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attraper le temps qui file…

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17 décembre 2023

52/2023 : ça me fatigue

Comme souvent, le thème du jour proposé par Virginie est en parfaite adéquation avec la période ! Bien évidemment, je suis fatiguée : les dernières vacances sont loin, les virus sont passés par là, mes nuits sont en pointillés et les événements se succèdent, bals, réunions, soirées festives, répétitions.

Et, encore plus que les années passées (les virus n'y sont pas pour rien), j'ai manqué d'anticipation, la to-do-list avant le départ est loin d'être bouclée et une bonne douzaine de tâches vont forcément s'y ajouter d'ici vendredi, sans compter les sorties prévues mercredi et jeudi. Je vais quand même arriver au bout, mais j'aurais dû m'y prendre plus tôt.

17 décembre - 1

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10 décembre 2023

52/2023 : vue à travers

Ce dimanche, chez Virginie, il nous faut regarder "à travers ". Ce dimanche, je ne suis pas là, une fois de plus. Hier, de bonne heure et sous une pluie battante, nous avons chargé tant bien que mal dans le coffre une énorme souche et les plus grosses branches du faux-cyprès abattu le week-end précédent, nous les avons déchargées à la déchetterie et j'ai dû me changer des pieds à la tête tant j'étais trempée et boueuse, avant d'aller à mon cours de musique. Un déjeuner rapide et je partais pour une répétition supplémentaire de l'ensemble baroque. J'ai eu une heure de répit pour coudre un peu, avant la messe que j'animais, suivie du concert de la chorale ukrainienne dans laquelle chantent plusieurs amis. Ce matin, je suis allée au rendez-vous avec 10 scouts venus de tout le territoire : nous allons prendre le train puis marcher jusqu'au Temple du Luxembourg où nous attendent les délégués tout juste revenus de Linz, qui nous transmettrons la flamme allumée à Bethléem. Et puis j'enchaînerai sur le bal du Téléthon, jusqu'au soir.

Mais j'ai eu un tout petit peu de temps pour ma photo :


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Le mois dernier, je suis allée à la boutique des sœurs de Jérusalem, je voulais leur acheter leur magnifique livre de cuisine. J'en ai profité pour ajouter un santon à ma crèche, une boulangère. Encore deux femmes (ou plutôt 6, si je compte les Rois-mages) et j'atteindrai la parité ! 

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6 décembre 2023

11 fois Noël : cuisine et bricolage

Cette année, le temps file encore plus vite que les précédentes et je n'ai encore pas mis les pieds au chalet ! Dimanche, c'était le jour des gourmandises (mais j'étais de sortie à Paris) et hier, celui du bricolage. J'avais bien anticipé ce dernier en préparant mes tranches d'oranges, mais elles ont mis plus de temps que prévu à sécher. Je les ai placées dans mon four tiède après l'avoir utilisé pour d'autres cuissons, il a fallu une nuit et encore deux heures ce matin pour avoir des oranges à peu près sèches, mais je suis contente car elles ont bien conservé leur couleur.

6 décembre - 1

 

J'ai trouvé dans mes placards des bâtons de cannelle, des étoiles de badiane et des graines de cardamome, et j'ai cueilli du laurier et du romarin. Au début, j'emmêlais sans cesse mon fil mais j'ai fini par trouver la bonne technique : préparer la boucle nouée puis y passer la badiane ou le romarin avant de serrer le nœud.

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J'ai ensuite noué les guirlandes sur une baguette (qui est tombée de la table juste avant la fin, d'où une bonne séance de démêlage) et je l'ai accrochée au mur de l'escalier.

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Et puis, comme c'est aujourd'hui la Saint Nicolas, j'ai décoré mes bonshommes de pain d'épices !

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4 décembre 2023

Novembre lumineux

Il a été bien rempli, ce mois de novembre : un week-end en Normandie, une soirée théâtrale, deux concerts, un bal, une expo, un cinéma, deux sorties à Paris, un resto entre anciens collègues, pas mal de réunions, d'avancées dans ma mission pour les scouts et quelques projets professionnels terminés. Et pourtant, j'ai eu le covid et la grippe, tombant très bas niveau fatigue et remontant difficilement la pente. J'espère que je vais m'arrêter là et ne pas attrapper une gastro le WE prochain, pour compléter le bingo des maladies hivernales ! J'ai plein de projets couture que j'aimerais bien concrétiser.

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1/ Pendant le trajet de retour, nous trouvons une solution pour stocker le frigo (très bas de gamme) du studio de Marie : elle en a acheté un bien plus performant (et cher, à cause de dimensions non-standard) et n'avait pas envie d'en faire cadeau à sa propriétaire quand elle quittera les lieux. Nous n'avons ni sous-sol ni dépendance, mais il rentre dans le placard de son ancienne chambre.

2/ Je commence à planter les 100 bulbes achetés la semaine dernière : le jardin sera beau au printemps. 
3/ 96, 97, 98, 99,100 (sous l'œil des poules, frustrées de ne pas pouvoir gober un ver de terre à chaque coup de pelle), j'ai mal au dos et presque une ampoule dans la main. Mais la pluie se met à tomber pour arroser mes plantations, timing météo parfait !
4/ On reprend la route (on aura fait des kilomètres pendant ces vacances) pour un petit week-end familial au Havre. Des rumeurs disent qu'on a croisé de très près le couple présidentiel en bord de mer (je n'ai vu que les gardes du corps, pour ma part, mais mon filleul les  formellement reconnus).
5/ Nous avons trouvé un petit café sympathique pour notre sortie du dimanche matin au Havre (et nous y sommes restés un moment, vu le grain qui passait).
6/ Au seuil d'une très longue semaine pleine de réunions, je laisse Guillaume à la sienne (de réunion) pour m'installer devant ma série avec mon tricot.
7/ À l'occasion d'un départ en retraite, deux anciennes collègues ont réalisé un dîner avec "ceux d'il y a 20 ans", c'était fort sympathique.

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8/ Malgré tous les imprévus de la journée, je réussis à finaliser un atelier de formation pour les chefs sur lequel je séchais depuis plus d'un an et je boucle la réunion avec mon co-animateur en 20 minutes (juste à temps pour chopper Bertille à la tombée de la nuit).
9/ J'ouvre le poulailler avec appréhension, mais Bertille est toujours vivante et Alphonsine a toutes ses plumes. Petite réunion improvisée dans la soirée avec mes coéquipières, nous sommes efficaces et les planètes s'alignent pour la prochaine réunion (avec aumônier disponible, un exploit).

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10/ Une sortie au musée entre collègues, suivie d'une petite visite improvisée chez les sœurs. Nous terminons la journée au théâtre et, c'est rare, je suis mitigée quant à la mise en scène que j'ai trouvée outrée.
11/ Bertille, qui ne mangeait plus hier, a repris des forces et elle a déjà des signes de repousse de plumes (ça pousse à vue d'œil, impressionnant !). De mon côté, aucune nouvelle de mon test covid (à mon avis, c'était un peu tôt, mais je ne pouvais pas le faire un dimanche).

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12/ Un dimanche masqué, d'abord pour animer un atelier pour les chefs débutants (ah, la buée sur les lunettes, j'avais oublié), puis pour coudre avec Marie. Le pantalon terminé, la couturière est très satisfaite, il tombe bien et lui va à merveille.
13/ C'est le coté positif de l'après-covid : pouvoir télétravailler en étant (pas trop) malade. Je dois quand même sortir pour un RV chez le podologue, mais il fait très doux et pendant quelques heures, je peux respirer par le nez, ça fait du bien ! En revanche, j'ai totalement perdu l'odorat, une fois de plus.
14/ Comme je ne peux pas aller répéter, je peux suivre la rencontre Cléophas (il s'agit plutôt d'une conférence) en ligne, tout en coupant mon futur pantalon. Les sujets abordés sont intéressants, mais la date annoncée de mise à disposition des fiches pratiques est bien lointaine !

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15/ Je perçois bien le sens de "fatigue écrasante" ce matin, la moindre tâche me semble insurmontable, mais je réussis quand même à aller à la médiathèque et à la coop bio. Et puis je me repose.
16/ Je remonte la pente : j'ai retrouvé une partie du goût, la fatigue se fait moins sentir (et j'ai dormi jusqu'à 8h15, joie du télétravail).
17/ Soirée cinéma en famille, pour le dernier Miyazaki, puis restaurant japonais pour rester dans le thème.
18/ C'est presque le seul bal de l'année où nous pouvons danser et j'en profite, avec en prime la présence de nos amis de toujours.

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19/ Il fait beau et pas trop froid, il faut en profiter. Je me motive pour aller à vélo à la ferme de Gally acheter des courges, en passant prendre Marie. Je reviens avec 12 kg sur mon porte-bagages, dur dans les montées.
20/ L'automne est longtemps resté invisible, mais les arbres sont  magnifique en ce moment. Le matin, je passe devant les érables champêtres, les tulipiers, les liquidambars et je fais provision de couleurs avant l'hiver.
21/ C'est la semaine de la courge : hier, soupe de potimarron avec croûtons de pain d'épices, ce midi salade lentilles-courge rôtie-tomme de brebis, ce soir chakchoucka courge-pois chiches-fêta et demain, poêlée de gnocchis, courge et châtaignes.
22/ Un mercredi ensoleillé où je rejoins Aurore à la bibliothèque, pour de délicieux ramen rue Sainte Anne avant de faire quelques achats. Je peine à trouver des bottines confortables, solides et imperméables mais je vais continuer à chercher…

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23/ Toutes les cleophas du territoire étaient disponibles ce soir et nous passons une agréable soirée, un peu courte pour traiter tous les sujets mais au moins, le contact est instauré.
24/ Un petit tour au marché, pour refaire le plein de clémentines et de fromages.
25/ Après mon cours de musique, j'ai un peu mal au dos mais je pars avec les filles acheter des bottines (elles m'ont aidé à examiner tout ce qu'il y avait en rayon, se chausser en hiver avec des semelles orthopédiques est presque mission impossible) et démarrer la mission cadeaux. Au retour, j'ai mal partout, je suis fiévreuse mais je dois animer la messe… avec un doliprane, ça passe, je pense même que je pourrai aller au conseil territorial demain.

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26/ Aucun doute, c'est la grippe ! J'obtiens le sésame pour la maison médicale de garde, vide à cette heure-là, puis je vais chercher mon ordinateur. Je suis autorisée à prendre de l'ibuprofène et c'est une bonne nouvelle parce que la fièvre qui baisse pendant 2h suivie de 4h à grelotter, c'est pénible.
27/ Une journée au lit, j'ai pu travailler 3 fois 10 minutes (juste l'urgence du moment), j'ai beaucoup lu, terminé ma série et dormi. J'ai connu des grippes plus virulentes.
28/ Une dernière correction sur mon fichier, je laisse ma collègue s'occuper de la suite et je me rendors pour deux heures. Je réussis quand même à sortir dans l'après-midi, au soleil et bien couverte pour racheter du dolliprane (covid et grippe ont vidé les stocks) et récupérer un colis.

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29/ La fatigue commence à s'atténuer, j'aide Aurore a couper et coudre une toile pour sa future robe, qu'elle veut réaliser de A à Z.
30/ Je me sens assez en forme pour aller au concert prévu, une amie nous y accompagne, ravie de cette heure de belle musique.

3 décembre 2023

52/2023 : ce que j'adorais

Après nous avoir demandé ce qui nous terrorisait, Virginie veut savoir ce que nous adorions, enfants. Et je pense que ma première photo (ratée, en plus le produit a souffert d'un séjour de quelques heures dans le froid) parlera à beaucoup !

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Et puis, en cette période, j'adorais décorer la maison, installer la crèche, préparer des fruits déguisés, des truffes, des petits biscuits de Noël, avec en fond sonore des chants traditionnels, par les petits chanteurs de Vienne. J'ai donc savouré mon vendredi après-midi, à travailler porte ouverte tandis qu'Aurore, qui avait terminé son quota de dépouillement d'articles, avait mis un CD de chants de Noël et s'affairait à décorer le sapin, avec des exclamations joyeuses quand elle retrouvait un objet oublié.

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2 décembre 2023

Le tour du monde en 80 livres #21

C'est un petit challenge lecture créé par Bidib. En novembre, j'ai lu 5 livres et j'ai exploré 5 nouveaux pays (bientôt 100 !)

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Macédoine

Rumena Bužarovska, Mon cher mari.

Onze femmes parlent de leurs époux, sur un ton qui se veut léger, mais qui est en fait très noir et cynique. Les rapports conjugaux y sont présentés comme des mensonges. La plupart de ces femmes sont soumises à leurs maris (mais pas toutes), la plupart des maris sont égoïstes, lâches, brutaux. Pas tous, certes, mais même ceux qui se veulent exemplaires se trompent dans leurs bonnes intentions. Je voulais passer à une lecture plus divertissante après La force des femmes, je ne m'attendais pas du tout à cet humour grinçant !

« J’ai rencontré Goran à un festival de poésie. Ses cheveux commençaient à grisonner – maintenant ils sont complément gris, mais il pense que cela fait péri de son « nouveau sex-appeal », comme il m’a dit un jour. C’était soi-disant pour plaisanter, je crois qu’il le pense vraiment. Je voulais lui demander si son cheveu rare et son crabe à la texture de cire fondue faisaient aussi partie de son « nouveau sex-appeal », mais je me suis retenue - il n’accepte aucune critique. »
«Il croit que chaque peuple possède des caractéristiques génétiques spécifiques qui déterminent son comportement. Il a même des théories sur les femmes, et plus rarement sur les hommes de tel ou tel peuple, selon lesquelles : les Polonaises sont intéressées, les Américaines fières, les Macédoniennes les meilleures épouses et les Monténégrins, les plus mauvais époux. »

 

Soudan

Abdelaziz Baraka Sakin, Le Messie du Darfour.

C'est un roman un peu confus, comme la guerre qu'il évoque : on passe d'un personnage à l'autre sans lien apparent au début, on revient dans le passé, on suit les bandes armées, des troupes de l'armée régulière aux diverses bandes rebelles sans aucune logique, à l'image des protagonistes : Alderahman, la jeune fille seule survivante de son village, Ibrahim Khidir et et Shihiri, deux jeunes gens enrôlés de force, Charon le chef de guerre, tous errent d'un village à l'autre dans ce Darfour dévasté, à l'image de cette guerre dont personne ne connaît les tenants et aboutissants, cette région où des peuples venus de toute l'Afrique se mêlent et se confondent. Et puis il y a ce mystérieux Messie, dont la parole désarme les combattants les plus acharnés et déconcerte ses disciples.

« Il était nécessaire d'entrer dans le détail de cette longue histoire afin de bien comprendre combien l'affaire s'avéra difficile pour le responsable gouvernepental venu visiter, vingt ans plus tard, cette tribu arabe des Bani Hassan. Il leurdonna des armes, des munitions et des instructions, comme il l'avait déjà fait avec dcdes dizaones d'autres tribus arabes, et il leur demanda de se défendre contre les erxactions des tribus noires. Il lui demandèrent : “Mais qui sont ces Noirs ?” Il leur expliqua qui étaint les Noirs,  ce qui les rendit confus car tous les adjectifs utilisés correspondaient parfaitemlent à chacun d'eux. »

 

Corée du Nord

Hyeonseo Lee, La fille aux sept noms.

 Née dans une famille aisée et bien vue par le régime, Min-Young n'a que 17 ans quand la curiosité la pousse à traverser le fleuve qui sépare la Corée du nord de la Chine. Elle pense revenir bientôt mais les circonstances l'obligent à rester dans ce pays et à y vivre dans la clandestinité. La jeune adulte se rend compte qu'elle devra toujours vivre dans l'angoisse d'une expulsion vers son pays et qu'elle ne pourra plus jamais revoir sa famille. Après dix ans de clandestinité et quatre changements de nom, elle décide d'entamer le long périple vers la Corée du sud pour enfin pouvoir être libre et peut-être faire venir sa mère auprès d'elle. Elle devient alors porte-parole des transfuges Nord-Coréens, ces femmes et ces hommes qui ont fui la famine bien plus que la situation politique, tant l'endoctrinement faisait partie de leur quotidien.

« Quand mon père rentrait de son travail le soir, le dîner — riz, soupe, chou kimchi et cornichons – était servi. Ma mère attendait que je prononce la formule habituelle : “Merci, Respecté Père Dirigeant Kim Il-Sung pour ce repas” avant que nous ne saisissions nos baguettes. Ils ne parlaient plus ensuite que de sujets personnels, des dernières nouvelles de Hyesan, nombreuses et variées. On n'abordait jamais aucun sujet sérieux. »
« Comme tous les aspects de notre vie, privés ou piblics, relevaient de l'autorité du Parti, à peu près tous les sujets de conversaiton étaient potentiellement politique et potentiellement dangereux. Mes parents évitaient toute remarque imprudente que j'aurais pu répéter ou mal interpréter. »
Des années plus tard, Hyeonseo Lee reste marquée par son éducation nord-coréenne : « J'avais sauté le pas. J'avais pris un terrible rissque mais j'étais fière d'avoir eu ce courage. Je savourai ce sentiment pendant quelques minutes ; il se dissipa bientôt, comme neige fondue, pour laisser place au doute, à l'autocritique. J'ai remarqué que la camarade Min-Young semble heureuse. j'aimerais lui rappeler qu'elle n'a pas la moindre idée de ce qui l'attend. »
Malgré le danger, malgré les embûches et les nombreux coups du sort qui semblaient s'acharner sur elle, malgré la cupidité et le cynisme des passeurs, Hyeonseo a eu beaucoup de chance et a rencontré quelques personnes généreuses qui l'ont soutenue dans son périple. Elle a su aussi se donner les moyens d'arriver au but, sans jamais se décourager ni trahir ses proches.

Turquie

Orhan Pamuk, La femme aux cheveux roux.

Le jeune Cem, qui vit seul avec sa mère depuis que son père les a quittés, doit gagner un peu d'argent avant d'entrer à l'université. Il est embauché pour l'été comme assistant par un puisatier, Maître Mahmut, qui travaille à l'ancienne. Il trouve en lui une certaine figure paternelle qui lui manque. Dans le village, le jeune homme remarque une femme rousse, une comédienne, qui le fascine. Il passe une nuit avec elle, juste avant que survienne un accident sur le chantier qui le fait rentrer précipitamment à Istambul. Obsédé par les mythes d'Œdipe et du Livre des Rois iranien, où Rostam tue sans le savoir son fils Sohrâb, Cem essaie, sans succès, d'oublier ce qui s'est passé cet été-là à Ôngören. Bien des années plus tard, alors qu'il se résoud à ne pas avoir d'enfant et qu'il retrouve son père, il lui faut affronter son passé et son destin.

« Son allure m'avait fait de l'effet. Ses cheveux roux avaient brillé d'un curieux éclat dans la lumière. Elle m'avait considéré un instant comme si j'étais une ancienne connaissance et qu'elle se demandait ce que je faisais ici, et c'est à ce moment que nos regards s'étaient croisés. Nous nous étions regardés comme si nous cherchions tous deux la trace d'un souvenir, avec une insistance presque inquisitatrice. »

« L'essentiel de nos fonds passait dans l'achat de terrains ou de vieux immeubles dans des zones vouées à prendre de la valeur, soit pour investir, soit pour obtenir de nouveaux chantiers. Et lorsque j'achetais des parcelles vides en banlieue, j'avais le sentiment d'être comme ces sultans qui tâchent de tromper leur douleur de ne pas avoir d'héritier en annexant de nouvelles provinces à leur empire. »

Jamaïque

MKei Miller, By the Rivers of Babylon.

Le titre de ce roman est un verset du psaume 136* évoquant la déportation des juifs suite à la prise de Jérusalem par Nabuchodonosor 587 av. JC, autrement dit une catastrophe. Et l'autoclapse, le désastre imminent, la calamité, est justement sur le point de se produire, Ma Taffy le sent, avec la prescience qu'elle a acquise quand elle a perdu 10 ans auparavant. Elle sait que “Babylone” (les policiers blancs au service des riches) vont tôt ou tard faire irruption dans le quartier et vont trouver les armes qu'un chef de gang a cachées sous sa maison. Parce qu'elle et sa famille font partie de la cummunauté rastafari et que son petit-fils vient d'être tondu par son maître d'école, en violation du vœu des Nazaréens "aucune lame jamais ne passera sur ma tête". Elle ne peut pas éviter l'inéluctable, mais fera son possible : faire vider la cache et raconter à son petit-fils, pour le distraire de son grand chagrin, l'histoire du prêcheur volant.

* Le psaume 136 “sur les bords des fleuves de Babylone, nous étions assis et nous pleurions”, tel qu'il se chante aujourd'hui pendant le Carême, le Gospel original, la version reggae et  la version disco de Boney M dont on a peine à penser qu'il s'agit d'un chant de déploration ! 

« Du bizarre bèl-bien bizarre. Je vais te raconter comme Sister Liz m'a raconté. Elle m'a dit qu'hier dans la nuit, elle s'ets réveillée pasqu'un tit-vent frais venu de la rivière était entré dans la chambre. Elle a dit que ce vent-là, il était frèt-frèt comme s'il voulait lui geler les deux jambes. »
« Certains jours comptent plus de routes que d'autres, et certaines routes sont plus longues que d'autres, de sorte que lorsqu'une femme se plaint de la longueur de sa journée, c'est peut-être parce qu'elle compte les routes, et non pas les heures. »
« À l'époque, il y avait à Augustowm plein d'histoires différentes : celles de la Bible et celles d'Anansè l'Araignée ; celles des livres et celles des bouches-cancans ; celles lues lumière-la-bougie et celles racontées lueur-la-lune. Mais la division était toujours nette entre celles qui étaient écrites et celles qui étaient racontées — entre les premières qui avaient un parfum de neige et de terres éloignées et celles qui avaient l'odeur de leur propre sueur. »

Novembre

 

 

Afrique

Afrique du Sud
Yewande Omotoso, La Voisine.

Algérie 
Kamel Daoud, La préface du nègre : le Minotaure 504 et autres nouvelles

Burkina Faso 
Roukiata Ouédraogo, Du miel sous les galettes.

Cameroun
Calixte Beyala, Le Christ selon l'Afrique.

Congo Brazzaville
Alain Mabanckou, Le commerce des Allongés.

Djibouti
Abdourahman A. Waberi, Aux États-Unis d'Afrique.

Égypte
Alaa El Aswany, L'Immeuble Yacoubian.

Gabon
Janis Otsiemi, La vie est un sale boulot.

 

Ghana 
Yaa Gyasi, No home.
Nii Ayikwei Parkes, Notre quelque part.

Guinée
Camara Laye, L'enfant noir.

Kenya
Ngugi wa Thiong'o, La rivière de vie.

Mali
Aya Cissoko, N'ba.

Maroc 
Mohamed Leftah, L'enfant de marbre

Maurice
Mariam Sheik Fareed, Le syndrôme de l'accent étranger.
Nathacha Appanah-Mouriquand, Blue Bay Palace.

Mayotte
Nassuf Djailani, À tous ceux qui accusent le poète de traîtrise à la langue française, poème.
Yazidou Maandhui, Mirage, poème.

Nigeria  
Chigozie Obioma, Les pêcheurs

République démocratique du Congo
Denis Mukwege, La force des femmes.

 

Réunion
Aimé Césaire, Calendrier lagunaire, poème.
Myriam Cazalou, Convois vers l'usine sucrière, poème.
Agnès Gueneau, Cause à ou, poème.
Rosemay Nivard, Un quart de pomme, poème.
Patrice Treuthardt, Retour au port natal, poème.

Rwanda 
Gaël Faye, Petit pays.
Scholastique Mukasonga, L'iguifou, nouvelles rwandaises. 
Beata Umubyeyi Mairesse, Tous tes enfants dispersés.  

Sénégal
Birago Diop, Les contes d'Amadou Koumba
Fatou Diome, Celles qui attendent

Tanzanie
Abdulrazak Gurnah, Près de la mer.

Tchad
Adjim Danngar, Djarabane. 1. Au petit marché des amours perdues.

Togo
Kossi Ejoui, L'ombre des choses à venir.

Tunisie
Habib Selmi, La voisine du cinquième.

Zimbabwe
Petina Gappah, Le livre de Memory.

 

Amérique

Argentine
Gabriela Cabezón Cámara, Pleines de grâce

Brésil 
Paulo Coelho, L'Alchimiste.

Canada :
Jean-Paul Dubois, Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon (prix Goncourt 2019).
Nancy Huston, Le club des miracles relatifs.

Chili 
Luis Sepúlveda, Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler et Histoire du chat et de la souris qui devinrent amis.

Colombie 
Gabriel Garciá Márquez, La Mala Hora.

Costa Rica
Edo Brenes, Bons baisers de Limon.

Cuba
Leonardo Padura, Adios Hemingway.

États-unis  
Jack London, Martin Eden
Harper Lee, Va et poste une sentinelle.
Toni Morrison, Beloved.

Guadeloupe
Jenny Archimède, Dans mon île, poème.
Daniel Maximin, Natale, poème
Max Rippon, Cataplasme, poème.
Guy Tirolien, Prière d'un petit enfant nègre, poème.

Guyane
Léon-Gontran Damas, Solde, poème.
Serge Patient, Cayenne est désoléepoème.

Groenland
Mo Malø, Qaanaaq.
Mo Malø, Diskø.
Mo Malø, Nuunk.

Haïti
Jacques-Stephen Alexis, L'étoile absinthe.
René Depestre, Lettre au poète Léon Damas, poème.

Martinique
Nicole Cage-Florentiny, Dans mon île ne poussent pas les saules, poème.
George Desportes, À la crinière du cyclone, poème.
Éric Pézo, On avance la peur…, poème.
Joseph Polius, Petits mots…, poème.
Julienne Salvat, Dire d'enfance rosée…, poème.

Mexique 
Laura Esquivel, Chocolat amer. 
Carlos Fuentes, Une certaine parenté

Pérou 
Mario Vargas Llosa,  La Tante Julia et le scribouillard.

Venezuela
Karina Sainz Borgo, La fille de l'Espagnole.

 

 

Asie

Afghanistan
Spôjmaï Zariâb, La plaine de Caïn.

Arabie Saoudite
Athîr Abdallah Al-Nashmî, Une perte.

Cambodge 
Tian, L'année du lièvre (BD) : 1. Au revoir Phnom Penh. 2. Ne vous inquiétez pas. 3. Un nouveau départ.

Chine 
Qiu Xiaolong, La danseuse de Mao.

Corée du Sud
Ch'oe Yun, Là-bas, sans bruit, tombe un pétale. 

Inde 
Rohinton Mistry, L'équilibre du monde.

Indonésie
Pramoedya Ananta Toer, Le monde des hommes. (Buru Quartet tome 1)

Iran 
Fariba Vafi, Un secret de rue

Israël
Amos Oz, Vie et mort en quatre rimes

Japon 
Haruki Murakami, Le passage de la nuit. 
Durian Sukegawa, Les délices de Tokyo.

Laos
Loo Hui Phang, L'imprudence.

Népal 
Mahjusshree Thapa, Les saisons de l'envol.

Syrie
Niroz Malek, Le promeneur d'Alep.

Sri Lanka 
Antonythasan Jesuthasan, Friday et friday.

Taïwan
Xiaole Wu, Les enfants des riches.

Thaïlande
Rattawut Lapcharoensap, Café Lovely.

Vietnam 
Kim Thúy, Man.  

 

Europe

Albanie
Ornela Vorpsi, Buvez du cacao Van Houten !  

Allemagne 
Eduard von Keyserling, Altesses.
Marlen Haushoffer, Le mur invisible.

Autriche
Daniel Glattauer, Quand souffle le vent du nord. 
Daniel Glattauer, La septième vague. 

Belgique 
Amélie Nothomb, Antéchrista.
Michel Van Zeveren, Le plat du loup plat.
Nadine Monfils, Les folles enquêtes de Magritte et Georgette. 1. Nom d'une pipe !

Bosnie Herzégovine 
Miljenko Jergović, Volga, Volga.

Bulgarie
Elitza Gueorguieva, Les cosmonautes ne font que passer.

Croatie
Ante Tomic, Miracle à la Combe aux aspics.

Danemark
Jens Christian Grøndahl, Quelle n'est pas ma joie

Espagne 
Carlos Ruiz Zafón, Marina

Estonie
Andrus Kivirähk, Les secrets. 

Finlande
Sofi Oksanen, Baby Jane.
Arto Paasilinna, La douce empoisonneuse.

France 
Maurice Leblanc, Arsène Lupin
Riad Satouff, Le jeune acteur
Loïc Clément, d'après Marie-Aude Murail, illustrations Anne Montel, Miss Charity t. 1, L'enfance de l'art
Romain Gary (Émile Ajar), La vie devant soi et Les racines du ciel)
Delphine Horvilleur, Vivre avec nos morts. Petit traité de consolation. 
Jean Giono, Regain.
Daniel Pennac, Le cas Malaussène : 1. Ils m'ont menti. 2. Terminus Malaussène.
Isabelle Guézan, La Nouvelle Organisation du Travail (uniquement sur Kindle).
Romain Gary, Au-delà de cette limite votre ticket n'est plus valable.
Daniel Pennac, Mon frère.
Anne BihanCraquement nègre…, poème.
Alexis Gloaguen, Rien n'est plus paradoxal que la mort, poème.
Catherine C. Laurent, Regarder le payspoème.

Grèce
Vassilis Alexakis, Ap. J. C.

Hongrie 
Magda Szabó, La porte et Abigaël.

Irlande
Maggie O'Farell, Assez de bleu dans le ciel

Islande :
Audur Ava Olafsdottir, Miss Islande

Italie 
Alessandro Baricco, Novecento : pianiste. Un monologue.

Moldavie
Vladimir Lortchenkov, Des Mille et une façons de quitter la Moldavie.

Norvège
Gunnar Staalesen, Le loup dans la bergerie

Pays-Bas
Toine Heijmans, En mer

Pologne
Maryla Szymiczkowa, Madame Mohr a disparu.

Portugal
Gonçalo M. Tavares, Une jeune fille perdue dans le siècle à la recherche de son père.

République Tchèque 
Kafka, Le procès et La métamorphose

Roumanie
Ioana Pârvulescu, La vie commence vendredi.
Panaït Istrati, Codine.

Royaume-uni 
Edward Morgan Forster, Avec vue sur l'Arno
Mhairi McFarlane, Et ne t'avise pas de m'embrasser.
William Makepeace Thackeray, La Foire aux vanités (Vanity Fair).
Alan Bennett, La Reine des lectrices.
Herman Melville, Bartleby le scribe.

Russie
Léon Tolstoï, La sonate à Kreutzer. Le bonheur conjugal. Le diable.

Serbie
Filip Grbic, Errance.

Slovaquie
Pavol Rankov, C'est arrivé un premier septembre.

Suède 
Camilla Läckberg, Femmes sans merci. 
Katarina Mazetti, Le mec de la tombe d'à côté
Jonas Jonasson, Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire.
Vilhelm Moberg, La saga des émigrants (7 tomes)
Stieg Larsson puis David Lagercrantz, Millenium (6 tomes) 

Suisse 
Joël Dicker, L’Affaire Alaska Sanders. 

Ukraine :
Andreï Kourkov, Le jardinier d'Otchakov.

 

Océanie 

Australie 
Joan Lindsa, Pique-nique à Hanging Rock

Nouvelle Calédonie
Déwé Gorodé, Les mots sont des innocents, poème.
Nicolas Kurtovitch, Le sens des marées, poème.
Raymond Lacroix, Le nouveau sorcier de la grue aux requins, poème.
Frédéric Ohlen, Ils m'ont dit…, poème.
Denis Pourawa, Névarèna, poème.
Paul Wamo, L'épithète, poème.

Nouvelle Zélande 
Eleanor Catton, La répétition.

Polynésie française
Célestine Hitiura Vaïte, L'Arbre à pain (Chroniques de Tahiti 1).
Flora Aurima Devatine, Pas d'i…, pas d'o…, poème.
Henri Hiro, Si seulement…, poème. 

Wallis-et-Futuna
Virginie Tafilagi, Mes yeux-paroles, poème.

 

26 novembre 2023

52/2023 : Froid

C'est un thème de circonstance que nous propose Virginie ce dimanche : pour la première fois, les températures étaient négatives ce matin. Je suis sortie de bonne heure pour me rendre à la maison médicale de garde, et j'ai dû gratter le pare-brise. Ensuite, je suis passée à mon bureau pour récupérer mon ordinateur, puisque cette fois, je n'avais pas anticipé le virus qui allait me tomber dessus et que j'ai deux urgences à traiter demain. J'ai eu tout le loisir d'admirer la forêt et la pièce d'eau des Suisses magnifiées par le givre (et une cour du Château de Versailles noire de monde). Je n'ai pas du tout pensé à faire des photos, alors j'en ai retrouvé une plus ancienne.

26 novembre - 1

Et maintenant, je file sous la couette parce que la nuit n'a pas été facile : malgré deux couvertures supplémentaires, un gilet, de grosses chaussettes et deux bouillottes, je grelottais de froid ! La grippe 15 jours après le covid, cette année je n'ai pas de chance ! 

19 novembre 2023

52/2023 : Première fois

Ce dimanche, chez Virginie, le thème est "la première fois que j'ai aimé quelqu'un (ou quelque chose)". Vaste sujet…

Il est cependant une première fois qu'on n'oublie jamais (première fois que j'ai eu la chance de vivre à trois reprises), la première rencontre avec ce petit être que je connaissais déjà, à qui je parlais, que je touchais, que j'aimais déjà profondément sans l'avoir encore vu.

18 novembre - 1

13 novembre 2023

Les questions de Dr CaSo

L'emploi du temps se calme un peu, je vais pouvoir reprendre le petit questionnaire du dimanche soir !

  • Question de Mme Chapeau: avez-vous été membre d’un mouvement de jeunesse comme les scouts ou le patro ?

Oui, je suis entrée aux jeannettes quand j'avais 9 ans, je suis restée aux Guides de France jusqu'à mes 20 ans. C'est pour Paul que j'ai renoué avec le scoutisme, d'abord doucement, en donnant un coup de main de temps en temps, puis plus souvent (notamment la couture de dizaines de pochons avec les guides). Puis nous avons accompagné une équipe de compagnons, avant que Paul ne nous fasse venir au territoire. Parfois, je pense que je vais rendre ma chemise et un nouveau projet, de nouveaux arrivants me motivent à reprendre la route.

(et puis nous avons les plus beau foulards)

13 novembre - 1

  • Quel événement historique vous a le plus marqué au cours de votre vie?

- Le premier événement, je ne m'en souviens pas (j'avais 3 mois) mais j'étais devant la télé, parce que Maman avait décidé que je devais le voir : les premiers hommes sur la lune.
- Le premier dont je me souvienne, c'est la mort de Pompidou.
- Et le premier qui m'a vraiment choquée et pour lequel "je sais exactement ce que je faisais à ce moment", c'est le 11 septembre 2001. Je me suis dit que c'était le début d'une troisième guerre mondiale. 

  • Questions de Valvita : souffrez-vous d’insomnie et comment gérez vous la chose ?

Hélas oui, depuis plusieurs années. Je ne peux pas allumer la lumière, donc j'écoute des podcasts avec un seul écouteur (je dors sur le côté), mon lecteur a une minuterie de 30 min, je suis contente quand je me rendors avant la fin. Et ça peut se répéter 3 ou 4 fois dans la nuit, aux pires moments. Alors je fais une cure, 3 soirs de suite, je prend un demi-comprimé d'anti-histaminique prescrit par mon médecin (qui me rend vaseuse toute la matinée) et ça me recale pour quelques semaines.

  • Quelle est la chanson qui décrit le mieux votre état d’esprit actuel, et pourquoi ?

Une vieille chanson de comique-troupier. Dès qu'un problème de santé se fait oublier, un autre (ou plusieurs autres) vient prendre la place ! Mon poignet va beaucoup mieux, mon orteil (opéré en 2021) ne réagit plus au froid et à l'humidité, alors l'autre pied a pris le relais avec une aponévrosite et pour l'instant, les semelles ne me soulagent pas du tout (je sors de chez le podologue qui les a modifiées). Bon, et puis j'ai le covid, ça commence à passer mais hier j'étais au plus bas, épuisée et cherchant mon souffle.

5 mars - 1

  • Questions de Bleck : Avez-vous accueilli des personnes inconnues à votre domicile pour leur offrir un repas, une douche, un lit ?

Depuis quelques mois, nous sommes inscrits sur Warmshower et nous avons accueilli deux cyclistes, une allemande qui parcourait seule la France et un suédois qui participait au Paris-Brest-Paris. Nous avions déjà hébergé et suivi de ces cyclistes de l'extrême.
Une seule fois, j'ai ouvert ma porte à un inconnu, pour lui offir un café alors qu'il attendait la fin d'une averse pour continuer la distribution d'annuaires. Un geste spontané en réponse à la timidité qui m'avait retenue, un soir de tempête de neige, de descendre dans la rue apporter des boissons chaudes aux automobilistes bloqués depuis des heures sous notre immeuble.
Mais une douche à un SDF… je ne pense pas que j'oserais.
Pourtant, j'ai vécu la situation inverse : étudiante, je me suis trouvée à la rue, en rentrant d'un concert tard dans la nuit. La fille de mon propriétaire avait tiré un loquet et je ne pouvais pas ouvrir la porte de la maison où je logeais. J'ai erré dans la rue, découvert que la gare fermait la nuit, puis trouvé un café où je suis entrée. Les tenanciers, une fois fermé leur établissement, m'ont accompagnée chez moi puis, n'ayant pas réussi non plus à ouvrir ma porte, m'ont emmenée chez eux. J'ai passé le reste de la nuit assise sur une chaise, surveillée par le mari, puis la femme, avant qu'ils ne me raccompagnent au premier train. Et je n'ai même pas osé leur demander leur nom ni leur adresse pour les remercier.

22 janvier122 janvier2

 

 

 

12 novembre 2023

52/2023 : Noir

Cette semaine, avec Virginie, on continue à explorer les couleurs ; après le vert, le bleu et le rose, le jaune, l'orange, elle nous propose ce dimanche une couleur qui n'en est pas tout à fait une, et difficile à photographier, qui plus est : le noir.

12 novembre - 5

J'avais prévu de coudre une jupe pour Aurore, en prévision j'ai lavé mon tissu mercredi, la journée avait débuté sous un pâle soleil et je me suis dépêchée de grouper toutes mes sorties avant la pluie annoncée. Comme Guillaume, enrhumé, se sentait fébrile, je l'ai envoyé à la pharmacie et il est revenu avec un test positif (le vaccin envisagé dans les prochains jours est repoussé au printemps). Comme il m'avait dit avoir vu une quantité inhabituelle de plumes dans le poulailler le matin, je me suis donc motivée pour un bon nettoyage et j'ai eu un choc en découvrant l'ampleur de la catastrophe.

12 novembre - 312 novembre - 4

Non, non, ce n'est pas l'œuvre d'un renard. Alors que j'admirais, quelques jours auparavant, le beau plumage d'hiver de nos poules, la pauvre Bertille fait vraiment pitié à voir. En une seule nuit, elle a perdu un bon tiers de ses plumes, dont tout son duvet hivernal !

12 novembre - 6

C'est un peu brutal et tardif pour la mue d'automne (qui avait bien eu lieu fin septembre), seule piste : la gale déplumante, même si la cocotte ne se gratte pas plus que ça. À la tombée de la nuit, je l'ai attrapée et Aurore l'a badigeonnée, tant bien que mal, d'un mélange d'huile de cade (par chance j'en avais) et de tournesol. Puis elle est allée se coucher tout contre sa copine. De toutes façons, il est trop tard pour les séparer.

12 novembre - 2

Et ce samedi, alors que commence moi aussi à être malade, j'ai cousu du noir, mais pas du tout ce qui était prévu. Et à vrai dire, jamais je n'aurais pensé réaliser un tel ouvrage, tant je trouve ridicule d'affubler les animaux de robes, manteaux ou autres déguisements. Il a fallu que je voie ma poulette grelotter de froid (l'expression "chair de poule" prend tout son sens) pour m'y résoudre.

12 novembre - 1

 Après une séance acrobatique, à deux dans le poulailler bas de plafond, pour attraper Bertille et lui passer la tête dans l'encolure, je l'ai relâchée vêtue de son beau poule-over noir…

12 novembre - 7

… pour le lui retirer 15 minutes plus tard : elle ne tenait pas debout, déséquilibrée vers l'arrière, titubant (pourtant, les ailes et la queue sont libres ?). J'ai pensé qu'elle s'habituerait, mais quand elle s'est cassé la figure en se précipitant vers une couenne de jambon, j'ai compris que ça n'irait pas. De toutes façons, il va faire moins froid aujourd'hui et les tiges de ses nouvelles plumes repoussent à vue d'œil (2 cm en 24 h !).

 

 

 

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attraper le temps qui file…
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