la semaine dernière.
Finalement, je suis sortie dans le jardin, entre deux averses, et j'y ai trouvé :

De la tristesse, devant le camélia dont les bourgeons ne se sont pas ouverts (l'an dernier, il n'avait pas bourgeonné, ça progresse)

De la colère, quand j'ai passé une bonne heure hier à arracher des chardons (et je n'ai aucune solution contre leur prolifération, de préférence dans des endroits difficiles d'accès)

De la peur à voir notre laurier-tin de plus en plus atteint par une maladie que je n'ai pas identifiée (s'il faut l'arracher, il laissera un grand vide devant la maison et nous seront exposés aux regards)

Du dégoût quand j'ai vidé la grande réserve d'eau de pluie, pleine d'algues, de vase et de larves de moustiques. Mais elle est toute propre, prête à accueillir la pluie qui va tomber toute la semaine, et j'ai réinstallé le dispositif anti-débris végétaux pour conserver une eau claire.

Et, bien sûr, beaucoup de joie devant ces petits plants arrivés tout secs et jaunes, qui reprennent vie

et mes "mauvaises herbes" préférées, qui poussent partout sauf là où je les ai semées

 

2 mai 2026

En avril, ne te découvre pas…

Jamais le dicton n'a été aussi vrai : températures glaciales jusqu'à Pâques, deux belles journées printanières suivies d'un retour du froid, il n'y a que les derniers jours qui nous ont permis de déjeuner dehors. Nous avons pratiquement mis entre parenthèses nos répétitions musicales, pour les remplacer par des sorties ou des soirées festives (les anniversaires, mais pas que), mais dans l'ensemble ce mois aurait dû être reposant, si le sommeil en pointillés n'avait pas fait un retour en fanfare : certaines nuits, je suis réveillée pratiquement toutes les 45 minutes, sans aucune explication, c'est épuisant. Enfin, j'ai terminé le mois par une dizaine de jours de congés et les jours fériés de mai seront les bienvenus.

1/ Il fait froid et je n'ai aucune énergie pour inventer un poisson d'avril, juste assez pour aller à l'épicerie asiatique me fournir en denrées coréennes, en passant par les sous-bois couverts de jacinthes.
2/ Hier soir, j'avais des frissons et des courbatures (Guillaume a attrapé un petit virus), ce matin je ne suis toujours pas au top, je reporte ma course à un jour meilleur et me contente de préparer toutes les recettes pour jeudi prochain.

3/ Après une bonne nuit, je suis en forme pour courir, puis nous allons à la célébration de la Croix chez les sœurs avant de passer récupérer un colis de plantes.
4/ Une matinée à l'école de musique, 3h30 de répétition, un peu de repos, une pizza et 4h de Vigile, record battu ! Mais c'était tellement beau et joyeux.

5/ Après un délicieux déjeuner de Pâques (avec gigot de 7 heures, évidemment), Aurore nous a concocté un jeu de piste pour trouver nos chocolats.
6/ J'aide Marie à mettre en terre tous les plants : spirée, chardon bleu, oreilles de souris pour le parterre au soleil, groseillier, cosmos et coréopsis le long de la ganivelle. Il ne me restera plus qu'à semer des soucis.
7/ Une amie nous avait conseillé cette pièce de théâtre et nous avons passé une très bonne soirée, 1h30 de rire (avec un humour plutôt grinçant) : Chers parents. (penser à signaler à la mairie qu'il n'y a aucun arceau à vélos près du théâtre, c'est déplorable).

8/ Trois belles balades ensoleillées : une très longue, en forêt, avec un couple enchanté par la beauté de la nature, une plus courte aux jardins familiaux où l'on nous présente un four solaire, la dernière avec un monsieur persuadé que c'est sa voisine qui conduit et qui passe son temps à crier "attention, mais ralentis, tu vas trop à gauche, attention la priorité !" (j'ai bien ri). Et je suis rentrée au garage en peinant et soufflant, sans comprendre pourquoi… j'avais laissé le frein à main !

9/ Nous passons trois heures en cuisine, avec Paul (en vacances, trop bien) et Marie, pour le buffet coréen d'anniversaire d'Aurore : pas moins de 6 plats délicieux et un bon moment passé tous les six autour de la table.

10/ Après quelques plantations de bulbes et un nettoyage du poulailler, l'odeur suspecte nous conduit sous l'abri-bois où Paul découvre le rat mort (par chance, dans une petite poubelle, plus facile à transférer dans un sac que s'il était, comme la dernière fois, sous le tas de bois). L'odeur épouvantable disparaît sitôt le sac fermé, ouf.
11/ Dîner en famille, cette fois avec un Paul en moins mais Alice en plus, j'aime voir la maison remplie de mes "petits".
12/ Les filles sont parties de bon matin, nous brunchons avec Paul et Alice et avons le temps de tracer des patrons et de faire un grand tour des étangs avant le mini-bal prévu (où ne sont venues que 3 personnes extérieures, c'était bien la peine de transporter autant de matériel – sono, projecteurs, vaisselle, déco…). Heureusement, l'après-midi est écourté et nous rentrons de bonne heure, avant de reconduire nos voyageurs à la gare.

13/ Après la fin des clémentines, pommes et poires, et avant les fruits d'été, il est temps d'ouvrir les bocaux de mirabelles et cerises du jardin (et les pêches du jardin voisin, en attendant que notre petit arbuste devienne grand)… on ne peut pas manger des fraises tous les jours.
14/ Une petite odeur de feu de bois flotte sur le quartier, agrémentée du parfum de miel des arbustes en fleurs : quel bonheur, toute cette nature environnante.

15/ Le dîner d'anniversaire de Marie, préparé à six mains, est délicieux : cheese cake thym-citron vert-ricotta et carottes-pistache préparé par Aurore, parmentier de canard à la patate douce par Guillaume et charlotte poire-vanille-chocolat (la recette à base de skyr que j'ai trouvée il y a peu est un régal : légère, peu sucrée et inratable).
16/ Après deux semaines d'arrêt (pour cause de météo, de nuit trop courte, de petit virus…), je cours plus de 5 km avec une grande montée et à une vitesse correcte, bonne surprise ! 
17/ J'ai enfin reçu la réponse à un mail de… novembre. Il était temps, le livre sort en mai et j'ai cru qu'il serait imprimé tel quel, avec la page 4 pleine de rouge ! 

18/ Marie m'a offert le spectacle de Diane Segard. Après un cafouillage (nos places n'existaient pas dans la salle — seulement sur le plan du site de vente), nous sommes installés avec un fauteuil libre en plus (très utile à Guillaume pour étendre un peu ses jambes car c'est plus exigu que dans un théâtre du XVIIIe). J'ai apprécié le spectacle (quoique ça manquait un peu de rythme par rapport aux courtes vidéos), moins l'aspect "grande salle" (1h15 pour faire entrer le public, puis 15 mn de première partie, suivis de 25 min d'entracte, longue présentation du staff, Kisscam… donc un début de spectacle à 21h15 au lieu de 20h). Nous sommes sortis rapidement, avons couru pour attraper un tramway puis le RER, évitant d'attendre 1h de plus.

19/ Une belle journée d'anniversaire, avec grasse matinée, déjeuner savoureux au jardin, cadeaux parfaits et sieste.
20/ Levés de bonne heure, nous partons pour trois jours au vert qui vont nous faire le plus grand bien. Nous ne croisons personne pendant nos 11 km de balade, en revanche je suis comblée : il y a des tapis de jacinthes partout !

21/ Nous passons la journée sur le Mont Beuvray : musée et site de Bibracte, puis un tour des remparts (là encore, les randonneurs se font rares).

22/ Après une bonne nuit à Autun et un petit tour dans la cathédrale, nous remontons vers Avallon et entreprenons le tour du lac des Settons, qui doit être blindé de monde et très bruyant en été. En cette saison, il n'y a quasiment personne, toujours autant de fleurs (jacinthes, anémones, renoncules) et malgré un petit vent frisquet, le temps est magnifique. Qui a dit que le Morvan était pluvieux ? (cette photo, peut-être…)

23/ Une journée pour récupérer, défaire les bagages, remplir le frigo, déjeuner au soleil, lire.
24/ Pour terminer en beauté cette semaine de vacances, nous faisons un passage au musée Bourdelle, si proche et pourtant jamais visité. Je profite du voyage pour acquérir de nouvelles chaussures (les mêmes en plus clair), il est plus que temps : le tour se décolle de plus en plus, malgré mes recollages, et la semelle a atteint l'épaisseur du papier à cigarettes.

25/ C'est officiel : le hamac est de retour sur la terrasse (et donc mes moments de lecture-sieste après le déjeuner)
26/ Les températures me permettent enfin de ressortir mes sandales.
27/ Pour ma mini-reprise, je reçois les fichiers d'un nouveau projet, c'est parfait : j'aurai pour les mois à venir de quoi remplir mes semaines de travail sans être sous pression ou débordée.
28/ Comme j'ai passé hier une journée solitaire (et à la lumière artificielle), je me mets d'office en télétravail (et me crois jeudi, donc).

29/ Un mercredi efficace : après une série d'ourlets, je refais l'assise de ma chaise de bureau, passe renouveler mon abonnement à la médiathèque, liquide le repassage en souffrance, prends quelques RV médicaux et passe pas loin d'une heure au téléphone avec ma sœur.
30/ Hier, j'ai choisi avec soin (en lisant tous les avis) une nouvelle praticienne (après le départ en retraite de ma chère dentiste qui m'a suivie durant 25 ans, sa remplaçante est restée 7 mois avant de lâcher le cabinet, j'en ai trouvé une autre, très bien, mais qui est partie s'installer à 20 km cet été…). J'arrive au cabinet juste à temps et ce n'est pas là (il y a deux centres dentaires dans la même rue !) Après 10 minutes d'errance (heureusement je suis à vélo), je trouve le bon centre, une véritable usine à dents. La jeune dentiste était fort sympathique mais je lui ai expliqué que je m'étais trompée d'adresse et qu'elle est bien trop loin de la gare pour que je vienne à pied après le travail (et je pense qu'elle partira elle aussi dans un avenir proche), que je ne reviendrai donc pas, elle a tout de même contrôlé rapidement (rien à signaler) et je cherche toujours la perle rare.

 

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attraper le temps qui file…
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