Nous avions regardé le calendrier de juillet : le 14, ce serait bien pour Chaumont. Et puis la météo, il y a 10 jours, annonçait de la pluie, et puis non, finalement. Jeudi, notre nouveau curé arrivait de Namur, il fallait des bras pour décharger son (petit) camion. Marie et moi nous sommes portées volontaires, et comme nous étions nombreux, cela s'est réglé en 20 minutes, suivies d'un petit apéritif dans le jardin, pour faire connaissance. Le vicaire (qui déménage lui aussi) disait sa dernière messe dimanche soir, il avait peur de se trouver bien seul. Je lui ai proposé notre soutien musical (sans bien comprendre, quand il me demandait si ça ne me dérangeait pas trop).


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Vendredi, j'ai conduit ma petite dernière à la gare, avec son gros sac, son petit sac et sa guitare (mais comment a-t-elle porté tout ça sur quatre kilomètres ?). Et puis Marie a eu le feu vert pour s'inscrire à l'université (il fallait que le secrétariat la fasse remonter de la liste d'attente), sauf que… ça ne fonctionnait pas. Après maints essais, sur les trois ordinateurs de la maison et avec différents navigateurs, elle s'est rappelé ses déboires sur e-candidat : impossible, pour la Fac d'Angers, d'y accéder sur un Mac, il fallait un PC. Elle est donc venue me rejoindre au bureau, nous avons allumé un ordinateur et attendu… qu'il installe toutes ses mises à jour ! Puis nous avons procédé à l'inscription, avec quelques difficultés : quand il faut obligatoirement renseigner le champ "adresse durant l'année universitaire" alors que le dossier de demande de chambre vient d'être posté, ou lorsqu'elle doit choisir dans une liste restreinte l'établissement universitaire où elle s'est inscrite pour la première fois et que rien ne correspond, ou encore lorsqu'au moment de passer au paiement, la page d'accueil revient et que toutes les informations rentrées ont été effacées. Ouf, j'ai payé, nous imprimons le récapitulatif et… découvrons que l'université de Lorraine s'est transformée en École nationale des technologies du bois ! Bon, nous téléphonerons plus tard, il reste des documents à télécharger (que nous n'avons pas sous la main, évidemment). Ces inscriptions administratives sont d'une complexité effarante. Marie dispose actuellement de 4 numéros d'indentification : son INE, identifiant national élève — quelle ne trouvait pas en premier lieu, vu qu'elle dispose d'un INA (le même, mais pour les élèves relevant du ministère de l'agriculture), un numéro de candidat (attribué lors de ses demandes de licence), un numéro d'étudiante, attribué lors de l'inscription en ligne, puis un numéro d'identification pour les services de l'université (téléchargement des pièces justificatives), à chacun de ces numéros est associé un mot de passe et chaque site auquel elle se connecte lui demande son identifiant, sans préciser lequel… suite à nos dernières démarches, il semblerait qu'elle doive encore se créer un "compte informatique".

Le soir, tous un peu fatigués, nous avons décidé d'un commun accord de zapper le feu d'artifice, pourtant généralement fort beau, et samedi, de bonne heure, nous étions sur la route.

J'ai beaucoup aimé le Festival des jardins cette année, j'avais été un peu déçue en 2016 et 2017… la tendance est à la mise en scène de décors dans lesquels les plantes sont là un peu par hasard. On retrouve toujours les mêmes végétaux. Cette année, quelques jardins redonnaient aux plantes la première place, cherchaient à créer le spectacle par les feuillages, les fleurs plus que par les objets.

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un sol d'ardoises, un bassin et un érable, très bel effet mais… où est le jardin ?

Ainsi les Sept vallées, jardin qui a tant plu à Annabelle, où j'ai apprécié le dégradé des couleurs, du noir vers les bruns, puis différentes nuances de vert, jusqu'au plus clair.

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Réflexion faite, où les hachères sont mises en valeur par ce fond rouge, au point qu'elles semblent presque peintes (non, c'est bien la couleur naturelle des feuilles). Si l'on s'assied juste au bon endroit, le rectangle rouge apparaît.

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 Et le joli jardin Dans ma bulle, qui nous a donné envie de trouver des branches d'osier à tresser 

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ou les Pensées jardinières (jardin qui n'est pas dans le catalogue de l'exposition, pourquoi ?)

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Sur la route, nous avions décidé, cette année, de visiter le château : bonne idée, puisque sa visite est maintenant intégrée dans le prix d'entrée (qui a bien augmenté, de fait). L'occasion, aux heures les plus chaudes, de se mettre à l'abri des vieilles pierres. 

Un pochoir à sable, pour décorer la cour, appelé aussi pochoir de patience 

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Les musiciens, un peu sorciers, ornant une cheminée

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Un meuble que je découvre : l'indiscret (on trouve un peu plus loin son équivalent à deux places : le confident)

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L'installation exubérante dans la chapelle

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Ou la poétique collection de quartz dans le manège

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Puis nous sommes ressortis au soleil pour admirer les derniers jardins

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Marie a continué la collection de photos de fleurs et plantes qu'elle constitue, année après année

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Une petite visite chez Marcel Proust 

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Enfin, nous avons quitté Chaumont pour un petit village tout proche, afin de déguster (et acheter) quelques bouteilles de vin de Touraine-Amboise. Comme le pique-nique du midi se faisait loin, nous avons ressenti le besoin d'un petit goûter avant de reprendre la route… et vue l'heure tardive de notre arrivée à Amboise, l'ambiance festive dans les rues, nous avons finalement choisi d'y rester dîner, puisque aucun impératif ne nous imposait de rentrer de bonne heure.

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C'est ainsi que je passe peu à peu à un rythme de vacances, même si les journées sont encore bien occupées (un peu de démarches administratives, un peu d'achats pour le voyage de Marie, un peu de couture…)