Une semaine plus tard, nous repartons pour la deuxième partie de la boucle, à l'endroit où nous étions arrivés : la BnF.
Dans le parc de Bercy, nous rencontrons de drôles de personnages, réalisés à partir de plaques d'égouts ou autres matériaux de voirie recupérés : les Enfants du Monde de Rachid Khimoune.
De l'autre côté de la Seine, le passé industriel côtoie les chantiers futuristes.
Très vite, nous retrouvons la petite ceinture dans des zones en friche.
Puis nous marchons un bon kilomètre sur les Maréchaux, c'est le seul endroit où nous aurions tout aussi bien pu prendre le tramway : il n'y avait rien à voir !
et nous voici dans le bois de Vincennes, pour un petit tour de lac
avant d'arriver à la Porte Dorée
puis de regagner la ligne de train et de charmantes petites ruelles
Nous quittons l'itinéraire pour faire quelques achats vers Nation et le regagnons par la rue de Bagnolet
Autour de Saint Germain de Charonne, on se croirait dans un village
avant de retrouver un milieu plus urbain
Encore un jardin traversé
au Pré Saint Gervais, une église immense est dédiée à ND de Fatima
juste à côté d'un parc qui domine Les Lilas
et nous plongeons dans le quartier très récent de la porte de Pantin
la Philarmonie
J'en ai plein les jambes. On s'arrête dans un café, puis il nous faut encore traverser le Parc de La Villette
longer le bassin…
et atteindre les vestiges des grands abattoirs de La Villette
C'est là que nous reprenons le métro, le trajet est encore long jusque chez nous : changement Gare de l'Est, puis Montparnasse, puisque la ligne E n'allait pas encore jusqu'à La Défense.
À quand la dernière étape ?
La rentrée n'est jamais un moment serein, mais nous avons eu une bonne dose de stress en prime, cette année encore (je rappellerai juste pour mémoire le parcours du combattant que représente parfois une inscription à l'université, quand l'informatique débloque : après les inscriptions de Paul aux concours, la pré-inscription laborieuse de Marie à Épinal (et nous étions encore loin du but…), mes démêlés avec la plate-forme de l'Université de Nanterre, quand Paul était au fin fond de la campagne sans aucun réseau).
Depuis fin juin, c'est le parcours universitaire d'Aurore (pourtant, en principe sans histoire, puisqu'elle obtient de très bons résultats, récompensant un travail acharné) qui a été bien perturbé.
Ce jeu se pratique avec un dé particulier : il n'a que le chiffre 1 sur toutes ses faces, impossible donc de sauter une case ! Après avoir parcouru sans anicroche (mais pas sans de longues réflexions à la case 9) le début du parcours, la case 11 a subitement été déplacée après la 14, pour cause de maladie d'un membre du jury : soutenance reportée à début septembre. Ce n'est pas grave, il faudra juste se remettre dans le bain après les vacances, une sorte de rentrée anticipée. Elle a obtenu son premier vœu, trouvé un stage et la soutenance s'est plus que bien passée, la case 12 a été atteinte. Et là… le master n'a pas été validé. J'ai pensé à une synchronisation nocturne, mais le lendemain, rien n'avait changé. Aurore a envoyé un mail au secrétariat.
Deux jours plus tard, ce sont toutes ses notes qui avaient disparu et le téléphone de la secrétaire sonnait dans le vide, pas de réponse à son mail non plus. Il ne lui restait plus que 3 jours pour s'inscrire avant le choix des TD de langue (et là, mieux vaut être à la première heure devant son écran, sous peine d'obtenir des créneaux mal placés et à l'autre bout de Paris). Aurore a commencé à douter de ses capacités : Et si le stage lui prenait trop de temps ? Et si la charge de travail était écrasante ? Et si elle arrivait mal préparée au concours ? En même temps, elle devait indiquer ses jours de présence sur son lieu de stage sans connaître son emploi du temps (mais sans inscription, on ne reçoit pas les infos).
J'ai embarqué ma fille pour un grand tour d'étang et je l'ai convaincue d'appeler sa future tutrice (échanger des dizaines de mails n'est jamais efficace à ce stade) et de se rendre le lendemain au secrétariat de l'université pour voir s'il y avait quelqu'un dans le bureau. Ce qu'elle a fait, avec un progrès notable : le master a été validé et elle a reçu la proposition de la case 15, qu'elle a aussitôt acceptée. Ce matin, le relevé de notes était récupéré. Il n'y a plus qu'à faire l'inscription, croisez les doigts pour nous ! Ensuite… c'est reparti pour un (demi-)tour.
C'est mon kiné qui m'en a parlé la première fois : un GR a été balisé spécialement pour les JO, le GR 75, qui fait le tour de Paris, entre périphérique et Maréchaux. Par endroits, il suit l'ancienne ligne de train de Petite Ceinture, qui a transporté des voyageurs entre 1862 et 1934. Certains tronçons de cette ligne désaffectée servent encore à faire transiter des trains d'une gare à l'autre, d'autres ont été complètement détruits, mais quelques kilomètres ont été transformés en promenades piétonnes, qu'ils soient en tranchée ou surélevés.
Le GR75 mesure un peu plus de 50 km et traverse 75 espaces verts, il a l'avantage d'être accessible en métro (une station tous les 4 km environ). C'était un itinéraire parfait pour marcher en hiver : pas de boue, la possibilité à tout moment de se mettre au chaud pour un café ou un déjeuner.
Nous sommes partis, un beau jour de fin décembre, de la station de RER la plus proche, nous avons eu un peu de mal à trouver le GR qui passait par une zone du Parc André Citroën en travaux.
Un petit square, deux rues, et il faut grimper pour atteindre l'ancienne ligne de ceinture, construite en hauteur, entre immeubles haussmanniens, immeubles d'artistes et constructions futuristes des années 70-80.
Quelques gares jalonnent le parcours, transformées en restaurants ou espaces associatifs.
Après un petit passage moyen vers la porte de Vanves, on enchaîne sur une jolie promenade, avant de retrouver la voie ferrée, cette fois en contrebas.
Et hop, on remonte de nouveau.
C'est là que l'application komoot nous a lâchés : comme nous étions à contre-sens du circuit prévu, elle voulait sans cesse nous faire faire demi-tour. Mais là, elle a trouvé un "raccourci" en coupant le cercle. J'avais beau dire que c'était étrange d'aller vers le centre de Paris, il nous a fallu un moment pour identifier le problème et nous avons retrouvé l'itinéraire en traversant le parc Montsouris.
Nous sommes ensuite passés dans la Cité Universitaire Internationale : chaque maison a été bâtie par un pays pour y loger ses étudiants.
Nous traversons le parc Kellerman
et nous voici dans le 13e, le quartier des Olympiades et son architecture des années 70
où subsistent des rues plus anciennes
pour finir, nous gagnons le quartier de la BnF, en pleine transformation
Là encore, le passé n'a pas été oublié : les Grands Moulins, une immense minoterie des années 1920, ne sont plus en activité mais abritent une résidence étudiante.
Nous errons un peu à la recherche de la station RER, cachée sous un échafaudage, nous avons marché plus de 20 kilomètres, et pas que sur du plat, il est temps de rentrer à la maison.
L'été dernier, je m'étais promis de transformer l'essai de panty anti-frottement avec un tissu plus léger et extensible et j'ai profité d'une commande de fournitures pour la robe bustier pour prendre de la résille extensible (prévue pour doubler de la lingerie ou des vêtements de sport), un tissu très doux et léger qui laisse passer l'air. Je n'ai pas eu le temps de m'en occuper avant l'été (marathon-couture spécial mariage), puis les vacances sont arrivées, mais heureusement, ce petit accessoire ne m'a pas manqué : l'été a été moyennement chaud – pendant les quelques jours caniculaires, j'étais en télétravail, donc pas en balade – et, comme j'ai perdu un peu de poids, le problème de frottement est moins crucial.
Cependant, c'est un dessous très pratique, autant pour marcher pendant des heures que pour faire du vélo décemment avec une jupe un peu courte qui vole au vent (ou marcher sur une grille d'aération : le mois dernier, à Paris, ma robe est remontée en une seconde jusqu'à ma tête !). La découpe demande un peu de minutie : ce tissu glisse beaucoup.
En revanche, la couture se fait facilement, quasiment sans avoir besoin d'épingle (heureusement car elle restent assez peu en place et les pinces sont beaucoup trop lourdes). J'ai fait un simple ourlet au point zig-zag en bas et inséré un élastique fronceur dans la ceinture. Après essayage, c'est très confortable.
Pour tester l'efficacité et le confort sur toute une journée, il va falloir attendre l'été prochain, je pense.
Parfois, le thème choisi par Virginie me laisse perplexe : comment l'illustrer ?
Et puis j'ai retrouvé, dans mes photos récentes, cette tombe anonyme du cimetière du Montparnasse : je n'ai pas vu de nom, elle n'était pas sur le plan des tombes de célébrités, mais cette décoration de petits personnages et d'objets de métal, surmontée d'un mobile et de flûtes, m'a donné à penser que celui qui repose là a dû faire de généreuses actions durant sa vie, peut-être a-t-il créé une fondation charitative, un hôpital…
Qui pourrait m'en dire plus ?
(ou bien je me trompe et c'est simplement un sculpteur)
Il y a des travaux de couture que je remets toujours à plus tard et cette semaine, j'ai décidé de m'y atteler. J'ai commencé par découdre une ceinture dont l'élastique, pris dans la couture, était détendu. Facile. J'avais la même tâche à réaliser sur le short de course de Guillaume (qui le fait tenir depuis plus d'un an à l'aide d'épingles à nourrice). Mais là, ce sont 6 coutures qu'il m'a fallu défaire avant de libérer l'élastique défectueux. J'ai fait plus simple : un coup de surjeteuse au bord, une coulisse et un zig-zag dans le nouvel élastique.
Ensuite, je me suis attaquée à un sac de voyage (je me souviens l'avoir acheté en 1994 pour un déplacement professionnel), qui nous sert depuis des années à transporter le linge de maison de nos vacances. J'avais déjà recousu à la main le long de la fermeture. Cette fois, 4 paires de draps, 7 taies d'oreiller et 7 serviettes lui ont été fatals.
Comme la doublure tenait le coup et que cette poche n'est pas utilisée, j'ai introduit un morceau de la toile du barbecue et j'ai piqué à travers toutes les épaisseurs, non sans mal (le passepoil des angles ne passait pas sous le pied de la machine, je devais forcer, et l'anse venait sans cesse buter, m'empêchant d'avancer.
C'est du travail grossier évidemment, je n'allais pas découdre toute la doublure pour travailler plus proprement et la partie effilochée est toujours visible, mais ça fera l'affaire pour quelques années de plus. Hop, le sac est rangé avec son contenu, prêt pour les prochaines vacances.
Au suivant : le sac de la tente achetée l'été dernier n'a pas résisté, dès le premier soir, la bâche qui le composait s'était effilochée et les deux extrémités avaient lâché. Là encore, c'est un travail que j'ai repoussé de mois en mois, les filles sont parties fin juillet sans le sac, portant la tente dans un sac à dos et le double-toit dans un autre, je leur avais juste cousu en vitesse un étui pour les arceaux.
J'ai employé une toile imperméable dans laquelle j'avais cousu un poncho de pluie pour siège-bébé lorsque j'emmenais Marie au jardin d'enfants à vélo, pas de première jeunesse donc mais en très bon état. J'ai commencé par vouloir reproduire le sac d'origine, en remplaçant les parties "bâche" par ma toile jaune. Et puis j'y ai rangé la tente et constaté que ce sac n'était qu'une housse ouverte qui glisse, vaguement enroulée sur elle-même et fermée par deux élastiques trop souples : aucun moyen qu'elle reste fermée !
J'ai donc décidé, tant qu'à accomplir la corvée, de la faire convenablement et je me suis mise en quête d'une fermeture à glissière solide MAIS légère. Exit donc les fermetures métalliques ou autres mailles moulées. J'en ai trouvé une, récupérée d'un blouson, qui avait la longueur idéale. J'avais dû la stocker un jour de grand tri et j'avais simplement coupé la toile du blouson de part et d'autre de la fermeture, remettant le décousage à plus tard. Alors j'ai sorti mon découd-vite et j'ai passé une petite heure à découdre les 4 ou 5 piqûres et surpiqûres. Puis j'ai posé la fermeture sur le bas du sac de tente, j'ai commencé à épingler l'autre côté après avoir remonté le curseur et… le curseur est resté bloqué en position fermée. Même en tirant de toutes mes forces, pas moyen de le redescendre.
La mort dans l'âme, j'ai refouillé ma boîte à fermetures, en ai trouvé une autre un peu plus courte, que j'ai testée plusieurs fois, puis j'ai décousu la fermeture que j'avais solidement cousue, avant de poser la nouvelle. Je savais bien que ça ne serait pas un travail agréable !
Du coup, j'ai renoncé à coudre un joli sachet à sardines, le noir moche tiendra assez longtemps pour que je retrouve mon courage enfui.
Dernière réparation, et pas la moindre : remplacer les "fenêtres" du double-toit de notre tente, en plastique souple, qui étaient rapidement devenues jaunes, puis opaques, avant de partir en lambeaux cet été. J'ai commencé par chercher une matière adéquate : du plastique transparent pour nappes ? Celui de notre table de cuisine se fend très vite dans les angles, ne résistant pas au pliage. Du ciré transparent ? Introuvable. Du nylon pour coupe-vent ? Les sites de vente indiquent que c'est "déperlant", or il me faut un véritable imperméable. J'ai bien trouvé quelques sites proposant de la toile de tente, mais c'était souvent bien trop épais (pas question d'alourdir encore la tente) et surtout vendu en grande largeur et longueur, avec des frais de port élevés et je n'avais pas l'intention de me lancer dans l'industrie…
J'ai lancé une discussion sur Tread & Needles et j'ai ai trouvé la solution : déjà, j'ai appris que la toile de montgolfière (parfois déferlante, parfois vraiment imperméable) dont j'ai des chutes s'appelle du ripstop. C'est plus facile de chercher un matériau quand on connaît son nom ! Mais surtout, la couturière qui me l'a indiqué avait une grande chute de blanc et proposait de me la céder. Restait à rendre les coutures étanches. Sur la tente, elles sont recouvertes à l'intérieur d'une bande d'étanchéité, que j'ai trouvée à vendre au mètre sur plusieurs sites, je pensais auparavant tester l'odicoat, donc j'ai décidé d'attendre pour cette étape.
Quelques jours plus tard, j'ai donc reçu mon ripstop blanc et j'ai pu me mettre au travail. Tracer un patron n'a pas été trop difficile, même si le trou avait tendance à se déformer : c'est une bande horizontale, qui se rétrécit légèrement en allant vers l'extrémité arrondie. Les deux ouvertures ont presque les mêmes dimensions : le côté "abside" est plus long de 2 cm et l'arrondi est un peu plus prononcé.
Avant de coudre, il m'a fallu enlever le plastique d'origine. j'ai tout d'abord retiré les bandes d'étanchéité, avec une bonne surprise : elles se sont décollées sans se déchirer. Puis j'ai commencé à découdre le bord d'une fenêtre, constaté que le plastique était parfois pris directement dans les coutures de la tente, que je ne voulais pas défaire, alors j'ai retiré autant de petits morceaux de plastique que je pouvais. Cette étape a été la plus fastidieuse du travail et j'en ai semé partout dans la maison (le plastique en voie de décomposition devient collant et s'accroche sous les semelles).
Puis j'ai commencé à coudre en repliant simplement le bord du ripstop et en l'épinglant (avec les épingles les plus fines possibles) sur le bord de l'ouverture. J'ai cousu avec un fil polyester ordinaire et une aiguille microtex 70, pour réduire au maximum les trous. Je me suis beaucoup piqué avec les épingles durant cette étape !
Enfin, j'ai tenté de reposer la bande d'étanchéité, en la thermocollant avec un fer réglé sur soie (et en intercalant un morceau de coton, évidemment) et, bonne surprise, la bande semble être bien soudée !
Verdict début novembre, pour notre prochain WE scout (s'il pleut, bien sûr… ce que je ne souhaite tout de même pas)
C'est avec une grande satisfaction que j'ai pu enfin ranger ce dernier vestige de nos vacances qui encombrait le garage !
Nous dormons encore fenêtre ouverte la plupart du temps, mais je sens venir l'automne, et le temps de ranger au placard mes chemises de nuit/débardeurs. Avant de passer aux pyjamas à manches longues, il me faut quelques tenues intermédiaires : épaules couvertes, mais manches courtes, avec une longueur suffisante pour ne pas sentir le froid de la chaise sur les cuisses, au petit-déjeuner.
C'est tout juste pour la longueur, car j'ai omis de rajouter les 3 cm que j'avais pourtant notés en bas du patron !
J'ai pensé que ce serait une bonne idée de couper la bande d'encolure dans la verticale (plus exactement d'exploiter une chute), mais c'est le sens où le jersey roule sur lui-même, malgré un amidonnage en règle. J'ai donc piqué parfois sur un véritable rouleau de jersey d'où une encolure gondolante du plus mauvais effet. Tant pis, je sera la seule à le remarquer et je saurai que je ne dois pas le faire pour un tee-shirt.
Mon coupon Petit Bateau de 3 m en 180 est encore loin d'être terminé !
Pour notre randonnée, j'avais emporté quelques tee-shirts un peu anciens et deux d'entre eux n'ont pas supporté le frottement des bretelles du sac : les petits trous sont devenus grands. J'ai donc commencé à renouveler le stock, avec ce jersey vert d'eau acheté par ma belle-sœur sur le marché de Dinard.
Même modèle que le bleu, mais l'encolure de mon patron étant en V, je l'ai arrondie à vue de nez et peut-être un peu moins creusée. Cette fois, je me suis appliquée pour les raccords !
Encore un été qui a filé ! Ce mois d'août a été sportif, avec notre randonnée auvergnate, pas mal de marche à pied au Havre, une journée en balade dans Paris et mes 2 ou 3 courses à pied hebdomadaires, même si j'en ai réduit la durée et la vitesse à cause de la chaleur : je bats mon record de pas quotidiens ! J'ai beaucoup lu aussi, quitte à laisser de côté quelques tâches qui attendaient… La pelouse n'a pas été tondue depuis le printemps et, ma foi, ça le fait (j'entends mes voisins sortir leurs tondeuses chaque samedi). Je n'ai presque pas fait de confitures, nous ne sommes plus que deux à en manger. Le potager n'a pas beaucoup produit : peu de concombres, de toutes petites courgettes, et les tomates commencent juste à arriver (mais en quantité). Lucette s'ennuie visiblement, elle chante à tout moment pour nous attirer dans le jardin, rentre dans la maison quand la porte-fenêtre est ouverte, vivement qu'on lui trouve une compagne !
J'ai repris un peu à reculons, sans avoir eu l'impression de profiter autant de mon été que l'année dernière.
1/ Toujours accablés par la chaleur humide, nous vivons fenêtres et volets fermés, mais dès demain, l'air redeviendra respirable. Pendant ce temps, les filles attaquent leur périple.
2/ Nous prêtons deux chambres au frère et à la sœur d'un voisin qui réunit sa nombreuse famille, c'est tellement plus convivial et pratique qu'un hôtel éloigné (et en ce moment, les hôtels sont bondés et hors de prix).
3/ Paul et Alice passent pour un café gourmand (et un emprunt de voiture) avant de reprendre la route vers la Bretagne.
4/ Aurore et Marie sont rentrées de leur séjour vosgien, elles ont pu randonner malgré les orages, moyennant quelques changements (le bivouac était compliqué).
5/ Comme les prévisions météo se sont améliorées, nous préparons à notre tour nos sacs à dos pour une randonnées de quelques jours. Et internet est revenu, juste à temps pour mieux préparer le séjour.
6/ Nous voici au Mont-Dore. Au restaurant (très bon et copieux), le service est rapide et efficace, je complimente l'un des jeunes serveurs et cela lui fait vraiment plaisir.
7/ C'est parti pour l'aventure ! La montée est rude mais le paysage est magnifique. La descente est bien plus difficile, heureusement qu'une baignade dans le lac nous attend tout en bas (et nous tiendra lieu de douche, puisque nous bivouaquons dans la forêt).
8/ Nous atteignons Besse dans l'après-midi, ce qui nous laisse le loisir de profiter de la piscine du camping et de parcourir les petites rues de cette charmante petite ville médiévale, avant de dîner au restaurant.
9/ Le lac Pavin a tenu ses promesses de beauté (la foule, en revanche…). Et j'apprécie beaucoup l'ambiance de l'aire de bivouac partagée, bien plus sympa qu'un camping.
10/ La montée au milieu des fleurs, vers le Sancy, était une splendeur, je suis fière d'avoir tenu bon pendant ces 4 jours, mais j'apprécie énormément la chambre d'hôtel, la douche, le bon lit (au passage, nous découvrons Bourges, où il nous faudra revenir).
11/ Nous voici rentrés, Paul arrive en début de soirée et nous fêtons son anniversaire en famille (et en avance).
12/ Juste le temps de faire 2 lessives (que la chaleur a tôt fait de sécher) et nous repartons vers la Normandie (hélas pas seuls : l'autoroute est bouchée tout le long, notamment à cause des personnels des JO qui repartent), notamment pour retrouver une température vivable.
13/ Au programme du séjour : les installations d'Un été au Havre et la plage, nous profitons bien des deux !
14/ Un déjeuner avec notre ami Philippe qui fut l'un de nos compagnons de galère sur le GR 4. Il me dit aussitôt "Tu te souviens de la Twingo au camping du Mont-Dore ? Et Super Besse, qu'est-ce que c'était moche !" (deux souvenirs très précis que j'ai aussi en mémoire)
15/ Un délicieux déjeuner basque pour fêter Marie, avant de rentrer chez nous (où nous trouvons Lucette qui vit sa meilleure vie : Magali l'a laissée sortir dans le jardin pour l'après-midi).
16/ Pour rester sur notre lancée, nous allons randonner dans Paris. J'ai perdu l'itinéraire que j'avais élaboré, tant pis, ce sera "le bestiaire de Paris" de Montparnasse à Alésia, avec des petites rues incroyables (et beaucoup de têtes de lions).
17/ Pluie, pluie… pour moi, ce sera donc repassage, lecture, course à pied (entre deux averses), rangement et un peu de couture.
18/ Poulet rôti, le dernier du congélateur (qui se vide doucement en vue du dégivrage) et tarte aux abricots.
19/ Aurore coud sa blouse (toujours en adaptant plusieurs patrons) pendant que je me lance dans les réparations qui ont trop attendu.
20/ Un sac de voyage qui a bien vécu mais que je réussis tout de même à prolonger, et hop, les draps et serviettes sont rangés en attendant les prochaines vacances.
21/ Et grâce à la communauté couture de T&N, je vais pouvoir réparer notre double-toit sans devoir commander des mètres de toile dont je ne saurais que faire.
22/ L'année n'est pas propice aux framboises, notre groseille s'épuise au fil des ans, mais les cassissiers ont donné assez pour 5 pots de délicieuse gelée (j'ai rallongé avec les groseilles, mais c'est clairement le cassis qui domine).
23/ Pour mes lectures autour du monde, je peine à trouver certains pays, pour lesquels les romans traduits en français sont rares et parfois introuvables (ou à prix d'or en occasion), mais j'ai trouvé une nouvelle piste d'emprunt, grâce à Aurore.
24/ Les filles veulent du tissu : nous parcourons le quartier Si Pierre, puis alors déguster des naans bien garnis avant de rentrer pour un cinéma en famille.
25/ Un déjeuner préparé à six mains (il fallait bien ça pour l'incroyable tarte choisie par les filles), puis une sieste pour digérer.
26/ Et nous nous remettons aux fourneaux, Aurore et moi, pour un nouveau dîner d'anniversaire.
27/ Journée de reprise, je suis contente de reprendre mon travail en cours et de retrouver mes collègues (en revanche, le trajet debout dans un train bondé en mode sardines, ça ne m'avait pas du tout manqué !)
28/ Je commence à désherber la jungle qu'est devenu le parterre devant la maison, et j'y retrouve l'oranger du Mexique, présumé mort l'an dernier, qui a refait quelques pousses vertes.
29/ Ce dîner fin août avec nos amis musiciens devient une tradition, nous nous couchons fort tard mais soulagés d'un gros souci : loger Aurore à Paris pour l'année universitaire.
30/ Il y avait encore des abricots au marché (ça sent la fin, quand même).
31/ Retour en Normandie, pour l'anniversaire d'une cousine : un bain à Étretat, puis une belle soirée en extérieur, même pas froid !