C'est l'eau qui nous illustrons ce dimanche chez Virginie. Dire qu'il y a des applis sur téléphone pour penser à boire de l'eau ! Ce n'est pas un problème chez moi, je n'ai pas les gènes d'un chameau.
Du matin au soir, je bois, froid l'été, chaud l'hiver (de l'eau chaude avec des plantes dedans) et je me suis amusée à aligner mes boissons du jour : du thé du matin à la verveine du soir, quelques cafés légers, un joli bissap et l'indispensable gingembre-citron-miel pour venir à bout du rhume.
La météo nous a bien malmenés ce mois-ci : froid et pluvieux dès les premiers jours, avec des périodes de redoux, un peu d'été qui revenait l'après-midi (je partais avec plusieurs couches de vêtements le matin et je revenais l'après-midi chargée comme une mule), pas mal de pluies, du vent… j'ai fini par tomber malade (déjà !) Les activités ont repris, j'ai eu des journées intenses au travail (dont quelques-uns prolongées), d'autres bien physiques à la maison (rentrer le bois, mieux clôturer l'enclos des poules qui avaient trouvé comme s'échapper, les coquines), le temps a filé très vite et mes projets couture sont en souffrance. Encore quelques jours pour guérir de mon gros rhume et j'attaque octobre avec optimisme !
1/ La météo indique clairement que l'été est fini ! Mais je passe tout juste entre les gouttes, le midi en sortant acheter des boutons et l'après-midi en pédalant assez vite pour échapper à l'orage.
2/ La blouse de physique de Paul, customisée par ses soins, a trouvé une nouvelle propriétaire, d'abord à cause de l'urgence (mardi, 22h : Maman, il me faut une blouse pour demain matin) et finalement parce que le jeune fille est ravie de se singulariser. J'adore me désencombrer ainsi !
3/ Je passe à la librairie commander le livre de ma prochaine destination et… je repars avec, car ils l'avaient en rayon.
4/ Après quelques séances manquées et les suivantes à une allure d'escargot, j'ai fait le tour du grand étang sans souffrance à bonne vitesse, quand je m'entraîne régulièrement, ça paie !
5/ Comme l'an dernier, nous fêtons nos noces de porphyre dans le petit restaurant au menu immuable, mais aux plats savoureux et bien présentés.
6/ Pour une fois, le forum des associations n'a pas lieu sous la pluie ou par une chaleur accablante : le soleil est revenu, nous sommes contents de retrouver nos musiciens et danseurs, de faire un tour des stands où nous connaissons forcément du monde, et d'être libres l'après-midi (enfin, une petite sieste dans le hamac, ça m'avait manqué).
7/ Marie nous a invités pour un délicieux déjeuner, puis une balade sur l'un de ses chantiers presque terminé.
8/ Petite découverte sur le site de ma médiathèque : en plus des livres audio (ma découverte du printemps), j'ai un abonnement de musique en ligne, ça fait passer plus vite les journées de travail répétitif (mais si indispensable — #normalisation-mon-amie).
9/ Ma meilleure amie m'invite à un événement important qui me réjouit.
10/ Avec un peu de carton, de colle et de temps, j'ai résolu un problème qui m'ennuyait depuis des années.
11/ Mes courses (à pied) du moment se terminent par une petite récolte au pied d'arbres abandonnés, pour une délicieuse compote.
12/ De passage sur le marché, j'achète 3 petits chrysanthèmes pour garnir un peu le bac réparé durant l'été (et il s'avère qu'il y en a deux par pot). Bon, Lucette, qui a trouvé à s'échapper de l'enclos, s'est empressée d'aller y gratter et de se coucher dessus, mais je les ai presque tous sauvés.
13/ Après une matinée de taille/désherbage/balayage/papotage entre voisins, nous terminons par notre traditionnelle fête de la placette… pour la première fois en 22 ans pas sur la placette mais sous la pergola d'une voisine, pour cause de pluie.
14/ Quoi de mieux pour terminer le week-end qu'une séance de cinéma ? Surtout que notre salle préférée vient d'installer des arceaux à vélos juste à côté de l'entrée et à l'abri de la pluie.
15/ Comme Aurore (qui est un courant d'air, en ce moment) vient pour la soirée et la nuit, je vais ramasser quelques pommes au pied du mur d'un verger à l'abandon… et j'en rapporte 5 kg : 3 grands bocaux de comporte (pour l'hiver), un crumble et il reste encore de la compote pour la semaine.
16/ La météo nous fait apprécier la première soupe de la saison, et notre répétition se termine avec des gâteaux.
17/ Pendant le lavage de la housse du canapé, je découvre une coulée verte dont j'ignorais l'existence, en limite de la ville : une balade à explorer prochainement.
18/ Notre fournisseur de bois, qui avait d'abord annoncé 3 mois de délai, nous a livrés sous 8 jours. Au boulot, on a 6 stères à ranger mais il fait beau (et très chaud, finalement…), vite-vite parce que j'ai une réunion à 19h30 – nouveau bénévolat en projet.
19/ Je n'ai pas mal aux bras ce matin, bonne surprise ! La soirée est employée à faire des gâteaux pour notre déjeuner de dimanche.
20/ Après une petite séance musicale, je file à Versailles en vélo (stationnement payant le samedi) pour les Journées du Patrimoine : 15 minutes pour m'habiller, puis l'après-midi qui passe vite, entre les visites, l'accueil du public, les questions. J'ai la joie de voir passer quelques amis et mes filles. Le retour est rude, j'ai les jambes douloureuses, mais un délicieux dîner m'attend.
21/ Nous avons invité des amis, Paul et Alice se joignent à nous pour le déjeuner. J'avais préparé un énorme plat de légumes farcis et nous avons des restes pour plusieurs repas (il reste aussi des apéritifs et des desserts).
22/ Le pot de départ de notre directeur bien-aimé est l'occasion de revoir quelques collègues.
23/ Je m'attaque aux partitions que nous devons jouer en famille : ma sœur en avait saisi la moitié… mais elle m'a laissé un gros morceau !
24/ Mais c'est quoi, cette météo ? Je devais accompagner une sortie vélo à l'Ehpad, mais je reste au chaud et nous allumons le premier feu de la saison.
25/ Ma bêtise de juillet (enlever le noyau de l'avocat à la pointe du couteau, en me disant que ça risque de déraper… évidemment ça a dérapé, mais j'ai trouvé la blessure si minime – 2 mm de coupure – que je n'ai pas consulté, tout en sachant que le tendon avait forcément été touché, mais on partait en vacances le soir-même) ne semble pas avoir eu de conséquence fâcheuse et j'en suis soulagée : après 10 semaines à avoir un peu mal et à sentir l'épaisseur et la dureté de la cicatrice interne, je ne sens presque plus rien sous mes doigts, le tendon a retrouvé sa souplesse et la légère gêne/douleur/irritation a disparu. Mais ce n'est pas une raison pour recommencer !
26/ Ma semaine de travail a été fort pénible (deux "tuiles" découvertes lundi matin, dont une erreur d'un auteur, qui m'ont fait prendre une semaine de retard sur mon planning), mais j'en vois le bout.
27/ Deux nouvelles jeunes violonistes ont rejoint l'ensemble baroque qui mérite enfin le nom d'orchestre. Cerise sur le gâteau et pour changer : elles jouent juste et en rythme ! Du coup, les répétitions sont beaucoup moins fastidieuses.
28/ J'ai passé l'après-midi au "vélo-école", alternant les exercices au guidon et les promenades sur la banquette. Nous avons passé toutes sortes d'obstacles : ralentisseurs, barrières, trottoirs, chicanes, ressenti les secousses et la vitesse ; abordé les situations problématiques, tant mécaniques que médicales. Maintenant, il n'y a plus qu'à espérer que l'automne sera clément, pour pratiquer un peu et ne pas tout oublier.
29/ Les échanges de mails nous promettent un week-end gourmand. Une chose est sûre : nous ne mourrons pas de faim !
30/ En rentrant de la répétition, nous n'avons pas vu le sanglier sur le bord de la piste cyclabe, heureusement qu'on ne l'a pas rencontré vivant !
Cet été, sur le marché de Dinard, le vendeur de foutas était présent et je savais qu'Alice était intéressée. Sur les conseils de Paul, j'ai choisi du bleu ciel : voilà un cadeau d'anniversaire tout trouvé (du moins une partie de celui-ci), même si les sorties à la plage ne reviendront que dans plusieurs mois.
En complément, j'ai décidé de coudre un sac pratique pour la plage, celui qui me manque chaque été : assez grand pour y ranger maillot, serviette, lunettes de soleil et livre, avec une poche intérieure pour protéger du sable les objets fragiles. J'avais acheté un petit métrage de toile transat, mais j'ai été déçue par le tissu, assez lâche et qui s'effilochait rien qu'à le regarder. Il m'a fallu prendre de grandes marges de couture et les recouvrir de biais car la surjeteuse ne suffisait pas. Au final, cela fait des finitions très soignées, je suis contente d'y avoir passé un peu plus de temps.
J'ai ajouté une broderie d'étoile de mer, pour casser un peu le sérieux des rayures.
Et pour que le maillot ne mouille pas le livre : un petit pochon imperméable plus joli qu'un sac plastique.
Ça donne envie de retourner en été, n'est-ce pas ? En attendant, je peux m'en coudre un à moi aussi…
Ce dimanche, Virginie nous laisse toute liberté pour le thème. Alors je suis sortie faire une petite balade au soleil, parce que le froid et la pluie, j'en ai soupé cette semaine, je suis même en train de tomber malade !
J'ai commencé par sortir mes chaussettes en laine, pour ne pas aggraver le mal de gorge (si, si, chez moi la gorge et les pieds sont liés).
Et du soleil, j'en ai trouvé
pour les couleurs automnales, en revanche, c'est encore un peu tôt
ce dimanche, après une incursion hivernale, on revient vers l'été (enfin, presque)
mais le dessert sera de saison, avec une tarte aux coings
Il y a parfois un petit grain de sable qui coince, une toute petite chose qui agace et l'on se dit qu'il faudrait y remédier. Mais le temps passe, il y a toujours plus urgent. Les couturiers, bricoleurs, cartonneurs me comprendront certainement : je parle de ces mini-commodes en bois, de chez le suédois ou autres, qui sont fort pratique mais ont un défaut majeur : les planches de séparation entre les tiroirs ne vont pas jusqu'au fond du meuble.
Et comme, bien entendu, on a tendance à remplir bourrer chaque tiroir au maximum, immanquablement des rubans, élastiques ou autres objets dépassent de l'arrière du tiroir fermé et bloquent l'ouverture en butant contre le bord de la planche en question.
Une seule solution alors : sortir complètement les tiroirs du dessus pour repousser le trop plein vers le bas, pester contre la situation, remettre tout dans le tiroir en tassant bien (et penser naïvement que tout restera en place jusqu'à la prochaine fois).
Mais la semaine dernière, grâce à un classeur qui avait bien vécu et ne fermait plus, j'ai décidé de m'attaquer au problème : Deux couches de carton coupées au millimètre près pour boucher le trou, du kraft gommé pour les coller au fond et à la demi-planche (ça colle incroyablement bien, ce truc), des livres bien serrés dans les cases pour tenir le tout bien à plat pendant le séchage et le tour est joué !
Quel confort désormais d'avoir des tiroirs qui coulissent dans problème !
Ce dimanche, Virginie nous propose de frissonner. Certain(e)s pousseraient carrément des cris d'horreur, d'autres sentiraient un léger frisson, moi j'y suis presque indifférente. Je ne dis pas que j'ai aimé trouver ces deux grosses tégénaires en déplaçant une bibliothèque, mais savoir qu'elles sont là en permanence ne me dérange pas, tant qu'elles ne se montrent pas dans la journée. Les araignées sont le signe d'une maison saine, m'a-t-on dit.
Je suis allée voir dans la cabane de jardin si j'en trouvais d'autres. Cet été, il y en avait une énorme sur le plateau de bureau que j'en ai extrait, mais Lucette ne lui a pas laissé une seconde pour s'enfuir, elle l'a dévorée toute vivante. En revanche, celles du plafond sont plutôt élégantes et graciles, n'est-ce pas ?
Ce dimanche, Virginie nous demande d'illustrer ce qu'est, pour nous, la famille. Quand on a soi-même "fondé une famille", le défi semble facile…
Mais cet été, j'ai choisi de les laisser partir sans moi au bout du monde (et je les remercie d'avoir admis ma phobie de l'avion)
Je les ai laissés un soir à la porte du terminal, enthousiastes et impatients de découvrir un petit bout du Japon
j'ai suivi leurs aventures par écran interposé
et pour ne pas rester seule 11 jours, j'ai fait appel à ma sœur
celle qui est prête à me suivre dans toutes mes lubies
celle que j'ai forcée à apprendre le solfège tout un été, afin qu'elle puisse apprendre le violoncelle et m'accompagner (bien vu, puisqu'elle en joue toujours)
Quelques jours où notre complicité de l'enfance est revenue naturellement, où j'ai découvert les alentours de sa maison (nous n'y allons que pour des repas de famille, le plus souvent), quelques-uns de ses amis et l'un de ses groupes de musique
Oh, ma première machine à coudre et son premier piano !
Ce dimanche, Virginie veut voir nos frimousses. Et moi, le dimanche matin, voilà à quoi je ressemble, au retour de ma course bi-hebdomadaire. C'était dur, ce matin, après une semaine de nuits pourries (réveils toutes les heures, voire toutes les demi-heures). J'ai donc réduit la durée et choisi un parcours moins long (mais on verra que j'ai fait quelques détours pour dépasser, quand même, les 3 km).
Je m'attendais à être écarlate, mais les températures ont baissé, ça fait du bien.
C'est un petit challenge lecture créé par Bidib. En août, j'ai lu 8 livres ou nouvelles (1087 pages) et visité 6 nouveaux pays, pour un total de 181 pays, mon tour du monde touche à sa fin. Je peine à trouver des livres pour les derniers pays : si vous en connaissez pour les pays suivants, n'hésitez pas à me les proposer en commentaire !
Bahamas, Bermudes, Bahreïn, Bélize, Brunei, Belau (Palau), Dominique, Gibraltar, Kiribati, Liechtenstein, Maldives, Iles Marshall, Fédération de Micronésie, Montserrat, Myanmar, Nauru, Panama, Iles Salomon, Saint-Christophe et Niévès, San Marin, Saint-Vincent et les Grenadines, Sao Tomé, Turkménistan, Iles Tuvalu, Iles Vanuatu
Japon Banana Yoshimoto, Kitchen.
Après la mort de sa grand-mère, Mikage se réfugie dans le sommeil. Son seul réconfort est de cuisiner. Un camarade d'université l'invite dans l'appartement qu'il partage avec sa mère et, peu à peu, la jeune fille trouve une nouvelle famille, retrouve son équilibre et peut enfin reprendre une vie normale. Un nouveau drame la conduira, à son tour, à prendre soin de son ami.
Une seconde nouvelle suit Kitchen : Moonlight Shadow, qui traite cette fois du deuil amoureux. Ces sujets graves sont abordés avec délicatesse, légèreté et optimisme.
« Je crois que j'aime les cuisines plus que tout autre endroit au monde. [...] Quand je suis épuisée, je songe avec enchantement qu'au moment où la mort viendra, j'aimerais pousser mon dernier soupir dans une cuisine. Seule dans le froid, ou au chaud auprès de quelqu'un, je voudrais affronter cet instant sans trembler. Dans une cuisine ce serait idéal. »
« Perdre un petit ami : pour la première fois de ma longue existence — qui n'était que d'une vingtaine d'années — je faisais cette expérience, et je souffrais au point d'en avoir le souffle coupé. Depuis le soir de sa mort, mon coeur avait glissé dans un autre espace, et ne pouvait revenir. Il m'était impossible de voir le monde avec mes yeux d'autrefois. »
Côte d'Ivoire
Marguerite Abouet, Aya de Yopougon, tome 8.
Le dernier tome paru des aventures d'Aya est fidèle à la série : riche en rebondissements. Aya chercher toujours à régler les problèmes des uns et des autres, quitte à mettre ses propres soucis de côté. Innocent, en essayant de rester en France, se met dans une très mauvaise situation ; Albert réussit à s'échapper du village où son père l'avait exilé ; Bintou parvient à se réconcilier avec son public, Moussa réapparaît… j'attends la suite avec impatience !
Une lecture qui m'a déroutée : ces nouvelles, écrites par onze auteurs traitent des relations hommes-femmes, de la famille, des travailleurs immigrés, de la vacuité de l'existence, dans un style parfois absurde, parfois fantastique, parfois violent ou très cru. La plupart sont très courtes, on a à peine le temps de découvrir les personnages que l'histoire est terminée. j'aurais aimé un peu plus de développements.
« La nuit est la fenêtre d'une âme incandescente, crucifiée sur les carreaux. Les rideaux fleuris ravivent les blessures. Il n'y avait que l'obscurité alentour et une rue aux lumières lointaines scintillantes. La femme s'approcha des parois de la fenêtre et se colla à la vitre transparente. Elle ressentit alors la joie des arbres déployant leurs voiles sur des troncs majestueux, disposés tout au long du trottoir, épanouis au contact de la brise, par une nuit resplendissante. »
« J'ai passé toute ma vie à bavarder. On me citait en exemple. Un jour, j'ai songé à prendre, congé, à me taire. Mais la police m'a embarqué, m'accusant de silence sans autorisation ! »
Allemagne
Karin Kalisa, La mélodie familière de la petite boutique de Sung.
Lorsque la grand-mère de Minh donne un spectacle de marionnette vietnamienne pour la fête de fin d’année de l’école, personne ne soupçonne que Prenzlauer Berg va en être bouleversé. Et pourtant, dans le quartier situé au coeur de Berlin, la part d’Asie ressurgit, insufflant un nouveau sens de la communauté. On découvre, dans ce roman aux aspects de conte utopique, que l’histoire de l’Allemagne de l’Est et l’Ouest n’est pas si éloignée de celle du Vietnam du Nord et du Sud. Un moment de pure poésie !
« Il fut scolarisé avec l'allemand pour seule langue ou presque et n'eut pas la moindre difficulté à apprendre à lire et à écrire dans cet idiome ; il possédait même- grâce à Hiên- un vocabulaire plus riche et plus choisi que nombre de ses camarades. Il lui fallut toutefois affronter un autre obstacle : quand il se voyait dans le miroir, il avait du mal à allier sa langue et son visage, reflet de l'embarras de ses semblables face à cette combinaison peu commune. »
« Avec ce grand-père, on n'allait pas au zoo ni chez le marchand de glaces, comme le faisaient les enfants en Allemagne. Avec ce grand-père, on allait travailler. Dinh le suivait pieds nus sur le sol humide jusque dans ses maigres champs. Quand l'eau était trop haute, ou qu'il n'y avait pas de chemin, ou alors que celui-ci avait été inondé pendant la nuit, on construisait en deux temps trois mouvements un pont fait de tiges de bambou et de cordes de chanvre. Le grand-père riait quand Dinh hésitait à poser le pied sur la frêle et chancelante corde, puis il faisait avancer Dinh juste devant lui, entre ses bras. Au bout de quelques jours, Dinh se réjouissait de construire chaque pont. Il aidait à les tendre et à les perfectionner et leur donnait des noms : le grand pont, le pont céleste, le pont aux fleurs, le pont aux roseaux, le pont au tigre, le pont aux serpents. »
Qatar
Isaac de Syrien ou Isaac de Ninive, Discours ascétiques (extraits).
Le seul auteur du Qatar a vécu au VIIe siècle. Vénéré comme saint par l'église orthodoxe, puis canonisé par le Pape François en 20254, il a été évêque pendant 5 mois avant de se retirer dans le désert. Ses 86 Discours ascétiques remplissent 580 pages et c'est une lecture pour le moins austère et moralisatrice ! Je me suis contentée d'en lire une douzaine et… ce n'est pas vraiment ma vision de la vie, même pour atteindre la sainteté, je pense qu'il y a d'autres voies.
« Tu sais que l’espérance du repos empêche constamment les hommes de se souvenir de ce qui est bon, de ce qui est grand, de ce qui est excellent. Même ceux qui en ce monde ne songent qu’à leur corps ne peuvent parvenir à réaliser ce qu’ils veulent que s’ils ont décidé dans leur pensée de supporter des difficultés. L’expérience, d’ailleurs, en témoigne, et il n’est pas besoin de le prouver par des paroles. Dans toutes les générations qui nous ont précédés et jusqu’à maintenant, rien n’a affaibli les hommes, au point de les empêcher de vaincre et d’accomplir de grandes choses, autant que le repos. »
« Car si le moine ne trempe pas son cœur, s’il ne tient pas fermement en main sa compassion, afin de se tenir éloigné de tout souci des choses d’en bas, aussi bien de celles qui se font pour Dieu que de celles qui ne concernent que cette vie elle-même, s’il ne s’attache pas uniquement à la prière aux moments fixés par sa règle, il ne peut se libérer du trouble et de l’inquiétude, ni s’établir dans l’hèsychia.
Quand donc la pensée te vient de prendre soin de quelqu’un par vertu, mais au point de chasser de ton cœur la sérénité que tu possèdes, dis à cette pensée : « Bonne est la voie de la charité, et bonne la compassion exercée pour Dieu, mais moi, pour Dieu également, je n’en veux pas. »
Timor oriental Luis Cardoso, Une île au loin.
Ce récit autobiographique rapproche l'histoire de l'auteur et de sa famille et celle de son pays, tout d'abord colonie portugaise, puis envahi par l'Indonésie au moment de son accession à l'indépendance. Son père, infirmier, voulant le pousser le plus loin possible dans les études, l'enfant est très vite séparé de sa famille, déplacée au gré des mutations professionnelles de son père, avant l'exil vers le Portugal, où le vieil homme finira sa vie tandis que son fils est encore étudiant. J'ai trouvé cette lecture difficile, plein d'ellipses, des passages en portugais ou en dialectes locaux, sans traduction, je me suis perdue aussi un peu entre les nombreux personnages.
« Le vieil infirmier m'avait dit que le naufrage de l'Arbiru était prémonitoire d'une catastrophe sur le point d'arriver. Habitué à lire, dans les signes du temps et dans le chant des oiseaux, le destin et la mort des hommes, plus jamais il ne connut la paix, après que je l'eus vu noyé de larmes en ce jour fatidique. Il pleurait d'amertume devant un évènement si tragique, se rappelant les moments où il avait partagé avec les marins le mouvement des vagues, la menace des moussons, la fuite des étoiles, et les belles de Singapour. Mais sa plainte redoublée me fit penser qu'il pleurait pour quelque chose de plus ténébreux, que je supposais être son inquiétude quant aux temps à venir. Il disait que, désormais, le succès dans les études pourrait me donner la chance d'être exilé ou banni pour mon mérite. Cette fois-là, son avis avait tout le poids d'une exclusion. Quand arriverait le moment de la catastrophe, je serais loin et dans l'impossibilité de le partager avec lui, qui était déjà marqué du sceau de l'adversité. »
Îles Tonga, Îles Fidji
Epeli Hau’Ofa, Petits contes du Pacifique.
L'auteur a eu la bonne idée de naître Tongien et de mourir Fidjien, et me permet donc de valider deux pays d'un coup ! Ce livre n'est plus disponible, je ne l'ai pas trouvé en médiathèques mais j'ai pu l'acheter d'occasion. L'auteur dépeint ses concitoyens avec humour, se moque également des programmes de développement mondiaux, des habitudes religieuses bien ancrées, pour dépeindre les contradictions d'un pays qui vient tout juste d'accéder à l'indépendance.
« — Que fait Ana ? — Toutes sortes de choses, monsieur Bosspeu. Elle et moi jouons aux cartes à la pause du matin et à l'heure du déjeuner. De temps en temps, on se prend au jeu et on continue la partie après la pause. Deux heures par-ci, deux heures par-là, qu'est-ce que c'est, je vous le demande ? »
« On dit que les Américains, même s'il arrive qu'ils soient petits, aiment marcher la tête haute, et qu'ils font parfois un ou deux pas de géant pour l'humanité alors que l'humanité ne leur a rien demandé. »
« — Maintenant, suppose que tu proposes que ton taureau monte les vaches des autres en échange d'un veau sur deux, qu'est-ce que tu obtiens ? — Une peine de trois ans pour proxénétisme. »
La Barbade
Karen Lord, A Timely Horizon et Legend.
Je ne sais comment, j'avais cru que le seul livre en français de cette auteure (Le meilleur des mondes possibles) était disponible en médiathèque, ce n'est pas le cas et il n'est plus en vente non plus. Mais bon, 400 pages de science fiction, je passe volontiers mon tour. En revanche, j'ai découvert deux courtes nouvelles sur The Sunday Morning Transport, un site qui publie chaque semaine une nouvelle de science-fiction ou de fantasy, en anglais. Quelques manipulations à l'aide de traducteurs en ligne m'ont permis d'obtenir une version française satisfaisante.
Que feriez-vous, si vous receviez, à l'âge adulte, une graine d'arbre personnalisée, d'un arbre qui, une fois grand, vous montrerait toutes les vies que vous n'avez pas vécues, si vous aviez fait des choix différents à un moment ou un autre ? La planteriez-vous tout de suite, pour valider votre chemin de vie au fur et à mesure, ou attendriez-vous l'âge mûr, voire la vieillesse ?
Afrique
Afrique du Sud
Yewande Omotoso, La Voisine.
Algérie
Kamel Daoud, La préface du nègre : le Minotaure 504 et autres nouvelles.
Angola Ondjaki, GrandMèreDixNeuf et le secret du Soviétique.
Bénin
Florent Couao-Zotti, La traque de la musaraigne.
Botswana Trinity Dow, Les cris de l'innocente.
Burkina Faso
Roukiata Ouédraogo, Du miel sous les galettes.
Burundi
Gaël Faye, Petit pays.
Cameroun
Calixte Beyala, Le Christ selon l'Afrique.
Cap Vert
Germano Almeida, Le testament de Monsieur Napumoceno.
Comores Ali Zamir, Dérangé que je suis.
Congo Brazzaville
Alain Mabanckou, Le commerce des Allongés.
Côte d'Ivoire Marguerite Abouet, Aya de Yopougon, tomes 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7.
Djibouti
Abdourahman A. Waberi, Aux États-Unis d'Afrique.
Égypte
Alaa El Aswany, L'Immeuble Yacoubian.
Érythrée
Sulaiman Addonai, Le silence est ma langue natale.
Éthiopie Maaza Mengiste, Le roi fantôme.
Gabon
Janis Otsiemi, La vie est un sale boulot.
Gambie
Baba Jallow, Le cimetière ne prie pas.
Ghana
Yaa Gyasi, No home.
Nii Ayikwei Parkes, Notre quelque part.
Guinée Bissau Abdulai Sila, L'ultime tragédie.
Guinée Conakri
Camara Laye, L'enfant noir.
Guinée équatoriale Trifonia Melibea Obono, La bâtarde.
Kenya
Ngugi wa Thiong'o, La rivière de vie.
Libéria Leymah Gbowee, Notre force est infinie.
Lybie
Hisham Matar, Une disparition.
Madagascar Johary Ravaloson, La fabuleuse parcelle de Monsieur Isidore.
Malawi William Kamkwamba, Le garçon qui dompta le vent.
Mali
Aya Cissoko, N'ba.
Maroc
Mohamed Leftah, L'enfant de marbre.
Maurice
Mariam Sheik Fareed, Le syndrôme de l'accent étranger.
Nathacha Appanah-Mouriquand, Blue Bay Palace.
Mauritanie
Moussa Ould Ebnou, Barzakh.
Mayotte
Nassuf Djailani, À tous ceux qui accusent le poète de traîtrise à la langue française, poème.
Yazidou Maandhui, Mirage, poème.
Mozambique
Mia Couto, Le chasseur d'éléphants invisibles.
Namibie Hendrik Witbooi, Votre paix sera la mort de ma nation.
Niger Fatima, Esclave à 11 ans.
Nigeria
Chigozie Obioma, Les pêcheurs.
Ouganda Jennifer Nansubuga Makumbi, Kintu.
République Centrafricaine
Didier Kassaï, Tempête sur Bangui 1 et 2.
République démocratique du Congo
Denis Mukwege, La force des femmes.
Réunion
Aimé Césaire, Calendrier lagunaire, poème.
Myriam Cazalou, Convois vers l'usine sucrière, poème.
Agnès Gueneau, Cause à ou, poème.
Rosemay Nivard, Un quart de pomme, poème.
Patrice Treuthardt, Retour au port natal, poème.
Sénégal
Birago Diop, Les contes d'Amadou Koumba.
Fatou Diome, Celles qui attendent. Karine Silla, L'absente de Noël.
Seychelles
Antoine Abel, Une tortue se rappelle.
Sierra Leone
Ishmael Beah, La petite famille.
Somalie
Farah Nuruddin, Du lait aigre-doux.
Soudan
Abdelaziz Baraka Sakin, Le Messie du Darfour.
Tayeb Salih, Saison de la migration vers le Nord.
Tanzanie
Abdulrazak Gurnah, Près de la mer.
Tchad
Adjim Danngar, Djarabane. 1. Au petit marché des amours perdues.
Togo
Kossi Ejoui, L'ombre des choses à venir.
Tunisie
Habib Selmi, La voisine du cinquième.
Zambie Namwali Serpell, Mustiks : une Odyssée en Zambie.
Zimbabwe
Petina Gappah, Le livre de Memory.
Amérique
Antigua-et-Barbada Jamaïca Kincaid, Voyons voir.
Argentine
Gabriela Cabezón Cámara, Pleines de grâce.
Bolivie
Edmundo Paz Soldán, Norte.
Brésil
Paulo Coelho, L'Alchimiste.
Canada :
Jean-Paul Dubois, Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon (prix Goncourt 2019).
Nancy Huston, Le club des miracles relatifs.
Chili
Luis Sepúlveda, Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler et Histoire du chat et de la souris qui devinrent amis.
Colombie
Gabriel Garciá Márquez, La Mala Hora.
Costa Rica
Edo Brenes, Bons baisers de Limon.
Cuba
Leonardo Padura, Adios Hemingway.
États-unis
Jack London, Martin Eden.
Harper Lee, Va et poste une sentinelle.
Toni Morrison, Beloved.
Équateur
Alfredo Noriega, Mourir, la belle affaire !
Grenade
Tobias S. Buckell, Halo, 6, Le protocole Cole.
Guadeloupe
Jenny Archimède, Dans mon île, poème.
Daniel Maximin, Natale, poème
Max Rippon, Cataplasme, poème.
Guy Tirolien, Prière d'un petit enfant nègre, poème.
Guatémala
Miguel Angel Asturias, Le Pape vert.
Guyana Sharon Maas, Noces indiennes.
Guyane française
Léon-Gontran Damas, Solde, poème.
Serge Patient, Cayenne est désolée…, poème.
Groenland
Mo Malø, Qaanaaq.
Mo Malø, Diskø.
Mo Malø, Nuunk.
Mo Malø, Summit.
Haïti
Jacques-Stephen Alexis, L'étoile absinthe.
René Depestre, Lettre au poète Léon Damas, poème.
Honduras
Horacio Castellanos Moya, Effondrement.
Jamaïque
Kei Miller, By the Rivers of Babylon.
Martinique Nicole Cage-Florentiny, Dans mon île ne poussent pas les saules, poème.
George Desportes, À la crinière du cyclone, poème.
Éric Pézo, On avance la peur…, poème.
Joseph Polius, Petits mots…, poème.
Julienne Salvat, Dire d'enfance rosée…, poème.
Mexique
Laura Esquivel, Chocolat amer.
Carlos Fuentes, Une certaine parenté.
Nicaragua
Gioconda Belli, La République des femmes.
Paraguay
Augusto Roa Bastos, Fils d'homme.
Pérou
Mario Vargas Llosa, La Tante Julia et le scribouillard.
Porto-Rico
Mayra Santos-Febres, La maîtresse de Carlos Gardel.
République Dominicaine Junot Díaz, La brève et merveilleuse vie d'Oscar Wao.
Salvador
Horacio Castellanos Moya, Effondrement.
Sainte-Lucie
Derek Walcott, Une autre vie.
Suriname
Raoul De Jong, Jaguarman.
Trinité-et-Tobago V. S. Naipaul, Miguel Street.
Uruguay
Juan Carlos Onetti, Les adieux.
Venezuela
Karina Sainz Borgo, La fille de l'Espagnole.
Asie
Afghanistan
Spôjmaï Zariâb, La plaine de Caïn.
Mahmud Nasimi, Un Afghan à Paris.
Arabie Saoudite
Athîr Abdallah Al-Nashmî, Une perte.
Bangladesh
Shirshendu Mukhopadhyay, La tante qui ne voulait pas mourir.
Bhoutan
Kunzang Choden, Le cercle du karma.
Birmanie Aung San Suu Kyi, Se libérer de la peur.
Cambodge
Tian, L'année du lièvre (BD) : 1. Au revoir Phnom Penh. 2. Ne vous inquiétez pas. 3. Un nouveau départ.
Chine
Qiu Xiaolong, La danseuse de Mao.
Corée du Nord
Hyeonseo Lee, La fille aux sept noms.
Corée du Sud
Ch'oe Yun, Là-bas, sans bruit, tombe un pétale.
Hong-Kong Justin Wong, Je préférerais ne pas.
Inde
Rohinton Mistry, L'équilibre du monde.
Indonésie
Pramoedya Ananta Toer, Le monde des hommes. (Buru Quartet tome 1)
Iran
Fariba Vafi, Un secret de rue.
Zoyâ Pirzâd, On s'y fera.
Irak
Abbas Khider, Lettre à la république des aubergines.
Israël
Amos Oz, Vie et mort en quatre rimes.
Japon
Haruki Murakami, Le passage de la nuit.
Durian Sukegawa,Les délices de Tokyo. Toshikazu Kawaguchi, Tant que le café est encore chaud.
Jordanie Nadia Shammas (autrice), Sara Alfageeh (illustratrice), Écuyère.
Kirghistan Tchinguiz Aïtmatov, Adieu Goulsary.
Koweit
Taleb Alrefai, Ici-même.
Laos
Loo Hui Phang, L'imprudence.
Liban
Jabbour Douaihy, Il y avait du poison dans l'air.
Malaisie Tash Aw, La carte du monde invisible.
Mongolie
Galsan Tschinag, Belek, une chasse dans le Haut-Altaï, suivi de Une histoire Touva.
Népal
Mahjusshree Thapa, Les saisons de l'envol.
Sultanat d'Oman Jokha Alharthi, Les corps célestes.
Ouzbékistan
Hamid Ismaïlov, Dans les eaux du lac interdit.
Pakistan
Daniyal Mueenuddin, La saison des mangues introuvables.
Palestine Sahar Khalifa, Chronique du figuier barbare. Nadia Shammas (autrice), Sara Alfageeh (illustratrice), Écuyère.
Philippines Mia P. Manansala, L'art meurtrier du lait de coco. L'art meurtrier du Halo-Halo.
Singapour
Balli Kaur Jaswal, Le club des veuves qui aimaient la littérature érotique.
Syrie
Niroz Malek, Le promeneur d'Alep.
Sri Lanka
Antonythasan Jesuthasan, Friday et friday.
Taïwan
Xiaole Wu, Les enfants des riches.
Thaïlande
Rattawut Lapcharoensap, Café Lovely.
Turquie
Orhan Pamuk, La femme aux cheveux roux.
Vietnam
Kim Thúy, Man.
Yémen
Ali al-Muqri, Le beau Juif.
Europe
Albanie
Ornela Vorpsi, Buvez du cacao Van Houten !
Allemagne
Eduard von Keyserling, Altesses.
Marlen Haushoffer, Le mur invisible.
Andorre Michèle Gazier, Les passantes.
Arménie Susanna Harutyunyan, Le village secret.
Autriche
Daniel Glattauer, Quand souffle le vent du nord.
Daniel Glattauer, La septième vague.
Azerbaïdjan
Tchinguiz Abdoullaïev, Le fardeau des idoles.
Belgique
Amélie Nothomb, Antéchrista.
Michel Van Zeveren, Le plat du loup plat.
Nadine Monfils, Les folles enquêtes de Magritte et Georgette. 1. Nom d'une pipe !
Bulgarie
Elitza Gueorguieva, Les cosmonautes ne font que passer.
Chypre
Tefcros Michaelides, Petits meurtres entre mathématiciens.
Croatie
Ante Tomic, Miracle à la Combe aux aspics.
Danemark
Jens Christian Grøndahl, Quelle n'est pas ma joie.
Espagne
Carlos Ruiz Zafón, Marina.
Estonie
Andrus Kivirähk, Les secrets.
Finlande
Sofi Oksanen, Baby Jane.
Arto Paasilinna, La douce empoisonneuse.
France
Maurice Leblanc, Arsène Lupin.
Riad Satouff, Le jeune acteur.
Loïc Clément, d'après Marie-Aude Murail, illustrations Anne Montel, Miss Charity t. 1, L'enfance de l'art.
Romain Gary (Émile Ajar), La vie devant soi et Les racines du ciel)
Delphine Horvilleur, Vivre avec nos morts. Petit traité de consolation.
Jean Giono, Regain.
Daniel Pennac, Le cas Malaussène : 1. Ils m'ont menti. 2. Terminus Malaussène.
Isabelle Guézan, La Nouvelle Organisation du Travail (uniquement sur Kindle).
Romain Gary, Au-delà de cette limite votre ticket n'est plus valable.
Daniel Pennac, Mon frère.
Anne Bihan, Craquement nègre…, poème.
Alexis Gloaguen,Rien n'est plus paradoxal que la mort, poème.
Catherine C. Laurent,Regarder le pays, poème.
Sophie Hénaff, Poulets grillés,Rester groupés, Art et décès. Clémentine Mélois, Alors c'est bien.
Georgie Boris Akounine, Pélagie et le bouledogue blanc.
Grèce
Vassilis Alexakis, Ap. J. C.
Hongrie
Magda Szabó, La porte etAbigaël.
Irlande
Maggie O'Farell, Assez de bleu dans le ciel.
Islande
Audur Ava Olafsdottir, Miss Islande.
Gunnar Gunnarsson, Le berger de l'Avent.
Italie
Alessandro Baricco, Novecento : pianiste. Un monologue.
Goliarda Sapienza, L'Art de la joie. Giosuè Calaciura, Le tram de Noël.
Kosovo Pajtim Statovci, Mon chat Yugoslavia.
Lettonie Sandra Kalniete, En escarpins dans les neiges de Sibérie.
Lituanie GiédRé (Holly R., illustratrice), La boîte de petits-pois.
Luwembourg Guy Rewenig, La cathédrale en flammes.
Macédoine
Rumena Bužarovska, Mon cher mari.
Malte
Joe Sacco, Payer la terre.
Moldavie
Vladimir Lortchenkov, Des Mille et une façons de quitter la Moldavie.
Monaco
Prince Albert II, L'homme et l'océan.
Montenegro Sandra Kalniete, En escarpins dans les neiges de Sibérie. Mirko Kovac, La vie de Malvina Trifković
Norvège
Gunnar Staalesen, Le loup dans la bergerie.
Pays-Bas
Toine Heijmans, En mer.
Pologne
Maryla Szymiczkowa, Madame Mohr a disparu.
Portugal
Gonçalo M. Tavares, Une jeune fille perdue dans le siècle à la recherche de son père.
République Tchèque
Kafka, Le procès et La métamorphose.
Roumanie
Ioana Pârvulescu, La vie commence vendredi.
Panaït Istrati, Codine.
Royaume-uni
Edward Morgan Forster, Avec vue sur l'Arno.
Mhairi McFarlane, Et ne t'avise pas de m'embrasser. William Makepeace Thackeray, La Foire aux vanités (Vanity Fair).
Alan Bennett, La Reine des lectrices.
Herman Melville, Bartleby le scribe. Annie Darling, Noël à la librairie des cœurs brisés.
Russie
Léon Tolstoï, La sonate à Kreutzer. Le bonheur conjugal. Le diable. Andreï Kourkov, Surprises de Noël.
Serbie
Filip Grbic, Errance.
Slovaquie
Pavol Rankov, C'est arrivé un premier septembre.
Slovénie
Drago Jankar, Cette nuit, je l'ai vue.
Suède
Camilla Läckberg, Femmes sans merci. Katarina Mazetti, Le mec de la tombe d'à côté
Jonas Jonasson, Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire.
Vilhelm Moberg, La saga des émigrants (7 tomes)
Stieg Larsson puis David Lagercrantz, Millenium (6 tomes) Selma Lagerlöf, Le livre de Noël.
Ukraine :
Andreï Kourkov, Le jardinier d'Otchakov.
Vatican
Pape François, Laudato si, encyclique sur la sauvegarde de la maison commune.
Océanie
Australie
Joan Lindsa, Pique-nique à Hanging Rock.
Nouvelle Calédonie
Déwé Gorodé, Les mots sont des innocents, poème.
Nicolas Kurtovitch, Le sens des marées, poème.
Raymond Lacroix, Le nouveau sorcier de la grue aux requins, poème.
Frédéric Ohlen, Ils m'ont dit…, poème.
Denis Pourawa, Névarèna, poème.
Paul Wamo, L'épithète, poème.
Nouvelle Zélande
Eleanor Catton, La répétition.
Polynésie française
Célestine Hitiura Vaïte, L'Arbre à pain (Chroniques de Tahiti 1).
Flora Aurima Devatine, Pas d'i…, pas d'o…, poème.
Henri Hiro, Si seulement…, poème.
Samoa
Sia Figiel, Freelove.
Wallis-et-Futuna
Virginie Tafilagi, Mes yeux-paroles, poème.
C'est un projet que j'ai depuis 8 ans (je viens de retrouver la photo des tiroirs, prise dans le magasin avec l'étiquette de référence) : lorsque nous avons visité cette maison, outre le fait que c'était la seule à des kilomètres alentour qui correspondait à notre budget et à nos besoins et, cerise sur le gâteau, qui ne nécessitait aucune rénovation à court terme, j'ai tout de suite été attirée par le fait quelle disposait d'une "lingerie", une pièce au-dessus du garage contenant le ballon d'eau chaude, équipée d'un évier et des branchements nécessaires à un lave-linge. Après quelques années à coudre sur une table trop haute, nous avons installé un plan de travail à bonne hauteur pour accueillir ma machine et ma brodeuse (et plus tard la surjeteuse), dont la petite chute était idéale pour une étagère en hauteur. Le meuble haut est un don familial, j'ai installé sous le rampant l'étagère que j'avais dans ma chambre d'adolescente, parfaite pour les caisses de tissus.
La toute petite pièce (8 m2 mansardés) est bien pleine, mais j'y suis bien installée pour coudre, même si c'est une glacière en hiver et une fournaise l'été. Une année, j'ai profité du remplacement du vélux pour vider un côté, puis l'autre afin de peindre les murs et rampant en blanc (il n'y avait que la peinture d'apprêt, datant de la construction).
C'est l'évier double qui m'ennuyait : j'avais posé une planche sur le deuxième bac, inutile, et je rangeais des tissus dans un carton dans le meuble au-dessous, encombré du double siphon.
J'avais envie d'optimiser cet espace, mais pas de changer l'évier, dont le bac bien profond est idéal pour les petites lessives, le lavage de chaussures ou autres objets. Alors pourquoi pas le découper ? Guillaume ne voulait pas, il fallait bien ma sœur, aussi folle que moi et équipée d'une meuleuse, pour me suivre dans ce projet. Après quelques prises de mesures et des recherches sur le site d'Ikea, nous avons tracé une ligne de découpe et lancé les hostilités (vous noterez notre optimisme, à ne rien démonter, ni l'étagère au-dessus, ni celle au-dessous. Bien entendu, tout ceci est tombé — ou nous a gênées – en cours de route, d'où des démontages d'urgence avec tout le désordre que cela implique).
C'était du solide en ce temps-là (1994), pas comme les meubles d'aujourd'hui !
Cela n'a pas été sans mal, il y a eu des suées, des fous-rires, des difficultés à contourner (la plomberie était en cuivre, pas moyen de décoller l'évier du mur) mais au bout de deux heures, évier et meuble étaient en deux morceaux. Au passage, nous avons, petit à petit, monté à peu près tous les outils rangés dans le garage ; c'est dingue comme le moindre bricolage nécessite un véritable déménagement.
Le lendemain, j'ai raccordé l'évacuation (la partie la plus facile de l'opération), à l'aide d'une culotte (oui, oui, parce qu'il n'y avait pas de raccord droit, ni de bouchon d'ailleurs, j'ai utilisé un bouchon de lait ribot). Au passage, comment finir de découper un tuyau en plastique à 5 mm du mur sans entamer le tuyau de cuivre juste à côté ? Le câble de frein de vélo s'est avéré un fil à couper le plastique très efficace !
Ma terreur, tout au long de l'opération, a été de voir ma sœur passer et repasser le long de l'évier tranchant. J'ai couvert la découpe de deux couches de scotch électrique pour limiter les risques de blessure.
Une fois l'évier soutenu, côté mur, par un tasseau, devant par une chute de bois, le meuble au-dessous partiellement remonté, nous sommes allées nous détendre au spa, puis avons changé de maison pour continuer à cueillir des mirabelles, faire un peu de musique, des puzzles…
En rentrant, j'avais trois jours entiers devant moi avant le retour de ma famille, un meuble à tiroirs à monter et plein de petites finitions à imaginer. J'ai commencé par protéger le mur avec de l'adhésif, et ça n'a pas été une mince affaire que le glisser derrière l'évier. Choisir un modèle à carreaux n'a pas été ma meilleure idée, car il n'est pas tout à fait d'aplomb (mais il n'y avait guère de choix, du faux marbre ou du blanc mat, bof).
J'ai alors monté le caisson et constaté qu'il n'avait pas de de sanitaire à l'arrière : impossible donc de la plaquer contre l'ancien meuble, il me manquait des équerres pour les accrocher l'un à l'autre (j'en ai trouvé une seule dans notre matériel de bricolage).
Comme c'était dimanche, je me suis mise en quête d'un plan de travail et retrouvé, dans la cabane de jardin, l'ancien bureau de Paul, que j'ai lessivé à fond.
Lundi matin, je suis allée acheter les équerres, j'ai découpé et poncé le plan de travail, puis j'y ai passé une couche de peinture (reste du mur de la cuisine). J'ai pu ensuite attacher les meubles l'un à l'autre (avant de me rendre compte que j'avais oublié de serrer les chevilles Molly…), puis j'ai commencé à assembler les tiroirs, entre deux couches de peinture, une cueillette de mirabelles, des stérilisations de bocaux… L'opération a été bien plus longue que je ne l'imaginais (c'est moi, ou les petits dessins d'Ikea sont de moins en moins explicites ? Il me semble aussi qu'à une époque, il y avait du texte). Je passe sur la pose de la façade du 4e tiroir, qu'il fallait décaler. Coup de chance : comme je n'ai pas mis de pieds au meuble, je l'ai simplement surélevé de 2 cm en le posant sur une planche de stratifié (et une vieille planche de moins dans le garage), je craignais d'avoir à recouper la façade du tiroir du bas, mais ça passe largement, ouf.
Mardi, j'ai fixé le plan de travail, il ne restait "plus" qu'à combler l'espace entre l'évier et le plan.
J'avais pas mal réfléchi à ce problème et déduit qu'il me fallait une plaque de plastique découpable au cutter, de façon à superposer les couches pour respecter le profil de l'évier. J'ai trouvé mon bonheur avec un sous-main de bureau, chez Ikea : dans le magasin, il était collé au mur avec du double-face, c'est donc ce que j'ai inséré entre les couches. Pour finir, j'ai recouvert le tout de joint silicone.
Mes joints ne sont pas les plus beaux que j'ai réalisés, mais j'utilisais la fin d'un tube entamé et c'était vraiment trop juste en quantité.
Enfin, j'ai pu admirer le travail !
Restait à fermer le meuble. Je pensais bricoler une porte avec le reste de sous-main et deux petites charnières, mais Marie m'a convaincue que ce serait moche et a eu l'idée d'un rideau.
J'ai retrouvé le tissu d'un rideau qui fermait nos étagères de cuisine dans notre petit appartement en résidence universitaire, je l'adorais et c'est toujours le cas !
Dernière étape : mes boîtes à tissus unis, en carton, ne tenaient plus vraiment le coup au bout de 8 ans d'usage. Début août, en faisant mes courses, j'en ai trouvé en plastique aux dimensions parfaites.
C'est mieux ainsi, n'est-ce pas ? Bon, je ne me fais pas d'illusions, ça ne restera pas rangé ainsi très longtemps (surtout que j'ai 3 ou sacs remplis de bazar à replacer), mais je vais essayer de m'y tenir quand même.
Petite satisfaction supplémentaire : j'ai acheté un caisson à tiroirs, trois petites équerres, un rail à voilages (et le double-face pour le poser, qui a coûté aussi cher), une culotte de plomberie, un sous-main (et, pour finir, 4 petits boutons de tiroirs, puisque l'un de ceux que j'avais récupérés d'une commode avait le pas de vis faussé), tout le reste a été de la récup. (plein de vis de notre ancienne cuisine).