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attraper le temps qui file…

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26 mars 2019

Le tour du monde des soupes #19

Une déception, ça arrive, avec cette soupe qui est le plat national du Panama : le Sancocho. Pourtant, la recette m'inspirait bien, j'avais trouvé tous les ingrédients, il me fallait utiliser les restes du poulet rôti du dimanche et j'avais encore du bouillon au congélateur. 

J'ai été déçue d'abord par la présentation : le manioc, la patate douce blanche (une suggestion de la recette pour remplacer l'igname, car ceux que j'avais trouvés sur les étals cette semaine-là étaient énormes) ne sont guère colorés. Et surtout la saveur trop sucrée à mon goût de ces deux légumes, renforcée par le maïs, domine. Aucune épice, le poulet un peu fade également, la coriandre trop peu présente (peut-être aurais-je dû en mettre plus ?). Ce n'était pas mauvais, mais il manquait vraiment quelque chose. Et puis les épis de maïs coupés en tranches, c'est impossible à manger ! Il faut y mettre les doigts, se brûler; j'ai tenté de les gratter au couteau ça éclaboussait partout, bref une recette qui ne rentrera pas dans mon cahier.

26 mars - 1

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24 mars 2019

Projet 52 de Virginie #12 : nature morte

Pour illustrer la nature morte, chez Virginie, je voulais photographier ce matin la carcasse de scooter calcinée, abandonnée depuis un mois au milieu du chemin forestier sur lequel je vais courir, mais elle avait enfin disparu.

Alors, je reprends la pancarte fabriquée par Aurore samedi dernier, pour sa première manifestation qui l'a enchantée : quelques centaines de manifestants, dont beaucoup de jeunes, calmes, organisés, ont marché de la place d'Armes à la préfecture, en passant par le marché, très fréquenté le samedi. Les filles ont été invitées à se placer derrière la banderole de tête, elles sont donc bien visibles sur les vidéos (réalisées par un camarade de classe d'Aurore). Certes, il faudra que ces jeunes prennent conscience de leur contradictions : renouveler son téléphone tous les ans, s'habiller à la dernière mode, partager sans cesse des vidéos sur les réseaux sociaux participe largement au réchauffement, mais je trouve qu'ils avancent dans le bon sens, qu'on peut enfin avoir de l'espoir… si le mouvement gagne une majorité des jeunes, et ce n'est pas encore gagné !

24 mars - 1

(c'est ma (peut-être) future conservatrice de musée qui le dit)

17 mars 2019

Projet 52 de Virginie #11 : bon appétit

Virginie nous demande, ce dimanche, ce qui nous met en appétit. Bon, déjà, je vais aller courir un peu pour avoir meilleure conscience en me mettant à table ce midi. Parce qu'hier soir, entre le stage et le bal irlandais, il y avait "auberge espagnole" et que les calibeurdains sont des gens gourmands et gourmets. Certes, il fallait reprendre des forces (qu'est-ce qu'on a transpiré !), mais j'ai cédé à la tentation des gâteaux tous plus appétissants les uns que les autres. Et ce midi, nous déjeunons chez des amis avec nos musiciens normands. La dernière fois, c'était un repas italien, de l'apéritif (Spritz et antipasti) au dessert (tiramisu), en passant par le vitello tonnato.

Aujourd'hui, ce sera cari ou rougail, je parie pour un punch planteur (nous avons prévu d'y aller à pied), j'ai donc préparé un dessert de circonstance:

17 mars - 1

mais nul doute que les photos, chez Virginie, nous donneront faim !

16 mars 2019

Green day

Nous étions tous conviés à l'assemblée territoriale…

16 mars - 3

Mais les différents calendriers sont parfois incompatibles !
Paul nous représentera
et pour les filles, ce sera la Marche du siècle

16 mars - 1

et pour nous, stage et bal de la St Patrick

16 mars - 2

 

10 mars 2019

Projet 52 de Virginie #10

Ce qui me fait réfléchir ? 

J'ai beau avoir un travail "intellectuel", je n'ai pas trop à réfléchir, les automatismes sont bien installés, sauf lorsque les évolutions techniques me demandent d'inventer et mettre en place de nouvelles méthodes de travail : ce fut le cas lorsque les épreuves numériques, ont remplacé les ozalids sur papier, lorsque les auteurs ont cessé de me renvoyer leurs corrections au stylo rouge sur tirage papier pour insérer des commentaires dans un pdf. Mais le plus souvent, "ça roule tout seul" et les tendons du poignet et de l'épaule sont plus sollciités que le cerveau.

La couture… ah oui, les explications de certains patrons sont tellement succintes, ou leurs méthodes de montage tellement tordues que je dois réfléchir pour aller au plus simple. Mais là aussi, l'habitude prend souvent le dessus.

L'organisation familiale ? Effectivement, j'ai souvent l'impression d'être seule à réfléchir pour cinq, pour que chacun puisse être au bon endroit au bon moment, puisse manger à temps, ait tout ce dont il a besoin. C'est une part de mon cerveau qui est dédiée à cela, elle fonctionne la plupart du temps de façon autonome et mes multiples listes sur papier ou dans mon petit carnet y contribuent.

Quand il me reste un peu de temps et d'énergie, c'est la lecture, je crois, qui me donne à réfléchir, surtout ces 15 derniers jours avec ce livre prêté par une amie : réfléchir sur ce qui est essentiel dans une vie, comment un homme peut se recentrer sur le principal : se reconstruire, et mettre à contribution son entourage pour y réussir, à quel point le temps n'a pas la même valeur, la même durée pour tous, à quel point nous sommes faits de nos souvenirs, comment les cinq sens peuvent venir à notre aide dans les moments les plus pénibles…

10 mars - 1

Il y a quelques livres qui m'ont profondément marquée, celui-ci en fera partie.

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9 mars 2019

Les carrés de 2019 #2

Si seulement je pouvais continuer sur ma lancée… J'ai adopté une méthode tranquille : comme chaque carré est maintenant très long à coudre, je décalque le motif et je choisis le tissu, puis je couds quelques étapes chaque jour, si j'ai le temps. Parfois, je fais la moitié d'un appliqué à la main le matin, avant de partir travailler. Finalement, au bout de la semaine, j'ai cousu un carré, parfois deux. Il y en a dont je suis satisfaite :
9 mars - 49 mars - 79 mars - 59 mars - 6

D'autres un peu moins :

9 mars - 19 mars - 29 mars - 3

Mais ça avance !

Dear Jane

 

 

 

7 mars 2019

En selle, cow-boy !

Adrien souhaitait un déguisement de cow-boy… je n'ai pas eu le temps de le coudre pour son aniversaire, mais il l'aura très bientôt !

J'ai utilisé principalement de la suédine marron, comme pour le corset et je constate que ce tissu n'est plus en vente chez Butinette, quel dommage !

Les chaps sont des jambières de cuir destinées à protéger les jambes, lors des chevauchées à cheval. En raison de la découpe du devant et du dos, il y a un fort risque de déchirure si le jeune cow-boy est trop pressé d'enfiler son costume et accroche le bord de la jambière avec son pied. J'ai donc préféré une version trompe-l'œil cousue au pantalon. Justement, Marie m'avait donné un pantalon qui avait fait plus que son temps, tellement déchiré à l'entrejambe que toute réparation était impossible. J'ai donc combiné recyclage et flemme en récupérant le devant en bon état, avec une jolie braguette bien cousue. Pour le dos, j'ai coupé les pièces dans le bas du jean et décousu un bout de ceinture. J'ai choisi un patron de pantalon Ottobre, j'ai dessiné les découpes et appliqué la suédine sur le jean.

6 mars - 96 mars - 1

La couture n'a cependant pas été rapide ! J'ai commencé par une erreur de débutante en assemblant les deux devant de jambes ensemble : j'avais une jupe… et puis j'ai oublié les franges avant de coudre les côtés extérieurs, enfin j'ai réussi l'exploit de coudre une rangée de franges à l'entrejambe au lieu de l'extérieur de la jambe ! 

6 mars - 46 mars - 5

Le gilet a donné aussi un peu de travail au découd-vite parce que je n'avais pas bien prévu l'ordre de montage, entre le gilet, la doublure et les franges, mais j'ai fini par en venir à bout. Double recyclage : une petite chute de suédine du corset pour les franges et une chemise usée pour la doublure.

6 mars - 2

Enfin, j'ai récupéré ma vieille ceinture qui était à bout de forces et j'y ai adapté un fourreau en simili-cuir marron, chute d'un sac pour Aurore et d'une housse d'ordinateur pour Marie, je ne retrouve ni l'un ni l'autre sur le blog, étrange…

6 mars - 86 mars - 7

Le bandana est récupéré aussi, il avait servi pour un jeu lors d'un week-end scout. Le chapeau vient de Butinette déguisements. Le cheval a accepté de poser pour la photo, mais désire rester avec sa maîtresse (Aurore), quoique je doute qu'elle joue encore avec.

6 mars - 36 mars - 6

Faut-il une chemise ? Je ne sais pas encore…

 

 

5 mars 2019

Et de deux

Les chemises millésime 2019 sont dans la penderie et… les cintres commencent à manquer ! Je vais attendre la mise au rebut de quelques chemises usées (ce qui ne saurait tarder, le rafistolage, ça va un moment) avant d'en coudre d'autres. D'autant plus qu'un autre défi m'attend : un pantalon ! 

Malgré mes expériences, la couture du col n'est jamais une étape gagnée d'avance. J'ai eu quelques soucis en constatant que le dessous de col entoilé mesurait 1 cm de moins que le col non-entoilé, en raison d'une légère élasticité du tissu. Le problème s'est reproduit évidemment pour le pied de col, j'ai dû épingler et répingler patiemment pour faire tout correspondre et le pied de col a failli être trop court pour être monté sur l'encolure.

5 mars - 1 
La photo sur cintre ne rend pas hommage au col ! Je comprends la raison de tous ces morceaux de carton et plastique qui équipent les chemises du commerce.

Comme j'apprends de mes erreurs, j'ai décidé de commencer par les poches, avant de les perdre, et j'ai réussi un camouflage presque parfait, bien qu'involontaire.

5 mars - 2

Et puis comme je ne suis jamais à l'abri d'une étourderie, j'ai cousu une emmanchure à l'envers et n'ai remarqué ma méprise qu'une fois que j'avais recoupé la valeur de couture pour faire une couture rabattue ! J'avais donc, sur l'emmanchure, une marge de couture de 4 mm, c'est peu. Le tissu provient de Sacrés coupons, il est doux et frais. À l'achat, nous le voyions gris mais au moment de choisir les boutons, il s'est révélé légèrement mauve.

5 mars - 3

J'ai rallongé le dos pour qu'il reste en place dans le pantalon (mais pour ça, il va falloir remonter aussi la taille des futurs pantalons).

5 mars - 4 
(non, les boutons ne sont pas aussi espacés, c'est juste que j'en ai boutonné un sur deux)

4 mars 2019

Les revenants

Nous nous y attendions, évidemment. Voilà dix ans que nous avons installé un composteur dans le jardin, en plastique noir, et nous avions vu un peu grand : en dix ans, il n'a jamais été rempli plus qu'aux deux tiers. Comme il était haut, je n'ai jamais pu mélanger son contenu. Je ne réussissais plus à le vider non plus car les trappes en bas étaient bloquées sous le poids de la terre. Parmi nos projets pour le jardin (installer un hôtel à insectes, scarifier efficacement la pelouse, refaire le massif sous le bouleau…), il y avait la construction d'un composteur en bois. Et puis dans le journal de l'agglomération, en octobre, est paru un article sur l'écologie, mentionnant que les habitants de certaines communes pouvaient recevoir deux poules (pas nous) ou que la communauté d'agglomération fournirait des composteurs aux familles volontaires, pour un prix réduit (mais lequel ? impossible de savoir), dans le but de réduire de 700 tonnes par an la collecte d'ordures ménagères (ils sont optimistes !). La pêche aux informations a été laborieuse : 4 semaines plus tard, mon mail était resté sans réponse, le numéro de téléphone indiqué était erroné, j'ai fini par trouver le service concerné, laisser un message. Enfin, mi-décembre, j'ai passé commande. Puis j'ai reçu un mail m'invitant à m'inscrire à une réunion d'information, suivie de la remise des composteurs, le formulaire d'inscription ne fonctionnait pas, j'ai rappelé, laissé un message… et le 20 janvier, Paul m'accompagnait pour emporter le colis (35 kg).

Ce dimanche sans pluie était idéal pour procéder à l'installation. D'abord, il a fallu démonter l'ancien meuble (qui sera récupéré par une Amapienne), les vis ayant rouillé, ça n'a pas été facile. Et puis procéder au vidage, en séparant les couches. Nous avons pu remarquer que les sacs ou emballages dit "compostables" le sont peut-être, mais à l'échelle industrielle. Qu'il faut éviter les pelures d'avocat, trop dures, que les coquilles d'œufs (que je ne mets plus au compost depuis des années) sont très bien conservées, tout au fond (les vers ont fait du rangement), que le moindre petit lien en plastique, la moindre étiquette ressortent intacts, que les côtés (plus aérés), sont remplis de bonne terre alors que le centre est plus lent à se décomposer (d'où la nécessité de remuer de temps en temps — une fois par mois, nous a-t-on dit). Le compost mûr a été déposé au pied des rosiers, sur l'emplacement du potager et dans les bacs. Paul a bien ratissé le sol pour le niveller, puis nous avons installé le nouveau bac et l'avons re-rempli. Deux heures, ça nous a pris, pour finir juste avant la pluie (pas prévue).

4 mars - 1

« Commencez par une couche de feuilles mortes » disait la consigne. Bien, dans ce cas, une distribution en février-mars n'est peut-être pas une très bonne idée ? J'ai tout de même retrouvé quelques paquets de feuilles mortes dans les coins (je ne les avais pas assez mélangées), nous avons ajouté des boîtes à œufs déchiquetées, alterné soigneusement les couches de "presque terre" avec les "plus sèches" ou les épluchures récentes, un peu de carton aussi. Le nouveau composteur est rempli presque aux 3/4, mais j'ai bon espoir qu'il fonctionne un peu plus vite que l'ancien (ceci dit, il n'y avait pas d'odeur suspecte non plus).

4 mars - 34 mars - 4

Et pourquoi les revenants ? Mais c'est évident :

4 mars - 2

Et pourtant, je suis souvent allée repêcher des couteaux quelques jours après leur disparition ! Inventaire du butin : 3 couteaux, 2 économes, 3 cuillères et une bouteille de bière (mystère ? Elle n'était pas cachée dans des épluchures, quand même ! L'explication la plus plausible est qu'un étourdi l'a déposée dans la poubelle à compost au lieu du bac à verre rangé juste à côté au garage). Et rien n'a rouillé.

Malgré tout, je ne pense pas avoir encore trouvé le trou noir qui fait disparaître petites cuillères, tasses, chaussettes ou autres…

La bâche a été étalée sur la pelouse afin d'être lavée par la pluie. Gribouille, le chat des voisins, est fort intrigué… il s'approche d'un air surpris, fait le tour de cette chose bleue suspecte, jette un œil vers la maison, n'ose pas y poser une patte.

3 mars 2019

Projet 52 de Virginie #9 : l'hiver

Aujourd'hui, chez Virginie, nous illustrons l'hiver. Alors qu'il semble désormais derrière nous (attention aux surprises de mars, cependant).

L'hiver, pour moi, c'est… commençons par les mauvais côtés : je déteste avoir froid, je n'aime pas les journées si courtes, le manque de lumière, les virus qui guettent la moindre défaillance, la fatigue qui s'installe, ma peur de conduire sur le verglas, les kilos en trop qui s'invitent, le temps que je mets à me préparer le matin (enfiler chaussettes, bottines, pull, manteau, écharpe, bonnet, gants, plutôt que sauter dans une paire de sandales), les volets que je n'ouvre plus (à quoi bon ? Il fait nuit quand je pars, nuit quand je rentre).

Mais l'hiver, c'est aussi : les feux de cheminée, les décors de Noël qui s'attardent, les thés de l'hiver (aux épices, à l'amande, à la châtaigne), la neige, mon manteau bien chaud, et plus que tout, les belles journées froides et ensoleillées et le givre du matin, qui transforme le moindre buisson un peu moche en décor féérique.

3 mars - 1

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