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attraper le temps qui file…

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17 décembre 2013

Qu'est-ce qu'on mange ce soir ? (8)

Un plat rapide à préparer, pas cher, très apprécié des enfants : la couronne de pâtes !

Paul avait rapporté de son week-end louveteaux deux paquets de jambon (ayant passé une nuit et une matinée à température ambiante, mais nous évitons de jeter de la nourriture si possible). Il fallait donc les cuire ; je manquais de temps lundi. En principe, pour cette recette, j'utilise des coquillettes ou des macaronis, mais mes réserves de pâtes disparaissent mystérieusement (il semble qu'un jeune homme se fasse cuire des pâtes pour son goûter, mais 1 kg de coquillettes en 3 semaines, là il abuse !)

Pour 4-5 personnes

200 g de pâtes
4 ou 4 tranches de jambon blanc
2 œufs
10 cl de crème liquide
selon vos réserves : fromage râpé, une petite boîte de champignons émincés, de petits dés de tomate, du persil, du basilic…
coulis de tomates

Faite cuire les pâtes, égouttez-les. Tapissez un moule en couronne de jambon. Battez les œufs, la crème, les "ajouts" et mélangez aux pâtes, remplissez le moule. Enfournez à 180 °C pour 15 minutes.

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Démoulez la couronne et versez au centre le coulis de tomates (ici, de la sauce Aurore). Servez avec une salade verte.

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Et la façon très particulière dont Paul compense la pénurie de crème fraîche qui l'aide à faire passer la soupe de légumes

17 décembre4 (j'avais dit : mets un peu de fromage frais)

 

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16 décembre 2013

Les lutins s'affolent !

Après avoir chômé tout le mois de novembre pour cause de manque d'inspiration et de panne de brodeuse, forcément, les lutins sont en retard. Surtout que j'ai eu mercredi dernier l'idée géniale (j'espère) pour le cadeau d'Adrien et commandé les tissus dans la foulée (merci au passage à Butinette pour leur réactivité : 15 minutes après ma commande, j'ai appris que les coloris choisis n'étaient pas les bons pour aller avec la déco de sa chambre ; j'ai appelé Strasbourg et effectué un changement de coloris de tissus ; commande passée mercredi après-midi, reçue aujourd'hui)

J'ai donc passé ce lundi debout sur la pédale de ma machine à coudre, une main changeant les fils sur ma brodeuse, l'autre coupant et repassant. Bilan de ce week-end prolongé (en raison d'une coupure de courant toute la journée dans le quartier où je travaille, bienvenue pour moi, beaucoup moins pour mon employeur, sachant que c'est la deuxième en deux mois) : mes rideaux sont terminés, la jupe de Marie également :

(Je vous fait grâce de la photo des ourlets de rideaux, vous me croirez sur parole)

Liberty Laura and Alfie bleu ciel, modèle Ottobre (Plaid skirt, hiver 2008)

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à ma demande de l'intéressée, j'ai remplaçé la ceinture par une parementure à la tai!lle, sans surpiqure (parementure surpiquée sur les valeurs de couture), il va falloir quelques points pour la tenir en place.

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16 décembre5

 et deux petits tabliers pour petites filles

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(j'ai bien fait de les photographier, je me suis aperçue que j'avais cousu un bouton à l'envers !)

Le reste a bien avancé, j'ai eu le temps d'aller rencontrer quelques professeurs de miss Aurore samedi matin, ça fait toujours du bien d'entendre des compliments (surtout que je ne suis pas habituée). La demoiselle, en plus de ses brillants résultats dus entièrement à son mérite et son travail (jamais je n'ai mis le nez dans ses devoirs, sauf à sa demande espresse), a paraît-il une attitude exemplaire en classe, sage, posant des questions pertinentes, participant (et les deux professeurs rencontrés ont bien remarqué qu'elle devait lutter contre sa timidité pour cela), curieuse de tout (ça, je l'ai remarqué aussi, elle ne cesse de nous questionner ou d'ouvrir le dictionnaire). J'ajouterai à tout cela une grande autonomie (et je sais que ça lui demande des efforts, notamment partir au collège le matin quand il fait encore nuit). Bref, je me demande de qui elle tient…

 

 

10 décembre 2013

Les 10 du 10 décembre

Grand froid au programme ! Mais un temps lumineux comme je les aime.

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Les framboisiers sont d'un optimisme à toute épreuve cette année !10 décembre02

 

Du givre tout au long du trajet, mais j'étais équipée : bonnet, gants, écharpe

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Après une partie de la matinée passée en réunion, je file faire quelques courses et profiter du ciel bleu, en passant par le marché aux sapins qui sent si bon…

10 décembre0410 décembre05

Avant de voir, chaque mois de juin, les élèves de l'école d'art mural en décorer quelques-unes, je n'avais jamais remarqué à quel point les armoires électriques sont nombreuses en ville (et moches  !).

10 décembre06

De retour (et bredouille en plus), je n'ai plus qu'à préparer et manger mon sandwich sur un coin de bureau (pas très facile)

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Puis je retrouve une petite fille en larmes, pour une fâcherie avec sa meilleure amie. Une courte pause et je l'emmène faire les courses, ça va tellement plus vite avec elle ! Elle m'a gentiment rempli le coffre pendant que j'allais pousser la voiture en panne à l'arrière-plan (pauvres gens, ils sont bien embêtés, coincés dans ce parking souterrain)

10 décembre1010 décembre08

 S'il n'y a pas trop de vent, peut-être les illuminations tiendront-elles, cette année (en général, elles finissent par descendre et gênent la circulation)

10 décembre09

Les autres participants à ce rendez-vous mensuel sont par ici

 

 

9 décembre 2013

Petites bulles légères…

… dans un quotidien qui pèse, parfois :

Ma brodeuse qui est revenue, guérie de son indigestion : la coquine avait avalé un ruban posé pas loin, l'avais déchiqueté et mal digéré d'où un blocage complet du bras télescopique. J'en reste donc à ma première impression : cette machine est d'une solidité incroyable ! Croyez moi si vous voulez, je l'ai laissée dans son carton pendant 4 jours, pas pour la punir, mais pour finir mes rideaux, pour lesquels j'avais besoin d'un grand espace de travail.

Les rideaux en question, enfin accrochés. Je n'ai pas encore fait les ourlets du bas, je laisse le tissu se détendre si besoin (expérience de rideaux dont j'ai refait les ourlets trois fois, étonnée de m'être autant trompée)

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Une journée au Stoffenspektakel de Reims, en très bonne compagnie, joie de retrouver les copines, de se parler de vive voix et plus par claviers interposés, d'avoir tant de beaux tissus à notre portée, avec en prime un pique-nique somptueux avec table et chaises, le grand luxe ! Quelques achats indispensables (si, si) :

9 décembre19 décembre2

Une proposition de prêt de brodeuse qui m'a surprise par sa spontanéité et sa générosité. Nous ne nous connaissons pas "en vrai" et elle me fait confiance d'emblée ! L'appel presque en simultané de mon réparateur a remis notre rencontre à plus tard, mais c'est prévu.

Notre maison qui est (presque) enfin à nous (après quelques déboires avec la banque pour qui "remboursement sans frais" signifie "remboursement avec prélèvement de 800 euros de frais qui vous seront remboursés…" un jour… 15 jours après, en fait, après harcèlement téléphonique de ma part… et encore, heureusement que j'avais trouvé une lettre de notre directeur d'agence de l'époque, sinon, je pense que le "sans frais" serait resté une belle promesse en l'air !) L'allègement conséquent des mensualités va nous permettre de voir venir sereinement les travaux inévitables : changement du cumulus, des vitrages, de quelques volets, du portail…

Paul enfin libéré par l'auto-école pour la conduite accompagnée. Ce fut laborieux, mais il y est arrivé, après quelques heures de découragement, à conduire après 7h de cours au lycée, de nuit, sous la pluie, dans des quartiers pas faciles ; il a fallu une petite mise au point avec son moniteur : plus de cours en soirée, quand la concentration est au plus bas. Maintenant c'est à nous de jouer pour en faire un conducteur autonome, il en est encore à s'adapter à l'embrayage (passer du diesel au GPL n'est pas évident).

9 décembre3

 

 

7 décembre 2013

P'tit défi du 7 : la fermeture !

Avant de refermer une année de p'tit défis "techniques de couture" et de passer à tout autre chose, Casa nous a proposé de nous attaquer à un point qui terrifie les couturières débutantes : la pose de fermetures à crémaillère (nom officiel, puisque fermeture-éclair est une marque). De mon côté, je me suis fixé un défi personnel : poser une fermeture invisible. Je suis donc allée, pleine d'espoir, chez mon fournisseur préféré (Fil 2000) pour refaire un peu mon stock de fermetures de toutes les couleurs. Alors que j'étais accroupie, à chercher du rose, une dame a trébuché et se serait cogné la tête sur les étagères en bois si je n'avais été là pour amortir sa chute. Quelques minutes plus tard, je saisis une fermeture invisible et demande au patron si je peux la poser sans pied spécial.

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« Non, me dit-il, mais je peux vous vendre un pied ». Après quelques hésitations sur le fait que ce pied risque de ne pas s'adapter sur ma machine (mais le prix me convainc bien vite), je le prends et la dame qui m'est tombée dessus s'avère être une couturière aguerrie qui m'explique dans les moindres détails comment poser la fermeture.

 

Un essai plus tard, me voilà coupant en tremblant un précieux coupon de liberty pour la jupe de Marie (en tremblant doublement lorsque je m'aperçois que ce motif a un haut et un bas, que je ne peux donc pas mettre les morceaux de la jupe tête-bêche comme d'habitude. Heureusement qu'elle la veut assez courte, j'ai tout juste assez de tissu pas 1 mm de trop !)

Voici donc ma fermeture invisible :

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Vous ne la voyez pas, c'est normal, c'est que j'ai réussi la pose ! Et là, ça va mieux ?

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Bon, je n'ai plus qu'à faire les pinces, les plis, coudre la jupe, la doublure, assembler le tout et faire les ourlets… puis refaire la même chose pour celle d'Aurore (qui veut une fermeture invisible, elle aussi).

J'avais également en tête le défi inverse, puisque j'ai acheté au salon MCI cette fermeture tout-à-fait-visible, mais je n'ai pas eu encore d'idée pour l'utiliser. Auriez-vous des suggestions ? (le principe étant de cacher les bouts, quand même)

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Pour voir les autres fermetures-éclair (et la folle réalisation de Casa qui a pris le risque de se fâcher définitivement avec sa machine à coudre), c'est.

 

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28 novembre 2013

Vide-poches

À l'instigation d'Anne, j'ai inventorié les trois nids à bazar vide-poches de la maison.

Sur le meuble de l'entrée (placé près du miroir et dont le tiroir contient la brosse-à-cheveux-du-matin) :

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Un petit panier destiné aux barrettes et élastiques. Nous avons : barrettes, épingles à cheveux, filet à chignon (qui n'a pas servi depuis des années), point d'élastique (les élastiques à cheveux disparaissent à vitesse Grand V dans cette maison avec 3 filles à cheveux longs) ; mais aussi… un ruban-bracelet de Pentecôte ensemble , une dragonne d'appareil-photo, deux pastilles d'aquarelle, un porte-clés cassé, une pile, une cartouche d'encre, des épingles nourrice, la moitié d'un casse-tête, des boucles d'oreilles dépareillées, une pièce du projecteur de diapositives, un anneau porte-ciseaux, un morceau de sous-verre, un jeton à caddie, un embout de stylo cassé, une botte de Polly-pocket, deux vis de provenance mystérieuse (mais que j'espère toujours retrouver un jour), un bloque-cordon de parka, un bouton, deux perles.

Dans la cuisine :

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Deux aimants-légumes en plâtre trop lourds pour leur aimant (cadeau de fiançailles), deux piles usagées, un crochet à ustensiles, une noix, une attache métallique dont j'ai oublié l'usage, une vis, deux élastiques (pour fermer les sacs de surgelés entamés), une barrette, une pièce d'un jeu de société, un bouton, la pale cassée de mon saucier (snif !)

Dans la lingerie, le résultat entre autres de quelques vidages de poches in-extremis avant lavage :

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Deux barrettes, des perles, une cartouche d'encre (ouf !), des pions du jeu de go (définitivement inutilisable par manque de pions), du Master mind, du Brain trainer, une attache de rails de train électrique, la clé d'un journal intime, une gomme, un tube d'homéopathie, l'outil d'ouverture d'urgence du sèche-linge, une boucle de réglage de bretelle, l'autre moitié du demi-cube bleu de la cuisine (youpi !)

Je vous laisse, je vais ranger 2-3 trucs… Les enfants, venez ici im-mé-dia-te-ment !

Et chez vous, qu'est-ce qu'il y a dans le vide-poches de l'entrée (en plus de la pièce Ikea dont vous ne savez que faire) ?

 

 

27 novembre 2013

Qu'est-ce qu'on mange ce soir ? (7)

La soupe de poissons des veilles de courses

Attention, recette très difficile ! (apprise au collège du temps où nous avions des cours d'EMT)

Il vous faut :

2 grosses pommes de terre à soupe
1 oignon
1 gousse d'ail
1 boîte de sardines à l'huile
1 boîte de tomates (petit modèle)
du pain sec et du gruyère râpé

Épluchez l'oignon, l'ail et les pommes de terre, faites-les cuire à l'eau.

Mettez dans le bol du mixer les tomates avec leur jus, les sardines avec leur huile, mixez finement, ajoutez les pommes de terre et oignons égouttés, mixez rapidement (sinon, ça devient de la colle), salez, poivrez, ajoutez un peu d'eau de cuisson des pommes de terre si nécessaire (mais la soupe doit être bien épaisse). Faites griller le pain sec, coupez-le en petits morceaux. Servez la soupe bien chaude avec les croûtons et du gruyère râpé. Régalez-vous !

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26 novembre 2013

Le premier jour du reste de ma vie

Trois semaines à retenir mon souffle… le 5, j'avais rendez-vous chez le cardiologue pour une visite de routine, je voulais faire le point avec lui sur les extra-systoles qui m'ont un peu gâché la vie cet été et sur le traitement de subsitution de la thyroïde qui peut poser problème dans ce cas (et là, n'ayant plus de thyroïde, je serais bien embêtée). Le temps de trouver mon chemin dans un hôpital en travaux, j'arrive un peu juste au rendez-vous, j'ai 14 de tension, rien d'inquiétant donc. Je pose mes questions, il répond, me fait des petits dessins, l'électrocardiogramme est parfait (du jamais-vu, je pourrais l'encadrer !), et puis il décide, comme ça, de refaire une échographie, puisque je ne l'avais pas revu depuis plus d'un an. J'ai un petit souffle, rien d'inquiétant, juste à contrôler de temps en temps. Il me plaisante sur mon émotivité, je lui dis que ça empire, que je réagis aux contrariétés ou aux émotions de façon surprenante (maux d'estomac, rougeurs subites, gorge serrée, hausses de tension) et que les petites contrariétés deviennent de plus en plus grandes avec les enfants qui grandissent. Il me confirme que les petits soucis de maternelle ou de nuits entrecoupées nous semblent bien dérisoires à mesure que le temps passe. Et puis… il ne dit plus rien, il passe et repasse la sonde, et je sais ce qu'il observe : mon oreillette droite et ce qu'il avait qualifié de "curiosité" l'année précédente, peut-être un petit kyste, avait-il dit.

Je demande « Il y a quelque chose ? », il me répond « J'ai l'impression que ça a grossi ». Je me rhabille, je suis glacée. de retour à son bureau, il compare avec le bilan de 2012, dit que non, finalement, ça lui semble même un peu plus petit, mais bon, il aimerait bien pouvoir mesurer "ça" de façon plus précise, il me rappellera s'il a une idée, que je ne m'inquiète pas. J'insiste sur le fait que je suis un peu très inquiète, quand même, et qu'est-ce que "ça" pourrait être ? — Je ne sais pas, un polype peut-être… — Mais on peut faire quelque chose ? — Non, rien.

Le mercredi passe, avec son animation habituelle, en prime un cours de conduite pour Paul auquel j'assiste (il y a du mieux par rapport à la dernière fois, il touche au but, là, mais encore quelques heures pour consolider tout ça). Ce n'est que jeudi, vers 11h, que je rallume mon téléphone et trouve un message de l'assistante du cardiologue « Vous avez rendez-vous le 20 novembre à 11h30 à l'hôpital Beaujon avec le Dr X, je vous rappellerai quand vous pourrez passer chercher la lettre » Là, je tremble carrément : pourquoi un RV si rapide ? Est-ce qu'il craint quelque chose de grave ?

J'essaie de ne pas y penser, mais je mesure jour après jour, geste après geste, tout ce que je fais pour ma famille : m'occuper du linge, des papiers, des courses, des repas quotidiens, faire le taxi, l'infirmière, la coiffeuse, être là au retour du collège, du lycée, relancer des ados qui se contentent du strict minimum en termes de travail scolaire, rappeler les rendez-vous…  et si je n'étais plus là pendant une longue période ? Et si je n'étais plus là du tout ?

Le temps passe vite : répétitions de musique, problèmes avec la banque (qui me prendront pas mal d'énergie), un bal folk, le salon MCI avec une copine, mais le 15, je suis sans nouvelles, j'appelle l'hôpital : l'assistante est en vacances, elle reviendra lundi. Lundi, elle est injoignable, mardi matin aussi (j'ai appelé toutes les demi-heures, génial pour un RV qu'on veut "oublier"). J'appelle l'hôpital Beaujon, la secrétaire me dit que je n'ai pas RV ce jour-là, d'ailleurs le Dr X n'y est pas présent le mercredi matin. Comme elle sent ma panique monter, elle prend les choses en main et me rappelle 15 minutes plus tard : j'ai RV avec le Dr X à 11H à l'hôpital Bichat, en fait ! Pas besoin de lettre, il est au courant.

Mercredi 20, j'ai pas mal erré dans l'hôpital (évidemment, je ne savais pas pourquoi j'avais RV… on m'apprend que je vais passer une échographie), la secrétaire, charmante et gaie, qui m'accueille (et ne me demande pas mon nom, elle sait que c'est moi, c'est affolant, tout le monde semble au courant sauf moi) m'avertit qu'il y a deux heures de retard. Je sors mon petit en-cas, je n'ai rien pu avaler le matin, et je m'installe avec une lecture (Jane Austen). Peu avant 14h, un interne commence l'examen, puis le termine en disant « il n'y a rien ». Comment ça, rien ? Et le kyste ? Ah mais ça n'est pas un kyste, c'est une petite anomalie embryonnaire assez courante, pas grave du tout. Là-dessus arrive le Dr X, qui reprend tout depuis le début et m'assène « Je comprends pourquoi on vous a fait venir, je ne sais pas, il y a quelque chose de bizarre, regardez, la forme n'est pas du tout habituelle. Vous êtes à jeun, là ? » Heu, non, on ne m'a pas dit… « Bon, vous pouvez revenir dans la semaine ? On fera une échographie par voie interne »

Je rentre découragée, voilà 15 jours que je n'arrive plus à faire aucun projet, prendre aucune décision, et c'est reparti pour une semaine, avec une perspective peu réjouissante en plus (la sonde doit passer par l'œsophage et l'estomac).

C'était donc ce matin. Je suis partie en avance, bien m'en a pris, le train avait de retard (normal…) et le métro est resté bloqué un bon moment, j'étais tout juste à l'heure. Une infirmière m'installe, me fait avaler un anesthésiant, me rassure — ça ne va pas durer longtemps —, le médecin arrive, j'avale la sonde (un long serpent d'1 cm de diamètre !), je la sens bouger dans mon estomac, je réprime ma toux, mes hauts-le-cœur, essaie de respirer calmement malgré la sentation que l'air ne passe plus. Voilà, 5 à 10 minutes, je ne sais pas, ça m'a paru interminable. Il n'y a rien du tout, une petite bosse dans la paroi du muscle, défaut de fabrication qui n'influe en rien sur le fonctionnement.

J'ai repris ma respiration. Le point de côté à gauche, apparu 1h après l'écoute du message, le 7, que j'avais traité par le mépris, a disparu lors de mes déambulations dans Paris en fin de matinée. Je suis allée chez Matière première, Mille créations, Muji, Tout à loisirs (fermé jusqu'en février, dommage), Fil 2000 — il fallait bien que je m'occupe pour tromper ma soif, je n'avais rien avalé depuis hier 23 h et je devais attendre 3 heures encore. Et puis j'ai mangé mon premier bagel dans le train et il m'a semblé délicieux.

Je vais reprendre une activité normale… heu, non, en fait, une activité frénétique, parce que Noël c'est dans 4 semaines, que nous n'avons pas fait la moindre liste de cadeaux, que je dois revoir mes plans pour le fait-main (sans brodeuse), habiller mes filles… et refaire des projets !

24 novembre 2013

De tout et de rien… en vrac

En mode « fée du logis » :

Lorsque nous sommes arrivés dans cette maison, bénéficiant à la fois des tarifs heures creuses EDF et de la non-mitoyenneté du mur de la lingerie, j'ai changé mes procédures de lessive. Le lave-linge tourne la nuit, ce qui me permet d'embrayer sur le sèche-linge avant 7h, de plier la plus grande partie du linge (tee-shirts, pantalons, pyjamas) avant de partir travailler et d'économiser quelques heures de repassage. Comme l'adoucisseur d'eau régénère entre 3 et 5h, je programme la fin du lavage pour 2h30 au plus tard. Peu à peu, j'ai remarqué une odeur désagréable d'eau croupie qui s'incrustait dans le linge mouillé. J'ai mis cela sur le compte de ma tournée de laine bouillie, mais un cyle au vinaigre blanc, un autre avec un nettoyant spécial n'y ont quasiment rien changé. Je commençais à désespérer, à envisager de changer de lave-linge, lorsque je me suis trouvée à cours d'assouplissant un samedi soir. Je me rends sur le site de Marthe et Marie (une mine !) et prépare un assouplissant maison (bicarbonate et vinaigre), je lance ma lessive… tiens, ça ne sent pas mauvais, cette fois ! Comme j'aime avoir du linge parfumé, j'ai donc préparé une mixture moitié-assouplissant maison, moitié-assouplissant du commerce (en attendant de trouver le mélange d'huiles essentielles qui me convienne), le linge est doux, il sent bon et ma machine a gagné le droit de rester parmi nous de nombreuses années encore (à dix ans, c'est encore une jeunette, non ?)

En mode « couturière modèle » :

Mes filles ont réclamé des jupes en Liberty pour Noël. Voilà un tissu dans lequel je ne coupe pas sans être sûre à 100 % du patron. Pour corser un peu l'affaire, Aurore voulait une jupe "comme un tailleur", Marie une jupe "pas droite, sans fronces et qui tombe naturellement". J'ai donc sorti mes "toiles à matelas" (la housse de l'ancien lit d'Aurore, une vieille nappe, conservées à cet usage), copié 3 patrons Ottobre et cousu des prototypes. Modèles validés : une jupe On-trend (automne 2013)  en 34 recoupée en… 32 ? pour Aurore, jupe Plaid skirt, Automne 2008 raccourcie pour Marie. Je retarde encore le moment fatidique de la coupe définitive, trop peur de rater quelque chose.

24 novembre6

En mode « j'ai de la chance dans mon malheur » :

24 novembre5Mercredi, en pleine broderie, ma Janome déraille et fait du sur-place. Occupée à surjeter à côté, je n'entends pas tout de suite ce grincement peu ordinaire. J'essaie de la redémarrer, au cas où, mais rien n'y fait, le bras ne se déplace plus latéralement (engrenage décroché, courroie cassée ?), je m'affole un peu : elle était garantie 5 ans, je l'ai achetée vers la fin novembre 2008, j'ouvre le tiroir aux factures (rangé impeccablement il y a quelques mois)… 29 novembre, ouf ! Je n'ai plus qu'à revoir mes projets de cadeaux de Noël, car c'est certain que je n'aurai pas le temps de faire tout ce que j'avais prévu… le "docteur des machines" m'a parlé de 3 semaines de délai.

 

 

En mode « je n'aime pas la couture utilitaire » :

24 novembre4

Y a-t-il un rapport entre la panne de brodeuse et le fait que j'avais coupé mes double-rideaux dans l'après-midi ? 32 mètres d'ourlets à surjeter, puis à coudre, ça laisse peu de temps pour broder ! Mais là, je n'ai plus aucune excuse pour laisser cette fastidieuse tâche de côté.

 

 

En mode « mon mari bricole » :

Notre sapin en sapin est terminé : des tasseaux coupés, percés, poncés, teintés et un sapin facile à ranger (une fois remis à plat), qui ne perdra pas ses épines et prendra moins de place qu'un "vrai". Modèle tiré du magazine Près de chez vous (Leroy lerlin), novembre-décembre 2012. Un seul bémol : il est très lourd !

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24 novembre2

19 novembre 2013

Pour des bébés tout neufs

… le cadeau qui satisfait tout le monde (avec une incertitude du côté du bébé, trop petit pour donner son avis, peut-être aurai-je des retours d'ici 2-3 ans ?). De mon côté, je perfectionne la méthode peu à peu, je suis arrivée à un modèle sans aucun couture apparente, je ne me trompe plus dans l'ordre de montage, je pense (presque toujours) à coudre l'étiquette avant d'assembler, à changer d'aiguille pour piquer les bouts de la fermeture. Je rencontre toujours quelques difficultés : choisir les tissus et les broderies au départ (j'ai toujours des doutes) et trouver une fermeture-éclair adéquate (malgré une dizaine d'exemplaires en stock, je n'ai jamais la couleur souhaitée).

Pour Lilyrose, une trousse rose et taupe, coton et lin

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Tissu Butinnette, lin Ikea, passepoil maison

Pour Robert, les consignes étaient "bleu, chats ou poissons", eh bien croyez moi, ça n'a pas été facile. Les tissus pour enfants, en ce moment, sont multicolores et représentent essentiellement des hiboux ou des éléphants ! Heureusement que ma copine Gloubi m'a sauvée, avec des chutes de la robe de Mathilde *

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 Tissus poissons Hilco, chambray d'une de mes robes de grossesse (ça fait donc 18 ans)

Rose pour une fille, bleu pour un garçon, on tombe dans les clichés, là ! Je vais devoir me reprendre…

19 novembre6

Ah… et puis j'ai réussi à faire baisser le nombre des chaussettes orphelines, on frisait la catastrophe ces derniers temps, la caisse débordait. « Les filles et Paul, venez, j'ai un jeu pour vous ! » Ils s'y sont mis avec un certain enthousiasme, la caisse n'est plus tout à fait pleine, mais le résultat reste décevant et le mystère reste entier : où sont parties toutes ces chaussettes ?

19 novembre1

* Évidemment, j'ai vu quantité de tissus bleus à poissons ou chats rigolos au salon Créations et Savoir-faire, mais c'était trop tard !

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