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attraper le temps qui file…

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10 avril 2014

Les 10 du 10

Comme chaque mois, à l'initiative de French Lily, 10 images du quotidien : merveilles de technologie ou appareils tout simples, 90 % d'entre eux n'existaient pas dans mon enfance. J'ai cherché aujourd'hui ceux que j'utilisais au quotidien (ou presque).

Nous ne sommes pas à l'affut du dernier modèle sorti, de la dernière innovation, bien au contraire, et j'ai beaucoup de mal à m'adapter à un nouvel appareil si je n'en vois pas la nécessité absolue (pour allumer la télévision ou passer un DVD, je dois demander l'aide d'un de mes enfants, maintenant qu'il ne suffit plus d'appuyer sur un bouton mais qu'il faut régler tout un tas de connections…), cependant il y a quelques appareils dont je ne saurais plus me passer :

Le sèche-linge : nous l'avons acheté avant la naissance de Paul, il devrait durer encore bien longtemps, c'est du costaud ! Mes parents avaient le même et l'ont acheté quand j'étais encore en primaire. Je le mets en route au saut du lit, quand le lave-linge a tourné la nuit, ainsi le linge est sec avant la fin du tarif heures creuses et je peux en plier une bonne partie avant de partir travailler, ce qui m'épargne une grosse part du repassage.

10 avril01

La bouilloire à température réglable : 10 avril02

c'est notre deuxième, la première a rendu l'âme après 9 ans de bons et loyaux services, elle nous permet d'avoir de l'eau à 80 °C pour un café qui n'a pas un goût de brûlé ou un thé vert pas trop amer, à 90°C pour un thé noir parfait, à 100 °C pour cuire les pâtes plus vite, blanchir les légumes, à 60 °C pour remplir ma bouillotte le soir, à 40 °C pour le pain. Mes parents n'en avaient pas, il fallait mettre la casserole d'eau sur la plaque électrique, si longue à chauffer… lorsque je suis entrée au collège, mon grand plaisir était de préparer mon goûter avec du chocolat en poudre, du lait en poudre et… de l'eau chaude du robinet ! Nous avions un cumulus et une chaudière à Fuel, j'ai échappé par miracle à la légionellose !

10 avril04

 

 

Ma liseuse : elle me suit partout depuis un peu plus d'un an, allège considérablement mon sac (et raccourcit les heures passées dans les salles d'attente). En ce moment, après Zola et jane Austen, c'est Barbey d'Aurevilly qui m'accompagne tous les jours, avant de passer à Dostoïevski dans quelques semaines. Inutile de dire que je n'aurais jamais imaginé qu'un tel objet puisse exister il y a seulement 10 ans.

 

 

10 avril10Mon lecteur mp3 : j'ai découvert, voici quelques années la possibilité de réécouter mes émissions préférées sur l'ordinateur. Je peux désormais les écouter en cousant (j'ai une base avec enceintes dans la lingerie), en marchant, voire pendant mes insomnies (dans ce cas, je mets le son au minimum et un seul écouteur et m'endors assez rapidement, le plus souvent). Enfant, évidemment, cela n'existait pas. Adolescente, j'aurais aimé avoir un baladeur à cassettes… je me contentais d'enregistrer parfois une émission, moins les quelques minutes perdues au milieu, lors du retournement de cassette.

10 avril06

Mon téléphone : c'est le dernier venu ! Je n'ai un téléphone mobile que depuis 2007 et celui-ci était… un téléphone ! Même envoyer un SMS était compliqué. Depuis Noël, celui-ci remplace l'agenda encombrant que je transportais tous les jours, le carnet où je notais idées, projets et listes de courses, je peux envoyer des SMS à mes ados (essentiel !), photographier un plan, une partition ou tout simplement un paysage, une scène insolite… je téléphonais assez peu avant de l'avoir, ça n'a pas changé.

10 avril05Le four à micro-ondes : nous avons choisi celui-ci avant la naissance de Marie car on pouvait y placer un biberon debout (c'était imposssible avec l'ancien). Tombé en panne juste avant la fin de la garantie, il a été réparé, nous a lâchés de nouveau il y a 10 ans, nous avons opté pour une coûteuse réparation, bien nous en a pris ! Mes parents en avaient acheté un vers 1985, dès que les prix sont devenus accessibles, cet appareil nous semblait miraculeux, plus besoin de prévoir à l'avance de décongeler un produit, plus besoin de sortir une casserole pour réchauffer un plat… L'usage n'a pas évolué, je m'en sers très rarement pour la cuisson, un peu pour précuire certains plats avant de les mettre au four.

10 avril09 La machine à pain : la première a duré 7 ans, les deux boulangeries les plus proches font un pain exécrable, je devais sans cesse surveiller le stock de pain au congélateur, je préparais parfois du pain maison, lorsuqe j'avais el temps, mais notre four n'est pas idéal pour cela… nous mangeons essentiellement des pains spéciaux pendant la semaine, j'ai la chance d'avoir un moulin sur le chemin de mon travail. Je fais 3 gros pains par semaine, une pâte à pizza tous les 15 jours, parfois des brioches (et ce soir, le pain est un peu compact, une erreur de manipulation au moment d'enlever les pales, la plupart du temps il est bien plus réussi). Je ne saurais plus revenir en arrière .

10 avril07

Le cuiseur à riz : c'est une amie ivoirienne qui nous l'a fait découvrir, c'était, je crois, son premier achat d'électroménager en arrivant de France, tant le riz est essentiel dans la cuisine africaine. Auparavant, nous pratiquions la double-cuisson à la cocotte-minute. Si j'écoutais mon mari, nous mangerions du riz du jour sur deux, mais cet appareil m'a sauvé la mise lorsque je me suis retrouvée seule (avec enfants) pendant 10 jours pile quand il fallait : concert de l'orchestre à cordes mercredi, cours de solfège jeudi, répétition avec piano vendredi, anniversaire d'Aurore samedi, messe animée par mes soins dimanche puis récupération de scouts en vadrouille, examen de violoncelle lundi soir (pendant 2h45, si, si !). Et là, j'ai redécouvert mon cuiseur à riz : dans la cuve, je place riz, pâtes, semoule ou quinoa, dans le panier vapeur, je mets un mélange de légumes surgelés, j'appuie sur le bouton et je pars faire autre chose pendant 25 minutes, à mon retour, un dîner équilibré nous attend.

10 avril03 Mon pass navigo : tant que j'ai eu une carte famille nombreuse, il était plus rentable, sur mon trajet court (2 stations de train) de prendre des carnets de tickets, tickets que je devais stocker durant 2 ans au cas où mon employeur serait contrôlé par l'Urssaf. Désormais, je bippe tous les matins, je peux aussi prendre le bus en cas de flemme et surtout, surtout, il vient d'être dézoné pendant les petites vacances scolaires, youhou, Paris, me voilà ! (je sais, c'était déjà le cas le week-end, mais le samedi, je fais de la musique, je ne peux pas en profiter pour vadrouiller)

 

10 avril08Et l'ordinateur : évidemment ! Et pourtant… quand j'étais au collège, Papa pouvait en emprunter un au CE, il fallait le brancher sur la télévision, et en entrant toute une série de commandes cryptées, on pouvait réussir à afficher un trait sur l'écran ! Je n'y voyais aucun intérêt. Plus tard, au lycée, certains étaient divisés en deux camps : Amstrad contre Atari aucun intérêt, non, vraiment, comme ne m'intéressaient pas non plus les petits jeux électroniques de poche… et puis j'ai dû laisser ma machine à écrire pour un traitement de texte afin de rédiger ma maîtrise, puis nous avons acheté un PC (15 000 francs ! Une fortune pour un couple d'étudiants), nous l'avons gardé 10 ans avant de faire un grand bon en avant en 2004 : ordinateur avec lecteur/graveur de CD ET internet, nous étions entrés avec bien du retard dans la modernité (mais nous avons encore notre bon vieux minitel dans un placard et quelques boîtes de disquettes) — je vous rassure : informaticien et maquettiste, nous étions "modernes" au boulot. Le changement dans notre quotidien est indéniable : trouver une information sans devoir aller à la médiathèque, envoyer et recevoir des mails, commander toutes sortes d'articles que nous mettions des mois à trouver avant, échanger photos, partitions, documents… mais le temps passé devant les écrans n'est pas négligeable, hélas.

Chacun de ces appareils a été choisi avec soin, après mûre réflexion, comparaison de modèles, étude de prix, et nous nous en séparerons quand il aura rendu son dernier souffle. Le seul achat que nous ayons fait sur un coup de cœur a été … notre maison !

 

 

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9 avril 2014

12 ans !

À 12 ans, c'est encore une petite fille, qui saute de joie quand elle est contente, qui pleure quand elle a eu une mauvaise note ou une punition non méritée, qui me dit « Maman, je t'aime ! » quand elle me croise dans la rue, qui a les yeux qui brillent devant un tissu rose…

À 12 ans, c'est une presque-jeune-fille, qui commence à faire attention à son habillement, a des idées très précises sur ce qu'elle veut (Ah, la recherche du trench de ses rêves…), s'habille avec bien plus de soin et d'élégance que sa maman ou sa grande sœur au même âge, voudrait se maquiller de temps en temps, est capable de porter une journée entière des bigoudis pour un résultat… plus qu'éphémère (voire nul).

À 12 ans, c'est une terrible bavarde, comme son frère, qui m'exaspère parfois, mais sait rester sage comme une image au collège et obtient régulièrement des récompenses pour son « attitude exemplaire ».

À 12 ans, c'est une petite fille qui fait l'effort de surmonter sa timidité pour participer en classe (effort unanimement remarqué par ses professeurs), qui se fixe des objectifs d'excellence qui nous effraient parfois mais résiste plutôt bien à la pression qu'elle s'est imposée. Elle veut devenir archéologue et sait que ce sera difficile !

À 12 ans, elle est d'une organisation sans faille en ce qui concerne ses devoirs, mais ne peut garder sa chambre rangée plus d'une demi-journée, perd sans cesse ses affaires et envahit toute la maison de ses cahiers, ses dessins, ses vêtements, ses chaussures…

Voilà 12 ans qu'elle ensoleille notre quotidien, nous aurions eu tort de ne pas avoir de troisième enfant.

Bon anniversaire, mon trésor !

 

La demoiselle m'a commandé son menu (régime-compatible, merci ma chérie) : bo bun et bavarois aux fraises

9 avril 019 avril 04

En plus du sac Londres, je lui ai cousu un tee-shirt Antonina et un gros cadeau (commun avec sa sœur) est arrivé ce matin et encombre le salon :

9 avril19 avril2

 Jerseys du Stoffenspektakel de Reims (coupon de 50 cm trop petit…) que vous pourrez trouver ici

9 avril3

Mais qu'y a-t-il dans ces cartons ?

Mise à jour du soir :

9 avril 029 avril 03

J'ai senti que j'allais être une fois de plus victime d'une improvisation culinaire à quantité de gélatine minimale…  et j'ai eu raison de ne pas décercler mon gâteau avant de le servir : il a tenu 2 minutes !
Quant au tee-shirt, y'a comme un défaut :

9 avril 05

Oui, oui, c'est bien Marie qui rentre (largement) dans une taille 32 ! Je suis bonne pour passer une commande chez Rijstextiles et du même coup retailler celui déjà coupé pour Marie qui attend d'être assemblé… ah, ces tailles allemandes imprévisibles !

8 avril 2014

Enrôlée volontaire…

… dans l'armée de tricoteuses de la Wool War One, je tricote, laborieusement, mes petites vareuses (ça va, je suis dans les temps, je dois tout renvoyer avant septembre).

vareuses

Lorsque j'ai choisi d'y participer, c'était avant tout parce que l'idée de participer à un projet collectif me plaisait énormément. Et puis, peu à peu, j'ai trouvé des liens avec mon histoire familiale, l'arrière-grand-père que je n'ai pas connu, qui n'a pas raconté "sa guerre" à ses petits-enfants, mais qui écrivait son journal dans les tranchées… journal que j'ai essayé vainement de déchiffrer à l'adolescence et dont je regrette de n'avoir aucune copie, maintenant que de longues années de pratique des archives m'ont rendue plus familière avec les écritures peu lisibles. Cependant, j'ai longtemps eu sa photographie dans mon salon (j'ai son violon, également, c'est celui sur lequel j'ai débuté), avec celle de son épouse, que j'ai connue (enfin, plus justement, c'est elle qui m'a connue puisqu'elle n'a vécu que quelques mois après ma naissance)

25 mars325 mars4

Dans cette arrière-grand-mère, je retrouve des traits de Marie, chez ses parents également :

25 mars125 mars2

Et puis début mars, en discutant avec mon beau-père du projet, il me demande si l'exposition comprendra également des objets d'époque, parce qu'il a les jumelles de l'oncle Henri, caporal chez les tirailleurs sénégalais, tué à Vauxaillon. Grâce à un lien donné sur Ravelry, je recherche cet oncle et trouve la copie du registre des décès. Je trouve également celle de son grand-père, qui n'a pas eu de chance, le pauvre homme : blessé, il décède à peine plus d'un mois après la déclaration de guerre (ceci dit, il n'aura pas connu l'horreur des tranchées)! De mon côté, je ne trouverai parsonne : dans cette famille de militaires et officiers de marine, aucun, à ma connaissance, n'a été tué (ou gravement blessé) lors d'un conflit.

Mon mari a été très surpris d'apprendre que les jumelles avec lesquelles il a tant joué datent de la guerre de 14-18 ! Et quelle belle qualité ! La mise au point est parfaite.

24 mars124 mars2

Je n'imaginais pas non plus, en m'engageant dans cette folle aventure, à quel point elle allait créer des liens. Samedi, une rencontre était prévue entre les tricoteuse d'Ile de France et notre générale en chef, Mme Délit Maille en personne ! La journée a débuté par une virée avec Annabelle et Brunehilde, chez Hema, Mora, G.Detou, Fil2000

Detou Il y en a deux qui vont pouvoir exploiter à fond leur nouveau livre fétiche de pâtisseries !

bagel

Puis deux autres tricoteuses nous rejoignent pour un déjeuner bagel… les copines m'ont obligée à prendre le menu fitness, si, si, alors qu'elles se délectaient de délicieuses pâtisseries (franchement, c'est bien d'annoncer à l'avance son régime, ça permet de trouver un peu de soutien, merci les filles, je n'ai pas craqué !)

Enfin, nous avons rejoint le lieu du rendez-vous. Après un déménagement compliqué des tables et chaises afin de trouver de la place pour toutes (nous étions une bonne trentaine, quand même), nous avons écouté sagement la présentation du projet par Anna, qui a répondu patiemment aux questions… enfin, sagement… jusqu'à ce qu'elle ouvre sa valise et sorte les premiers petits soldats en laine. Car là, c'est devenu un bazar pas possible (je plains la pauvre journaliste qui venait d'arriver et a dû avoir du mal à placer sa caméra et trouver de quoi faire son reportage) : nous nous sommes extasiées devant ces petits bonshommes trop mignons, leur avons essayé vareuses, casques et pantalons (oui, nous avons joué à la poupée, il n'y a pas d'âge pour cela), les avons pris en photo sous toutes les coutures, avons comparé nos méthodes de tricot, d'assemblage, la position des poches, le remplissage des musettes et sacs à dos… un très joyeux bazar, tout à fait à l'image du projet, finalement ! Nous avons également sorti nos fils bleus afin qu'Anna puisse photographier toutes ces mains qui s'activent.

5 avril

 Je garde également un souvenir ému de cette autre folle journée du 11 novembre 2012 lancée par Casa, bien résumée ici (ah, le fabuleux cours d'histoire de Charlotte !)

 

7 avril 2014

Ptit défi du 7 : Grease

Je ne sais pas pourquoi, j'ai totalement échappé à ce film dans mon adolescence. Oh, j'en ai entendu parler, évidemment. Mais "à mon époque", le grand film du collège, c'était Flashdance !

Comme je suis une bonne élève (hein, Casa ?), j'ai réservé le DVD à la médiathèque et nous l'avons regardé pendant les vacances, avec les filles. Première impression : les acteurs ne sont guère crédibles en lycéens de terminale (j'ai vu depuis qu'ils avaient tous la trentaine, effectivement), deuxième impression : ça ne vaut pas La fureur de vivre quoique ce soit plus ou moins la même histoire (en moins dramatique). Réaction de mes filles : ils sont drôlement mal habillés ! Bon, me voilà bien partie, à part les robes du bal, rien ne leur plaît… et les bals, à notre époque… pas de mariage en vue les prochaines années, Marie a peu de chance de devoir se rendre à un bal du lycée dans sa campagne (si, si, ça se fait encore dabns certains établissements côtés, mais pas chez nous !) et elles ont un peu passé l'âge des déguisements.

Et puis, en cherchant des photos des tenues du film, je suis tombée sur la collection Barbie Grease

Ah, mes filles ne jouent plus à la poupée, mais j'ai une nièce de 7 ans (et 11 mois…) qui a reçu une magnifique Barbie princesse pour Noël !

J'avais dans l'idée de coudre deux ou trois robes, mais j'ai préféré faire dans le solide (on sait comme ces petites choses sont malmenées) : coutures à la machine renforcées, ourlets, velcro au dos… pas rapide du tout, mais cette tenue pourra être mise et enlevée à de nombreuses reprises sans dommage.

Je n'avais pas de tissu rouge à pois noirs, ce sera donc la "robe de Rizzo à pois blancs" (et pour la coiffure, hum, je n'ai pas réussi à démêler les dreadlocks qui lui servent de cheveux, on aurait entendu les hurlements de Barbie jusqu'au bout de la rue !)

7 avril17 avril27 avril37 avril4

Je me suis bien amusée à coudre cette robe, alors que, honte à moi, je n'ai jamais rien cousu pour les barbies de mes filles (et pourtant, j'ai un livre de modèles…) ! À ma décharge, elle avaient une valise entière de vêtements cousus ou tricotés par Maman (ou moi-même, vers 11-12 ans, oui, j'ai joué très tard à la poupée)

Les autres réalisations pour ce défi sont chez Casa et pour ma part, j'ai déjà acheté le tissu pour le suivant…

 

1 avril 2014

Qu'est-ce qu'on mange ce soir ? Du poisson !

Pour une fois, j'ai pensé à temps à préparer deux blagues de premier avril, avec un fond de sérieux, quand même, ce qui rend les blagues un peu plus crédibles :

Je me suis plainte la semaine dernière de manquer d'inspiration au moment de partir faire les courses. Il faut dire que la liste (posée dans la cuisine en permanence, avec un stylo à côté) ne contient en général que 4 ou 5 articles, malgré mes exhortations régulières « Quand on finit, une boîte, une bouteille, un rouleau, on le note sur la liste de courses ! ». Je me retrouve immanquablement le mardi soir à vérifier le contenu des placards (mais forcément, je ne vois pas qu'il manque de la semoule de couscous ou des lentilles), me demander ce qu'on va bien pouvoir manger les jours suivants, ou, pire, m'entendre demander à mon retour « Tu as acheté du sucre ? La boîte est presque vide »

Bref, j'ai décidé au moins de régler le problème des menus : chacun sera invité à noter sur le calendrier ses souhaits de plats et je pourrai au moins vérifier que j'ai les ingrédients nécessaires. J'ai donc affiché ce tableau sur le réfrigérateur ce matin :

1er avril2

Marie, qui se lève tôt, déjeune et prépare sa gamelle pour le midi, n'a rien remarqué. Paul, qui se lève tard, déjeune rapidement, prépare sa thermos de café et part au lycée, n'a rien vu non plus. Aurore s'est arrêtée, a fixé le tableau un moment, sa boîte de chocolat à la main, puis a dit « Mais on va manger tous les soirs du poisson ? », j'ai répondu « Ah bon, tu crois ? C'est peut-être parce que je suis au régime, je n'ai pas fait attention » Elle s'est assise en soupirant et a mangé sa tartine l'air sinistre, avant de remarquer nos sourires, mais j'ai dû lui demander la date pour qu'elle comprenne. Elle n'a tiqué ni sur l'hippocampe, ni sur le homard ou la langouste !

 

J'attends donc la réaction des deux grands…

1er avril1La deuxième blague est une petite vengeance personnelle : je fais un régime et m'offre donc de petits plaisirs en compensation, une bouteille de soda light ou eau gazeuse aromatisée par semaine, que j'utilise comme du sirop en la diluant dans l'eau, quelques yaourts 0% aux fruits ou à la vanille (je n'achète que des yaourts nature en général), une barquette de tomates-cerises… J'ai beau signaler que ces produits sont pour moi, qu'ils ont tout ce qu'ils veulent par ailleurs, ma bouteille se vide toute seule, les yaourts disparaissent ! Seule la tablette de chocolat à 85 % de cacao leur résiste.

Alors j'ai récupéré la bouteille (dont je n'ai pu boire que deux verres !) dans le bac à recycler, j'y ai mis du jus de citron (que j'allais jeter tant il est immonde et chimique au goût : Sicilia), de l'eau, du colorant et du bicarbonate, et replacé le tout au réfrigérateur. Et j'attends…

 

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31 mars 2014

Oh, what a beautiful bag!

Après avoir vu ce sac, Aurore m'a demandé si elle pouvait avoir un sac Londres, elle aussi. C'était juste avant l'Aiguille en fête, j'ai donc pu m'approvisionner en conséquence. Elle a choisi le modèle Urshult de Farbenmix, un sac qui a la particularité d'avoir deux rabats différents, selon le sens qu'on choisit pour le porter. Il me restait tout juste assez de cette toile fabuleuse, utilisée ici et , rigide et imperméable, pour le confectionner (j'ai imprimé le patron à 80 % car il me semblait trop grand pour ma Miss)

31 mars131 mars2

Du fait des tissus imprimés, je n'avais pas beaucoup de place pour caser des broderies, mais j'ai réussi à en placer quelques-unes :

31 mars731 mars8

31 mars9

 

La fermeture du sac était en option (indispensable, à mon avis), je ne trouvais pas le montage très esthétique, j'ai donc cousu les deux bandes lors de l'assemblage du sac, puis piqué la fermeture à la fin… sans penser qu'elle n'était pas séparable, donc impossible à coudre à la machine jusqu'au bout ! J'ai cousu les derniers cm à la main, ce que je déteste…

 

 

J'ai ajouté des poches à l'intérieur, deux petites plaquées, une grande fermée par zip, ainsi qu'un mousqueton pour les clés.

31 mars331 mars4

31 mars531 mars6

J'avais vu un peu juste pour le ruban (1 mètre, pour une bandoulière réglable, c'est à peine suffisant), j'ai donc utilisé un ruban Farbenmix.

C'est Aurore qui a tenu à la sangle bleu roi !

Maintenant, ce sac va attendre sagement le jour de l'anniversaire de l'heureuse destinataire… et je vais m'atteler au second (déjà coupé et brodé)

 

 

 

 

 

25 mars 2014

Qu'est-ce qu'on mange ce soir ? (9)

Lundi, veille de courses… (et encore, séquence dentiste oblige, il va peut-être falloir tenir jusqu'à mercredi, la famine nous guette) le réfrigérateur est vide. Voyons ce qui reste :

24 mars1

Des carottes, quelques oignons, un poireau qui se déssèche, un petit bout de gingembre plus très frais, des pommes de terre, un sachet de dos de cabillaud au congélateur

Pendant que le cabillaud décongèle, je lave et mets mes pommes de terre à cuire dans l'eau, puis épluche et découpe tous les légumes. Hop, à la casserole, avec le gingembre passé au presse-ail (je vous le déconseille, je crois que ça a giclé jusqu'au plafond !), une gousse d'ail, du curry, du curcuma, un peu de sel.

24 mars2

Je sors du congélateur du persil haché (2 CS), du basilic, du cerfeuil
j'y ajoute de l'origan (séché), une cuillère à soupe de poudre d'amandes
(j'avais vu ça dans une recette il y a longtemps), une bonne cuillerée de chapelure, je sale légèrement mon poisson, posé dans un plat qui me vient de Mamie
et je répartis le mélange d'herbes dessus

24 mars3

Hop, au four à 200 °C pour 15-20 minutes

Je mixe la soupe avec un peu de lait de coco, que j'avais congelé dans un bac à glaçons
Un peu de coriandre pour faire joli et à table !

24 mars424 mars5

 

23 mars 2014

Premières

Première soirée

23 mars1Premier vote

23 mars223 mars3

En me voyant le photographier devant l'isoloir, le président m'a proposé de le prendre en train de voter (je ne savais pas si c'était permis), mais le temps que je signe et dégaine mon téléphone, le bulletin était déjà dans l'urne ! Et pas possible de réitérer dimanche prochain : il n'y a qu'un tour chez nous.

Ce qui n'est pas une première, en revanche, c'est la Nième crevaison de Marie, qui a de nouveau trouvé son pneu à plat vendredi, malgré une chambre à air neuve inaugurée jeudi matin… vivement l'arrivée des pneus neufs (qualité increvable, cette fois, en provenance des Pays-Bas), mercredi si tout va bien. En attendant, je vais de nouveau marcher : la jeune fille part à 7h20 le matin, je ne veux pas qu'elle parte 10 minutes plus tôt.

 

21 mars 2014

Y'a des jours, c'est comme des semaines !

C'est ce qu'avait dit le livreur de notre canapé, il y a 18 ans, après avoir monté les cinq étages en soufflant et jurant. Eh bien j'ai vécu l'un de ces jours hier.

21 mars

Pourtant, ça commençait bien, c'était le printemps et le soleil compensait largement les heures de sommeil volées par une douloureuse rage de dents (j'ai pris RV pour mardi prochain, il n'y avait pas urgence, la dent était juste sensible au froid mais depuis, la douleur a décuplé et est devenue presque permanente, avec de petits accalmies). En arrivant à la gare, je constate que c'est le bazar (une fois de plus) : un caténaire est tombé et un train de marchandises tombé en panne. Je regarde le panneau pour savoir où me diriger et me fais frapper à la cheville par une poussette. Je me dirige vers le quai, moitié boitant, moitié pleurant (ça fait mal quand ça tape dans l'os). Arrivée à Versailles, c'est le pied que je me fais écraser, dans la cohue des escaliers. J'atteins enfin mon bureau, m'arrête pour discuter deux minutes avec une collège et… floc, floc, la boîte de mon déjeuner fuit, la sauce me coule sur les pieds !

En fin d'après-midi, il restait un défi de taille à relever : c'était le dernier jour d'inscription sur APB ! Passons sur les crises familiales qui ont précédé, en découvrant que Paul était adepte à fond de la méthode Coué « Je ne me renseigne sur rien, je ne m'inscris nulle part, comme ça je suis sûr d'être pris en prépa dans mon lycée ». Après de vagues interrogations « Tu t'es renseigné sur les possibilités sur APB ? — Oui, oui, mais tu sais, j'ai encore beaucoup de temps » « Tu as vu la conseillère d'orientation ? — Oui, mais elle n'avait pas beaucoup de temps, je la revois la semaine prochaine » « Et alors, ce RV d'orientation ? — Ça va, elle m'a dit que j'avais encore du temps pour les dossiers de prépa et que les anciens élèves du lycée étaient pris en priorité », on est passé aux interrogations précises, puis à la panique quand j'ai su que : 1. APB, c'était maintenant. 2. Il n'avait en fait jamais vu la conseillère d'orientation. 3. Il ne serait pas pris en prépa sauf remontée spectaculaire de ses notes.

Rendez-vous pris pour lundi, résultat très décevant (évidemment, il n'a pas posé les questions essentielles, que je lui avais pourtant notées), premières inscriptions sur APB, épluchage de la liste des facs (bof, ça ne m'intéresse pas trop… ah mais là, il n'y a que 30 places…)

Et là, j'ai découvert avec émotion le soutien dont étaient capables mes copinautes ! Entre l'éducatrice qui m'a conseillée sur les bonnes fillières en université, la proviseure qui m'a guidée, quart d'heure par quart d'heure, sur les choix à faire, les points essentiels à ne pas oublier (bien s'incrire, pour chaque formation, en alternance et sans alternance, choisir au moins une licence), le parcours a été semé d'embuches : pas possible de s'inscrire à la licence qui l'intéresse sans faire d'abord un choix dans son académie d'origine, obligation de s'incrire au moins à six licences (pas facile à trouver à proximité et pas question de le laisser partir pour la fac, non, non, il lui faut encore un contrôle parental quotidien), lettre de motivation à saisir en ligne pour pouvoir valider l'inscription (heu, la lettre de motivation, à 21h30 au pied levé, je la sens moyen…), message inquiétant "une anomalie a été détectée, vous devez vous inscrire au moins à 6 licences"— mais c'est fait, voyons, que faut-il de plus ? Une licence sans limitation de places ? Mais on n'en trouve aucune, même en choisissant les domaines les plus farfelus ! L'ordinateur qui s'éteint en pleine action, faute de batterie (ouf, les inscriptions étaient validées). Les recherches de formations qui aboutissent à "il n'y a aucune formation avec les critères recherchés" juste parce qu'on n'a pas coché les cases dans le bon ordre ! Quel cauchemar ! Je dois juste me réjouir de ce que le site n'a pas planté, n'a pas été ralenti, malgré les milliers de retardataires de mon genre qui devaient y être connectés hier soir…

21 mars02

Alors les filles, un grand merci, vraiment, c'est grâce à vous que j'ai dormi cette nuit ! (grâce à la codéine, aussi, un peu — bon, j'ai bien rêvé de trucs bizarres, par exemple que je découvrais au matin qu'il était inscrit en mécanique ferroviaire). C'est grâce à vous que je me suis levée apaisée et en forme, malgré le temps tristounet !

Je ne me ferai pas avoir de nouveau, Marie sera inscrite sur APB le lendemain de l'ouverture du site, elle, tout comme nous avons commencé à nous renseigner sur les filières qui pourraient l'intéresser dès que ses notes ont flanché en 4e (ça, c'était pour avoir appris un 30 juin, tout à fait par hasard, que Paul n'était plus inscrit dans aucun lycée pour la seconde, et ce, le lendemain du jour où il a perdu sa carte d'identité dans la rue, en sortant du brevet, 3 jours avant de partir en séjour linguistique à Birmingham. Côté montagnes russes émotionnelles et poussées de stress, je suis bien servie, croyez-moi !)

Nouveau défi ce jour : aller acheter deux mangas parce que ma puce est invitée demain soir à une boum (Ouin, où est passé mon bébé ?) Pour elle, il y a eu quelques larmes quand j'ai coché "allemand" sur sa fiche-navette, parce qu'elle voulait bien faire de l'allemand, mais aucune fille de sa connaissance ne voulait en faire (Tu te rends compte, je vais me retrouver toute seule !), puis le sourire retrouvé le lendemain en trouvant deux autres candidates, puis la légère déception, après passage de la prof d'allemand *, en voyant que la moitié de la classe voulait changer son choix, parce que finalement, ça lui disait bien de se trouver dans un tout petit groupe pour les cours de langue. Elle va donc entamer sa future cinquième avec latin et allemand (je n'aimerais pas devoir faire les emplois du temps dans ce collège, car il y a en plus l'option classe-orchestre, malgré des effectifs très réduits)

* trop forte, elle a distribué des bonbons Haribo ; mais je ne m'inquiète pas, je connais assez la réaction prévisible des parents « mais l'allemand ça ne sert à rien, il faut voir la réalité : aujourd'hui il faut faire de l'espagnol »

 

 

16 mars 2014

Bilan du week-end : pfffff !

Non, je ne soupire pas, c'était bien agréable avec ce beau temps, mais la malédiction du pneu à plat a encore frappé ! Jeudi, je démonte ma roue, la coupable est une rustine qui s'est légèrement décollée.

 

16 mars6

 

 

 

 

 

16 mars7

Je reprends pied dans ma lingerie pour un peu de "pseudo couture", des trèfles en feutrine pour le bal de la
St Patrick.

 

Vendredi, Marie appelle pour signaler qu'elle a raté son train. 1h plus tard, je m'étonne qu'elle ne soit toujours pas rentrée… la pauvre pousse son vélo… roue arrière à plat *. Il est temps de partir pour le bal irlandais. Comme nous jouions juste au début (sous les encouragements amicaux de la famille Chamalu, venue participer au bal), nous avions pu danser !

15 mars315 mars4

Samedi, musique puis visite chez un installateur de portails en alu. Rentrés juste pour voir, nous sommes ressortis 1h30 plus tard avec un devis (exorbitant) en main, avec la grande scène du 2 (appel du patron, démonstration de tous les modèles possibles, comparatif avec les concurrents, conciliabules puis remise exceptionnelle accordée si nous signons dans la semaine). Certes, la qualité semble à la hauteur, mais vu nos dimensions riquiqui (2m50), nous pourrons nous contenter de moins, pas de risque que notre portail ne se déforme. À voir, donc, nous ne sommes pas pressés, le notre tiendra bien encore quelques mois…

Une soirée animée avec deux pionniers, restés après la réunion pour camper dans notre jardin ; ces trois-là deviennent inséparables !

Enfin, mes "coutures secrètes" sont arrivées (il fallait juste que je mes mette sous enveloppe et les poste, en fait…) Pour les bébés nouveaux (ou déjà un peu grands) chez les couturières, un bavoir et une pochette pour ranger les toutes petites affaires (chaussettes, bonnet, moufles, tétine de rechange…)

16 mars116 mars2

16 mars316 mars4

Au passage, comme j'étais un peu tracassée par mes photos pas géniales de lundi dernier, j'ai fait un comparatif i-phone/APN et compris tout à coup ce qui n'allait pas : il faut nettoyer l'objectif, de temps en temps !

16 mars5

* J'ai retiré un clou planté dans le pneu, mais nous avons baissé les bras en constatant qu'elle n'avait plus une chambre à air, mais une passoire : 6 trous, au moins ! Comment est-fce possible ? La demoiselle a gagné le prêt de ma monture le temps de lui acheter une nouvelle chambre à air et un pneu neuf.

 

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attraper le temps qui file…
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