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attraper le temps qui file…

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26 octobre 2019

Il feel pretty

Allez, je partage, il n'y a pas de raison que je sois la seule à avoir la chanson dans la tête ! 

Quand les premiers froids et pluies d'automne sont arrivés, j'étais vraiment fatiguée et déprimée par des nuits entrecoupées de douleurs à l'épaule, de maux de gorge, de coups de chaud et froid. J'ai eu envie de vêtements doux et confortables, une jupe en double gaze par exemple. Et un haut pour aller avec. Après avoir passé en revue mes patrons, dont aucun ne convenait (évidemment), j'ai cherché un peu un modèle compatible avec ce tissu et trouvé beaucoup de Bohème ou Zéphyr de l'Atelier Scämmit. Par esprit de contradiction, j'ai jeté mon dévolu sur la blouse Be Pretty, cherché un peu sur la toile si quelqu'un l'avait déjà cousue en double-gaze (Non), lu attentivement les explications et décidé que ça le ferait (j'avais déjà été fort satisfaite de la blouse Barcelona). Après mon chemisier de l'an dernier (le patron absolument pas adapté à un tissu lâche), je ne courais pas grand risque ! 

Je devais justement passer commande chez Perles and Co, j'y ai donc choisi une double-gaze pailletée. J'aurais mieux fait de lire attentivement le descriptif (un peu contradictoire) qui dit « Ce tissu a naturellement un aspect froissé, ne le repassez pas même à l'envers au risque de perdre les paillettes » et deux lignes plus bas « ce tissu est reçu plié en deux par le fournisseur. Vous aurez donc un pli marqué au milieu de la laize, pour l'enlever nous vous conseillons de toujours laver et repasser votre tissu avant de vous lancer dans la couture ». OK, j'ai lavé mon tissu, je l'ai séché sur un étendoir, il a pris quelques mauvais plis, je fais comment maintenant ?

J'ai testé sur un bord : à fer moyen, sur l'envers, avec un coton léger posé dessus, les paillettes fondent. J'ai passé le fer tiède, puis laissé le tissu étendu une nuit bien à plat sur une table, les plis ou déformations se sont atténués. Au pire ça me fera une excuse pour ne pas repasser ma tenue, mais la prochaine fois, je prendrai les pois dorés ou les éventails (ah non, c'est pareil). Mais je n'étais pas au bout de mes problèmes : outre le fait que mes ciseaux n'aiment pas trop les petites paillettes, celles-ci se prennent parfois dans le trou de la plaque à aiguilles, la machine fait alors du sur-place. Et le tissage était peut-être particulièrement lâche, le tissu se déformait vraiment beaucoup. J'ai pris le parti de faire des piqures de soutien un peu partout : les têtes de manche évidemment, mais aussi les emmanchures, les bords de l'empiècement, l'encolure et ça s'est très bien passé. 

Pour info, une couture de soutien, c'est comme un fil de fronce sans les fronces : on pique sur le bord à soutenir avec la longueur de point maximale, on épingle, on coud puis on enlève le fil de soutien. C'est un peu plus long peut-être, mais on ne s'énerve pas avec des repères qui ne coincident pas ou  un excès de tissus sur l'une des pièces à assembler.
En parlant de repères, avec ce patron, tout tombe impeccablement, sauf les trois crans sur le devant des manches, dont je ne sais pas à quoi ils correspondent (et j'ai eu un doute aussi sur le devant-dos des manches, qui n'est pas indiqué), j'espère une réponse de la créatrice qui, pour l'instant, doit être en vacances…

J'ai choisi de mettre un passepoil argenté sur les bords de l'empiècement, pour bien souligner cette découpe originale qui pourrait passer inaperçue, rappeler les paillettes et empêcher toute déformation des coutures. Comme j'avais zappé, en calculant le métrage nécessaire, l'empiècement doublé, j'ai coupé celui-ci dans du voile de coton, ça m'a permis d'entoiler les bords comme il est préconisé.

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Photos faites par Marie, vite vite avant la baisse de luminosité, après une séance de jardinage intense, d'où le jean tout pourri. Les manches sont un tout petit peu trop longues et j'hésite à faire un petit pli tenu par un bouton pour resserrer les poignets.

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21 octobre 2019

Gelée d'épluchures de pommes

Il n'y a pas très longtemps que j'ai découvert comment faire de la gelée de coings. Je procédais comme pour les fruits rouges, je cuisais les fruits (épluchés, ce qui était déjà un gros travail) puis je les passais à la centrifugeuse, j'obtenais donc plus une confiture qu'une gelée. Et puis un jour, en préparant une tarte tatin de coings, recette pour laquelle les fruits sont d'abord coupés en quatre puis cuits dans de l'eau, je me suis aperçue que l'eau de cuisson prenait en gelée ! J'ai donc totalement changé ma façon de faire : je frotte mes coings pour enlever le duvet puis je les coupe en 4 ou 6 selon leur taille, je les couvre juste d'eau et je les laisse cuire 20-30 minutes. Quand ils sont tendres, je les égoutte longuement sur un tamis, puis je fais la gelée avec le jus obtenu. Ensuite, je reprends mes coings refroidis, je les épluche et je les prépare en compote ou en confiture (dernièrement, j'avais mis toute la compote en bocaux et l'un d'eux s'est fendu quand je l'ai placé dans le stérilisateur, j'étais déconfite !). Le rendement est donc beaucoup plus intéressant, puisqu'on obtient deux produits différents.

Eh bien j'ai franchi une nouvelle étape dans le non-gaspillage alimentaire avec ma gelée de pommes : en épluchant des kilos de belles pommes non traitées pour en faire de la compote (elles étaient tombées des arbres et ne pouvaient pas se conserver), j'ai trouvé dommage de mettre au compost toutes les épluchures et les cœurs (la pectine se trouve principalement dans les pépins) et j'ai pensé à les transformer. La fois suivante, j'ai donc commencé par laver les pommes avant épluchage, puis j'ai mis toutes mes épluchures dans une casserole et les ai couvertes d'eau avec un trait de citron. Une fois la compote cuite et mise en bocaux, j'ai fait cuire les épluchures une vingtaine de minutes, puis les ai mises dans un tamis et les ai laissées s'égoutter le temps de stériliser les compotes. 

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 J'ai fait cela en plusieurs étapes : j'appuie un peu avec une spatule et lorsque je pense que les épluchures ont rendu tout leur jus, je les jette et je passe à la fournée suivante, en vaquant à mes occupations pendant qu'elle s'égoutte. L'opération s'est donc étalée sur une bonne demi-journée.

Ensuite, j'ai pesé le jus obtenu pour y ajouter environ 80 % de son poids en sucre. La  première fois, j'avais ajouté un peu de pectine (vitpris : 1/4 de sachet pour 700 g de jus), la deuxième fois non, mais du coup ma gelée n'a pas pris…

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Enfin, j'ai cuit la gelée. On peut y ajouter un peu de cannelle ou de vanille.

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Il n'y a plus qu'à remplir les pots avec la gelée bouillante, elle prendra (si la quantité de pectine est suffisante *) au bout de 24 h.

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* sinon, elle peut aller dans des yaourts, être utilisée comme du miel liquide ou être recuite avec un peu de pectine.

 

20 octobre 2019

Projet 52 de Virginie #42 : automne

Bon… la semaine dernière, il fallait de la pluie et nous n'en avons pas eu. Ce week-end, nous campions à Jambville *, je m'étais dit que le parc allait être superbe dans ses couleurs d'automne et… les arbres sont encore bien verts, en revanche, côté pluie nous avons été copieusement arrosés. Je m'étais préparée au froid : matelas en mousse + auto-gonflant, duvet de soie, duvet chaud, plaid, grosses chaussettes de laine et polaire, de ce côté-là ça allait. Nous nous sommes incrustés dans la tente des AC d'Aurore, à 4 dans une canadienne de 6 places, c'était plutôt confortable, à part un bas de duvet et des chaussures mouillées ça l'a fait. Les chouettes qui se répondent tout au long de la nuit, c'était magique. Les 84 compas pleins d'enthousiasme et pas du tout décidés à dormir à 2h, après la veillée et le cinquième, c'était moins bien ; la grosse averse tambourinant sur la toile de tente dès le milieu de la nuit encore moins, sans parler du café soluble dans de l'eau à peine tiède, dans un gobelet qui sentait encore la soupe aux poireaux, avalé vite-fait en pataugeant dans la boue vers la grande tente, mais ça fait partie du jeu.

Du coup, ma photo d'automne, je l'ai faite au retour à la maison, où Paul et Marie avaient allumé le premier feu de la saison, préparé du thé chaud et nettoyé la cuisine. L'érable du Japon, juste devant la fenêtre du salon,  est à son apogée ces jours-ci !

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* sans nos compas, aucun n'ayant voulu se libérer : on nous a trouvés héroïques !

18 octobre 2019

La part du colibri #2

Les sacs à vrac

Là, c'est vraiment la goutte d'eau, car le vrac en est encore à ses balbutiements. Le magasin de vrac le plus proche est à 14 km, s'il était ouvert le midi, je pourrais y faire un tour sur ma pause déjeuner (20 min de marche aller, 20 min retour…), mais non. Alors tant pis !

Les magasins bio autour de moi ont quelques produits en vrac, mais je suis perplexe : il s'agit essentiellement de légumes secs, riz, graines que l'on peut acheter habituellement dans des emballages en carton (le but serait d'éliminer le plastique, non ?). Et les mêmes produits, dans le même magasin, sont souvent moins chers au kilo en sachets plutôt qu'en vrac, ce n'est pas très logique. Depuis quelque temps (et depuis que j'ai réorganisé mon placard, rempli de sachets en papier qui se perçaient régulièrement et que je devais ouvrir les uns après les autres pour trouver ce que je cherchais), je refais mes réserves au fur et à mesure de l'utilisation en cuisine, surtout depuis qu'un magasin bio a ouvert près de la gare où je passe chaque jour. Pour optimiser le rangement, j'ai opté pour des boîtes en carton contenant à peu près 500 g de lentilles, boulgour, sarrasin (soit une quantité suffisante pour deux repas) et des bocaux hauts et étroits pour les légumes secs plus volumineux, avec des étiquettes maisons mentionnant juste l'essentiel : le contenu et le temps de cuisson.

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En revanche, aller chez le fromager de la même rue… impensable : ses prix sont trois fois ceux de mon hypermarché (en prenant uniquement des fromages AOC). Je pourrais aller sur le marché mardi, en revanche, mais il me faut alors conserver mes achats toute la journée (cadeau pour mes collègues !)

Le marché ? Ici, celui du mercredi ou du samedi matin, tout petit, ne rassemble que quelques revendeurs de fruits et légumes de la même provenance que ceux du supermarché, alors à quoi bon ? Sur ce plan-là, nous regrettons d'avoir quitté Versailles, heureusement que l'Amap est venue remplacer nos petits maraîchers. Je continue de me fournir chez eux, en complément, les mardis et vendredis midi, en essayant de ne pas trop me laisser tenter car il faut ensuite porter les sacs !

Tout de même, pour éviter les sacs plastique à usage unique ou les sachets papier qui se déchirent, j'ai cousu quelques sacs, d'abord avec de l'organza, puis avec de la moustiquaire : ils sont légers, solides, lavables et translucides. Le seul bémol est que les étiquettes n'y collent pas, mais je les mets à l'intérieur et ça va très bien. Et que je les oublie une fois sur deux, il faut juste que l'habitude s'installe.

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Après quelques déboires, j'ai équipé certains de mes sachets de stoppe-cordons (surtout pour l'organza, qui glisse), récupérés depuis des années sur des vêtements ou sacs partis à la benne.

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La moustiquaire me semble plus durable car elle ne s'effiloche pas. J'ai juste protégé l'ouverture de la coulisse par une petite chute de coton.

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Et pour ranger tous ces sacs, une petite bourse qui avait servi à emballer un ballotin de chocolats, le tout étant placé dans un beau sac en papier assorti (on en parle, du suremballage des confiseries ?). Je conserve beaucoup de choses au cas-où : le carton doré du ballotin pour mes calissons de Noël, les jolis sacs en papier pour ranger mes en-cours pour pour offrir un cadeau maison.

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15 octobre 2019

26 heures

C'est court, un week-end en Normandie quand il y a classe le samedi matin. Alors…

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- un pique-nique sur une aire d'autoroute

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- un passage dans notre magasin de porcelaine favori (35 ans au moins que le choix et la gentillesse de Viviane ont fait de nous de fidèles clients) pour récupérer nos six assiettes à dessert, commandées cet été

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- quelques photos de la maison plate (comment avons-nous fait pour ne pas la remarquer plus tôt ?)

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- beaucoup de poussière soulevée, des tables et chaises déplacées, des serviettes pliées…

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- cinq cousins réunis

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- du champagne

- une quarantaine d'invités

- un mini-concert, une chanson et un rond cauchois dansé

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- trois magnifiques gâteaux

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- un mini-cours de tricot et une pelote démélée à quatre mains

- un autre sac commandé

- des kilos de pommes rapportées

Tous ces bons moments valent bien un peu de fatigue… on se reposera quand on sera vieux !

 

 

 

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13 octobre 2019

Projet 52 de Virginie #41 : pluie

Facile, me disais-je, de le pluie, on n'a que ça depuis des jours et des jours… c'était sans compter sans l'accalmie prévue ce week-end. Oui, mais au moins, on doit pouvoir compter sur la météo normande ?

Même pas !

Quand on voit « de l'autre côté de l'eau » (= Deauville, ou même parfois le CHU de Caen), c'est qu'il va pleuvoir. Les mauvaises langues ajoutent « et quand on ne voit pas, c'est qu'il pleut ».

Je peux donc intituler ma photo « avant la pluie »

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 (et soupirer de devoir quitter la mer ce soir)

 

12 octobre 2019

Un sac pour Marceau

Je réponds au téléphone : une petite voix me demande quelque chose, mais quoi ? La liaison est tellement mauvaise que j'entends un mot sur trois. C'est un SMS qui me donnera la clé de l'énigme : Marceau voudrait que je lui couse un sac de Mary Poppins, rouge et bleu nuit. Je me suis donc exécutée, après avoir bien cogité pour couper dans mon tout petit morceau de toile bleu nuit (évidemment, un coloris introuvable chez Mondial tissus cette année). La solution était de faire les deux faces du sac en opposition, comme pour le sac d'Adrien. Par précaution, j'avais préparé les broderies des poches en même temps que la trousse pour Clarys, si bien que je ne sais toujours pas si la clé, introduite dans la brodeuse, est toujours lue par l'ordinateur (en attendant, mes adorables collègues continuent à explorer leurs fonds de tiroirs pour me fournir de vieilles clés USB de toute petite capacité — moins de 40 Mo)

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Le tissu intérieur vient de La clé des champs, qui m'avait cédé le reste du métrage après y avoir coupé la doublure d'un sac.

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Malgré la fermeture à mailles moulées (je désespère de trouver des grosses fermetures à ressort nylon), je n'ai cassé aucune aiguille et n'ai eu  déplorer qu'un doigt piqué par une épingle. Je crois bien que je n'ai même pas dégainé le découd-vite, cette fois, je m'améliore !

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11 octobre 2019

Tour du monde des soupes #22

Après une journée de douche écossaise : vents violents, pluies dilluviennes, suivies quelques minutes plus tard d'un soleil encore bien chaud, j'ai pensé qu'une bonne soupe serait appréciée par tous.

J'ai donc préparé une cock-a-leekie soup.

Comme je n'avais plus de bouillon de poulet au congélateur, je me suis mise en quête d'une carcasse chez les volaillers de la place du marché, mais tous m'ont dit qu'il faudrait revenir samedi (ils ne découpent leurs volailles que le samedi ? Bizarre !). J'ai donc acheté deux cuisses de poulet fermier que j'ai faites mijoter longuement avec une carotte, un oignon et du laurier.
Pendant ce temps, j'ai épluché des kilos de pommes pour préparer des bocaux de compote que j'ai stérilisés, et récupéré les épluchures et cœurs de pommes pour en faire de la gelée. On ne mourra pas de faim tout de suite ! 

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10 octobre 2019

10 du 10 : Octobre rose

C'est le thème que nous propose J'habite à Waterford pour ce 10 octobre.

Ce matin, j'ai pensé à emporter mon appareil, mais sans avoir vu le thème. Et toute la journée, je suis restée à mon bureau, ce n'est qu'en sortant que j'ai pensé à prendre des photos !

Je n'avais pas remarqué mais la nouvelle saison s'affiche en rose

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Devant la gare, l'esplanade toute neuve est composée de pavés légèrement colorés et de béton assorti (qu'ils ont refait à trois reprises avant d'obtenir l'effet souhaité)

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 Le sol est donc assorti au rose pâle de la façade art-déco

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Et je n'avais pas remarqué que les portillons sont roses eux- aussi (nouvelle couleur du Transilien… même les écussons de la police ferrovière sont rose fuschia, mais je n'ai pas osé les photographier !)

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Sur la passerelle, ce tag m'interpelle ! 

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L'autimne est là, avce ses belles couleurs : le rose flamboyant des bambous sacrés

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le rose discret des petites pâquerettes des murailles

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les dernières roses Pierre de Ronsard

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Les fleurs et papillons de mon foulard préféré

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et la gelée d'épluchures de pommes (réussie !)

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9 octobre 2019

La part du colibri #1

Vous connaissez certainement cette légende amérindienne : « Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! » Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »

Il y a quelques incendies contre lesquels nous devons lutter : le réchauffement climatique, la pauvreté dans le monde (ou ici), les causes des migrations (famines et guerres). Nos moyens d'actions semblent tellement réduits, par rapport à ceux d'un état, d'une grande multinationale… mais si chacun faisait sa part, si seulement 10% faisaient leur part, le monde ne changerait-il pas ? Alors certes, ça ne m'empêche pas de râler contre l'inertie des pouvoirs publics, mais de plus en plus, nous essayons de pousser vers le changement. Pas tout d'un coup, non, ce serait intenable. On dit qu'il faut trois semaines pour prendre une nouvelle habitude : une nouvelle chose (ou deux) par mois, à tenir dans la durée et faire appliquer par toute la famille, ça me semble réaliste.

Faisons déjà le point sur ce qui a été fait, ce qui est en projet, ce qui a été tenté mais abandonné. Il y a un peu plus de deux ans, Anne avait relayé le travail de jeunes de BTS, qui donnait pas mal de pistes d'action. Je reprends une partie de leurs catégories :

1. Agir positivement

Faire sa part (on essaye), agir à son échelle (parce que les petites actions, si elles sont nombreuses, auront un effet), se lancer sans attendre (mais avec un minimum de réflexion). Je vois plusieurs domaines d'action à notre échelle : réduire sa consommation d'eau et d'énergie, polluer le moins possible, entretenir le lien social, préserver notre santé.

2. Protéger la faune et la flore :

Nous avons un nichoir à mésanges (qui n'a pas été occupé cette année, un effet du virus usutu ?), notre jardin est entièrement sans pesticides (à part quelques granulés contre les limaces, lorsqu'elles prolifèrent vraiment trop), il y a quelques coins en friche, Marie a installé un abreuvoir à abeilles tout l'été. En projet : un deuxième nichoir à oiseaux, ou à chauves-souris si j'en trouve un et un autre projet… bientôt en photo ici !

3. Communiquer, militer, intégrer des groupes :

Ça prend du temps : il y a notre groupe folk, c'est un loisir mais le bénéfice de nos bals est reversé à la banque alimentaire locale (sauf celui du téléthon). Le but est aussi de créer du lien social, et ça fonctionne !
Il y a les scouts, évidemment, dont les objectifs sont “Construire sa personnalité, Vivre ensemble, Co-éduquer garçons et filles dans le respect mutuel, Habiter autrement la planète”. Apprendre aux enfants que l'on peut se passer de sanitaires (du moins l'été), économiser l'eau (quand on doit transporter les jerricans de 20 litres sur 500 mères, on économise !), cuisiner sur le feu, dormir à la belle étoile ; aux adolescents à devenir plus autonomes dans leurs activités, prévoir les menus, trouver un lieu pour camper, préparer des activités ; aux plus grands à monter des A à Z un projet solidaire à l'étranger ; aux jeunes adultes à prendre en charge un groupe d'enfants  (à 20, 22 ans, ce n'est pas forcément évident d'avoir de telles responsabilités) ; à tous, à se dévrouiller avce les moyens du bord dans n'importe quelle situation.
Il y a notre Amap : maintien d'une agriculture paysanne et biologique, avec coups de main sur le terrain si nécessaire, privilégier les circuits courts, les fruits et légumes, œufs, fromages ou viande non-emballés (ou le strict minimum).
La petite association paroissiale qui accompagne deux familles de migrants : loyer, mobilier, aide aux devoirs et aux démarches… la première famille, désormais autonome au bout de deux ans, va laisser place à une troisième.
Nous avons déjà participé aux marches pour le climat, au ressemblement des coquelicots chaque mois devant la mairie, mais ce sont des actions ponctuelles : je ne veux pas m'engager dans un autre groupe ! 

4. Réfléchir aux transports :

Pour nous, c'est assez facile : nous avons des bus, des trains, des pistes cyclables, des commerces pas loin. Je dois parfois me forcer pour prendre le vélo plutôt que la voiture… mais finalement, peu de personnes autour de nous font ces petits efforts ! 

5. Économiser l'eau et l'énergie :

Nous l'avons longtemps fait par souci d'économie tout-court, nous étions les plus petits consommateurs d'eau de notre immeuble (et de beaucoup), nos combles ont été isolées, les fenêtres changées, nous chauffons en partie la maison grâce à la cheminée à insert, nous avons deux petits collecteurs d'eau de pluie (550 litres en tout, ce n'est pas beaucoup), nous privilégions à chaque remplacement les appareils les plus économes possibles, mais il y a des points noirs : quelques appareils en veille (ceux qu'il faudrait re-régler à chaque fois) et le sèche-linge (pour l'instant, je ne suis pas prête à y renoncer, quel gain de temps !). Et je n'ai aucune idée de la part d'énergie revouvelable dans notre électricité. En dehors de l'eau et l'électricité, il y a éviter le gaspillage alimentaire, faire attention à la provenance des produits (à part les avocats et les bananes, j'évite d'acheter tout ce qui vient de l'étranger et surtout d'Espagne !), vider ses espaces de stockage internet : pour les messageries, je le fais à présent régulièrement, je refuse d'avoir un Cloud… il ne reste que ce blog en fait.

6. Gagner en autonomie :
Pour le potager, ce n'est pas gagné, je n'ai pas de grands résultats. L'élevage… je réfléchis à prendre deux poules (mais je me heurte à une forte opposition familiale)
- fait maison (cosmétiques, produits d'entretien) : cosmétique, non, nous en utilisons trop peu. Produits d'entretien : savon de Marseille et acide citrique me suffisent. Sinon, l'essentiel de notre alimentation est faite à la maison : pain, gâteaux, plats, confitures (j'ai arrêté les yaourts par lassitude).
Produire de l'électricité : comment ? Des voisins se sont vu refuser l'installation de panneaux solaires (zone classée). 

7. Prendre sa santé en main : 
- physique, émotionnelle, mentale, individuelle et collective : je ne vois pas trop… à part la prévention, une alimentation saine et variée, de l'exercive physique, pas de tabac.
- sport dans la nature : oui, quelle chance !
- éviter la sur médication : les antibiotiques, c'est pas automatique !
- faire plus de musique, de poésie, de méditation : on fait ce qu'on peut

8. Changer d'alimentation :
- produits locaux, bio, en fonction des saisons, favoriser les agricultures plus responsables : les fruits et légumes, fromages, poulets, farine de l'Amap, les fruits et légumes de la gare (producteur à 10 km), la viande d'une ferme proche. Les œus nous vinnent en partie de l'éleveur de poulets bio, mais aussi d'un éleveur (pas bio) qui passe tous les 15 jours dans le quartier, dépose les 195 œufs pondus du jour qui sont répartis entre 9 maisons et reprend les plateaux en carton de la quinzaine précédente.
- réduire la consommation de viande et de poisson : là, c'est Paul qui a donné une accélération au mouvement déjà entamé, en devenant végétarien (il mange du poisson).

9. Réduire ses déchets :
- nous constatons depuis longtemps que nous sortons des poubelles beaucoup moins pleines que celles des voisins et moins souvent. LE composteur nous a encore permis de réduire de moitié la poubelle "ordinaire". Nos changements d'approvisionnement ont réduit considérablement les emballages. Nous pratiquons le tri sélectif depuis qu'il est en place (lorsque nous sommes arrivés ici, nous avions fait machine arrière avant de retrouver des poubelles jaunes), jusqu'aux bouchons plastique, bouchons de liège, styles et autres instruments d'écriture, textiles, coquilles d'œufs (contre les limaces), coquilles de noix (pour la cheminée)… mais ça prend de la place !
- recycler, tri sélectif, réutilisation : je privilégie l'achat d'occaion (ou de re-conditionné) lorsque c'est possible, mais c'est rare. Je me suis heurtée aussi à la mauvaise fois de vendeurs ou des problèmes de transporteur qui m'ont un peu refroidie.
- refuser l'obsolescence programmée : oui mais… quand l'appareil que l'on a réparé à grands frais) retombe en panne 8 mois plus tard parce que la pièce changée a la même faiblesse que celle d'origine (notre imprimante Brother : j'étais vraiment très très fâchée contre eux !), quand le réparateur nous dit qu'il nous a mis la dernière pièce détachée disponible (lave-vaisselle), quand je ne trouve plus de joint pour ma cocotte-minute parce que ça fait 10 ans que Seb ne les fabrique plus, quand je renonce à réparer la machine à pain car après 18 vis enlevées, on ne trouve pas où se cache la 19e qui permettrait de l'ouvrir… il faut vaiment un effort de la part des fabricants ! On a quand même redonné un coup de jeune à notre ordinateur en changeant son disque dur par un autre plus grand et plus rapide, je répare beaucoup de vêtements et de sacs et je ferais volontiers réparer mes chaussures si ça ne coûtait pas plus cher que le prix du neuf.
- favoriser le vrac (pas évident, on en reparlera…), éviter le plastique, éviter les produits transformés (mais c'est la consommation d'énergie qui grimpe), éviter le jetable (là, c'est la comsommation d'eau qui augmente)

Quelques nouvelles actions anti-déchets cette année : 

- Sortir un torchon propre pour essuyer les légumes. L'essuie-tout ne sert plus que pour le chou-rouge, la betterave ou le poisson. J'ai du mal à faire passer le message, mais comme c'est moi qui cuisine le plus souvent, je pense que j'en achète trois fois moins qu'avant.

- Remplacer le plastique par d'autres solutions : j'ai acheté un lot de boîtes en verre afin de réchauffer au micro-ondes sans risque. Les boîtes en plastique, parfaitement étanches et légères, ne servent que pour les déplacements.

- Lorsque nous avons des invités, je sors mes serviettes de table en tissu plutôt que d'acheter des serveittes en papier… et tout le monde apprécie.

- Les Bee-wraps pour réduire le film plastique : il ne sert plus que pour congeler du poisson ou de la viande, couvrir quelques aliments particulièrement salissants.

Comment fabriquer ses bee-wraps

J'avais vu des tutoriels au four, mais ma nièce m'a parlé du fer à repasser et ça me semble 10 fois plus facile, ça ne prend que quelqes minutes, pas besoin de se lancer dans une production à la chaîne. Pour être encore plus « zéro déchet », je coupe les carrés (différentes tailles) dans des chemises usées (sauf pour le pas-à-pas ci-dessous où j'ai terminé un coupon de tissu bleu de mon Dear Jane).

Il vous faut : des carrés de cotonnades, bien lavés au savon de Marseille (pas de lessive parfumée ni d'assouplissant !) et rincés dans une eau légèrement vinaigrée, secs bien sûr. De la cire en pastilles (en magasins bio) : je compte environ 30 grammes par bee-wrap, vous pourrez en offrir autour de vous. Du papier sulfurisé (2 ou 3 feuilles)

Pour éviter les fuites, protégez votre table à repasser avec un chiffon. Posez une première feuille de papier sulfurisé et écrivez dans un coin "côté cire" (croyez-moi, le jour où je me suis trompée de face, mon fer s'en souvient). Étalez votre carré de tissu, bien repassé. Pas besoin d'ourlet, la cire empêchera l'effilochage.

Sur le tissu, répartissez des granulés de cire (une cuillérée à soupe, pour commencer), le plus régulièrement possible.

9 octobre - 1

 

Posez la deuxième feuille de papier sulfurisé (voire deux si vous craignez de salir votre fer), puis appliquez le fer chaud en appuyant pour faire fondre la cire et la répartir sur la surface.

9 octobre - 2 On voit les endroits bien "gras" et ceux qui restent secs.

Décollez le papier, posez-le, côté "propre" en dessous sur un chiffon et remettez des granulés de cire aux endroits qui n'ont pas été imprégnés. Replacez le papier, chauffez.

9 octobre - 39 octobre - 4 Là, l'imprégnation est bien uniforme.

Ci-dessous : mon rectangle de tissu était trop grand, je l'ai traité en deux fois. On voit bien la moitié cirée.

9 octobre - 5

Lorsque tout le tissu est bien imprégné, décollez le papier, soulevez votre morceau de tissu en le prenant par les coins et secouez-le doucement pour qu'il refroisisse. Il devient rigide. Lorsqu'il est froid, vous pouvez le plier pour le ranger. Posez vos feuilles de papier sulfurisé "cire contre cire" pour les rouler et les ranger pour une prochaine fois.

Il suffit d'appuyer brièvement les mains (pas glacées, évidemment) sur la toile cirée pour qu'elle prenne la forme désirée.

9 octobre - 6

Je les lave à l’eau froide, en frottant avec une éponge ou une brosse si nécessaire. Quand le bee wrap commence à ne plus être imperméable (la cire casse dans les plis), je le mets de côté, puis je fais une « lessive » à l’eau froide et savon de Marseille quand j’en ai plusieurs, je rince bien, je les sèche et je les repasse entre mes feuilles de papier sulfurisé, en rajoutant quelques pastilles de cire si besoin (j'ai fait cela deux fois en 10 mois, donc ça résiste quand même bien). Une fois, j’ai dû en laver un à l’eau chaude (il était vraiment sale) et après séchage, il était encore couvert de petites bouloches de cire que j’ai pu faire refondre. 

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attraper le temps qui file…
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