Pour Gabin, j'ai cousu un cadeau qui ne fait pas de bruit, ça peut être appréciable pour les parents, parfois ! J'ai choisi une valeur sûre avec cette balle facile à attraper (et abusivement passée, depuis quelques années, sous l'étiquette "balle de préhension Montessori", alors que j'en ai cousu plusieurs bien avant cette mode, mon livre de patchwork date de 1991.
En fouillant dans mes chutes, j'ai trouvé ces ananas, ainsi que quelques cotons unis assortis. Une fois coupés les 36 pièces, j'ai assemblé à la chaîne les quartiers, puis je les ai rembourrés, fermés et solidement fixés les uns aux autres devant quelques épisodes de séries.
Le destinataire n'a pas semblé intéressé plus que ça, occupé qu'il était à amuser son public, mais son papa a tout de suite noté le côté silencieux de la chose.
Quelques cadeaux ont été cousus cette année encore et une fois de plus, j'ai trop tardé à passer à la réalisation (ou j'en ai rajouté en cours de route), ce qui m'a bien stressée aux alentours du 15 décembre. Mais je suis arrivée au bout de la liste sans avoir de boutons à coudre sur l'autoroute.
Pour mon filleul adepte du zéro déchets, qui avait trouvé très pratiques les charlottes à bols offertes par Marie à sa grand-mère : j'ai choisi (avec l'aide de mes filles — je n'aurais peut-être pas osé ce motif) un coton enduit au salon C&SF et cousu trois tailles de couvre-bols, avec des biais de couleurs différentes, orange pour les petits, bleu turquoise pour les moyens et bleu marine pour le grand.
Un petit cadeau bien utile, en plus du couteau d'office qu'il m'avait demandé (et avec lequel je suis allée visiter un musée, quelle bonne idée ! Heureusement que je l'ai d'emblée confié au vigile, j'aurais fini en garde-à-vue).
Le destinataire m'a paru ravi, il va falloir qu'on s'invite à déjeuner un jour !
Comme chaque année, en décembre, mes lectures se font légères et festives. J'avais constitué une belle pile à lire, assez ambitieuse, mais je suis venue à bout de mes 1866 pages malgré un emploi du temps bien rempli.
Dans la catégorie Cosy Mystery : Carine Pitocchi, Cosy Christmas Mystery, série Retour à Ste Mary Hill. Trompée par son petit ami, Jo-Ann Brown, scénariste d'une série très suivie en Angleterre, part s'isoler dans le cottage hérité de sa grand-tante Gladys, à St Mary Hill. Accompagnée de son neveu et de son assistante, elle enquête sur une série de morts mystérieuses.
Une lecture agréable, entre autres parce que c'est le début d'une série, ça permet de rentrer facilement dans l'histoire. L'affaire criminelle est un fil conducteur, les sentiments d' Jo-Ann pour son ami d'enfance Lawrie en sont un autre, dans l'ensemble les personnages sont attachants, j'aimerais bien lire la suite. Apparemment, tous les volumes se passent à Noël, j'attendrai donc l'an prochain…
« — Si seulement ils pouvaient trouver un nouvel os à ronger, pensa tout haut Lawrie. — Je compte sur la famille royale, répliqua sérieusement Jo. »
Catégorie policiers : Karine Sulpice, Les bon sentiments. Une nuit de Noël, Julien, employé de l'Association, une organisation caritative, retient trois de ses collègues en otage sous la menace d'une arme. ÀA l'extérieur, la commandante Maurane Le Queuvre écourte sa soirée de réveillon pour négocier la libération des prisonniers. Écoutant l'histoire de Julien qui se confie au téléphone, elle est touchée par son histoire. Premier roman.
Une lecture adaptée au train quotidien avec de courts chapitres. On suit les différents protagonistes de cette prise d'otages, pour la plupart salariés d'une association caritative, avec ce que ça implique de burn-out, ainsi que la négociatrice du Raid, les parents du preneur d'otages, une jeune femme bénéficiaire et sa fille. Les sentiments de tous sont partagés, il n'y a pas de noir et blanc, on se prend à espérer que tout s'arrangera pour tous.
« La multitude, les chiffres lancés en masse – il faut économiser deux cents ETP, ces “équivalents temps pleins” bien commodes pour ne même plus prononcer les gros mots “ouvriers, employés, travailleurs, salariés” : OK, je l'endossais sans difficulté – pourquoi aurais-je été chagriné par une valse de chiffres ? »
Catégorie enquêtes pâtissières (une spécialité américaine, visiblement) : Joanne Fluke, Meurtres et pudding de Noël À l'approche de Noël, le corps d'un habitant de Lake Eden est retrouvé au pied du sapin. Hannah Swensen, sa mère, ses soeurs mais aussi ses prétendants remontent leurs manches pour essayer de trouver le coupable.
J'avais lu Meurtres et pépites de chocolat, trouvé dans une boîte à livres, j'ai été un peu perdue car il y a eu visiblement pas mal d'épisodes avant celui-ci, mais ça se lit facilement et les recettes insérées entre les chapitres donnent envie de toutes les essayer, ou presque (mais comment ces gens font-ils pour manger autant de gâteaux et boire du café du matin au soir sans effets secondaires ?). Je reste dubitative devant le laxisme de l'héroïne face à son chat : j'aurais enfermé la bestiole depuis longtemps dans la salle de bains !
« À cette période de l'année, certains de ses concitoyens ne voyaient presque jamais le jour. Ils partaient au travail avant l'aube, avec un peu de chance apercevaient un fugitif rayon de soleil vers midi par la fenêtre de leur bureau, puis regagnaient leur domicile au crépuscule. »
Catégorie comédie romantique : Josie Silver, Un jour en décembre. Un jour de décembre, Laurie a un coup de foudre après avoir croisé le regard d'un homme par la vitre de son bus. Elle commence à scruter chaque coin de rue de Londres dès le lendemain en espérant le retrouver. Un an plus tard, le soir de Noël, sa meilleure amie lui présente son nouveau compagnon, qui n'est autre que l'homme du bus. Premier roman.
Le bandeau promet “l'équivalent littéraire de Love actually”… l'humour en moins. Mais cette histoire amoureuse racontée par les différents personnages, de loin en loin et souvent au moment de Noël, est prenante. Elle révèle à quel point c'est parfois difficile de faire le bon choix !
« De l’extérieur, soixante secondes d’un film muet digne des Oscars. Dorénavant, si on me demande si j’ai déjà eu le coup de foudre, je pourrai répondre que oui, pendant toute une somptueuse minute, le 21 décembre 2008. »
« — Parfois, on rencontre la bonne personne au mauvais moment. — Oui. Puis on passe chaque jour restant à vouloir remonter le temps. »
« Mais je lui ai aussi dit que, parfois, même si c’est rare, certains chemins se croisent à nouveau. Et quand cela arrive, il faut garder l’autre dans sa vie pour toujours. »
Le livre mystère : il avait le mot-clé Noël dans le catalogue, mais je ne vois pas bien pourquoi. Peter Bowen, La montagne blessée. Montana. Gabriel Du Pré, anti-héros métis, vérificateur de bétail, violoniste et auxiliaire du shérif à ses heures perdues, est envoyé au ranch de la famille Fascelli, bien connue pour leurs scandales. Une carcasse d'avion a été retrouvée dans leurs collines, renfermant les ossements de trois personnes, dont un crâne percé d'une balle...
Ce roman se déroule entre la fin de l’automne et l’hiver, il y a effectivement des repas de Thanksgiving et de Noël, mais c’est tout. En revanche, j’ai beaucoup aimé le personnage principal, doux et attachant malgré ses contradictions, tiraillé entre les femmes de sa vie et ses obligations professionnelles, pas toujours respectueux des règles sociales, mais attaché à celles qu’il a établies, mélange de bon sens, d’amour et d’amitié.
« Je vis toujours dans le pêché avec Madelaine Placquemines, déclara Du Pré à l'ombre floue derrière la grille du confessionnal.
— Bien, dit le père Van den Heuvel.
— Et puis j'ai aussi eu des envies de meurtre.
Du Pré s'imaginait en train d'abattre Bodie. Ça le rendait heureux. Bodie saignait dans la poussière et les chevaux souriaient à Du Pré.
— Tu l'as fait ?
— Non.
C'était une riche idée pourtant.
— Deux pêchés. Une bonne semaine. Si tu en as d'autres, je fais une promo.
— Je ne pense pas.
— Deux "Je vous salue, Marie". Les mots sont jolis, ça va te plaire. Le prêtre lui donna l'absolution. »
Ingrid Desjours, Retenir l’hiver.
On ne peut donner que deux choses à un enfant : des racines et des ailes. » Novembre 1990. Idriss et son fils Samba sont au début d’une nouvelle vie, à Roche-Bleue, un village accroché à flanc de montagne. Un village bien loin du Burkina Faso, mais niché dans le coeur d’Idriss : sa mère lui a tant vanté la beauté des pentes enneigées et la chaleur de ses habitants, qu’il rêvait d’y trouver un nid pour son fils et lui. Mais le garçon de neuf ans, déraciné et perdu dans cet univers glacé, se braque et s’isole. Jusqu’à sa rencontre avec une fillette fantasque aux cheveux roses et à l’imagination débordante, qui lui lance les défis les plus fous, lui fait aimer le froid et l’aide à s’ouvrir au monde.
Ce livre est un beau conte sur l’acceptation des différences, l’apprivoisement, la solidarité et la force de persuasion d’un enfant qui motive tout un village à croire en la magie de Noël.
Cette année, c'est Anne qui reprend le flambeau des 52 dimanches photographiques, un grand merci à elle ! On commence avec un thème qui évoque plutôt la fin : Ultime.
Il y a quelques jours, nous sommes allés visiter la basilique Saint-Denis, qui abrite la nécropole des rois de France, leur ultime demeure, donc.
Le premier inhumé à cet endroit a été Dagobert et, à ce que raconte son tombeau (sculpté 700 ans après sa mort par les moines de l'abbaye), il n'a pas été un modèle de sainteté, mais St Denis l'a sauvé de l'enfer : grosse publicité pour la nécropole !
C'est Saint-Louis qui décide d'introniser officiellement Saint-Denis comme nécropole royale et qui fait sculpter les 16 gisants de ses prédécesseurs, tous sur le même modèle.
Quant à lui… il meurt bien loin de la France et ses restes seront dispersés entre divers lieux qui les réclament. Mais il bénéficie d'un magnifique reliquaire (puisqu'il a été canonisé).
Le style des gisants évolue, le petit morceau de sol placé sous leurs pieds est remplacé par un animal, symbolisant l'une de leurs qualités.
On passe ensuite, à la Renaissance, aux transis : des corps décharnés, placés dans un monument surmonté de leurs statues en prière.
Catherine de Médicis a supervisé elle-même ces scuptures, puisqu'elle a été veuve bien avant sa propre mort. Horrifiée par les transis réalisés par Girolamo Della Robia (conservés au Louvre), elle en a fait réaliser d'autres où Henri II et elle-même semblent plongés dans un sommeil paisible, ainsi que des gisants où elle apparaît dans sa somptueuse robe de sacre, toute brodée.
Enfin Marie-Antoinette est sculptée jeune, en prière, dans une tenue fort séduisante (et de style Empire !)
L'année 2025 n'a pas été reposante, mais décembre a battu des records, un peu par ma faute car je n'avais pas assez anticipé les cadeaux de Noël (ou sous-estimé le temps à consacrer à mes coutures). Nous avons accepté aussi quelques soirées supplémentaires qui ont ajouté à notre fatigue, mais tout était prêt au moment de partir en vacances et nous nous avons beaucoup dormi au Havre. Le rythme s'est accéléré de nouveau les derniers jours, notamment avec nos hôtes anglais qu'il fallait conduire de bon matin et récupérer à la gare le soir, mais ils ne nous ont pas fait veiller tardivement, épuisés qu'ils étaient de leurs journées très chargées, passées dehors, par des températures négatives.
1/ Je petit-déjeune en admirant le ciel flamboyant de ce petit matin.
2/ Ça commence à sentir le sapin dans les rues.
3/ Cette fois, la sortie vélo à l'Ehpad est une réussite : pas de problème mécanique et des résidents ravis de leur escapade, malgré le froid.
4/ La pluie cesse à l'instant où je me résigne à sortir courir, j'aperçois même un peu de ciel bleu !
5/ Mal réveillée, je renverse du thé sur mon pantalon en velours bleu ciel. Je file le savonner et prends 2 minutes pour surpiquer les passants de mon nouveau pantalon rose, parfait pour ce zéro degré.
6/ Avec une amie flûtiste et mon collègue violiste, nous avons instauré la tradition de "messe en 415" et cette année, le 2e dimanche de l'Avent était parfaitement indiqué. Nos chants (sur des musiques de Bach, Schütz, Corrette) et notre Noël de Charpentier ont remporté un franc succès auprès des paroissiens.
7/ Il me faudrait du vichy bleu ciel : je cherche et retrouve une housse de couette déchirée que j'avais bien cachée.
8/ J'apporte des mannele, ma collègue a confectionné 5 boîtes de bredele, nos pauses café vont être gourmandes.
9/ Après quelques jours d'errance, de relais-colis fermé en relais-colis trop pleins, je récupère enfin un colis à la poste.
10/ Une petite sortie parisienne avec Guillaume et Aurore, où la météo radieuse nous motive pour tout faire à pied.
11/ Une soirée musiciens-danseurs joyeuse et amicale, malgré les dissensions qui ont agité le CA les jours derniers.
12/ Première sortie théâtrale de l'année : le château en Suède de Françoise Sagan.
13/ Après une messe très joyeuse, nous fêtons la Sainte-Lucie.
14/ Je ressors, avec un grand plaisir, le fameux patron Petit Faune du chemiser à col pétale (que j'ai cousu dans toutes les tailles dans le passé).
15/ Je raye une à une les lignes de ma très longue liste de coutures pour Noël, peut-être vais-je finir à temps.
16/ Au travail aussi, les cases de la To-do-list sont cochées, même si je sais que quelques sorties seront retardées pour des raisons indépendantes de ma volonté.
17/ Mon premier essai de gâteau roulé semble réussi (pourquoi ai-je tant attendu pour acheter un moule ?)
18/ Nous animons la soirée de fin d'année de l'aumônerie : beaucoup trop de danseurs pour la taille de la salle, mais tout le monde s'amuse bien.
19/ Comme l'an dernier, notre repas de fin d'année se déroule dans un restaurant-salle de billard : je ne sais toujours pas jouer !
20/ Je mets un point final à mes coutures, emballe des cadeaux, rassemble les bagages et les vacances sont enfin là.
21/ Premier Noël de la semaine chez ma sœur, où Gabin accapare presque toute l'attention, évidemment.
22/ Après une très bonne nuit, nous profitons d'un temps glacial mais ensoleillé.
23/ Petite sortie au musée en famille: notre carte annuelle est largement amortie.
24/ Comme chaque année, nous retrouvons des amis à la messe de Noël et discutons avec notre ancien aumônier, curé de la paroisse, avant de revenir dresser la table et nous préparer pour la fête. Mon filleul arrive tout juste pour le champagne (après sa journée de garde et trois heures de route).
25/ Encore une belle journée lumineuse, un bon petit déjeuner, le traditionnel concert, l'ouverture des cadeaux, un succulent chapon, une balade en bord de mer un magnifique coucher de soleil…
26/ Quoi de mieux, un lendemain de Noël, qu'une raclette entre amis ? En fait, une "boîte chaude", en souvenir de tant de fins d'années passées ensemble au sommet du Mont d'Or.
27/ Une dernière balade vivifiante et nous reprenons la route vers notre maison et un autre jour de fête.
28/ Paul et Alice nous rejoignent pour le troisième Noël de la semaine (ou le quatrième ?), puis ils repartent pour Lyon tandis que nous accueillons deux jeunes anglais du rassemblement de Taizé.
29/ Dans ce bel espace lumineux du temple, nous retrouvons la prière de Taizé telle que nous l'avons vécue en Bourgogne, il y a si longtemps.
30/ Le train pour Paris, une grande partie de la ligne 13 et nous voici à Saint-Denis, pour une visite (fraîche) de la basilique, de la nécropole et du chantier de la flèche, avec un couscous au milieu, pour nous réchauffer.
31/ Prière du matin au temple, courses pour nos repas festifs, départ pour Paris, les 4 étages d'Aurore montés et descendus à 5 ou 6 reprises, la voiture bien pleine (mais comment a-t-elle pu accumuler autant d'affaires en un an ?), un retour sans problème, déjeuner, conduite de la Miss aux urgences pour vérifier que son orteil est bien cassé, cuisine, dîner de réveillon vite expédié, départ pour Versailles, spectacle "de Paris à Broadway" dans notre théâtre favori, plein comme un œuf, arrivée chez nos amis (qui n'en sont qu'à finir les entrées), dont nous repartons à deux heures pour récupérer nos jeunes anglais à la fête de clôture des rencontres européennes.
J'ai été fascinée par le mobilier liturgique très moderne de la Basilique de Saint-Denis et je voudrais le prendre pour image de ce que je vous (et me) souhaite pour cette année 2026 : un socle solide, de la transparence pour laisser entrer la lumière, de la beauté en toutes choses, du lâcher-prise pour accepter les irrégularités, incidents et imprévus plutôt qu'un chemin tout tracé *.
* Et ce sera peut-être le plus difficile pour moi…
C'est le dernier thème de 2025 chez Virginie (que je remercie pour m'avoir récupérée au bord de la route dimanche dernier : je n'avais pas anticipé mon indisponibilité ce jour-là, mais elle a su choisir les photos qui allaient bien pour illustrer l'hiver), aujourd'hui, nos sapins sont à l'honneur, avant de quitter leurs habits de lumière pour aller, certains au grenier, d'autres au paradis des sapins.
Ce dimanche est le dernier jour de notre semaine-aux-quatre-Noëls. On s'active en cuisine et de nouveaux cadeaux sont apparus au pied de notre sapin-en-sapin, celui qui nous accompagne depuis douze ans. Pas toujours facile à décorer, mais si pratique : les fêtes passées, les branches sont alignées et le sapin tout plat retourne sous l'escalier.
Un sapin durable, plus de papier cadeau mais des sacs que l'on ressort chaque année (et toute la famille s'y est mise), ce sont nos petits gestes écologiques de Noël.
J'apprécie mon pantalon de velours bleu ciel, sauf que… je dois quand même le laver assez souvent, vu sa couleur. J'avais donc acheté en janvier dernier un métrage de velours rose, avec l'intention de coudre un nouveau pantalon Douce, mais l'hiver, le printemps, l'été, l'automne sont passés… les premiers froids m'ont motivée pour le couper, je l'ai encore mis un peu de côté, puis je me suis attaquée sérieusement à la couture voici quelques jours. Pas de bêtise cette fois, tout s'est déroulé tranquillement et j'ai cousu le bouton un dimanche soir, pensant avoir terminé.
C'est au moment de le mettre, en milieu de semaine, que j'ai remarqué que j'avais oublié de surpiquer les passants. Je le ferai ce week-end, me suis-je dit. Sauf que, mal réveillée, je me suis arrosé les genoux avec du thé : impossible de garder mon pantalon bleu, je suis allée immédiatement le savonner et le rincer. Puis je me suis assise devant ma machine, j'ai remis du fil rose et j'ai surpiqué le bas des passants : deux minutes plus tard, je me rhabillais chaudement (bon, il m'a fallu changer aussi de blouse et de gilet car plus rien n'allait ensemble, mais au moins, je ne risquais plus de me geler les jambes en vélo !)
Pour les poches, la doublure de ceinture, le sous-pont et l'intérieur de la braguette, j'ai choisi une chute d'anciens rideaux de chintz dont le rose était parfaitement assorti. C'es un tissu sans aucune élasticité, de sorte que je peux presque porter ce pantalon sans ceinture : il ne se détend pas au fil de la journée.
J'ai pris la précaution de coudre de petits morceaux de coton au niveau du bas des passants : les pantalons du commerce ont tendance à se déchirer à cet endroit.
J'ai sauté sur l'occasion d'un petit rayon de soleil pour faire enfin des photos (quand je pars travailler, il fait nuit, je rentre au crépuscule et les week-ends ont été très sombres, l'hiver n'est pas la période la plus propice), donc mon pantalon est déjà pas mal froissé après avoir été porté quelques jours.
Je voulais qu'il soit plus long que le bleu car j'ai parfois froid aux chevilles à vélo, mais là, je pense reprendre 1 cm d'ourlet, il me couvre presque les pieds.
Maintenant, je n'ai plus qu'à coudre des hauts assortis : je n'en ai presque pas (ou très usés).
Ce dimanche, le thème choisi par Virginie est difficile : comment illustrer une pensée ?
En cette période, elles se bousculent dans ma tête : entre un travail très prenant, des échéances à tenir malgré les modifications permanentes qui me sont demandées, beaucoup de réunions et autres festivités en soirée, j'essaye de coudre des cadeaux (comme toujours, les idées me sont venues un peu trop tard) et de penser à tout. Alors, pour ne rien oublier, je fais des listes :
Les en-cours s'empilent, avec la satisfaction de temps en temps d'en passer un dans la pile des cadeaux à emballer (quand j'ai trouvé les boutons qui vont bien, que j'ai coincé la demoiselle pour un essayage, que j'ai fait les derniers points à la main)
et ma poubelle est représentative de cette période : chutes de tissus de Noël et remède contre les maux d'estomac.
Ce dimanche, Virginie nous a laissé toute liberté quant au thème de la photo. Je n'étais pas très inspirée mais Anne a initié un calendrier de l'Avent (auquel, par manque de temps, je ne peux pas participer, à regret), et le mot du jour est "remuer".
Il pleut depuis ce matin, je ne pense même pas sortir courir, j'ai une liste longue comme le bras du Père Noël de cadeaux à coudre (encore une fois, je m'y prends au dernier moment), ma journée sera donc sédentaire… mais tissu, patrons et machine à coudre sont à l'étage, table de coupe et bouilloire au rez-de-chaussée, ce qui fait que depuis ce matin, je parcours mon escalier :
et chaque fois, j'y découvre un petit peu de la magie de Noël :
Oh, la pluie s'est arrêtée : je sors ou je couds un cadeau ?