Canalblog Tous les blogs Top blogs Maison, Déco & Bricolage Tous les blogs Maison, Déco & Bricolage
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

attraper le temps qui file…

Publicité
Newsletter
Albums Photos
19 juillet 2026

52/202 : gros orteil

Mais qui a suggéré ce thème, pour les photos du dimanche chez Anne ?
Moi, ça ne me dérange pas, je savais depuis longtemps ce que j'allais photographier. Ce qui me dérange plus, c'est l'arthrose qui a repris sa progression sur les articulations de mes gros orteils, m'occasionnant parfois de vives douleurs, parfois à la marche, mais surtout la nuit. Un peu la faute à l'hérédité, un peu celle de mon ancienne prof de danse classique qui m'a fait monter sur les pointes dès mes 5 ans.

Ce qui fait que ce dimanche, je vous propose non seulement des photos de mon orteil, mais aussi de l'intérieur de mon orteil !
Avant l'opération (hallux rigidus)

Et après, avec un bonus surprise : la petite vis laissée par le chirurgien (qui a dit qu'on pouvait l'enlever si elle me gênait — repasser sur le billard ? non merci). Le kiné m'a prévenue : ça décuple la douleur en cas de choc. Bon, dans l'absolu, se cogner l'orteil n'est jamais agréable, hein, mais j'ai fait l'expérience une fois, ça m'a suffi. Depuis, moi qui suis plutôt maladroite, plus jamais je ne me cogne à cet endroit-là (et pourtant, j'ai des bleus partout, sur les jambes, les bras…)

 

L'opération n'a hélas pas fait de miracle, j'ai dû la compléter par 18 mois de séances de kiné (du coup je me demande si cela n'aurait pas suffi) et maintenant, l'orteil gauche fait des siennes à son tour. Une aponévrosite est venue compléter le tableau, adieu les chaussures élégantes, je dois porter des semelles tout l'hiver. Pour l'été, j'ai trouvé des sandales de randonnée pas trop laides, portables au quotidien. Heureusement que mon emploi ne m'impose pas les talons ! 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publicité
12 juillet 2026

52/2026 : sentinelle

On ne s'ennuie pas, chez Anne, les mots sont variés, d'un dimanche à l'autre !
Cette fois, je m'y suis prise à l'avance, ne pouvant pas passer des photos de mon appareil photo vers l'ordinateur portable, quand je ne suis pas à la maison (l'un des multiples mystères informatiques de cet appareil).

La sentinelle surveille, fait le guet, protège un lieu ou des personnes. J'avais pensé au zouave du Pont de l'Alma, qui est passé d'un statut militaire à celui de surveiller les crues de la Seine, mais j'ai parcouru toute ma photothèque sans le trouver (un objectif pour ma prochaine balade à Paris). En revanche, j'ai trouvé un autre guetteur.

Hélas, personne n'était chargé de le surveiller, alors après plusieurs actes de vandalisme, il est venu surveiller l'entrée du port de plaisance au bout de la jetée et je lui rends visite à chacune de mes courses de bord de mer : de ses pieds, je pars pour mon dernier kilomètre avant le retour à l'appartement.

Une autre sentinelle surveille le port, de plus haut cette fois.

Du 9e étage, nous sommes juste à sa hauteur.

Surnommés "sentinelles de la mer", les phares ont bien un rôle de protection, mais celui-ci, situé en plein marais charentais, s'est endormi (qui sait, avec la montée du niveau de la mer, il pourrait bien reprendre du service ?)

Dans le port de Cherbourg, on ne rigole pas avec le règlement : nous nous étions approchés trop près du port militaire pour nous mettre à l'abri du vent, on nous sommés de prendre le large.

Côté protection et surveillance, il y a mes bateaux préférés (l'un de mes arrières-grands pères y travaillait) : les courageuses abeilles, jamais en repos.

Enfin, bien malgré moi, je suis un peu la sentinelle de  notre rue : habitant tout au bout de l'impasse, notre évier de cuisine est placé sous la fenêtre, si bien que je ne peux m'empêcher de lever les yeux dès que je perçois un mouvement dans la rue…

 

5 juillet 2026

52/2026 : quotidien

Le thème de ce dimanche, proposé par Anne, m'a un peu prise de court : le quotidien, dans ma tête, c'est l'envers du décor, ce que je ne photographie pas, parce que je ne le trouve pas très esthétique.
Le quotidien, c'est… du ménage, encore et toujours du ménage. Un nouvel aspirateur, qui est moins efficace que l'ancien (et le tuyau est beaucoup plus lourd, alors je râle)

Un sol de cuisine qu'il faudrait laver tous les jours (je me suis acheté un balai bien pratique qui passe partout)

Le linge à laver, étendre et repasser (j'ai refait ma housse de table à repasser dans un joli tissu, pour la troisième fois. Encore une, dans 3-4 ans, et puis je n'aurai plus assez de chutes de ces anciens rideaux tant aimés)

Le désordre inévitable d'une maison qui vit, mais qu'on ne peut cacher aux visiteurs, puisque l'entrée est ouverte sur le séjour, le couloir, l'escalier (Aurore se coud une robe)

La fenêtre de la cuisine, placée au-dessus de l'évier (mauvaise idée) et ses vitres maculées de gouttes d'eau séchées (mais Marie m'a trouvé un chiffon magique qui ne laisse aucune trace… pourvu que je le passe plusieurs fois par jour)

L'éternelle question de "qu'est-ce qu'on mange ce soir ?" en voyant le contenu du panier de l'Amap (pff, des blettes, en juillet ?)

Et notre indispensable tableau de cuisine, où nous notons des idées de plats, un bout de recette, une liste des achats (autres que la liste de courses hebdomadaires où chacun est censé noter le produit qu'il vient de terminer — dans la réalité, je suis à peu près la seule à le faire)

 

 

 

 

4 juillet 2026

Juin en musique

Juin a commencé un lendemain de canicule et se termine… un lendemain de canicule. Comme toujours, le mois a été chargé et fatigant, et ces dix jours de chaleur intense ont été de trop, nous sommes à l'image de cette pivoine : au bord de l'épuisement ! Je redoute l'été, surtout pour le jardin qui souffre cruellement de la sécheresse.

1/ La température a chuté de 10 degrés, on respire enfin !
2/ Notre chef nous est revenu en meilleure santé et n'a rien perdu de son humour (il vient d'inventer un nouvel instrument : l'accornemuse), mais il lui faudra se ménager (sous surveillance collective).

3/ Même la pluie nous semble agréable (quand elle reste faible), tant nous avions besoin de rafraîchissement.
4/ Je réussis enfin à consulter le permis de construire, affiché il y a 10 jours à côté de chez nous. La maison est beaucoup trop moderne et cubique pour le quartier (l'architecte des bâtiments de France était contre, mais son avis ne compte pas, visiblement) et le noyer doit être abattu (contre l'avis des bâtiments de France) mais nous la verrons à peine et il n'y aura pas de vis-à-vis.
5/ Je trouve en occasion le petit livre (épuisé en neuf) que je souhaitais offrir et j'en profite pour une petite balade photographique, pour le défi de dimanche.

6/ Pour une fois, je suis allée au petit bal pour danser (je ne pouvais pas me libérer à temps pour jouer) et je me suis bien amusée, il y avait plein d'enfants (et des mamans et même quelques papas).
7/ La météo nous accorde de savourer un barbecue sur la terrasse, et même une sieste (sous un plaid), avant le retour de la pluie.
8/ Le SMS de résultat du dépistage, promis sous 48h, arrive trois semaines après, alors que je désespérais de l'obtenir (on me demandait un numéro à 14 chiffres que j'étais bien en peine de trouver, même après avoir récupéré lettre d'invitation et enveloppe dans la poubelle). Il faudrait voir à donner des informations correctes aux patients. 
9/ Les ancolies, semées il y a 15 jours, pointent enfin le bout de leurs cotylédons, il était temps, j'allais récupérer les pots pour autre chose ! 
10/ Dernière sortie (?) en conduite accompagnée, Aurore maîtrise enfin le difficile démarrage de la Sandero. Alors que nous repartons, après un entraînement au créneau, une dame âgée nous fait signe. Nous repassons, elle refait signe : elle (et son mari) sont perdus (ils sont descendus 2 arrêts de bus trop tôt), nous les embarquons pour les déposer devant chez leur médecin, 800 m plus loin.
11/  Je teste (des années après tout le monde) les smashes potatoes : pas mauvais, ça change un peu des salades ordinaires.
12/ Un tour au marché pour des abricots, des pêches et du melon : l'été est là !
13/ Notre petite audition s'est plutôt bien déroulée, à part deux petits passages délicats que j'espère maîtriser avant le prochain concert.

14/ Nous avons avancé la fête des pères d'une semaine, en allant au restaurant marocain qui le faisait rêver depuis si longtemps. En prime, c'est le vide-grenier du quartier et je trouve un dénoyauteur à fruits… test en août avec les mirabelles.
15/ Après une journée de travail, un retour dans la touffeur, 1h30 de cours de musique et la réunion des pilotes de triporteurs, je rentre dans la fraîcheur du début de nuit embaumée par des arbustes fleuris sur presque tout mon parcours.
16/ La répétition pour la fête de la musique a été vite bouclée (la prestation ne durera qu'une petite heure), ce qui nous laisse largement le temps de fêter un anniversaire. Et voilà la fin d'une année pleine de bouleversements, espérons que la prochaine sera plus sereine.
17/ La folle idée d'une messe des peuples a été lancée à la dernière minute, nous arrivons à cette seconde répétition sans trop savoir ce qui nous attend (chanter ? jouer ?). Finalement, grâce au talent et à la patience de notre meneuse, nous arrivons en deux heures à apprendre une douzaine de chants dans 10 langues différentes, avec des partitions parfois sommaires, le tout dans la bonne humeur.

18/ Ce jeudi est notre unique soirée à la maison de la semaine. Il commence à faire vraiment chaud, l'orage du soir est donc le bienvenu : si la température n'a guère baissé, le jardin apprécie d'avoir un peu d'eau.
19/ Comme chaque année, le barbecue des "petites mains" de la paroisse commence par un fort vent au moment de dresser les tables. Un joyeux moment de rencontres, discussions, dégustation de spécialités des uns et des autres, chants, sketches…

20/ Pendant que Calibeurdaine participe à la fête de la musique, je joue de la viole de gambe dans une rencontre de clavecinistes. Je profite d'une matinée libre pour retoucher ma jupe noire trop petite, le concert se déroule dans incident notable (nous avons réussi à rester accordés jusqu'à la fin du morceau, ce qui n'était pas gagné vu la température et l'hygrométrie de la pièce) et, au retour, nous sommes tous les deux trop fatigués par la chaleur pour ressortir. Nous n'entendons même pas rentrer nos jeunes, qui sont allés écouter les différents groupes de la fête de la musique.
21/ Debout de bonne heure, je m'épate moi-même me faisant un chignon volumineux en quelques minutes (je n'avais pas le cœur de réveiller Marie). Mon costume breton n'étant pas adapté à la canicule (nos amies antillaises, africaines ou colombienne sont mieux loties), je choisis le compromis en enfilant une blouse légère et en laissant mon lourd châle de drap noir sur le dossier de ma chaise, je trouve une bonne âme pour épingler ma coiffe. Et c'est parti pour une messe exceptionnelle et une belle journée partagée.

22/ La maison reste encore relativement fraîche (25 en bas, 28 en haut), j'ai commencé à travailler 1h plus tôt, pour faire une pause de midi un peu plus longue et éteindre mon ordinateur avant de suffoquer. Aurore m'accompagne pour deux petites courses, en traversant le bois à pied, c'est encore agréable d'être dehors.
23/ La journée a été plus chaude (on prend un degré chaque jour), mais nous assistons le soir au concert de l'harmonie : deux heures dans un théâtre climatisé, quel confort ! En revanche, la chaleur quand nous sortons à 23h est encore intense. Marie s'est installée dans la chambre d'amis, Aurore sous la tente dans le jardin et nous, au salon : l'étage est trop chaud.
24/ La maison reste strictement à 8 degrés de moins que l'extérieur, mais comme il fait 38°… j'ai badigeonné les velux au blanc de Meudon et il me semble que ça fait une différence (au moins, je n'aurai rien dépensé pour un gadget inefficace). Après être allée chercher une pièce pour le vélo de Marie, je fais une petite sieste, puis range le garage, une corvée que je repousse depuis des semaines : il y ferait presque frais, peut-être "seulement" 29 ! Je me souviens de notre emménagement en août 2003, par 43°, Guillaume était parti conduire les enfants au Havre et j'avais passé presque toute la journée à monter des étagères et vider des cartons dans la cave…
25/ Soirée bricolage : je monte mon nouveau garde-boue pendant que Marie et Guillaume s'occupent de la roue libre. Tout le monde est en nage, mais nos vélos sont de nouveau en état de marche. Dans la soirée, un orage fait à peine baisser la température, mais arrose correctement le jardin.

26/ La petite pluie de début d'après-midi a rendu l'atmosphère tropicale et je suffoque devant mon ordinateur. Depuis lundi, nous concoctons des menus frais, variés, équilibrés avec un minimum de cuisine. Ce soir, ce sera tapas (le gaspacho — tout fait — c'est la vie !), avant d'enfourcher nos vélos pour la dernière prière de Taizé. Nous n'étions pas nombreux, mais heureux de nous retrouver.
27/ Nos voisins du n°1 nous ont conviés (nous habitons au n°3) à rencontrer les futurs acquéreurs du terrain qui deviendra le n°2. Un agréable moment pour discuter arbres, murs mitoyens, vis-à-vis, portail, et envier leur projet de maison passive, avec toiture végétalisée et immense citerne d'eau de pluie. J'ai bien insisté sur le fait que les "pénibles" de la rue sont partis et que nous n'acceptons que des voisins sympathiques… ce qui semble être le cas.
28/ Après l'orage d'hier (impressionnant côté vent et foudre, mais qui n'a fait aucun dégât dans le coin), on respire enfin. Les filles rentrent de leur WE breton, Aurore est fière de sa conduite assurée sur l'autoroute, chacun peut enfin réintégrer sa chambre sans étouffer.
29/ Bon, finalement, la foudre est tombée sur une installation électrique près de la gare, les trains circulent au ralenti et au compte-gouttes jusqu'à vendredi. Lorsque j'arrive en gare, une panne d'aiguillage ajoute à la pagaille et plus aucun train ne circule. À tout hasard, je descends voir les bus et… celui pour Versailles vient d'arriver et il est presque vide, quelle aubaine ! 
30/ On termine le mois en musique, avec une répétition très décousue (aucun bal en vue, on a joué pour le plaisir entre deux blagues et jeux de mots), suivie par un verre et des gâteaux : l'un de nos guitaristes (il ne venait plus que rarement) quitte la région… bientôt un bal en Sologne ?

1 juillet 2026

50 nuances de littérature #6

Après le tour du monde (qui n'est peut-être par terminé…), j'entreprends de visiter, par mes lectures, chacun des États-Unis d'Amérique. En juin, je n'ai lu "que" 3 livres pour le défi* et j'en ai écouté deux – pour un total de 1953 pages, et j'ai visité 3 nouveaux états, ce qui porte les états visités à 25 (moitié de l'année, moitié des états, un score parfait !)
 * Le 4e était en fait d'un auteur canadien, j'ai été égarée par une biographie erronée qui le disait né en Georgie. Au passage, j'ai constaté que Dorothy M. Johnson est née dans l'Iowa, pas du tout dans le Montana. L'existence d'une "école du Montana", rassemblant quantité d'écrivains originaires de tout le pays m'a bine compliqué la tâche pour retrouver un romancier de cet état ! (mais j'ai trouvé)

Maine
Stephen King, Après (texte audio). 

Grandir, c'est parfois affronter  les démons qui vous hantent. Jamie n’est pas un enfant comme les autres : il a le pouvoir de parler avec les morts. Mais si ce don extraordinaire n’a pas de prix, il peut lui coûter cher. C’est ce que Jamie va découvrir lorsqu’une inspectrice de la police de New York lui demande son aide pour traquer un tueur qui menace de frapper… depuis sa tombe.
J'ai hésité à écouter ce thriller, mais je l'ai trouvé bien moins effrayant que je ne le craignais, peut-être parce qu'il est raconté à hauteur d'enfant. Le tour d'écrou de James (et surtout le film Les autres qui s'en inspire) sont beaucoup plus angoissants. 

« Pour se mettre à croire, il faut surmonter un obstacle de taille, et les gens intelligents ont sans doute plus de difficulté. Ces gens-là ont beaucoup de connaissances, ce qui leur donne peut-être l'impression de tout savoir. »

« — Ça doit te faire un drôle d'effet, cette faculté que tu as. Carrément bizarre. Ça te fiche pas la frousse ?
J'ai failli lui demander si ça ne lui fichait pas la frousse de penser que les étoiles dans le ciel tournaient pour l'éternité, mais ça ne valait pas la peine, et je lui ai simplement répondu que non. On s'habitue aux choses prodigieuses, on finit par les tenir pour acquises. Et on a beau essayer de lutter, ça ne sert à rien. Le monde est plein de prodiges, voilà tout. »

 

Nebraska
Dan Chaon, Cette vie ou une autre.

Miles Cheshire, la trentaine, cherche son frère jumeau Hayden, schizophrène et disparu depuis une dizaine d’années. Lucy Lattimore, peu après la remise des diplômes, s’enfuit avec George Orson, son charismatique professeur d’histoire. Ryan Schuyler, un autre étudiant, découvre le secret de ses origines et quitte tout. Laissant derrière eux une vie banale, ils sont prêts à suivre celui qui leur promet le rêve et l'aventure. Mais Jay, le père biologique, qui semble à peine plus âgé que son fils, ou George, le charismatique professeur, sont-ils vraiment ce qu'ils prétendent être ? 

« Il faut que je prenne une autre direction, songea Miles. 
On peut vivre sa vie judicieusement si l'on prend le temps de la réflexion. Si l'on fait des projets et que l'on s'y tient. Pourtant, bien qu'il fût animé des meilleurs intentions, il se surprit, une fois de plus, à éplucher ses dossiers. Il se surprit à regarder par la fenêtre de son appartement, en direction du nord-est, au-delà de la cime des arbres qui délimitait la banlieue. À quelques centaines de mètres se trouvait la rue où sa famille avait vécu, et il sentait la vieille maison lui lancer des signaux qu'il était incapable d'interpréter, lui télégraphier son absence puisque, bien sûr, elle n’existait plus. »

« Qu’allait-il arriver à Lucy Lattimore, se demanda-t-elle. Si elle disparaissait des archives publiques, si elle n’occupait jamais un emploi, ne se présentait jamais à l’examen du permis de conduire, ne payait jamais d’impôts, ne se mariait jamais et n’avait pas d’enfants, si elle ne mourait jamais, existerait-elle encore dans deux cents ans, flottant librement, dans quelque banque de données ? A un certain moment, déciderait-on de l’effacer de la liste ? »

« Il reconnaissait que c'était marrant de se déguiser, l'instant où, dans la glace, un nouveau visage le regardait. Ça faisait un bon moment qu'il voyageait loin de lui-même, songeait-il – depuis des années et des années, peut-être, il essayait d'imaginer des moyens de fuir – et c'est ce qu'il était en train de faire. Et c'était même plutôt glamour dans une salle de bains comme celle-ci : la glace qui recouvrait un mur entier et les magnifiques lavabos en porcelaine, le jacuzzi encastré, la cabine de douche avec sa paroi en verre dépoli, les toilettes à part dans leur propre petit espace avec un téléphone mural à côté du dérouleur de papier toilette. Tout était très sophistiqué, se dit-il, et il ajusta les lunettes noires de Kasimir Czernewski et se lava les dents. »

 

Maryland
Barbara Kingsolver, Les cochons au paradis.

J'avais lu ce roman il y a tellement longtemps que j'en avais oublié la plus grande partie. Suite de L'arbre aux haricots, on y retrouve Taylor et sa fille Turtle. Cette dernière, témoin d'un accident, sauve la vie d'un jeune homme, ce qui lui vaut les honneurs de la télévision. Son passage à l'écran alerte une jeune avocate spécialiste des droits de l'enfant indien qui remet en cause la validité de l'adoption de la petite fille. Taylor quitte alors son amoureux, sa maison, ses amis et prend la fuite à travers le pays. Grâce à sa mère Alice, séparée de son tout nouveau (et décevant) mari, à leur cousine Sugar, au vieux Cash, Cherokee de retour dans son village natal et à nombre de personnages hauts en couleurs, les liens familiaux et l'amour finiront par venir à bout d'une situation inextricable.

« Jax prend appui sur un coude et se met à lui montrer des constellations : La Grande Ourse, qu’Annawake connaît depuis qu’elle a appris à marcher, et les Pléiades.
— Les quoi ? — Pléiades. Les sept sœurs.
Elle avale une longue gorgée de bière et grimace en direction du ciel. “Vous autres, vous devez avoir de meilleurs yeux que nous. En Cherokee, il n’y en a que six. Les six mauvais garçons. Anitsutsa.
— Anitsutsa ? — Oui. Ou disihgwa, les cochons. Les six cochons au paradis” »

« Je pense à Jax, Lou Ann, Dwayne Ray, et toi bien sûr, Mattie, à tous ces gens comme étant ma famille. Mais quand on ne met jamais un nom sur les choses, on accepte l'idée que les gens peuvent partir quand ils en ont envie. »

 

Oregon
Lisa Gardner, L'été d'avant (série Frankie Elkin, 1/3 - Livre audio).

Frankie Elkin a fait de la recherche de personnes disparues sa raison de vivre depuis plusieurs années. Cette fois, elle arrive dans un quartier dangereux de Boston pour chercher les traces d’Angélique Badeau, une jeune fille brillante qui s’est volatilisée du jour au lendemain, onze mois plus tôt. Guidée par son intuition, son entêtement et une profonde culpabilité personnelle, Frankie va s’immerger dans le passé de la victime, explorer un quartier toujours hanté par le souvenir de cette disparition et se heurter au silence de ceux qui ont le plus à perdre. À mesure que les secrets de l’été d’avant se dévoilent, le danger se rapproche, car certaines vérités ne veulent pas être révélées. 
J'essaye d'attraper le 2e tome, mais il est impossible de réserver un livre audio, ni de mettre une alerte pour savoir quand il est disponible, avec en plus un bug informatique sur certains livres audio empêchant de les rendre quand on les a écoutés, les bloquant pendant 4 semaines, c'est une vraie loterie !

« Quand j’étais petite, les alertes enlèvements n’existaient pas, on ne disait pas en permanence aux enfants de se méfier des inconnus. Dès l’âge de sept ans, on se sentait libre de rouler des kilomètres à vélo. À neuf ans, certaines de mes amies avaient déjà les clés de chez elles. Et pourquoi pas ? On ne s’inquiétait pas. C’était le temps de l’insouciance. Aucun de nous, je pense, ne se rendait compte que nous vivions une parenthèse enchantée que la génération suivante n’aurait jamais la chance de connaître. »

« Vous voulez savoir qui je suis, monsieur l'enquêteur de première classe ? Vous avez vérifié mes antécédents. Vous savez déjà tout ce qu'il y a à savoir. Je suis une femme incapable de rester très longtemps au même endroit. Je n'entretiens pas de relation durable. Je n'accorde aucune importance au bien matériel ou à la stabilité financière. Et je dois résister tous les jours à la tentation de boire. Vous savez pourquoi je suis douée ? Pour ça. Retrouver des disparus. Rouvrir des vieux dossiers. Je ne sais pas pourquoi. Mais c'est mon talent, et comme c'est à peu près le seul, je ne le lâche pas. »

 

Nevada
Willy Vlautin, Ballade pour Leroy.

Gravement blessé en Irak, Leroy enchaîne les séjours à l'hôpital avant de terminer dans un foyer pour handicapés mentaux. Lors d'un bref retour de sa lucidité, il décide mettre fin à ses jours et passe plusieurs semaines dans le coma. Plusieurs personnes se croisent à son chevet : sa mère, Darla, qui a pris un boulot de caissière près de l'hôpital pour passer le plus de temps possible à lire à son fils les romans de science-fiction qu'il affectionnait ; Freddie, le gardien de nuit du foyer, qui cumule deux emplois et malgré cela ne peut rembourser les dettes contractées pour les opérations subies par sa petite fille ; Pauline, l'infirmière pleine d'empathie qui se dévoue pour ses patients et son père ; Jo, l'adolescente fugueuse tombée aux milieu d'une bande de drogués. Alors que le jeune homme réécrit en rêve son histoire d'amour avec son ancienne petite amie Jeanette, sur fond de dystopie, tous ces personnages reprennent peu à peu les rênes de leurs vies.

« L'infirmière consulta sa montre. Son service prenait fin dans trois quarts d'heure. Elle avait presque terminé de remplir les dossiers des malades et quelqu'un d'autre s'occupait d'administrer les médicaments du soir. Elle s'agenouilla, laça une fois de plus ses chaussures puis se dirigea vers la chambre de son dernier patient, Mr. Flory. C'était un vieil homme maigre au visage tanné, qui était atteint d'un cancer de l'estomac de stade 4. Il était allongé sur le côté, les yeux rivés sur le couloir, et il sourit quand il la vit.
— Vous n'êtes pas encore rentrée chez vous ? — Bientôt. J'en vois le bout. Vous êtes mon dernier patient, Mr. Flory. Je garde toujours le meilleur pour la fin. »

« Freddie McCall dormait sur le canapé quand le réveil sonna. Le feu s'était éteint et il faisait froid. Il se leva, plia son sac de couchage, se changea, se débarbouilla et partit pour le foyer. Une fois sur place, il aida les résidents à se coucher, nettoya la cuisine et la salle de bains, fit quatre lessives et répara la porte d'un meuble. Il était plus de minuit quand il s'arrêta. Il s'assit à la table de la cuisine, lut le journal et s'endormit. C'est la sonnerie de son téléphone qui le réveilla une heure plus tard. Il le chercha dans la poche de son manteau, l'approcha de son oreille et entendit la voix de son ex-femme. »

Alabama
Zelda Fitzgerald, Accordez-moi cette valse.

Alaska
David Vann, Komodo.

Arkansas
John Grisham, La chance d'une vie.
John Grisham, Les oubliés. (livre audio)

Arizona
Brady Udall, Le polygame solitaire.

Californie
Leila Mottley, Arpenter la nuit.

Caroline du Sud
Ron Rash, Le monde à l'endroit.

Colorado
Kent Haruf, Nos âmes la nuit.
Kent Haruf, Le chant des plaines.
Kent Haruf, Les gens de Holt County.

Iowa
Dorothy M. Johnson, La colline des potences.

Maine
Stephen King, Billy Summers (livre audio).

Maryland
Barbara Kingsolver, L'arbre aux haricots.

Massachussets
Russell Banks, Trailerpark.

Michigan
Laura Kasischke, Esprit d'hiver.

Minnesotta
Louise Erdrich, Comme des pas dans la neige.

Mississipi
Richard Ford, Une saison ardente.

New Hampshire
Joyce Maynard, L'hôtel des oiseaux (livre audio).
Joyce Maynard, Baby love.

New Jersey
Paul Auster, Le diable par la queue, suivi de Pourquoi écrire ?
Paul Auster, Baumgartner.

New York
Joyce Carol Oates, Nous étions les Mulvaney.
Douglas Kennedy, Ailleurs chez moi (livre audio).

Ohio
Toni Morrison, Sula.

Pennsylvanie 
Helene Hanff, 84 Charing Cross Road.

Michael Connelly, Le poète (livre audio).
Michael Connelly, L'épouvantail (livre audio).

Rhode Islan
Cormac McCarthy, Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme.

Vermont
Robin MacArthur, Les femmes de Heart Spring Mountain.

Publicité
28 juin 2026

52/2026 : éphémère

Ce dimanche, Anne nous propose un thème qui peut être l'incarnation de la photographie : figer un instant, un mouvement, un reflet, rendre durable un moment éphémère.

J'avais d'abord pensé à ma fleur préférée (et j'ai été bien inspirée de la photographier avant la canicule, parce que ce dimanche, il ne reste rien de ce pied qui m'offrait une nouvelle fleur chaque jour).

Cette semaine, c'est dans le congélateur qui nous avons puisé un peu de réconfort, notamment au moment du dessert. Un plaisir éphémère qu'il ne fallait pas trop tarder à déguster, sous peine de le voir fondre en quelques minutes.

Vous êtes plutôt café, chocolat ?

Ou fruits exotiques ?

Et puis vendredi, j'ai aperçu cette affiche sur la porte du temple. Accablée par la chaleur, je n'ai pas du tout pense à la photographier. J'y suis retournée ce matin, mais elle avait disparu, le spectacle ayant eu lieu hier soir. Un affichage éphémère, donc…

 

24 juin 2026

Pour une (grande) petite fille

La maman a été l'une de nos baby-sitters, lorsqu'elle était dans ses premières années de médecine (elle jouait au Docteur Maboul avec les enfants). Nous la revoyons de temps en temps avec plaisir, quand elle revient de Lyon et passe quelques jours chez ses parents. L'été dernier, elle a eu une adorable petite fille. J'avais offert une trousse personnalisée à chaque premier né de cette famille, mais je ne sais pas pourquoi, je ne l'avais pas fait cette fois. 
Quand j'ai programmé mon petit séjour lyonnais, j'ai demandé à mon amie le numéro de sa fille, un RV a été pris et je me suis dépêchée de me mettre à la couture. J'avais une broderie toute trouvée : un petit lot de motifs créé par Stickbaer au printemps 2020. La bouteille de gel hydroalcoolique et les mouchoirs ne m'inspiraient pas, mais la petite lapine, avec son masque et sa trousse de médecin, était vraiment toute indiquée !

J'ai pu aller lui rendre visite avec Paul, qu'elle était contente de revoir après tant d'années.

Il va travailler à la rentrée dans une crèche du quartier, mais pas celle d'Amandine. Ça aurait été une drôle de coïncidence ! 

Amandine a bien grandi, elle est pleine d'énergie et toujours aussi mignonne. J'ai également fait la connaissance du papa.

La trousse a beaucoup plu, je pense qu'elle sera utilisée et que je la reverrai, à l'occasion.

 

 

 

21 juin 2026

52/2026 : jovial

Ce dimanche, c'est la jovialité qui est à l'honneur chez Anne.
Des visages jovials, j'en ai croisé toute cette semaine : lundi, lors de notre réunion de pilotes de triporteurs, les sourires étaient sur toutes les lèvres, mais si je devrais citer un exemple de jovialité, ce serait notre président, toujours souriant, toujours de bonne humeur et plein d'entrain.
Mardi, dernière répétition de l'année, dans la joie et l'enthousiasme, un programme court (pour 1h de fête de la musique) vite bouclé, afin de profiter des gâteaux d'anniversaire qui ont terminé la soirée.
Mercredi, répétition de chorale pour la messe de dimanche, un programme exceptionnel et pas facile : 15 chants dans 13 langues différentes, des rythmes musicaux inhabituels et des partitions approximatives, la plupart manuscrites. Beaucoup y allaient avec appréhension, mais on a beaucoup rigolé et au final, nous pouvons être fiers de nous (notre prononciation du Wolof ou de l'espagnol colombien n'est pas parfaite, loin de là, mais ça va le faire)
Jeudi, repos bien mérité et un orage très pluvieux, ouf !
Vendredi barbecue des "petites mains" de la paroisse, de nouvelles rencontres, des anecdotes, de petites animations impromptues et des sourires, toujours.
Samedi, concert de viole de gambe, les cordes ont tenu l'accord jusqu'à la fin du morceau, ce n'était pas gagné.

Mais je n'allais pas exposer ici tous ces amis souriants qui n'ont pas donné leur accord… alors j'ai cherché des visages jovials qui sont exposés à la vue de tous : il suffit d'une promenade parisienne pour les rencontrer et il y a même des animaux (et même un chat souriant dans un cimetière). Parmi ces sculptures, l'une ne vient pas de Paris, saurez-vous laquelle ?

14 juin 2026

52/2026 : jardin

Cette semaine, Anne nous propose une promenade au jardin. Je dois me rendre à l'évidence : je n'ai pas la main verte. Je viens d'en avoir une fois de plus la preuve en inspectant mes dernières plantations : les mini-plants de cosmos et de coréopsis, plantés le long du grillage, ont été dévorés par les poules, des 15 bulbes de croscomias, seuls 8 ont poussé, et les graines de soucis n'ont pas germé. Devant la maison, en revanche, le chardon bleu que j'ai planté fin avril (pour exorciser la malédiction des vilains chardons que j'arrache par dizaines chaque mois ?) semble se plaire :

Notre jardin n'est pas tiré au cordeau, la pelouse contient beaucoup plus de trèfle et de géraniums sauvages que d'herbe et, depuis quelques étés, nous pratiquons une tonte partielle, ne dégageant que les endroits où nous passons quotidiennement. Les zones fleuries nourrissent les insectes et l'herbe coupée peut être déposée dans le composteur sans risque de l'étouffer. J'en donne quelques poignées aux poules, pour combler leurs besoins en silice, plutôt de que les laisser vagabonder librement dans le jardin sans surveillance (elles sont vite fait d'aller creuser là où il ne faut pas).

Nos prédécesseurs avaient la main lourde sur les pesticides et désherbants (ils nous ont laissé tout leur stock de flacons) et ce n'est qu'après quelques années que les mauvaises herbes sont devenus envahissantes, mais je n'ai ni le courage, ni l'énergie, ni le temps nécessaire pour nettoyer, tailler, désherber, biner… je laisse donc la nature faire sa part, tant pis pour les intégristes de la pelouse et des plates-bandes nickel.
Ah, finalement, la menthe, c'est envahissant !

Les bacs construits par Marie tiennent encore le coup (mais les planches du fond pourrissent, il a fallu en réparer un l'an dernier)

Le rosier (magnifique en mai) commence à décliner mais le jasmin prend le relais

L'églantier du fond du jardin me ravit toujours autant

Juste à côté, ce sont les cassissiers (encore une zone fouillis) qui ont donné des fruits énormes et abondants

À force d'ardoise pilée, j'ai réussi à obtenir des hortensias presque bleus (ils redeviennent irrémédiablement roses au moindre relâchement)

Enfin, je ne suis pas non plus la reine des plantes d'intérieur, mais les orchidées tiennent le coup

Et puis, à la demande de Tanette, voici ma plante ressuscitée (la tige du milieu commence à reverdir elle aussi)

 

 

7 juin 2026

52/2026 : ritournelle

Travaillant dans le domaine de la musique, le mot du jour chez Anne m'inspire, forcément. Mais comment prendre une petite ligne de musique en photo ?
Ce mot vient de l'italien Ritornello « répétition d’un motif musical », dérivé de ritorno (retour), lui-même dérivé de tornare (tourner). Bref, la petite mélodie qui vous tourne dans la tête, qui revient régulièrement dans une scène musicale.
Sa définition musicale est : Court passage instrumental qui introduit et, habituellement, termine un air, ou en sépare les strophes en revenant régulièrement, comme un refrain. Aux XVIIe et XVIII
e siècles, la ritournelle fut utilisée dans l’opéra, l’oratorio, la cantate et l’opéra-ballet.
 Par extension. Chanson simple et peu variée. Une ritournelle obsédante.
 Fig. et fam. Idée à laquelle on revient sans cesse, propos ressassé. Il a encore exposé ses griefs : c’est toujours la même ritournelle.

Je vais commencer par le côté répétitif :
Je suis retournée à mes armoires électriques peintes, choisissant cette fois celles sur le thème de la musique baroque (avenue de Paris). Les deux premières sont justement consacrées aux plus célèbres compositeurs français d'opéras aux XVIIe et XVIIIe siècles : Lully et Rameau. 
Mais j'ai eu beau tourner et retourner sur la place du château, je n'ai pas trouvé Lully. Peut-être cette armoire a-t-elle été enterrée pour laisser le champ libre au flot continu de touristes circulant entre le château et les deux gares les plus proches ? La photo trouvée sur internet est pourtant récente et postérieure aux travaux de cette contre-allée.

En remontant l'avenue, j'ai rencontré le Roi Soleil : Louis XIV, âgé de 14 ans, dans son costume d'Apollon, celui qu'il portait lorsqu'il dansait dans le Ballet Royal de la Nuit (dont Lully est l'un des compositeurs), un spectacle commandé par Mazarin pour asseoir le pouvoir du jeune roi (une publicité, en quelque sorte).

Et nos ritournelles, alors ? Je n'ai pas eu le courage de parcourir les 94 pages de la partition, après avoir identifié quels passages étaient de Lully, mais j'ai trouvé mon bonheur dans le Ballet Royal d'Alcibiane, composé six ans plus tard et lui aussi dansé par le roi (en fait, Lully est passé à l'opéra quand Louis XIV a passé l'âge de danser) :

L'écriture (très lisible) n'est pas celle de Lully mais de Philidor, bibliothécaire du roi.

Autres spectacles fort prisés à la Cour : les comédies-ballets, rassemblant une pièce de Molière comportant des scènes musicales. Celles-ci ont d'abord été composées par Lully, avant sa brouille avec le dramaturge. Voici donc une petite ritournelle dans l'acte I, scène 2, dans une copie anonyme du début du XVIIIe conservée à Besançon :

Après sa brouille avec Lully, c'est à Marc-Antoine Charpentier que s'associe Molière. Malheureusement, le Surintendant ne cessera de leur mettre des bâtons dans les roues : les interdits pleuvent (pas plus de deux chanteurs, de deux instruments, de deux airs…). Le Malade Imaginaire connaîtra ainsi plusieurs versions, toujours avec une musique sublime cependant.

Bon, ce n'est toujours pas la partition que j'ai explorée, mais celle d'une autre œuvre incomparable : la Pastorale sur la naissance de notre Seigneur Jésus-Christ H.482.

Notez que Charpentier, formé en Italie, écrit "ritornelle".

Revenons à nos armoires ! J'ai également trouvé le portrait de Jean-Philippe Rameau, autre grand compositeur d'opéras.

Mais pas de page d'opéra : les ritournelles, si elles existent bien, ne sont pas signalées sur les partitions (du moins celles que j'ai consultées). Mais que ça ne vous empêche pas d'écouter un peu de musique, le célèbre chœur « forêts paisibles » des Indes galantes, par exemple.

Je termine cette promenade musicale avec la reproduction d'une gravure de 1695 : un homme-orchestre équipé pour jouer toutes sortes de ritournelles ! 



 

 

 

Publicité
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 200 > >>
attraper le temps qui file…
Publicité
Archives
Publicité