Canalblog Tous les blogs Top blogs Maison, Déco & Bricolage Tous les blogs Maison, Déco & Bricolage
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

attraper le temps qui file…

Publicité
Newsletter
Albums Photos
3 octobre 2026

50 nuances de littérature #9

Après le tour du monde (qui n'est peut-être par terminé…), j'entreprends de visiter, par mes lectures, chacun des États-Unis d'Amérique. En septembre, j'ai lu 5 livres (tous, plus ou moins, sur le thème de la figure paternelle), pour un total de 1342 pages, et j'ai visité 5 nouveaux états, ce qui porte les états visités à 36.
 

Idaho
Emily Ruskovich, Idaho.

Idaho, 1995. Par une chaude journée d'août, une famille se rend dans une clairière de montagne pour ramasser du bois. Tandis que Wade, le père, se charge d'empiler les bûches, Jenny, la mère, élague les branches qui dépassent. Leurs deux filles, June et May, âgées de neuf et six ans, se chamaillent et chantonnent pour passer le temps. C'est alors que se produit un drame inimaginable, qui détruit la famille à tout jamais. Neuf années plus tard, Wade a refait sa vie avec Ann au milieu des paysages sauvages et âpres de l'Idaho. Mais alors que la mémoire de son mari s'estompe, Ann devient obsédée par le passé de Wade. Déterminée à comprendre cette famille qu'elle n'a jamais connue, elle s'efforce de reconstituer ce qui est arrivé à la première épouse de Wade et à leurs filles.
Le bandeau dit « Troublant, obsédant et superbement écrit », c'est assez juste. On se perd un peu parfois entre les chapitres, passant d'une époque à l'autre, revenant en arrière, mais des liens se tissent entre ces périodes de la vie de Wade, Jenny et Ann. Au-delà de l'horreur de ce qui s'est passé, malgré ce que Wade, sans en avoir conscience, inflige à sa nouvelle épouse aimante, le livre avance vers l'apaisement et le pardon, celui que l'on accorde à l'autre, mais surtout celui que l'on s'accorde à soi-même.

« Un jour d'automne ensoleillé, allongée à côté de lui dans l'herbe, tandis qu'il somnolait, elle a senti l'ancienne vie de Wade, ses souvenirs, s'évaporer à travers sa peau. Elle a senti que tout le quittait, tout sauf elle.
Alors elle s'est à son tour vidée de sa propre vie pour être sur un pied d'égalité avec lui. Ils sont restés étendus l'un contre l'autre, tel un fragment de temps. Un nuage est passé devant le soleil et, à l'intérieur de Wade, il y a eu un basculement qu'elle a perçu. A ce moment-là, elle a laissé un basculement se produire à l'intérieur d'elle-même, et ainsi ils sont redevenus les êtres qu'ils étaient habituellement, encore tout chauds de l'amnésie qu'ils venaient de vivre. »

« Elle revoit sa maman dans la cuisine, en train de faire plein de choses en même temps tout en ne voulant en faire qu'une. Lire un livre, par exemple. Mais elle est sollicitée de toutes parts. Peut-être qu'elle lave une poêle dans l'évier en lisant un livre ouvert sur le plan de travail. Peut-être qu'une casserole bout sur la cuisinière derrière elle. Et peut-être que cette casserole s'apprête à déborder, mais qu'à la dernière seconde, très calmement, sa mère se détourne de l'évier et du livre, éteint la cuisinière, puis se remet à lire et à laver. La casserole ne déborde pas, mais il s'en est fallu de peu.
C'est dire à quel point le geste que voit June lui paraît familier, ce mouvement du bras de sa mère. Interrompre une phrase pour éteindre une cuisinière. Puis terminer la phrase.
La main droite de Jenny se déplace avec une grâce vive et habile, d'abord devant elle, frôlant le tableau de bord, puis, avec une très légère rotation de son corps, derrière elle, à travers l'espace entre les deux sièges avant. »

 

Wyoming
Mark Spragg, Une vie inachevée.

À 70 ans, Einar mène une vie solitaire depuis que sa femme, Ella, et son fils, Griffin, sont morts, ce dernier à tout juste 20 ans. Il vit dans son petit ranch délabré dans le Wyoming, avec son cheval, une vache, son chien et son meilleur ami, Mitch, gravement blessé par un ours quelques années auparavant. Einar le nourrit et le soigne, rongé par la culpabilité de n'avoir pas tué l'animal avant le drame.
À des centaines de kilomètres de là, Griff, 10 ans, réussit à convaincre sa Jean, sa mère, de quitter un petit ami violent. Quelques vêtements jetés dans une valise et les deux femmes s'enfuient… et arrivent chez Einar, puisque Jean est la veuve de Griffin. Le vieil homme tourne le dos à la jeune femme, lui reprochant d'avoir tué son fils dans un accident de voiture. Mais il ne résiste pas à l'innocence, la bonne volonté et l'énergie de sa petite fille, dont il ignorait jusque-là l'existence.

L'histoire est connue, mais les sentiments de ces personnages sont dépeints avec beaucoup de délicatesse et de tendresse.

« Les marches ne sont que des rondins coupés en deux dans le sens de la longueur. Toute la maison est en rondins. On croirait une forêt qui serait tombée et qu'on aurait empilée sur les côtés. Non seulement 'est beaucoup mieux qu'une caravane, mais c'est mieux que tous les endroits qu'elle a pu voir. C'est une vraie maison, du genre qui ne va pas s'user avant que ses habitants soient usés, eux aussi. »

« Je ne me suis pas fait tabasser parce que je n'avais pas d'arme. J'ai été battue parce que je suis tombée amoureuse du type dont il ne fallait pas tomber amoureuse, que j'ai été trop stupide et trop terrorisée pour arrêter de faire semblant et m'avouer que je m'étais plantée. »

 

Virginie
William Styron, Un  matin de Virginie.

Trois nouvelles, à trois périodes de la vie du narrateur : Paul, la vingtaine, engagé dans les marines pendant la guerre de Corée, frustré de ne pas participer au débarquement d'Okinawa, se réfugie dans ses souvenirs d'enfance et la lutte de sa mère contre la maladie, l'impuissance de son père.
Dix ans plus tôt, enfant unique fasciné par la famille nombreuse et miséreuse d'une maison voisine, il assiste aux derniers jours d'un ancien esclave, revenu mourir sur les terres de son "maître". Et à l'adolescence, petit livreur de journaux exploité par un patron cupide, observant avec consternation les brimades de celui-ci vis-à-vis de son employé noir, confronté au même moment à la lente agonie de sa mère, il ose tout à coup se révolter.

« Le 1er avril 1945 (qui était aussi le dimanche de Pâques ),la deuxième division de marines, dans laquelle Doug Stiles et moi étions chefs de section, lança une attaque sur la côte sud-est d'Okinawa. En réalité, il s'agissait d'une attaque bidon, ce qui n'allait pas sans nous poser des problèmes. »

« Mon nom est Paul Whitehurst, nous sommes le 11 septembre 1938 alors que Prague attend l'ultimatum de Hitler. Ainsi apaisé par l'histoire, je me laissai hisser lentement et de plus en plus haut à travers les ombres chaudes et denses de la pièce. Et là, flottant au niveau des immortels musiciens, je fus capable de contempler impassible le père ėperdu de chagrin et le petit garçon blotti dans ses bras. »

 

Montana
Joe Wilkins, Ces montagnes à jamais.

Le jeune Wendell n'est qu'un simple employé de ranch sur les terres qui appartenaient autrefois à sa famille. L'arrivée soudaine du petit Rowdy, fils de sa cousine incarcérée, donne un nouveau but à sa vie, vidée de sens depuis la mort de sa mère et la disparition lointaine de son père, devenu une légende pour les milices séparatistes du Montana. Un lien puissant se noue entre Wendell et le garçon de sept ans mutique et traumatisé. De son côté, Gillian, une enseignante blessée elle aussi par la mort de son mari, prend sous son aile le jeune garçon, avant de découvrir ses origines familiales. Mais la réouverture prochaine de la chasse au loup, pomme de discorde entre les protecteurs de l'environnement et les milices séparatistes, va mettre le feu aux poudres et réactiver la violence qui couve depuis des décennies dans la région des Bull Mountains.
Un roman lumineux et plein d'espoir, malgré les drames qui y sont racontés.

« Mais le loup était sur mes terres. C'est le début et c'est la fin. Cette louve aurait tout aussi bien pu s'approcher de moi et me dévorer le coeur. Bien sûr qu'il y en a assez. Mais c'est pas seulement ça. Le loup représente plus qu'un loup. Un autre truc qu'il représente le loup c'est la loi. Et si j'ai de la haine envers quelque chose c'est bien envers ces lois qui réduisent un homme en esclavage sur ses propres terres. »

« C'est alors que la douleur véritable s'était déclenchée. Elle avait pleuré les premiers jours, bien sûr, mais des mois s'étaient écoulés et ces sanglots l'avaient soudain fait tomber à genoux. Il était parti, parti, parti. La douleur était pareille à une scie qui la transperçait, tranchait les tendons, fendait les côtes jusqu'à ce que l'air sec siffle à travers elle. Elle rentrait du travail, mettait Maddy au lit, puis se laissait aller à des crises de sanglots rauques. »

« Ils n’avaient jamais discuté, son père et lui. Il n’avait été qu’un enfant, mais tout de même. Plus tard, sa mère avait peut-être tenté de discuter à une ou deux reprises avec lui, mais il avait dû se détourner. Il connaissait trop bien la vieille règle qui voulait qu’un homme ne puisse s’ouvrir ainsi. C’était d’ailleurs ce qu’il avait puisé dans tous ces livres, ce dont il avait été avide – la possibilité de s’ouvrir librement. »

 

Delaware
Franz-Olivier Giesbert, L'Américain.

Oui, je sais, c'est un comble de n'avoir trouvé, né dans cet état, qu'un écrivain francophone ! L'auteur ici nous parle de son père, qu'il a détesté de toutes ses forces durant son enfance et son adolescence, pour sa brutalité et la tyrannie qu'il exerçait sur sa famille. Pourtant, ce livre est plein d'admiration, un bel hommage aussi à sa mère, qu'il ne comprenait pas plus que son père, plein de regrets aussi, puisqu'il est trop tard pour une réconciliation.

« On l'appelait ”l'Américain”. Après le Débarquement, il avait rencontré ma mère lors d'un bal donné à Rouen, en l'honneur des libérateurs. Et il s'était fixé en Normandie. Il me battait beaucoup. Il battait, surtout, beaucoup maman. C'est pourquoi j'ai passé mon enfance à vouloir le tuer. Ma haine contre lui ravagea tout en moi, ma lucidité et mon humanité. Jusqu'à sa mort. Mais jamais je n'oublierai le sourire souffrant qu'il traînait partout et qui, aujourd'hui encore, me fend le cœur. »

« J’ai compris, ce soir-là, que mon père était mort le jour du débarquement. Bien sûr, ça ne l’empêchait pas de vivre. Mais mourir n'a jamais empêché personne de vivre. Le 6 juin 1944, le monde n'était plus qu'un grand fracas. Papa était assailli de tous côtés par le bruit des rafales, des bombes et du vent qui gueulait ses injures. Sans oublier les cris des blessés. Couchés ou accroupis, dans l'eau ou sur le sable, ils appelaient au secours mais n'intéressaient plus personne. »

« Je ne supportais pas l'idée que maman meure. Je me disais que je ne pourrais jamais lui survivre. Maman meurt beaucoup. Surtout après les césariennes qui lui labourent le ventre. Mais elle ressuscite toujours après. Elle est bien trop chrétienne pour avoir peur de la mort. Ce n'est donc pas la frousse qui la ramène sur terre. C'est juste qu'elle a trop à faire, comme d'habitude, des moutards à torcher ou des copies à corriger, et qu'avec elle, de surcroît, l'heure n'est jamais l'heure. Elle rate toujours ses rendez-vous, fût-ce avec la mort. Depuis le temps, maman n'a plus l'âge de mourir jeune. »

« Aimer l'Amérique est une autre façon de haïr papa. Après mon débarquement en Normandie, à l'âge de trois ans, je ne devais plus retourner aux Etats-Unis avant ma dix-neuvième année. Mais je me suis toujours senti américain. Il est vrai que je n'avais pas le choix. « L'Américain » était le surnom que l’on me donnait, au lycée d’Elbeuf. Comme mon père, à l’imprimerie. »

 

Alabama
Zelda Fitzgerald, Accordez-moi cette valse.

Alaska
David Vann, Komodo.

Arkansas
John Grisham, La chance d'une vie.
John Grisham, Les oubliés. (livre audio)

Arizona
Brady Udall, Le polygame solitaire.

Californie
Leila Mottley, Arpenter la nuit.

Caroline du Nord
Lionel Shriver, Big Brother.

Caroline du Sud
Ron Rash, Le monde à l'endroit.

Colorado
Kent Haruf, Nos âmes la nuit.
Kent Haruf, Le chant des plaines.
Kent Haruf, Les gens de Holt County.

Floride
Karen Russell, Swamplandia.

Georgie
Taylor Brown, Les dieux de Howl Mountain.

Iowa
Dorothy M. Johnson, La colline des potences.

Maine
Richard Russo, Trajectoire.
Stephen King, Billy Summers (livre audio).
Stephen King, Après (texte audio). 

Maryland
Barbara Kingsolver, L'arbre aux haricots.
Barbara Kingsolver, Les cochons au paradis.

Massachussets
Russell Banks, Trailerpark.
Dennis Lehane, Le silence (texte audio).

Michigan
Laura Kasischke, Esprit d'hiver.

Minnesotta
Louise Erdrich, Comme des pas dans la neige.

Mississipi
Richard Ford, Une saison ardente.

Nebraska
Dan Chaon, Cette vie ou une autre.

Nevada
Willy Vlautin, Ballade pour Leroy.

New Hampshire
Joyce Maynard, L'hôtel des oiseaux (livre audio).
Joyce Maynard, Baby love.

New Jersey
Paul Auster, Le diable par la queue, suivi de Pourquoi écrire ?
Paul Auster, Baumgartner.

New York
Joyce Carol Oates, Nous étions les Mulvaney.
Douglas Kennedy, Ailleurs chez moi (livre audio).
Douglas Kennedy, L'homme qui n'avait pas assez d'une vie (livre audio).

Ohio
Toni Morrison, Sula.

Oregon
Lisa Gardner, L'été d'avant (série Frankie Elkin, 1/3 - Livre audio).

Pennsylvanie 
Helene Hanff, 84 Charing Cross Road.

Michael Connelly, Le poète (livre audio).
Michael Connelly, L'épouvantail (livre audio).

Rhode Islan
Cormac McCarthy, Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme.

Tennessee
Horace McCoy, On achève bien les chevaux.
Vermont

Rhode Island
Robin MacArthur, Les femmes de Heart Spring Mountain.

Washington
Sherman Alexie, Dix petits indiens.
Sherman Alexie, Flight.

Wisconsin
Pete Fromm, Mon désir le plus ardent.

Publicité
1 octobre 2026

Septembre, ça repart

La rentrée n'a pas été trop difficile, c'est toujours l'été et ça aide (si seulement il pouvait pleuvoir la nuit…). Guillaume a fait un petit marathon médical, avec des interventions prévues (examen des 5 ans et dentiste) et d'autres pas. Je profite de la présence d'Aurore, qui trouve sa période d'inactivité bien longue (la conjoncture n'est pas favorable pour elle, hélas). Espérons que ce rythme plutôt tranquille se poursuive durant tout l'automne, histoire de garder la fatigue sous contrôle.

1/ Notre poubelle jaune (qui a 22 ans) est cassée, j'ai demandé son remplacement en ligne, mais je n'ai pas reçu de confirmation. Après un coup de fil au service déchets, on me confirme que notre poubelle grise va être remplacée. Je réponds au mail sans trop d'espoir, mais 2 jours plus tard, un SMS nous informe qu'une poubelle jaune nous sera livrée demain à 6h (enfin UNE chose qui se passe normalement). Je n'ai plus qu'à vider mes emballages dans un carton, en attendant.
2/ Coloscopie = rien à signaler, le voilà tranquille pour 5 ans, ou peut-être plus.
3/ L'AG tant redoutée, prévue fin mai et reportée pour cause d'hospitalisation du président, aura duré 3h45, entre l'exposé des deux parties adverses du conflit qui a failli détruire l'association et le non-esprit de synthèse du président (qui ne devrait pas présider l'AG, trouvons plutôt quelqu'un qui ne développe pas le moindre détail). Pas sûre qu'on reparte vraiment sur des bonnes bases et on verra qui se réinscrit ou pas, mais au moins, ça c'est fait (le réveil du lendemain a été très difficile).
4/ Faisant fi de notre fatigue, nous dînons chez l'autre couple de musiciens de notre groupe, une soirée très sympathique (mais se coucher après minuit deux soirs de suite, est-ce raisonnable ? Non et tant pis.)

5/ Nous nous levons tôt ce samedi, Guillaume pour s'entraîner à la course et moi pour tenir un stand sur le forum des associations. Beaucoup de personnes sont passées nous voir, intéressées, interpelées, intriguées par le triporteur. 12 pilotes potentiels ont laissé leurs coordonnées, 2 bénéficiaires également. Une presque voisine âgée a adhéré sur place, elle s'ennuie terriblement chez elle, je passerai peut-être sonner un jour prochain. Et pour continuer sur notre lancée, c'est la fête des voisins ce soir.
6/ Nous accueillons un nouveau curé et un vicaire, ils ont l'air sympathique (et tellement jeunes !), espérons qu'ils ne voudront pas tout chambouler.

Le dress code était "robe jaune fleurie"

7/ Il y a assez d'herbe pour passer la tondeuse, on est encore loin d'une pelouse digne de ce nom mais le jardin ressemble moins à une friche désolée.
8/ Une jeune musicienne nous a rejoints ! Elle s'est mise à l'accordéon, mais je me souviens d'elle comme d'une violoncelliste talentueuse.
9/ Réunion de rentrée des animateurs liturgiques, nous avons fait notre liste au Père Noël au curé : pour l'une des églises, un nouveau clavier (l'ancien déraille) et un micro sur pied (2 ans qu'il ne fonctionne plus), pour l'autre une prise de sono (elle a été vandalisée il y a 2 ans) et surtout, des carnets de chants. Le travail considérable que demandent ceux-ci devrait être géré par l'IA (nous avons des spécialistes), restera à les financer.
10/ Nos plants de courgettes sont fortement attaqués par l'oïdium (les nuits sont froides), mais après les avoir badigeonnés de lait, je vois de nouveau de petites feuilles vertes et des fleurs.
11/ Je teste une nouvelle recette d'aubergines (panées entières) et c'est délicieux (si on aime l'aubergine, évidemment). 
12/ Je me suis enfin décidée à refaire les joints du carrelage de la mini-terrasse devant la maison. Enlever les joints les plus abîmés, arracher les adventices qui y ont poussé, nettoyer (ah, tiens, le carrelage est posé sur du sable, ça explique pas mal de choses), combler avec de la colle (je n'ai plus de ciment) le trou qui s'est formé, recoller un carreau cassé et remplir les joints : quelques dizaines de minutes étalées sur une journée, en plein soleil, mais quelle satisfaction de voir le résultat.
13/ Je poursuis les petits bricolages en souffrance en remplaçant le joint de la porte garage/cuisine, parce que le froid matinal commence à se faire sentir.

14/ À peine rentrée, Aurore m'embarque pour un tour d'étang, profitons encore de cet été qui dure !
15/ Ma meilleure amie nous fait part de la naissance de sa petite-fille (qui est ravissante).
16/ C'est ma première écho-doppler (mon taux de cholestérol, inchangé depuis plus de 20 ans, est désormais jugé trop élevé et le régime draconien suivi cet hiver n'a eu aucun résultat… à part une aggravation des taux). L'échographe m'annonce qu'il y a un très léger dépôt, j'espère échapper aux statines.
17/ Notre réunion d'antenne AVSA est toujours un joyeux moment. Les mauvaises nouvelles (forte baisse des subventions et défaut de parallélisme d'un triporteur presque neuf qui use ses pneus à toute vitesse) alternent avec les bonnes (un nouveau sponsor, de nouveaux pilotes) et les retours de nos bénéficiaires sont toujours très positifs. J'ai accepté une toute petite mission (une réunion par an).
18/ Ça faisait bien longtemps que je n'avais pas raté de pop-corn (parce que le maïs sortait du congélateur, pour contrecarrer une attaque de mites ?). La deuxième fournie était réussie, ainsi que la tarte figues-chèvre-noix et le petit dessert improvisé avec les délicieuses fraises du marché.

19/ Pour une fois, je ne joue pas les guides-conférenciers, nous en profitons pour visiter deux bateaux symboliques du Havre. J'aurais aimé aussi retourner dans notre ancien lycée, mais le temps passe trop vite.
20/ En sortant du restaurant, je propose d'aller voir de près les cheminées de l'ancienne centrale thermique, ça fait des années que Mutti nous en parle et elles vont bientôt disparaître. Je n'espérais pas pouvoir tant en approcher (nous sommes littéralement au pied de celles-ci), en bonus nous avons pu observer des éoliennes en cours de fabrication : une pale mesure plus de 100 m de long ! 

21/ Notre série du moment n'est disponible que jusqu'à vendredi et il nous reste 11 épisodes ! Mais j'apprends que je peux télécharger quelques épisodes sur mon téléphone, grâce à l'application Arte. À ma grande surprise, cela ne prend que quelques secondes et je n'ai aucune alerte quant au manque d'espace de stockage(bon, après lecture des conditions, il semblerait que, tel le carrosse de Cendrillon, les épisodes disparaissent vendredi à minuit, nous les regarderons donc trois par trois – ils ne durent que 28 minutes chacun)
22/ Il fait un degré de moins chaque matin, mais je tiens bon, en robe, sandales et petit gilet… que cette sécheresse qui dure ait au moins un petit avantage.
23/ Passant à la coop bio, nous trouvons pour un prix dérisoire un grand sachet de légumes près de s'abîmer, que je m'empresse de transformer en une grosse casserole de ratatouille (plus deux aubergines qui seront panées demain).
24/ Je commence à retrouver un peu de vitesse à la course (ça reste très, très modeste).
25/ Je vais chercher Paul à la gare : nous l'avons pour nous tout seuls ce soir.
26/ La fin du déjeuner familial a failli tourner au drame : un dérapage en coupant la tomme de chèvre et Guillaume a une belle entaille au pouce. Deux heures plus tard, mon intervention à base de stéri-strip s'avère insuffisante : il saigne abondamment sous le pansement. Les filles le conduisent à SOS mains, dont il rentre dans la soirée avec un RV pour lundi.

27/ Aurore, Guillaume et Paul partent pour le Champ de Mars et le départ du Paris-Versailles. Après une matinée passée en cuisine, nous rejoignons la ligne d'arrivée avec Marie : tous sont arrivés à bon port, plus ou moins en forme et nous rentrons fêter (avec un bon mois de retard) l'anniversaire de Paul.

28/ Exploration OK : le tendon n'est pas touché. Et notre infirmière favorite a un créneau pour changer les pansements.
29/ Ma sœur a trouvé l'idée pour la couverture du journal, je me lance dans un tri des photos de classe (et des mariages de notre enfance) et trouve au passage quelques tirages grand format qui simplifieront le travail, dans les prochains mois (préparer un cliché de 20 cm de côté avec des photos anciennes minuscules, sombres et floues, n'est pas une mince affaire).
30/ Une amie m'informe qu'Emmaüs brade son rayon mercerie. À notre arrivée, il n'y a plus grand-chose (mais tout de même quelques trouvailles) mais Aurore repère un porte-parapluie Art-nouveau qui vient d'être sorti d'une remorque (l'ancienne propriétaire se réjouit de le voir aussitôt vendu). Certes, l'émail est abîmé, mais l'objet a une centaine d'années et se vend fort cher sur des sites de seconde main. Je passe l'après-midi devant un tour de potier, d'abord laborieusement (pourquoi mon pot se décentre-t-il tout d'un coup ?), avant de réussir à tourner un bol et une coupelle à peu près corrects.

 

27 septembre 2026

52/2026 : ville

Vaste sujet, ce dimanche chez Anne ! Je me suis interrogée sur mon rapport à la ville : je n'aime guère la foule, le bruit, les voitures… et pourtant je me rends compte que je suis profondément citadine, née au Havre (ou presque), étudiante à Rouen puis Paris, ayant vécu à Argenteuil, Bagneux, Versailles et désormais dans une grande ville nouvelle.
J'adore marcher en ville, pour peu qu'elle ait une histoire : chaque coin de rue est une découverte. Mais j'aime pourtant tout autant la montagne, la forêt, la mer. Et je pense que nous avons trouvé, avec notre maison, l'emplacement idéal : tout près de la forêt, la campagne (relative, mais tout de même avec des fermes en activité) à quelques minutes de vélo, et toutes les commodités et services de la ville. Une grande gare à moins de 2 km et Paris à 35 minutes de train, mais pouvoir dormir tout l'été fenêtres ouvertes, dans le silence (il manque la mer, hélas).
Et après pas mal de voyages, il nous reste tant de villes encore à découvrir !

 

20 septembre 2026

52/2026 : fragilité

J'ai complètement oub lié de programme ma participation pour ce dimanche, chez Anne ! 
Je dois me débrouiller avec mon téléphone, puisque l'ordinateur portable ne lit plus ma carte photo, mais j'ai trouvé quelques sujets sur le trajet de ma course matinale, notamment deux œuvres d'Un Été au Havre :
 

Corallium, est un ensemble de sculptures réalisées par Charlotte Huard, installées au bord du petit port de pêche : pour évoquer les coraux menacés par la surpêche et le réchauffement climatique, elle a fait appel aux habitants qui ont prêté leurs mains pour des moulages en ciment blanc. Les gestuelles choisies par chacun expriment l’affection, la menace, le soutien, la colère, l’union, et évoquent le fragile équilibre entre l’activité humaine et la nature. Cette œuvre est par ailleurs très fragile : volontairement ou non, les passants l’ont dégradée, des mains, des doigts sont brisés.

Quelques centaines de mètres plus loin, c'est un iceberg qui apparaît, en pleine ville. Avec cette sculpture de polystyrène qui flotte sur le bassin, Gaspard Combes nous rappelle la fragilité des vies menacées par la fonte des glaciers et des banquises. Comme la glace, l'œuvre est entièrement recyclable et disparaîtra après ce dimanche, dernier jour de l'exposition estivale.

 

14 septembre 2026

Pour le folklore ?

L'automne dernier, j'avais rapidement cousu une toile de robe en version tunique tout à fait portable, sauf que son côté blouse d'infirmière me rebutait.

(peut-être pour jouer les chevaliers paysans de l'an mille ?)

J'ai donc décidé de la broder, mais entre l'idée et la réalisation… il m'a fallu d'abord découdre la parementure, ainsi que les bas de manches. J'ai trouvé les motifs idéaux dans un kit d'inspiration suédoise (dont je ne retrouve pas la marque). Le plus difficile a été de placer l'encolure dans le cadre pour la broder de manière bien symétrique (il aurait mieux valu le faire avant de couper, évidemment), mais je suis contente du résultat.

Les petits motifs du côté (reproduits sur les manches) ont été plus faciles à positionner. J'en ai profité pour réduire la longueur des manches, seule modification apportée au patron.

Restait la question de la ceinture, je souhaitais un ruban assorti, mais j'ai eu beaucoup de mal à trouver mon bonheur. Et finalement, ce ruban jacquard est trop raide pour cet usage (Aurore trouve qu'il fait "ceinture de judo")

J'ai réessayé avec la ceinture tressée, sans conviction.

Et, contrairement à ce que je pensais, c'est peut-être sans ceinture que cette tunique tombe le mieux. Je mettrai tout de même un petit élastique dans la coulisse du dos pour la cintrer légèrement.

(il faudrait la repasser, peut-être ?)

 

Publicité
13 septembre 2026

52/2026 : objet (détourné)

Ce dimanche, chez Anne, nous photographions un objet. Facile, n'est-ce pas ? Mais encore faut-il choisir.

J'ai déjà présenté les objets insolites que j'utilise en couture et dans la cuisine, le premier objet que j'ai fabriqué, ainsi qu'un autre bricolé à la va-vite avant une prestation théâtrale, un objet qui nous pose problème (mais que nous ne remplacerons jamais, je pense), celui qui me sert le plus à un moment donné, ou deux bidules bien utiles.

Une fois de plus, j'ai détourné un objet de son usage initial, et je vous laisse deviner : pourquoi cette seringue m'est-elle utile pour un travail de menuiserie ?

 

11 septembre 2026

Bleu paon

Guillaume a besoin de quelques pantalons à porter toute l'année, nous sommes donc allés au quartier Saint-Pierre cet été, en quête de gabardine, sans succès. En revanche, il y avait du satin de coton plutôt léger de toutes les couleurs… va donc pour un pantalon d'été. Je n'ai pas voulu trop attendre et m'y suis attelée dès notre retour de vacances. Le patron a été maintes fois cousu, j'y ai apporté des ajustements au fil du temps, les explications sont limpides, cette affaire devait donc rouler sans difficulté. J'ai commencé par les fausses poches passepoilées. Grâce au tutoriel de Nabel, cette étape a été une simple formalité. Je trouve que ces poches apportent beaucoup au style du pantalon, vu que Monsieur ne met jamais rien dans ses poches plaquées (les traits de craie ne sont pas bien effacés, je n'ai pas eu le temps de les laver que le pantalon était déjà porté !)

Ensuite, je suis passée à la braguette : mince, pas de fermeture de cette couleur ! J'ai hésité : utiliser de la fermeture au mètre ou aller à la mercerie (peut-être encore fermée pour les congés d'été) ? J'avais envie d'avancer, mais le destinataire n'est pas tendre avec ses curseurs, j'ai déjà dû remplacer une fermeture de pantalon, ce qui n'est pas une partie de plaisir. J'ai finalement opté pour la fermeture au mètre, en ajoutant en bas une petite agrafe, soigneusement conservée sur une fermeture que j'avais coupée.
J'étais fort contente de ma braguette, la plus jolie que j'ai cousue, me semble-t-il, sans le moindre millimètre de décalage. J'avais pas mal sué dans ma lingerie sous le toit, essayant d'éteindre le fer à repasser dès que possible. Et là, le drame est arrivé : au moment de la surpiqure finale, arrivant dans l'arrondi du bas, j'ai remonté le curseur d'un geste vif et… il m'est resté dans la main, j'étais allée trop loin ! J'ai failli en pleurer de dépit : il est impossible de remettre un curseur par le haut. J'ai tenté de remettre le curseur en place sans rien découdre, après avoir retiré l'agrafe, mais le petit centimètre de ruban libre ne suffisait pas. J'ai décousu quelques points, réussi à enfiler le curseur… avec un gros décalage. Enfin, au bout de 45 minutes d'efforts acharnés, je suis arrivée à mes fins. J'en ai eu mal au bout des doigts pendant 24h ! Je n'ai pas pu remettre l'agrafe, évidemment, mais j'ai posé un morceau de lisière au bas de la fermeture, que j'ai solidement cousue. Puis j'ai attaché une petite épingle nourrice en haut de la fermeture pour empêcher toute nouvelle catastrophe tant que la ceinture n'était pas posée. Après toutes ces émotions, je pensais être tirée d'affaire, mais j'ai fixée le thermocollant sur l'endroit d'une des pièces de ceinture. j'avais heureusement de quoi la recouper. J'ai commencé la pose de celle-ci en suivant bien les indications… et en oubliant la boutonnière pour l'élastique que j'avais prévu d'ajouter. Vu mes déboires à ce sujet l'hiver dernier, je me suis contentée d'une boutonnière artisanale, au point zigzag.

Enfin, j'ai surpiqué la ceinture, en n'oubliant pas de prendre le haut des passants dans la couture. Et c'est alors que j'ai remarqué ce gros défaut :

Découragée, je me suis arrêté là pour la journée.

C'est le lendemain matin que j'ai décousu la surpiqûre, repris 2mm sur la ceinture droite et lâché 2 mm sur la gauche (après coup, j'aurais pu aussi bien retirer cette patte de boutonnage, qui n'existe pas sur d'autres modèles de pantalons)

Ce n'est pas la première fois que je constate une irrégularité de largeur de ceinture, un décalage de 2 mm à la coupe, auquel s'ajoute un mini décalage en cousant la ceinture, et le résultat est désastreux. Pour mon pantalon rouge (cousu le surlendemain), après avoir monté la ceinture intérieure, j'ai tracé une ligne de couture en haut en mesurant très précisément la largeur de ceinture, puis mesuré de nouveau en rabattant  le bas de la ceinture extérieure.

(si, si, les poches sont bien à la même hauteur, c'est la photo qui est de travers !)

Les poches de côté sont dans les chutes d'une robe, dans un coton bien solide (elle sont elles aussi soumises à rude épreuve).

Le pantalon a été adopté sitôt l'ourlet piqué.

Et grâce à l'élastique au dos, il ne tombe plus sur les hanches (la ceinture n'est que décorative : elle n'est jamais serrée ! 

 

9 septembre 2026

Rouge cerise

Au printemps, j'ai trouvé mes pantalons de mi-saison trop chauds (si j'avais su qu'on allait enchaîner les vagues de chaleur et que l'idée même de pantalon me ferait suffoquer…). Avant d'acheter du tissu, j'ai regardé un peu dans mon stock et retrouvé ce satin de coton léger acheté sur le marché il y a bien longtemps. Idéal pour donner un petit frère à mon pantalon bleu ciel, qui montre quelques signes de fatigue (et surtout de décoloration).

J'ai lavé le tissu le 9 mai, je l'ai coupé quelques jours plus tard et puis je suis tombée dans une faille temporelle, je ne vois que ça. Les vagues de chaleur successives ne m'ont pas aidée à y travailler, mes filles non plus, qui sont venues avec leurs projets successifs : impossible de laisser la surjeteuse enfilée en rouge. Ce n'est que fin août que je m'y suis remise sérieusement, avec l'objectif de terminer ce pantalon avant la rentrée.

C'est alors que j'ai constaté que je n'avais pas de fermeture rouge, mais je ne me suis arrêtée à ce détail, j'avais du rose pâle et en principe, on ne voit pas la fermeture si la braguette est bien cousue.

Les poches sont elles aussi invisibles, mais j'aime bien les assortir. Et cette fois, je n'ai pas oublié de broder une boutonnière pour l'élastique du dos avant de monter la ceinture.

Pour une fois, je n'ai fait aucune bêtise (à part monter une braguette pour femme alors que le patron la prévoit mixte, mais je n'ai eu qu'à recouper la petite pièce de doublure de braguette). J'ai soigné mes finitions et réduit la hauteur de ceinture.

Curieusement, ce pantalon est un peu serré, alors que j'ai coupé la taille habituelle, peut-être parce que ce tissu n'a aucune élasticité. Mais je sais qu'il se détendra après avoir été porté quelques heures.

Reste à trouver des hauts assortis, je n'en ai guère pour l'instant, mais je vais y remédier avant l'été 2027.

Patron Douce de Lamericana, en version simple.

6 septembre 2026

52/2026 : serein

Est-ce que cette rentrée est sereine ? Non, sans aucun doute. Sans parler de l'ambiance générale (en voyant le prix des légumes et autres céréales flamber, j'ai pensé à l'été 1788 et aux pénuries qui en avaient résulté, qui avaient contribué à mettre le feu aux poudres), l'été a été fatigant, j'ai déjà le sentiment d'être débordée, j'ai de nouveau très mal à la hanche/cuisse/dos (il va falloir investiguer) et quelques soucis sont bien présents dans mes pensées . Mais hier, après les 6h passées sur le stand d'AVSA, avec une petite interruption musicale, je me suis installé dans le hamac avec la part de tarte au citron restante, un café, mon livre, et je me suis abstenue de regarder le jardin à désherber, la terrasse à nettoyer, les arbustes à tailler, les carreaux de grès à re-sceller, j'ai chassé de mon esprit la cuisine en bazar, les partitions à sortir et déchiffrer pour demain, j'ai fermé mes oreilles aux plaintes des poules… au moins pour quelques dizaines de minutes.

Et après, j'ai rempli la mangeoire et l'abreuvoir, puis j'ai arraché des ronces et semé du gazon.

2 septembre 2026

Août, le bel été

Je relis mon résumé de juillet et mes espoirs pour août : alors… il a encore fait très chaud (mais nous avons eu un peu plus de répit), j'ai dû choisir quelles plantes du jardin j'allais sacrifier (malgré tout les réserves d'eau de pluie n'ont pas suffi) et tout ce que j'avais envisagé de faire dans la maison a été laissé en stand-by, faute d'énergie. Même notre randonnée a vélo en a été affectée, puisque nous avions prévu un peu trop de kilomètres pour la météo, mais comment aurions-nous pu penser avoir 37° plusieurs jours de suite en Bretagne ? Un programme plus tranquille nous aurait permis quelques visites de châteaux ou églises, mais nous sommes arrivés à bon port sans courbatures, c'est le principal. La dernière semaine m'a apporté un peu de repos, avec des nuits fraîches, mais je sens que l'automne va être éprouvant pour le moral (et pas que pour moi).

1/ Vacances !  Qui commencent par se lever tôt pour aller, avec Aurore, chercher des bidons vides dans une ressourcerie (camp radeau). Elle conduit à l'aller : autoroute OK, périphérique OK. Et, bonne surprise, les bidons contenaient du vinaigre blanc : pas besoin de les laver

Et ce flacon géant improbable, top pour construire un radeau

2/ Je rechignais à cette tâche indispensable : je m'installe dehors, je déplie la tente (dont j'avais remarqué, en octobre, des défauts d'étanchéité) et, à l'aide de mon mini-fer (meilleur achat de l'année), je remplace les morceaux de bande abîmée sur les coutures (pour info, la bande d'étanchéité thermocollante se trouve chez Ma petite mercerie ou Rascol). 

Il n'a pas plu, je ne sais donc toujours pas si c'est étanche

3/ Je participe à une formation de futurs pilotes (3 jeunes, ça change), qui sont tous très motivés et bons en manœuvres.
4/ Il pleut ! Malheureusement, les gouttes n'ont même pas atteint le bas du pluviomètre, mais ça rafraîchit un peu l'air. Je trouve le courage de coudre un peu, surtout que j'ai besoin urgemment de cette petite sur-jupe. J'enchaîne sur une trousse de naissance qui me plaît beaucoup.
5/ Sortie matinale à l'Ehpad où, après deux habituées (qui parlent tout le long, chacune dans son monologue, mais sont très souriantes et sympathiques), je promène un couple plus jeune, où nous discutons plantes, Lorraine, randonnée en montagne, scoutisme et musique (le monsieur était claveciniste).
6/ J'essaye de préparer nos bagages, entre deux demandes d'Aurore qui prépare son camp. Comme j'ai mal au bas du dos depuis trop longtemps, je trouve un ostéopathe disponible en fin d'après-midi. Soulagée, je pense me remettre à mes préparatifs, mais Aurore, barbouillée depuis le matin, a très mal au ventre et au dos, elle est fiévreuse. Nous décidons de consulter le médecin de garde (qui peut faire une échographie, quel progrès !), puis nous mettons en quête de la pharmacie. Je n'avais pas pratiqué la pharmacie de garde de nuit depuis une vingtaine d'années… à présent il faut appeler le commissariat, puis s'y rendre avec une pièce d'identité et l'ordonnance. Le policier doit alors appeler la pharmacie, puis nous donne l'adresse (à 5 km). 2h plus tard, nous rentrons enfin ! 
7/ Aurore, qui va un peu mieux, rentre du local scout avec le sourire : tout est largement rentré dans leur utilitaire (bidons, tentes, malles). Je couds en vitesse une pochette à savon, pour le nouveau shampooing solide à la camomille que j'ai concocté (le moulin à café a transformé les fleurs séchées en fine poudre en quelques minutes) et le tas d'affaires à emporter a grandi, dans le salon.

8/ Aurore déposée à la gare, nous partons pour Paris. La gare est plongée dans le noir, les écrans ne fonctionnent pas : plus d'électricité, mais les trains roulent. Marie nous rejoint à l'arrêt suivant et nous enchaînons : matelas au Vieux Campeur, pompe à vélo, thé, un délicieux déjeuner argentin en terrasse, puis marché St Pierre où nous trouvons à peu près ce que nous cherchions. À notre retour, la gare est toujours privée de courant (et ça sent le brûlé).
9/ Avec les courgettes du jardin et les poivrons et tomates de l'Amap, je prépare une marmite de ratatouille, puis la stérilise en bocaux. Je congèle ce qui ne peut pas attendre. Marie nous rejoint pour déjeuner et commence à coudre sa banane, tandis que nous remplissons les sacoches. Encore un peu de rangement et nous serons prêts pour le départ.
10/ Après une longue journée de voiture, nous trouvons le parking indiqué par la mairie, sortons vélos et sacoches et c'est parti : 15 km vers Brest.

11/ 7h52, le train Brest-Nantes est à l'heure et trois bonnes heures plus tard, nous partons pour de bon sur nos montures, sous la chaleur.
12/ Mon dérailleur déraille, mais le canal passe devant un magasin de sport (et le technicien accepte de s'en occuper tout de suite… et ne me fait pas payer car il n'a "pas complètement réglé le problème" (en fait, un bon nettoyage le soir venu et un coup de lubrifiant et c'est parfait). 
13/ Nous saurons qu'une petite "cité de caractère" n'est pas idéale pour se ravitailler, heureusement que nous avions quelques vivres dans nos sacoches. Ce maigre repas avalé, nous sommes d'attaque pour la visite du château (et merci au monsieur prenant le frais devant sa porte qui nous a indiqué un petit recoin parfait pour déposer nos vélos, alors que nous regardions avec désespoir le long escalier qui barrait la rue).

14/ La redoutable épreuve de Mur-de-Bretagne nous semble moins dure que prévu (et il ne fait "plus que" 31°C). Ensuite, c'est une jolie voie verte bordées d'anciennes gares charmantes qui nous conduit jusqu'à l'abbaye de Bon Repos, où nous buvons notre Breizh-cola habituel. Nous reprenons le canal, avant la grimpette vers Rostrenen, et sommes accueillis chaleureusement par Nelly et Michel, qui ont créé un mini-camping dans leur jardin, avec une vraie douche, un frigo et des prises pour nos téléphones et une vue à couper le souffle.

15/ Warmshower est en rade depuis 3 jours, heureusement que notre hôte de ce soir nous avait donné son nom et précisé qu'il était restaurateur, sinon, nous étions bons pour le bivouac. Nous sommes donc accueillis dans son jardin, où une tente est déjà montée, nous avons réservé une table (la flemme de faire les courses et de cuisiner), nous devons traverser cuisine et salle de restaurant pour accéder aux sanitaires, c'est un peu étrange mais nous avons a été fort bien accueillis. 

16/ Hier midi, après avoir regardé une fois de plus la carte et constaté que les derniers kilomètres seraient fort fort pénibles… nous avons pris les 2 places restantes pour vélos dans le TER de 10h50. Nous partons donc de bon matin (après un petit déjeuner digne d'un hôtel offert par nos hôtes), atteignons Châteaulin juste après 10h, montons à la gare et attendons notre train qui nous épargne 3h de souffrances. 30 min plus tard, nous sommes à quelques km de notre voiture.
17/ Après une nuit un peu difficile (prendre un hôtel non climatisé et s'apercevoir sur place qu'il est juste à côte d'une usine assez bruyante…) et 2h de route nous retrouvons la maison où Marie nous a préparé le déjeuner.
18/ Une journée pour nous reposer, faire des lessives et un peu de couture.
19/ Nous repartons pour Le Havre, où la pluie nous semble presque agréable.

20/ Après une visite de l'expo Monet et des installations d'un été au Havre, nous dînons avec un ami de toujours.

21/ Quelques menus bricolages, une balade en bord de mer, un déjeuner et une visite du Museum avant de repartir vers notre chez-nous (où il est tombé 15 mm de pluie !).

22/ Quelques courses, un déjeuner sur la terrasse, une sieste, puis je fais un grand nettoyage de mon vélo, puis je vais récupérer Aurore, de retour d'un camp mouvementé.
23/ Le vélo dont Aurore rêvait (qui était en rupture de stock partout depuis des mois et peut-être pour plus d'un an) est en vente d'occasion. Et il n'a que 15 km au compteur, voilà donc une bonne affaire de faite (même s'il était loin d'être bradé et à près d'une heure de route).
24/ C'est au tour des filles de partir randonner à vélo, avec des prévisions météo que nous espérons plus pessimistes que réelles.
25/ Nos demoiselles sont arrivées chez le parrain de Marie, pour l'instant tout va bien.
26/ Après avoir promené quelques têtes blanches, la journée se termine par un dîner au restaurant.

27/ Premier pantalon cousu (reste à faire les ourlets), je reprends le second, en attente depuis le début de l'été : ma motivation couture est revenue.
28/ Mes préoccupations du moment ont tourné en boucle dans ma tête toute la nuit mais deux points sont éclaircis ce matin : les filles n'ont pas été affectées par les orages et j'ai pu soulager deux étudiants (notre voisin qui devait quitter son studio pendant 6 mois et une jeune fille qui cherchait désespérément un logement pour la rentrée).
29/ Les filles rentrent de leur randonnée vélo, elles ont pédalé comme des championnes (plus de 80 km par jour). Nous fêtons l'anniversaire de Guillaume en famille.

30/ Après les dernières pluies, le jardin reprend vie tout doucement, l'herbe repousse et je me réjouis de voir de petites pousses apparaître sur des plantes que je pensais avoir perdues.
31/ Ma rentrée est tranquille, avec seulement quelques mails dans ma boîte, un fichier à traiter plein de petits détails amusants et des douceurs apportées par une collègue pour accompagner le café matinal.

Oh, de l'herbe verte !

Publicité
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 200 > >>
attraper le temps qui file…
Publicité
Archives
Publicité