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5 août 2025

Le tour du monde en 80 livres #39

C'est un petit challenge lecture créé par Bidib. En juillet, j'ai lu 8 livres (1955 pages) et visité 6 nouveaux pays, pour un total de 175 pays (plus que 20 pour obtenir le total officiel de l'ONU).
Je peine à trouver des livres pour les derniers pays : si vous en connaissez pour les pays suivants, n'hésitez pas à me les proposer en commentaire !

Bahamas, Bermudes, Bahreïn, Bélize, Brunei, Belau (Palau), Dominique, Gibraltar, Kiribati, Liechtenstein, Maldives, Iles Marshall, Fédération de Micronésie, Montserrat, Myanmar, Nauru, Panama, Iles Salomon, Saint-Christophe et Niévès, San Marin, Saint-Vincent et les Grenadines, Sao Tomé, Turkménistan, Iles Tuvalu, Iles Vanuatu

Philippines
Mia P. Manansala, L'art meurtrier du halo-halo.

Vu mon état de fatigue fin juin, poursuivre cette série légère de Cosy mystery s'imposait. Le halo-halo, dessert philippin, est un mélange d'ingrédients sucrés et glacés, le préféré de Lila. Celle-ci a finalement décidé de rester dans sa ville natale et d'ouvrir un café avec ses deux amies, mais elle tarde à choisir les pâtisseries qu'elle y vendra. Choisir pour être jury d'un concours de beauté, elle est chargée par son ami policier d'ouvrir l'œil : des lettres de menaces ont été reçues par les organisateurs. 
Sous des dehors légers, ce livre aborde de nouveau quelques sujets sérieux (harcèlement, compétition féroce entre mères par l'intermédiaire de leurs filles, choc post-traumatique, dépression, deuil…) et, bien sûr, la nourriture philippine est omniprésente et met l'eau à la bouche.

« Le petit-déjeuner traditionnel philippin comprend toujours sinangag et itlog, ainsi qu'une protéine quelconque, et le nom du plat dépend de la protéine choisie : tocilog, tapsilog, spamsilog, bangsilog, etc. »

« Les Asiatiques ne vont pas chez le psy. On refuse d’admettre l’existence même des problèmes de santé mentale. Ne pas arriver à résoudre soi-même ses problèmes est considéré comme un signe de faiblesse. Le simple fait d’avoir eu besoin d’aide est un signe de honte. »

Suriname
Raoul De Jong, Jaguarman.

L'auteur, né d'une mère néerlandaise et d'un père surinamais qu'il n'a pas connu reçoit un mystérieux mail de celui-ci, qui le recherche. Au fil de leurs rares rencontres, il souhaite en apprendre sur ses origines surinamaises, ses aïeuls dont certains furent des esclaves et un énigmatique homme-jaguar. Une quête qui le mènera sur place, à la rencontre d'une prêtresse vaudoue.

« Homme-Jaguar, mon père  avait disparu, le reste de ma famille était ché, mais vous avez mis Tessa et Iwan sur mon chemin. Ils m’ont fait  comprendre qu'il était  positif de se montrer frondeur, de rester fidèle à sa propre vérité. Peut-être que  personne ne me comprenait aujourd'hui, mais cela pourrait changer demain. Ils m'ont fait comprendre que votre histoire s'insérait dans une histoire plus vaste. Une histoire les voix qui parlaient du passé s'étaient tues, quand elles n'avaient  pas  été  réduites au silence, et les questions se heurtaient, quelle qu'en soit la raison, à des résistances. Ni Tessa ni Iwan ne s'étaient laissé prendre dans les filets qu'on avait lancés sur eux. Ils s'en étaient dégagés. Ils me poussaient à persévérer. Je descendais d'un Homme-Jaguar et  c'est  à moi qu'il revenait de décider si c'était une malédiction. »

« Voilà ce qui a pu se passer, Homme-Jaguar : vous étiez un homme doué d'un pouvoir magique, ce qui vous a permis, à vous, ancêtre anonyme, de survivre à la traversée de l'océan. La forêt surinamaise et les piaimans sont devenus vos amis. Vous nous avez aidés à survivre à l'esclavage er à toutes les horreurs qui allaient en découler. Lorsque vous êtes mort, vous êtes resté. Chez les enfants des enfants des enfants de vos enfants, jusqu'à ce que, par la mère du père de mon père, vous vous retrouviez ici, en ce moment même, à côté de moi. Dans cette ville de dingues, dans ce pays de dingues, à cette époque de dingues. Pour m'aider dans cette vie. Je me sens très joyeux en écrivant ces mots, car s'ils disent vrai, j'en saisis les implications. Ça signifie que je n'ai absolument rien à craindre. Que rien n'est impossible dans cette vie. Je suis content que nous soyons assis ici ensemble, Homme-Jaguar. Je suis content que vous m'ayez trouvé. Amen. »

Sainte-Lucie
Derek Walcott, Une autre vie.

Les derniers pays de mon tour du monde me poussent hors de ma zone de confort : pour Sainte-Lucie, je n'ai trouvé que ce long poème en prose de près de 200 pages. Il est très rare que je lise de la poésie, encore moins en prose. Mais je me suis accrochée, 5 à 10 pages par-ci, par-là, lors d'une petite pause dans une journée bien remplie, ou le soir avant mon roman en cours. Et si parfois je me suis perdue dans le fil du récit, à force de métaphores, j'y ai aussi trouvé de très beaux passages. « Un homme vit la moitié de sa vie / la seconde moitié est mémoire ». Aux abord de la quarantaine, le poète se remémore trois êtres rencontrés dans sa jeunesse : Anna (l’amour), Gregorias (la peinture) et Harry Simmons (la mort), toujours en reliant ces figures à son île, territoire sans langue propre.

« Sancta Lucia,
île friable
comme un biscuit de Carême,

carte de précipices
fêlés, pain d’épice
baptisé par Virgile,

statio Naud
malefida carinis,
croissante de poulies,

sanctus abrupt de la voile.
Vêpres. Tintant à l’église,
une clochette de brebis

rappelle les ouailles de la mer. »

« Bleu, sur le bout de la langue,
et ce nuage ne peut aller plus loin?

Par-dessus ton épaule le paysage
désapprouve son reflet. Une rigueur
d’oxyde de zinc saisit le mur?
avril rallume l’immortelle,
la feuille d’un jeune arbre à genoux
est la flamme jaune de l’Annonciation de Lippi.
Comme l’allumette frottée, l’orange de cadmium
S’atténue en lueur de lanterne.
Pareilles à une foule, entourant le cadre,
les murmures diaprures de vert. »

Côte d'Ivoire
Marguerite Aboué, Aya de Yopougon, 7.

Alors qu'Aya débute, contre son gré, un stage à la Solibra, elle découvre que Grégoire, le charlatan, y a pris le poste de DRH, évinçant Moussa, le fils du patron. Son soupirant Didier accueille, lui, deux autres étudiantes à ses côtés au tribunal et l'une d'elles compte bien le ravir à Aya.
Bintou, dont la série télévisée remporte un franc succès, est harcelée par des téléspectatrices qui la croient aussi méchante que son personnage, Albert a quitté le domicile familial et découvre la dure réalité de la corruption du CROUS. Innocent, qui file toujours le parfait amour à Paris avec Sébastien, est sur le point d'être expulsé et Adjoua est sous le choc : Bobby sait lire, à moins de trois ans ! Suivra-t-il le chemin de son oncle, honte de la famille ?

Seychelles
Antoine Abel, Une tortue se rappelle.

« Mon intention était de pallier une certaine carence en ce qui concerne la littérature dans la République. Dans cette légende, qui remonte le cours de l'histoire des Seychelles, la tortue apparaît comme un portrait symbolique du Seychellois qui ne se presse jamais et qui croit, peut-être, tout savoir : le moulapa est l'arbre de la connaissance traditionnelle seychelloise. Cet arbre, qui est un puits de connaissances, l'a relié à l'Afrique dès le peuplement de nos îles ; autrement dit, il représente la mémoire ancestrale. Ce récit veut faire disparaître une certaine croyance selon laquelle les Seychelles auraient toujours été inhabitées. Or, il y a des vestiges, des traces tangibles, qui indiquent une présence humaine bien avant la venue des colons ou le passage des Arabes ou des Portugais. »

La tortue Moulapa nous raconte sa (très longue) vie sur la grande île de Tertérougelle : son enfance et son éducation (imaginez des tortues en cours de gymnastique !), ce qu’elle sait du passé, lorsque les terres immergées n’étaient pas encore séparées en continents, et puis les passages des hommes sur l’île, avant leur installation définitive, qui a mis fin à l’harmonie entre les animaux et la nature.

« Les hommes ne sauront jamais, malgré leurs inventions, la science la plus élémentaire qui est pourtant inscrite dans les pierres d'un cours d'eau ou dans le granit des falaises près des plages. Si seulement ils savaient ! Un million d'années avant le bouleversement tectonique qui devait lentement séparer les continents, les tortues savaient déjà tout cela. Nos ancêtres reçurent alors l'ordre de se disséminer dans tous les coins de Verdure : voilà pourquoi aujourd'hui il y a des tortues de terre aux îles Galápagos !!! »

Mauritanie
Moussa Ould Ebnou, Barzakh.

Ce roman de science fiction (archéologique), que j'ai eu du mal à dénicher, m'a sauvée du seul autre livre mauritanien auquel j'avais accès : Les carnets de Guantanamo
Barzakh est le nom que donnent les musulmans au purgatoire, à la zone floue où les âmes attendent le jugement. Les soufis y accordent une importance et un rôle plus grand. Les morts y passent 40 jours avant de savoir où ils iront: enfer ou paradis. Barzakh désignait également cet immense espace comprenant la Majdabat El-Koubra, au Sahara, désert de sable entre la Mauritanie et le Soudan. Ce roman est un conte philosophique raconté par les moyens de la science-fiction.

Dans un futur lointain, des archéologues exhument un squelette portant encore quelques cristaux de myéline : en les plongeant dans une solution d’ADN, ils peuvent transcrire le flux de la conscience durant la phase d’agonie, ce moment où, dit la légende, un homme voit défiler toute sa vie. Cette vie, c’est celle de Gara (1034-2055), et elle est extraordinaire : au XIe siècle, il est vendu comme esclave par son père à l’âge de 13 ans et traverse le désert avec une caravane de marchands. Une expérience mystique lui permet de voyager dans le temps, quelques siècles plus tard. Mais, déçu de ce qu’il découvre, il choisit de partir une dernière fois vers le futur, dans l’espoir d’un monde meilleur. Sa désillusion sera cruelle.

« Durant toute mon existence, j'ai toujours tenté en vain de connecter ma vie à mes rêves, mon conscient à mon inconscient, ma conscience aux autres consciences, pour pouvoir juger de sang-froid des autres, de moi-même et du temps. Mais je restais isolé, simplmonade aménagéeprotégée, tranchée absolument du reste. Et voilà qu'au moment de mourir toutes ces connexions se font d'elles-mêmes, sans aucun effort de ma part. Avec les affres de la mort, mon rêve et ma vie sont descendus devant moi dans l'arène pour se donner une ultime explication, puis s'aligner sur une même ligne bien droite, avant de sombrer dans lnéant. Le monde entier est venu s'entasser dans une sorte de petit hublot circulaire et transparent situé juste en face dmoi, simple évidence où viennent se résoudre toutes les énigmes, tous les secrets. Le passé, le présent et le futur sont venus se fondre dans un même instant. L'agonie a jeté sa lumière implacable dans tous les recoins de ma vie mettant à nu tout ce que j'avais approché. Je découvre brusquement le sens caché des situations, la signification de chaque silence, de chaque geste et de chaque parole. »

Luxembourg
Guy Rewenig, La cathédrale en flammes.

Ce roman loufoque est le récit, par Johnny Dennewald, graphiste de son état, des situations inextricables dans lesquelles il se met par attachement à ses principes (antinucléaire, anticlérical, anticapitaliste) et par ses mensonges spontanés. Sa vie amoureuse, ses amis, ses clients, les travaux, la météo, les fêtes nationales, tout lui complique la vie. Le récit passe du coq à l'âne, comme les idées du narrateur.

« Je ne parle plus beaucoup. Ce n’est pas nécessaire en Ville. Tout va mal ici. C’est la première chose que j’ai apprise. IL faut dire que tout va mal? Si on ne le fait pas, on risque d’être pris pour un type complètement toc-toc. Pour réussir dans l capitale, il faut retenir un seul mot : "Mal". Il ouvre toutes les portes. Il permet de rencontrer un tas de gens. Comment ça va ? Mal. Comment se sont passées tes vacances à Ibiza ? Mal. Ma nature me porte à tout exagérer. Chaque fois que je me sens un peu trop bien, je jongle avec les superlatifs. Nada aime ça. »

Grenade
Tobias S. Buckell, Halo, tome 6. Le protocole Cole

Sur fond de guerre des étoiles, tout doit être fait pour empêcher les ennemis extra-terrestres de découvrir la localisation de la Terre. Les Covenants (dont la planète s’appelle Grande Bonté et les chefs, les prophètes Vérité et Vertu, pas mal pour les « méchants de l’histoire ») détruisent l’une après l’autre toutes les planètes où sont réfugiés les humains. La force des Planètes-Unies, constituée entre autres de marines (ça donne quelques repères…) cherche à protéger l’humanité, mais la situation est compliquée par la rébellion des populations réfugiées (les Insurgés) qu’il faut surveiller de près.

Cette série littéraire (initiée par le New York Times) est basée sur un jeu vidéo, un univers qui m’est complètement étranger. Pour compliquer le jeu, il s’agit du sixième tome de la série, puisqu’ils ont des auteurs différents. Je pense que cet ouvrage s'adresse uniquement aux pratiquants du jeu, qui connaissent bien le contexte, les différents personnages et les décors et de fait, il n'y a aucune description dans le récit (on est très loin de Jules Verne ou Victor Hugo !) J’ai lu rapidement les résumés des tomes 1 à 5, ce qui ne m’a pas tellement aidée à comprendre, au début, qui étaient les humains (et les humains augmentés), les différents extra-terrestres, les méchants (qui se tirent des les pattes entre eux) et les gentils (qui ont leurs défauts et se combattent parfois entre eux également).  Mais bon, à la fin, il reste un bon nombre de survivants parmi les gentils, ils ont gagné la partie (mais pas encore la guerre), chacun rentre chez soi, est récompensé de ses exploits et prend quelques vacances avant la suite des combats. J’en suis venue à bout, ouf ! 

« L’équipage de l’habitat Exodus appela le Midsummer Night. Keyes se tourna vers l'enseigne de vaisseau Burt, aux communications. Transférez-les. Cela faisait désormais presque une journée que la frégate escortait l’habitat vers la bordure du système, où elle réaliserait un saut en sous-espaceTout au long du trajet, des chasseurs Unggoys et Kig-Yars les avaient poursuivis et harcelés, criblant de tirs la surface de l'astéroïde et parvenant parfois à toucher le vaisseau, sans pour autant les gêner dans leur progressionLes sections d'abordage de Grognards prêts à tout inquiétaient néanmoins Keyes. Il avait hésité à demander aux Sparrans de remettre les donnés de navigation à l’équipage de I'Exodus, mais les chasseurs des Décombres tenaient les Grognards en respect. Plus important, ils parvenaient à les empêcher d'approcher du cockpit. Dès que l'Exodus entrerait en sous-espace, avec leurs  réservoirs de méthane, les extra-terrestres finiraient par s’éteindre d'eux-mêmes. Keyes avait tranché : ce petit risque valait la peine d'être pris s'il permettait de sauver un million de vies humaines. Les Covenants avaient tué suffisamment de colons comme cela. Il était temps d'en sauver quelques-uns. »

 

 

Afrique

Afrique du Sud
Yewande Omotoso, La Voisine.

Algérie 
Kamel Daoud, La préface du nègre : le Minotaure 504 et autres nouvelles

Angola
Ondjaki, GrandMèreDixNeuf et le secret du Soviétique. 

Bénin
Florent Couao-Zotti, La traque de la musaraigne.

Botswana
Trinity Dow, Les cris de l'innocente.

Burkina Faso 
Roukiata Ouédraogo, Du miel sous les galettes.

Burundi 
Gaël Faye, Petit pays.

Cameroun
Calixte Beyala, Le Christ selon l'Afrique.

Cap Vert
Germano Almeida, Le testament de Monsieur Napumoceno.

Comores
Ali Zamir, Dérangé que je suis.

Congo Brazzaville
Alain Mabanckou, Le commerce des Allongés.

Côte d'Ivoire
Marguerite Abouet, Aya de Yopougon, tomes 1, 2, 3, 4, 5, 6.

Djibouti
Abdourahman A. Waberi, Aux États-Unis d'Afrique.

Égypte
Alaa El Aswany, L'Immeuble Yacoubian.

Érythrée
Sulaiman Addonai, Le silence est ma langue natale.

Éthiopie
Maaza Mengiste, Le roi fantôme.

Gabon
Janis Otsiemi, La vie est un sale boulot.

Gambie
Baba Jallow, Le cimetière ne prie pas.

Ghana 
Yaa Gyasi, No home.
Nii Ayikwei Parkes, Notre quelque part.

Guinée Bissau
Abdulai Sila, L'ultime tragédie.

Guinée Conakri
Camara Laye, L'enfant noir.

Guinée équatoriale
Trifonia Melibea Obono, La bâtarde.

Kenya
Ngugi wa Thiong'o, La rivière de vie.

Libéria
Leymah Gbowee, Notre force est infinie.

Lybie 
Hisham Matar, Une disparition.

Madagascar
Johary Ravaloson, La fabuleuse parcelle de Monsieur Isidore.

Malawi
William Kamkwamba, Le garçon qui dompta le vent.

Mali
Aya Cissoko, N'ba.

Maroc 
Mohamed Leftah, L'enfant de marbre

Maurice
Mariam Sheik Fareed, Le syndrôme de l'accent étranger.
Nathacha Appanah-Mouriquand, Blue Bay Palace.

Mayotte
Nassuf Djailani, À tous ceux qui accusent le poète de traîtrise à la langue française, poème.
Yazidou Maandhui, Mirage, poème.

Mozambique
Mia Couto, Le chasseur d'éléphants invisibles.

Namibie
Hendrik Witbooi, Votre paix sera la mort de ma nation.

Niger
Fatima, Esclave à 11 ans.

Nigeria  
Chigozie Obioma, Les pêcheurs

Ouganda
Jennifer Nansubuga Makumbi, Kintu.

République Centrafricaine
Didier Kassaï, Tempête sur Bangui 1 et 2.

République démocratique du Congo
Denis Mukwege, La force des femmes.

Réunion
Aimé Césaire, Calendrier lagunaire, poème.
Myriam Cazalou, Convois vers l'usine sucrière, poème.
Agnès Gueneau, Cause à ou, poème.
Rosemay Nivard, Un quart de pomme, poème.
Patrice Treuthardt, Retour au port natal, poème.

Rwanda 
Scholastique Mukasonga, L'iguifou, nouvelles rwandaises. 
Beata Umubyeyi Mairesse, Tous tes enfants dispersés.  

Sénégal
Birago Diop, Les contes d'Amadou Koumba
Fatou Diome, Celles qui attendent

Karine Silla, L'absente de Noël.

Sierra Leone
Ishmael Beah, La petite famille.

Somalie
Farah Nuruddin, Du lait aigre-doux.

Soudan
Abdelaziz Baraka Sakin, Le Messie du Darfour.
Tayeb Salih, Saison de la migration vers le Nord.

Tanzanie
Abdulrazak Gurnah, Près de la mer.

Tchad
Adjim Danngar, Djarabane. 1. Au petit marché des amours perdues.

Togo
Kossi Ejoui, L'ombre des choses à venir.

Tunisie
Habib Selmi, La voisine du cinquième.

Zambie
Namwali Serpell, Mustiks : une Odyssée en Zambie.

Zimbabwe
Petina Gappah, Le livre de Memory.

 

Amérique

Antigua-et-Barbada
Jamaïca Kincaid, Voyons voir.

Argentine
Gabriela Cabezón Cámara, Pleines de grâce

Bolivie
Edmundo Paz Soldán, Norte.

Brésil 
Paulo Coelho, L'Alchimiste.

Canada :
Jean-Paul Dubois, Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon (prix Goncourt 2019).
Nancy Huston, Le club des miracles relatifs.

Chili 
Luis Sepúlveda, Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler et Histoire du chat et de la souris qui devinrent amis.

Colombie 
Gabriel Garciá Márquez, La Mala Hora.

Costa Rica
Edo Brenes, Bons baisers de Limon.

Cuba
Leonardo Padura, Adios Hemingway.

États-unis  
Jack London, Martin Eden
Harper Lee, Va et poste une sentinelle.
Toni Morrison, Beloved.

Équateur
Alfredo Noriega, Mourir, la belle affaire !

Guadeloupe
Jenny Archimède, Dans mon île, poème.
Daniel Maximin, Natale, poème
Max Rippon, Cataplasme, poème.
Guy Tirolien, Prière d'un petit enfant nègre, poème.

Guatémala
Miguel Angel Asturias, Le Pape vert.

Guyana
Sharon Maas, Noces indiennes.

Guyane française
Léon-Gontran Damas, Solde, poème.
Serge Patient, Cayenne est désoléepoème.

Groenland
Mo Malø, Qaanaaq.
Mo Malø, Diskø.
Mo Malø, Nuunk.
Mo Malø, Summit.

Haïti
Jacques-Stephen Alexis, L'étoile absinthe.
René Depestre, Lettre au poète Léon Damas, poème.

Honduras
Horacio Castellanos Moya, Effondrement.

Jamaïque
Kei Miller, By the Rivers of Babylon.

Martinique
Nicole Cage-Florentiny, Dans mon île ne poussent pas les saules, poème.
George Desportes, À la crinière du cyclone, poème.
Éric Pézo, On avance la peur…, poème.
Joseph Polius, Petits mots…, poème.
Julienne Salvat, Dire d'enfance rosée…, poème.

Mexique 
Laura Esquivel, Chocolat amer. 
Carlos Fuentes, Une certaine parenté

Nicaragua
Gioconda Belli, La République des femmes.

Paraguay
Augusto Roa Bastos, Fils d'homme.

Pérou 
Mario Vargas Llosa,  La Tante Julia et le scribouillard.

Porto-Rico
Mayra Santos-Febres, La maîtresse de Carlos Gardel.

République Dominicaine
Junot Díaz, La brève et merveilleuse vie d'Oscar Wao.

Salvador
Horacio Castellanos Moya, Effondrement.

Trinité-et-Tobago
V. S.​ Naipaul, Miguel Street.

Uruguay
Juan Carlos Onetti, Les adieux.

Venezuela
Karina Sainz Borgo, La fille de l'Espagnole.

 

Asie

Afghanistan
Spôjmaï Zariâb, La plaine de Caïn.
Mahmud Nasimi, Un Afghan à Paris.

Arabie Saoudite
Athîr Abdallah Al-Nashmî, Une perte.

Bangladesh
Shirshendu Mukhopadhyay, La tante qui ne voulait pas mourir.

Bhoutan
Kunzang Choden, Le cercle du karma.

Birmanie
Aung San Suu Kyi, Se libérer de la peur.

Cambodge 
Tian, L'année du lièvre (BD) : 1. Au revoir Phnom Penh. 2. Ne vous inquiétez pas. 3. Un nouveau départ.

Chine 
Qiu Xiaolong, La danseuse de Mao.

Corée du Nord
Hyeonseo Lee, La fille aux sept noms.

Corée du Sud
Ch'oe Yun, Là-bas, sans bruit, tombe un pétale. 

Hong-Kong
Justin Wong, Je préférerais ne pas.

Inde 
Rohinton Mistry, L'équilibre du monde.

Indonésie
Pramoedya Ananta Toer, Le monde des hommes. (Buru Quartet tome 1)

Iran 
Fariba Vafi, Un secret de rue
Zoyâ Pirzâd, On s'y fera.

Irak 
Abbas Khider, Lettre à la république des aubergines

Israël
Amos Oz, Vie et mort en quatre rimes

Japon 
Haruki Murakami, Le passage de la nuit. 
Durian Sukegawa, Les délices de Tokyo.
Toshikazu Kawaguchi
, Tant que le café est encore chaud.

Jordanie
Nadia Shammas (autrice), Sara Alfageeh (illustratrice), Écuyère.

Kirghistan
Tchinguiz AïtmatovAdieu Goulsary.

Koweit
Taleb Alrefai, Ici-même.

Laos
Loo Hui Phang, L'imprudence.

Liban
Jabbour Douaihy, Il y avait du poison dans l'air.

Malaisie
Tash Aw, La carte du monde invisible.

Mongolie
Galsan Tschinag, Belek, une chasse dans le Haut-Altaï, suivi de Une histoire Touva.

Népal 
Mahjusshree Thapa, Les saisons de l'envol.

Sultanat d'Oman
Jokha Alharthi, Les corps célestes.

Ouzbékistan
Hamid Ismaïlov, Dans les eaux du lac interdit.

Pakistan
Daniyal Mueenuddin, La saison des mangues introuvables.

Palestine
Sahar Khalifa, Chronique du figuier barbare.
Nadia Shammas (autrice), Sara Alfageeh (illustratrice), Écuyère.

Philippines
Mia P. Manansala, L'art meurtrier du lait de coco.

Singapour
Balli Kaur Jaswal, Le club des veuves qui aimaient la littérature érotique.

Syrie
Niroz Malek, Le promeneur d'Alep.

Sri Lanka 
Antonythasan Jesuthasan, Friday et friday.

Taïwan
Xiaole Wu, Les enfants des riches.

Thaïlande
Rattawut Lapcharoensap, Café Lovely.

Turquie
Orhan Pamuk, La femme aux cheveux roux.

Vietnam 
Kim Thúy, Man.  

Yémen
 Ali al-Muqri, Le beau Juif.

Europe

Albanie
Ornela Vorpsi, Buvez du cacao Van Houten !  

Allemagne 
Eduard von Keyserling, Altesses.
Marlen Haushoffer, Le mur invisible.

Andorre
Michèle Gazier, Les passantes.

Arménie
Susanna Harutyunyan, Le village secret.

Autriche
Daniel Glattauer, Quand souffle le vent du nord. 
Daniel Glattauer, La septième vague. 

Azerbaïdjan
Tchinguiz Abdoullaïev, Le fardeau des idoles.

Belgique 
Amélie Nothomb, Antéchrista.
Michel Van Zeveren, Le plat du loup plat.
Nadine Monfils, Les folles enquêtes de Magritte et Georgette. 1. Nom d'une pipe !

Biélorussie
Sacha Filipenko, La traque.

Bosnie Herzégovine 
Miljenko Jergović, Volga, Volga.

Bulgarie
Elitza Gueorguieva, Les cosmonautes ne font que passer.

Chypre
Tefcros Michaelides, Petits meurtres entre mathématiciens.

Croatie
Ante Tomic, Miracle à la Combe aux aspics.

Danemark
Jens Christian Grøndahl, Quelle n'est pas ma joie

Espagne 
Carlos Ruiz Zafón, Marina

Estonie
Andrus Kivirähk, Les secrets. 

Finlande
Sofi Oksanen, Baby Jane.
Arto Paasilinna, La douce empoisonneuse.

France 
Maurice Leblanc, Arsène Lupin
Riad Satouff, Le jeune acteur
Loïc Clément, d'après Marie-Aude Murail, illustrations Anne Montel, Miss Charity t. 1, L'enfance de l'art
Romain Gary (Émile Ajar), La vie devant soi et Les racines du ciel)
Delphine Horvilleur, Vivre avec nos morts. Petit traité de consolation. 
Jean Giono, Regain.
Daniel Pennac, Le cas Malaussène : 1. Ils m'ont menti. 2. Terminus Malaussène.
Isabelle Guézan, La Nouvelle Organisation du Travail (uniquement sur Kindle).
Romain Gary, Au-delà de cette limite votre ticket n'est plus valable.
Daniel Pennac, Mon frère.
Anne BihanCraquement nègre…, poème.
Alexis Gloaguen, Rien n'est plus paradoxal que la mort, poème.
Catherine C. Laurent, Regarder le payspoème.
Sophie Hénaff, Poulets grillés, Rester groupés, Art et décès.

Clémentine Mélois, Alors c'est bien.

Georgie
Boris Akounine, Pélagie et le bouledogue blanc.

Grèce
Vassilis Alexakis, Ap. J. C.

Hongrie 
Magda Szabó, La porte et Abigaël.

Irlande
Maggie O'Farell, Assez de bleu dans le ciel

Islande 
Audur Ava Olafsdottir, Miss Islande
Gunnar Gunnarsson, Le berger de l'Avent.

Italie 
Alessandro Baricco, Novecento : pianiste. Un monologue.
Goliarda Sapienza, L'Art de la joie.

Giosuè Calaciura, Le tram de Noël.

Kosovo
Pajtim Statovci, Mon chat Yugoslavia.

Lettonie
Sandra Kalniete, En escarpins dans les neiges de Sibérie.

Lituanie
GiédRé (Holly R., illustratrice), La boîte de petits-pois.

Macédoine
Rumena Bužarovska, Mon cher mari.

Malte
Joe Sacco, Payer la terre.

Moldavie
Vladimir Lortchenkov, Des Mille et une façons de quitter la Moldavie.

Monaco
Prince Albert II, L'homme et l'océan.

Montenegro
Sandra Kalniete, En escarpins dans les neiges de SibérieMirko Kovac, La vie de Malvina Trifković

Norvège
Gunnar Staalesen, Le loup dans la bergerie

Pays-Bas
Toine Heijmans, En mer

Pologne
Maryla Szymiczkowa, Madame Mohr a disparu.

Portugal
Gonçalo M. Tavares, Une jeune fille perdue dans le siècle à la recherche de son père.

République Tchèque 
Kafka, Le procès et La métamorphose

Roumanie
Ioana Pârvulescu, La vie commence vendredi.
Panaït Istrati, Codine.

Royaume-uni 
Edward Morgan Forster, Avec vue sur l'Arno
Mhairi McFarlane, Et ne t'avise pas de m'embrasser.
William Makepeace Thackeray, La Foire aux vanités (Vanity Fair).
Alan Bennett, La Reine des lectrices.

Herman Melville, Bartleby le scribe.

Annie Darling, Noël à la librairie des cœurs brisés.

Russie
Léon Tolstoï, La sonate à Kreutzer. Le bonheur conjugal. Le diable.

Andreï Kourkov, Surprises de Noël.

Serbie
Filip Grbic, Errance.

Slovaquie
Pavol Rankov, C'est arrivé un premier septembre.

Slovénie
Drago Jankar, Cette nuit, je l'ai vue.

Suède 
Camilla Läckberg, Femmes sans merci. 
Katarina Mazetti, Le mec de la tombe d'à côté
Jonas Jonasson, Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire.
Vilhelm Moberg, La saga des émigrants (7 tomes)
Stieg Larsson puis David Lagercrantz, Millenium (6 tomes) 

Selma Lagerlöf, Le livre de Noël.

Suisse 
Joël Dicker, L’Affaire Alaska Sanders. 
Joël Dicker, Un animal sauvage.

Ukraine :
Andreï Kourkov, Le jardinier d'Otchakov.

Vatican
Pape François, Laudato si, encyclique sur la sauvegarde de la maison commune.

Océanie 

Australie 
Joan Lindsa, Pique-nique à Hanging Rock

Nouvelle Calédonie
Déwé Gorodé, Les mots sont des innocents, poème.
Nicolas Kurtovitch, Le sens des marées, poème.
Raymond Lacroix, Le nouveau sorcier de la grue aux requins, poème.
Frédéric Ohlen, Ils m'ont dit…, poème.
Denis Pourawa, Névarèna, poème.
Paul Wamo, L'épithète, poème.

Nouvelle Zélande 
Eleanor Catton, La répétition.

Polynésie française
Célestine Hitiura Vaïte, L'Arbre à pain (Chroniques de Tahiti 1).
Flora Aurima Devatine, Pas d'i…, pas d'o…, poème.
Henri Hiro, Si seulement…, poème. 

Samoa
Sia Figiel, Freelove.

Wallis-et-Futuna
Virginie Tafilagi, Mes yeux-paroles, poème.

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4 août 2025

Juillet ensoleillé

Juillet a débuté sous des températures caniculaires… qui n'ont guère duré. C'est bien pour dormir, mais un peu de soleil et quelques degrés supplémentaires ne seraient pas de refus, pour que nous puissions au moins dîner dehors tous les soirs. Le mois a été festif et riche en rencontres : une cousinade, un mariage, un anniversaire et notre semaine dinardaise, voilà déjà la moitié de l'été passé, mais pas la moitié des vacances, heureusement ! 

1/ Alors qu'il fait 36° dans notre bureau, mon collègue déménage au rez-de-chaussée tandis que je préfère rentrer à la maison, où la température reste encore supportable. Le soir, nous retrouvons quelques musiciens pour une petite répétition-démonstration : un nouvel accordéoniste souhaite nous rejoindre.
2/ L'étage de la maison est devenu invivable, heureusement que nous avions le canapé ! Pour survivre à cette dernière journée (pour l'instant) caniculaire, je rejoins Aurore à Orsay : elle a une invitation à l'expo "l'art dans la rue" et passer 1h30 dans un bâtiment climatisé n'est pas une mauvaise idée (en revanche, le RER ne l'était pas, climatisé, même pas ventilé d'ailleurs).

3/ Après un petit orage et une soirée ventée, l'atmosphère redevient respirable. Nous passons la soirée au cinéma, avec le film Les musiciens précédé d'un mini-concert de quatuor à cordes.
4/ Mon trajet matinal a été chaotique (je suis partie à vélo, avant de réaliser que c'était une erreur, revenue, repartie à pied et constaté, une fois à la gare, que je n'avais pas mon pass, laissé dans mon sac du mercredi…), mais Guillaume me récupère à ma descente du train du retour et nous partons en Normandie (hélas, nous ne sommes pas les seuls, mais après un périple Yvelinois et trois accidents, nous arrivons à bon port chez ma cousine).
5/ Retrouver mes cousin-cousine après plusieurs années, faire la connaissance de Gabin et de Lou, marcher sur le sentier côtier, prendre l'air et la pluie, partager de bons repas, découvrir de nouveaux jeux de société, que ça fait du bien.

6/ Encore un jeu, deux balades, un déjeuner et nous repartons, avec un trajet fluide cette fois.
7/ Une collègue part en retraite ce mois-ci et je sais qu'elle apprécierait un cadeau cousu-main. J'ai peu de temps mais j'ai déjà le patron prêt et je trouve rapidement tous les tissus nécessaires.
8/ La brodeuse fait correctement son travail, pendant que je fais des allers et retours avec la cuisine.
9/ Et voilà un bien joli sac que je garderais bien pour moi.

10/ Barbapapa sort de sa malle et va partir en camp scout.
11/ Soirée moules-frites en famille, où Paul2 nous annonce une très bonne nouvelle.
12/ La fille de ma meilleure amie se marie ! Outre une belle fête, c'est l'occasion de revoir toute sa famille, dont son petit frère adoptif. Et comme les mariés ont été scouts, nos foulards sont de sortie.

13/ Après une nuit courte mais fraîche et calme, nous rentrons chez nous où nous attend Marie (et personne n'a le courage, le soir, de ressortir pour le feu d'artifice)

14/ Les cinq poteaux sont enfoncés, la ganivelle remise en place, mais je sens que nous allons avoir mal aux bras et aux mains pendant quelques jours.
15/ Je rassemble tout ce que j'ai cousu depuis un mois et je photographie tout ça, le blog est un peu vide ces temps-ci.
16/ Sur le trajet de la médiathèque, je passe par Action (oui, je sais, pas très colibri…) pour quelques fourchettes (il y a un collectionneur de fourchettes au boulot, 80 % de celles que nous avions en janvier ont disparu, il faut faire trois services ou manger avec ses doigts) et bien évidemment, je trouve 3 ou 4 petites choses imprévues (dont de la ficelle à macramé très souple qui sera idéale pour du passepoil)
17/ Je n'aurais pas dû finir le riz au lait de coco resté une semaine au frigo (mais je n'aime pas jeter), me voilà avec une bonne intoxication. Malgré tout, je réussis à venir à bout de mes tâches de la semaine : demain, j'expédie les épreuves, je range l'ordinateur, je sauvegarde et… premières vacances !
18/ Marie me donne un coup de main en cuisine : 3 quiches, une pizza, on a réussi à caser presque tous les restes du frigo. Paul et Alice attrapent le RER puis le train sans incident et arrivent de bonne heure.
19/ Nous voilà en route pour Le Havre, où nous retrouvons toute la famille, augmentée désormais de Jasmine, qui nous offre quelques sourires. Demain, après le déjeuner d'anniversaire, nous repartirons avec Marie vers la Bretagne.

20/ Endormie depuis quelques minutes, je suis réveillée par les premières fusées et assiste, avec Marie, à l'abri sur le balcon et enroulée dans un édredon, au spectaculaire feu d'artifice, en pensant à la foule qui attendait sur la plage depuis des heures… alors qu'il pleut à seaux maintenant.
21/ Après avoir acheté de savoureux légumes, nous les dégustons avant une bonne sieste, une baignade, une balade, un dîner à la crêperie : le mode vacances est enclenché.
22/ Marie passe une dernière journée avec nous avant de prendre un TGV à St-Malo. Ce soir, c'est soirée moules-frites.

23/ J'ai oublié mon bermuda à la maison (enfin, c'est ce que je crois : il était tellement bien posé à plat au fond du sac – de même couleur – que je ne l'ai pas vu en sortant mes vêtements), Guillaume a besoin de nouvelles lunettes de soleil : nous allons, par la voie verte, jusqu'au magasin de sport, une balade ombragée de 8 kilomètres.
24/ Nous allons ce soir au concert à St Malo et mon filleul y reste entre deux gardes à l'hôpital : nous le retrouvons dans une crêperie avant une petite balade sur les remparts, puis un beau concert (j'ai admiré la prouesse musicale d'un orchestre jouant sans chef une musique virtuose malgré l'acoustique compliquée d'une église).

Il y a pire endroit pour attendre le bus !

25/ Guillaume, qui n'entend plus de l'oreille droite depuis 1 mois, a essayé sans succès le spray auditif et dont l'ORL habituel a pris sa retraite, a attrapé un RV à St Malo : nous prenons le bus de mer, puis le bus de ville et revenons en pédibus (15 km, par le sentier côtier). Est-ce cela que l'on appelle du tourisme médical ?

26/ Nous allons faire un petit tour au championnat international de jumping, arrivons à la fin d'un grand prix et je réussis quelques photos. Nous terminons notre semaine par notre traditionnel repas de fruits de mer.

27/ Un peu de ménage, bouclage des bagages et une baignade (un peu fraîche) pendant que le lave-vaisselle finit de tourner. Notre retour est rapide et calme.
28/ Aurore rentre de son camp (et du rassemblement Clameurs) bronzée, fatiguée, contente, malade : tout est normal !
29/ Je suis quasiment seule à mon étage. Je réponds aux mails, traite quelques petites tâches, sans pression. C'est bien aussi de travailler quand tout le monde est en vacances.
30/ La toile du pantalon pour Aurore ne nécessite que quelques menues retouches, je pourrai coudre pour elle en son absence. J'imprime les deux patrons à venir et j'assemble mes feuilles pendant qu'elle attaque des rangées de smocks.

31/ Après l'arrivée de Paul dans l'après-midi, nous accueillons pour deux nuits Paula et Ezequiel, originaires de Patagonie, qui, après Madrid-Compostelle, parcourent la France à vélo. Ils apprécient grandement mes lasagnes végétariennes, nous préparent une fondue au chocolat pour le dessert, je dois me concentrer pour suivre la conversation en anglais mais je m'en sors à peu près (je cherche toujours mes mots).
 

 

 

 

 

3 août 2025

52/2025 : vitesse lente

Ce dimanche, chez Virginie, c'est Emma qui a choisi un thème technique : la vitesse lente. Je ne suis pas du tout experte en réglages, je n'utilise jamais le mode manuel ! Mais j'ai découvert les ressources de mon petit appareil, avec un mode "feu d'artifice" très efficace.

J'avoue que je suis allée voir sur internet ce qu'il était possible de photographier pour illustrer le thème et par chance, j'ai une petite rivière près de chez moi, qui peut se transformer en mini-torrent quand il a plu. Et il a plu cette semaine !

Enfin, j'ai profité de la présence de Paul : jeudi soir, nous sommes allés sur la passerelle une fois la nuit tombée. L'éclairage public nous a d'abord compliqué les choses (et nous n'avions pas envie de ressortir entre 1h30 et 4h), le peu de circulation également. Mon trépied était trop court pour passer au-dessus des barrières, j'ai dû bricoler un peu, je n'avais donc pas une stabilité parfaite et parfois, l'appareil a bougé lorsque j'appuyais sur le déclencheur.

Mais j'ai fini par avoir le tiercé gagnant : passage de véhicules dans les deux sens, appareil immobile, vitesse à deux secondes. Durant notre petite séance, un cycliste est passé, revenu en arrière "oh, vous faites de la vitesse lente ? Vous avez quel appareil ?", je l'ai laissé parler d'objectifs et de gadgets techniques avec Paul, je n'y connais rien.

 

27 juillet 2025

52/2025 : été

Ce dimanche, Virginie nous propose d'illustrer l'été. Ah, me suis-je dit, voilà un thème idéal pour notre semaine de vacances ! J'ai mis dans mes bagages l'appareil photo, le chargeur et le lecteur de carte… sans réaliser que notre nouvel ordinateur portable (l'ancien a rendu l'âme après 14 ans de bons et loyaux services) n'a pas de prise USB. J'ai bien tenté de ruser en prenant certaines photos en double, avec mon téléphone. Mais je n'avais pas de câble adéquat non plus et la liaison bluetooth ne fonctionne pas : trop vieux, le téléphone ! 
Heureusement que nous avons bien roulé, me voici devant mon fidèle ordinateur fixe, encore plus vieux que le portable, mais toujours vaillant (quoique poussif).

J'ai eu quelques doutes, la semaine dernière, en bouclant les bagages : l'été, vraiment ? J'ai ajouté deux pantalons, une polaire, un ciré (et oublié le bermuda).

Mais c'est plutôt une belle semaine que nous avons eue (à en croire nos hôtes, le temps a été bien plus humide à Rennes) : une belle averse pendant le feu d'artifice dimanche (de toutes façons, nous n'avions pas l'intention de ressortir à cette heure tardive), quelques gouttes lundi… mais nous avons pu nous baigner tous les jours et l'eau n'était même pas froide.
L'été, c'est le moment de renouer, pour une semaine, avec mes racines et mes souvenirs d'enfance : l'odeur du goémon

l'eau fraîche et transparente

les balades sur le sentier des douaniers

la lecture sur la plage, en sortant de l'eau (et les pieds pleins de sable qui colle)

les galettes complètes, le cidre, les crustacés, le far aux pruneaux et les cocos de Paimpol

… et surtout le luxe de prendre son temps. Cette semaine de juillet, avant-goût de plus longues vacances aoûtiennes, nous permet de faire le plein d'énergie pour les quelques jours de travail qui restent (sans canicule, cette année, ouf !)

21 juillet 2025

Après le passage de la cigogne (bis)

Fin avril, nous avons aperçu la maman, qui semblait sur le point d'accoucher, pourtant elle a encore dû attendre trois semaines, la pauvre ! Nous l'avons connue toute petite et Paul a joué avec elle lorsqu'il passait quelques jours de vacances chez Mutti. 

Il me reste encore un peu de tissu aux motifs Alain Grée, je ne sais pas si ça parlera à la maman, mais à la mamie certainement

 

Les motifs du tissu s'accordent bien avec mes petits personnages brodés.

 

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20 juillet 2025

52/2025 : nature

Ce dimanche, Virginie nous propose de nous émerveiller devant la nature. Et pour profiter du magnifique spectacle qu'elle nous offre, ça vaut bien un peu de marche sous la pluie, non ?

Dans le Cotentin, nous avons pris un bon bol d'air

Les moutons d'Ouessant peuvent rester dehors par tous les temps

Vous voyez, les centaines de mouettes qui ont repéré un banc de poissons ? On les entendait de loin.

 

18 juillet 2025

Le temps passe

Encore une collègue de longue date (20 ans au moins) qui part en retraite. Pour ne pas changer mes habitudes, elle a droit elle aussi à un sac coloré, d'autant que je sais qu'elle apprécie les cadeaux faits-main. En plus de son travail, c'était notre "sauveuse de plantes" : une orchidée qui peine à refleurir, une plante d'intérieur qui fait grise-mine ? On l'apportait au bureau et en quelques semaines, elle reprenait toute sa splendeur. Comment ferons-nous, à présent ?

Pour la partie centrale, un sergé rouge framboise acheté pour le sac de Marceau

et ce n'est pas forcément visible sur les photos, mais le haut et le bas sont en sergé corail (restes de ma robe Belladone)

et la poche en sergé bleu-vert acheté pour un sac offert lui aussi pour un départ en retraite

Comme c'était délicat de trouver du passepoil assorti, je l'ai confectionné avec les chutes de sergé bleu-vert, voilà une chute entièrement terminée.

Pour l'intérieur, j'ai choisi un madras réunissant les trois couleurs et, vu le délai serré, je n'ai pas cousu de poche intérieure.

Et la destinataire était surprise (ne sachant pas encore s'il y aura un pot de départ, je le lui ai offert avant mes vacances) et enchantée du cadeau.

16 juillet 2025

Chemisier fleuri

J'ai besoin de petits chemisiers d'été et j'avais envie depuis longtemps de tester un patron de Biquette (eh oui, pourquoi aller voir ailleurs quand elle offre des patrons parfaits sur tous les plans ?) qui fait l'unanimité : le chemisier Fit But You Know It. Une chemisette cintrée à col V, de petites manches courtes, une fausse bande de boutonnage, tout ce que j'aime ! Après avoir vérifié les mesures, je me suis lancée directement dans une toile portable (c'est à dire avec deux manches et toutes les pièces de finition). J'avais un petit métrage de coton fleuri, dans une couleur inhabituelle pour moi, qui m'avait été donné par une copinaute, parfait pour un test.

Le couture s'est déroulée sans aucune difficulté, je n'ai pas eu besoin des explications puisque j'ai déjà cousu des chemisiers de ce style.

J'ai mis quelques semaines à me procurer les boutons et autant à prendre des photos (disons que les vagues de chaleur successives m'en ont dissuadée), mais il sera parfait pour la mi-saison ou les journées d'été un peu fraîches.

Je n'ai pas tellement de bas à porter avec, il va falloir sortir tissus et patrons !

15 juillet 2025

Jupe ou short ? Les deux !

C'est le Sew-along du moment sur Thread and Needles qui m'a motivée pour me coudre une jupe-short, pas un modèle sportif mais une jupe pour la ville qui me permette de faire du vélo en toute décence. J'ai testé dans le passé deux patrons de shorts, un Ottobre et le fameux Châtaigne de Deer and Doe, mais aucun n'était confortable. Et puis j'ai regardé les photos de celles qui ont cousu "Les Petits Boudins" de Biquette, avec des morphologies variées, et ce patron m'a semblé parfait. J'ai coupé une toile rapide, en déplaçant la fermeture sur le côté (pas de braguette, pas de poches cavalières), essayé : presque parfait, un tout petit peu serré aux hanches et la ceinture baille, mais j'ajouterai un élastique dans le dos. Puis j'ai cherché comment y adapter une jupe et, surtout, comment poser une fermeture sur le côté pour deux vêtements superposés.Si je prenais les deux épaisseurs dans la fermeture, est-ce que la jupe se serait pas trop plaquée sur le côté ? 
Je n'y croyais pas, mais ça passe, à condition de ne pas coudre une fermeture trop longue. J'ai donc fait plusieurs essais en remontant à la couture centimètre par centimètre, pour obtenir le juste équilibre "la jupe est suffisamment libre" / "je n'ai pas à me contorsionner pour l'enfilage".

On était le 15 juin et j'ai espéré me coudre cette jupe-short pour la fête de la musique : je devais me déplacer rapidement entre différents lieux de concert (donc à vélo), les prévisions météo étaient caniculaires et je n'avais pas de jupe légère noire, du moins pas à ma taille. Mais une fois sorti mon reste de satin de coton noir, j'ai constaté qu'il était beaucoup trop épais pour la saison. J'ai porté ma jupe trop petite en la remontant un peu au-dessus de la taille pour pouvoir la fermer.
En revanche, le satin de coton gris-bleu (pourtant acheté au même endroit) est bien plus léger et le métrage restant était largement suffisant pour couper mes pièces.
J'ai adapté un patron maison de jupe à panneaux : j'ai coupé le devant et le dos en un seul morceau, en arc de cercle, en ajustant le haut avec la ceinture du short. 
Short et jupe sont cousus séparément, puis pris ensemble dans la ceinture. Chaque côté gauche est cousu jusqu'à 1 cm du bas de la fermeture, que je pose ensuite en prenant les deux épaisseurs, puis je rabats l'intérieur de la ceinture.

Et dans le dos, je pose une poche, parce que la poche, c'est la vie ! 

Enfin, je termine la couture de la fermeture par quelques points à la main.
Une fois surpiquée ma ceinture, je me suis aperçue que le curseur bloquait au niveau de celle-ci, un grand classique quand la fermeture à glissière a été cousue trop près des mailles et qu'il faut passer des épaisseurs. Un peu dégoûtée, j'ai décousu quelques cm de surpiqure, puis de fermeture, et recousu un millimètre plus loin. Hélas, ça ne suffisait pas, une maille devait être endommagée et le curseur bloquait toujours, ou passait en laissant les mailles ouvertes.
Bon, j'ai soupiré, j'ai attrapé mon découd-vite et j'ai commencé à découdre.
Et puis 10 heures sont arrivées, un jour férié, c'est le créneau où l'on peut faire du bruit dehors. Or, la ganivelle s'est effondrée il y a 15 jours, la faute aux poteaux en noisetier trop fins que nous avions choisis pour la fixer : ils ont pourri dans le sol et cassé. Nous avions acheté quelques poteaux plus solides pour les remplacer, mais pas eu le temps de les enfoncer. C'est devenu urgent, alors je m'y suis collée avec Marie. Notre sol est argileux, il fait chaud et sec depuis trop longtemps : c'est du béton. Au début, le poteau s'enfonce un peu, normal le bout est taillé en pointe. Mais très vite, chaque coup de masse l'enfonce de quelques millimètres à peine. Rapidement, nous avons eu mal aux bras, aux poignets, aux mains. Guillaume est venu nous prêter main-forte après sa course, mais à midi, nous avions tous les mains tremblantes, au point de ne plus pouvoir tenir un stylo.
Après un déjeuner et une courte sieste, j'ai pu reprendre mon découd-vite et finir d'enlever la fermeture. J'avais très envie de terminer ma jupe-short mais je n'avais pas d'autre fermeture invisible de la bonne couleur, un jour férié. J'en ai sorti une gris clair, ça jurait un peu. Et puis j'ai réfléchi : ma fermeture à la base était plus longue que nécessaire, or c'était le haut qui était abîmé. Après vérification, il me restait un petit centimètre de plus que nécessaire, ouf ! 

Bien évidemment, j'ai pris un bout de tissu dans la couture (découd-vite mon ami), j'ai oublié de rattacher l'élastique avant de surpiquer la ceinture, je suis tombée en panne de canette 15 cm avant la fin de l'ourlet. Mais j'ai fini !

Alors, cette jupe-short, validée ou pas ?

Eh bien non : le short tire un peu sur la ceinture, ce qui crée quelques grimaces à la taille de la jupe.

Et ce n'est même pas dit que je n'aurai pas besoin de ma pince à dessin pour empêcher que les pans de la jupe se prennent dans les freins de mon vélo.
Deux options s'offrent à moi : laver la jupe (le pantalon du même tissu s'est beaucoup assoupli au fil des lavages) en espérant qu'elle sera plus fluide, ou bien découdre la ceinture, la fermeture, les remonter sur le short seul et recouper une ceinture pour la jupe. Je verrai cela pendant mes vacances, selon mon courage du moment.



 

14 juillet 2025

Après le passage de la cigogne

Il y a un moment que je n'ai pas montré de couture ici, mais ce n'est pas faute d'avoir passé un peu de temps devant mes machines. En avril dernier, la petite Léa est devenue grande sœur. Et comme elle, Max a attendu le lendemain de l'arrivée de sa mamie pour venir au monde, quel sens du timing ! 
Cette fois, je n'ai pas été assez rapide pour coudre la trousse et l'offrir avant le voyage du grand-père, d'autant que ce bébé est resté quelques jours sans prénom (au Canada, le délai pour déclarer un bébé est de 30 jours !).
Mais la joie de mon amie en recevant cette trousse (qui rejoindra le prochain envoi pour Montréal) m'a fait grand plaisir.

J'ai choisi un tissu aux motifs hivernaux pour ce bébé du printemps.
Clin d'œil à la faune locale, j'ai brodé un élan (faute de caribou)

et l'un de mes petits bonshommes préférés

Bienvenu au monde, Max !

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