Canalblog Tous les blogs Top blogs Maison, Déco & Bricolage Tous les blogs Maison, Déco & Bricolage
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

attraper le temps qui file…

Publicité
Newsletter
Albums Photos
5 juillet 2015

Un avant-goût de vacances

La notion de "début des vacances" est devenue très vague… entre Paul qui avait terminé les cours le 13 février, a mis fin (pour cette année) à sa carrière d'animateur le 30 juin et commence à soupirer après la rentrée qui lui semble encore si loin, Aurore qui a prolongé son année de cinquième par un bref séjour en Allemagne, puis fini par une journée intensive à l'école de musique et Marie en stage jusqu'à vendredi soir (ou peut-être mercredi, elle ne sait pas trop), la canicule qui s'est invitée en juin et nous donne presque l'impression d'être revenus en août 2003… les vacances me semblent à la fois lointaines et proches (ça dépend si je songe aux jours de travail qui restent ou aux bagages à préparer). Cette année, nous n'avons pas loué de gite, échaudés par notre expérience de l'an dernier, nous avons préféré attendre les dates définitives et les lieux des camps scouts : du 19 au 31 juillet en Savoie pour Aurore, du 2 au 16 août à Gap pour Marie, des dates de congés modifiées tardivement par l'entreprise de Guillaume… eh bien voilà, notre été sera fait de petites escapades.

5 juillet25 juillet3

Alors prenons donc un vendredi de congé, pour coudre et bricoler un peu avant de prendre la route à deux et partir, pas loin (mais pas seuls sur la route, hélas), découvrir une très agréable chambre d'hôtes (sauf qu'à réserver en avril, nous n'avions pas prêté attention à la piscine… j'ai bien regretté de ne pas avoir de maillot après 1h30 de route par 39°C), franchir les portes du Domaine et entrer dans un autre monde (où les bornes kilométriques sont vertes et où le château semble sorti tout droit d'un conte de Perrault), s'installer sous une gigantesque tente pour profiter d'un spectacle enchanteur (comme chaque fois que nous avos l'occasion d'entendre cet ensemble*), plaindre les danseurs et musiciens si chaudement couverts, alors que je dégouline en débardeur et petite jupe, admirer les chemineés sous un ciel bleu marine, rêver d'un petit plouf dans la piscine à minuit (il n'y aura plus personne… mais déception : la piscine est couverte), se contenter d'une douche froide avant de s'allonger dans un lit de princesse, être réveillés par les aras et les perruches, prendre un petit déjeuner somptueux, passer se ravitailler en vins de Loire, pique-niquer sur une aire d'autoroute (le seul bémol du voyage) avant de retrouver la maison et les filles, bien avancer le toit de l'abri à bois, commencer à préparer un mariage, passer une très bonne journée avec de bons amis, un agréable moment que l'averse du midi ne viendra même pas gâcher.

5 juillet45 juillet5

5 juillet65 juillet1

Et c'est reparti pour une semaine de labeur, avant la prochaine escapade estivale !

 

*Je garde un souvenir ému du Jardin des délices, en 2000 ; cette rencontre de deux mondes, deux cultures était fabuleuse !

Publicité
1 juillet 2015

Couture caniculaire

Pendant que ma copine de La clé des champs coud 2 jupes, un short et 2 chemises, j'arrive tout juste à coudre une jupe ! Oui, j'ai coupé ma jupe mi-juin… Bon, à la base, j'avais acheté ce wax pour Marie qui voulait une jupe "style africain". Mais il ne lui a pas plu du tout (elle voulait des motifs mexicains, plutôt — aussi douée que sa mère en géographie, cette jeune fille…). Problème : j'avais de quoi couper la version courte de cette jupe du dernier Ottobre, mais elle est beaucoup trop courte pour moi. Je me suis donc mise en quête d'un tissu bleu marine ou turquoise, n'ai rien trouvé qui convienne, me suis rabattue sur du noir, ai passé un certain temps à calculer la hauteur et tracer les volants. J'ai commencé à assembler la jupe, puis nous avons fini le costume de dragon, j'ai cousu la housse de liseuse… plus moyen de trouver une heure pour coudre.

Cet après-midi, j'ai donc affronté la canicule (ma lingerie est au-dessus du garage, dans une pièce moyennement isolée) pour terminer cette jupe. Vu les dimensions des motifs et la forme des pièces, il n'étais pas question d'essayer de faire des raccords, ceux-ci sont donc purement dus au hasard.

1 juillet2

Faux volant en bas (il y a bien assez de tour comme ça)

1 juillet3

Fermeture invisible que je pose maintenant presque sans hésiter et parementure juste surpiquée dans les coutures

1 juillet41 juillet5

Aurore m'a mitraillée, résultat : une seule photo potable (je ferme les yeux sur toutes les autres)

1 juillet1

Mon petit haut commence à être usé : Maman me l'avait crocheté quand j'avais 16 ans !

 

30 juin 2015

#52xMerci–26

Thème de la semaine : ce qui vous fait rire ou sourire.

Il paraît que je souris beaucoup, même si j'ai l'impression d'avoir les sourcils froncés du soir au matin, certains jours… Je souris aux amis et connaissances rencontrés dans la rue ou au magasin, je souris aux collègues en arrivant le matin, aux commerçants. Pour ce qui est du rire, je crois que je suis bien servie à domicile (je vais quand même citer deux blogs qui me fournissent un éclat de rire presque quotidien : Angel qui raconte avec beaucoup de verve ses mésaventures familiales et Pomdepin, narratrice irrésistible de tous les petits travers de nos amis d'outre-Manche)

Nos repas familiaux, probablement moins animés que chez Anne, sont toutefois assez gais. Après les mots d'enfants, nous sommes passés aux jeux de mots ou taquineries entre ados, et comme ils s'entendent bien dans l'ensemble, c'est rarement source de tensions. Marie, ce soir, nous expliquait qu'elle s'est quasiment brûlé les mains cet après-midi (non, voyons, ce n'est pas de cela que nous riions) en ramassant…

30 juin1

… sa pelle à neige !

Franchement, une entreprise de paysage qui prévoit d'emporter une pelle à neige pour travailler par 30°C à l'ombre un 30 juin ne doit jamais, jamais, être prise au dépouvu !

 

(il s'avère que la pelle à neige est un instrument remarquablement efficace pour ramasser les feuilles)

 

29 juin 2015

la fin de la “période noire”

Cadeau de fête des pères, que nous avons fêtée avec beaucoup de retard, en même temps nous n'avons fait que croiser nos jeunes le jour J, le lendemain à l'aube, Aurore partait en Allemagne, son retour s'est fait tardivement jeudi soir alors que Marie commençait justement le boulot à 6h15 vendredi matin (oui, je suis fatiguée, les nuits de 5h ajoutées à la canicule, ça use !)

Donc, une très sobre housse de liseuse que j'ai cousue rapidement en suivant ce tuto

Je n'ai pas trouvé de broderie appropriée, toutes celles que j'avais étaient trop grandes, ou trop denses. Extérieur en simili-cuir, intérieur en velours, j'ai dissimulé les extrémités des élastiques sous un ruban.

28 juin428 juin5

 

Note à moi-même : racheter de l'élastique noir (j'ai fait les fonds de tiroirs) et du velcro noir ordinaire, parce que l'autocollant… même problème que pour les ailes de dragon, ma machine a sauté des points sur plusieurs cm.

À part ça, bilan de la semaine :

Couture : 0
Course : 0 (je ne comprends pas, mes jambes refusent d'obéir et je suis pleine de courbatures alors que je ne fais presque rien…)
Ménage : 0, ça devient dramatique
Taxi : des heures
Soldes : des heures aussi, moi qui déteste acheter des vêtements, les filles ont réussi à me traîner au centre commercial bondé samedi ET dimanche, à coups de "je n'ai plus rien à me mettre" et de grandes piles de vêtements trop petits ou usagés
Jardinage : un peu, mais c'est infime par rapport à ce qu'il faudrait, je n'ai pas le cœur de demander à Marie de s'y mettre, il faut arroser, tailler, désherber, traiter, le tout en plein soleil
Musique : l'audition d'alto, la fête de la musique, le spectacle de comédies musicales, l'audition de l'orchestre symphonique… c'est bon, l'agenda est plein !
Cuisine : 18 pots de confiture de fraises, 6 pots d'abricots, les réserves se reconstituent peu à peu. Il faudrait commencer à cueillir les groseilles…
Bricolage : même si je ne fais pas grand-chose (donner mon avis de temps en temps, refaire les calculs des longueurs de chevrons, lambourdes et liteaux à acheter tout en enrichissant mon vocabulaire, tenir une tôle pendant la découpe ou le vissage, déplacer et empiler les anciennes tuiles, les mettre sur un site de dons et répondre aux personnes intéressées, préparer thé, café et boissons fraîches pour les charpentiers-couvreurs amateurs, compatir devant les difficultés rencontrées et les petits blessures inévitables), ce petit chantier me prend une énergie folle !

28 juin128 juin2

28 juin3

Ça avance !
Vous avez remarqué ? Le portique est passé de l'autre côté de la clôture, ça fait drôle…
Aurore ayant décrété qu'elle était trop grande pour la balançoire, Marie en ayant assez de tondre autour des pieds
et deux petites filles ayant emménagé là il y a un mois, la solution s'est imposée d'elle-même.

24 juin 2015

#52xmerci–25 : été

Thème de cette semaine, proposé par Frenchlily : l'été ! Alors que nous sommes effectivement en plein été, profitant autant que possible de ces longues journées ensoleillées malgré des emplois du temps bien chargés pour tous, je suis allée à la cueillette avec Paul. C'est confirmé : ils n'utilisent pas de désherbant, il fallait bien chercher entre les fleurs sauvages et les orties pour dénicher de délicieuses petites fraises, et la barquette ne s'emplissait pas vite, cette année.

24 juin1

Allez, mes jolies, dans la bassine à confitures, maintenant !

 

Publicité
21 juin 2015

Nous sommes des princesses !

Voilà, c'est fait. Après un peu plus d'un an d'entraînement, poussée par Mamanlit et Lapunaise, je me suis fixé comme objectif d'arriver à courir 8 km. Objectif atteint en octobre (5 mois après être partie de zéro), puis l'hiver est arrivé ; je redoutais le froid (aucun problème), la pluie (aucun problème à part la boue), les rhumes (aucun !), j'ai régressé, probablement à cause de la boue, j'ai recommencé à marcher au milieu des séances, j'ai vu tomber ma vitesse moyenne sous les 9 km/h, mais j'ai continué à courir entre 6 et 8 km deux fois par semaine, pas question de perdre ce qui avait été durement gagné.

La semaine dernière, j'ai apporté le certificat à signer à ma généraliste, elle m'a demandé si j'allais courir avec mon mari (qu'elle avait vu quelques jours avant) « Non, lui, il court depuis plus de 20 ans, il va vite et il court longtemps, non, moi, je fais “seulement” 8 km ».

Ce matin, après l'épreuve de la recherche d'une place de stationnement, j'ai gagné le village de la course, chargée de deux sacs à dos et d'une glacière, j'ai vu partir la course royale, j'ai fait un petit tour des stands, me suis changée, j'ai loupé l'arrivée de mon Roi (forcément, je guettais les tee-shirts bleus ou verts et il avait mis le magnifique tee-shirt jaune fluo offert avec le dossard ; je me demande comment j'avais fait pour ne pas le remarquer lorsqu'il est descendu de voiture !).

21 juin1

Et puis j'ai cherché La Punaise, à coups de SMS « Je suis au départ » « Oui, mais où? » « 4e haut-parleur », ainsi que Oui et Alors ?, nous avons attendu ensemble le départ, j'ai trouvé que ce temps, que je redoutais, passait assez vite finalement. Nous sommes parties ensemble, puis j'ai accéléré.

21 juin221 juin3

1 km, ça va, mais il fait chaud, (alors qu'il crachinait tout à l'heure), j'aurais dû mettre un débardeur.

2km, nous arrivons face au château. Le tapis vert n'est plus vert du tout…

21 juin4

3km, ça va, il y a un peu de vent.

Tout au long, nous sommes applaudies et encouragées, je n'aurais jamais cru que ça aide à ce point ! Je me surprends à saluer comme la Reine d'Angleterre. À ma grande surprise, je double pas mal de coureuses.

4km500, on nous annonce le ravitaillement… mais avant, il faut aller tout au fond du parc, vers St Cyr, ça semble loin. Un dernier regard vers le château.

5km, vous avez déjà essayé de boire un verre d'eau et manger des abricots secs en courant, vous ? J'arrive à boire un peu, j'en renverse beaucoup sur moi, ça rafraîchit. Je croque de tout petits bouts d'abricots et manque m'étouffer au passage.

6km, ouille, une montée dans l'herbe, c'est dur !

7 km, comment ça, 7 km? Mon GPS me dit 7km400, lui !

21 juin5

Tiens, revoilà le Grand Canal, j'aperçois des coureurs de l'autre côté, on a encore tout ça à faire ?
(non, c'étaient les coureurs de la course royale qui repartaient d'un bon pas)

 21 juin6

7km500, embarcadère du Grand Trianon. Mon mari est là et m'accompagne jusqu'au bout (il a déjà 15 km dans les jambes lui), heureusement car les 300m de montée manquent de m'achever. Il m'encourage, je sprinte sur les 200 derniers mètres (à plat), je ne crois pas le chrono : 52 min ! Je l'ai fait, je suis une princesse !

21 juin7

J'en oublie d'enlever mon diadème que je vais garder sur la tête durant le trajet de retour et le pique-nique, qui aura lieu finalement dans notre jardin — comme ça, nous sommes assis sur des chaises, on peut prendre un petit coup de vin et du café à volonté.

Après consultation des résultats, j'ai fait 50:12, je doute de pouvoir améliorer ce score un jour… la durée de la course, peut-être.

Et maintenant, nous partons pour Paris jouer avec une partie de notre groupe folk pour la fête de la musique (je vais peut-être enlever mon diadème) ; et le réveil est fixé à 4h45 demain, misère !

Mamanlit, on t'attend l'an prochain, sans faute !

19 juin 2015

#52xmerci–24 : héritage familial

Thème de cette semaine, proposé par Frenchlily : héritage familial, racial, social. Vaste sujet ! Bon, l'héritage racial, pour nos familles bretonnes et normandes depuis des générations, c'est sans surprise. Aucune surprise à attendre non plus sur le plan financier, pas de “tante à héritage” ni même de “cousin d'Amérique”…

Et puis mercredi midi, alors que je râpais mes carottes, il m'a semblé évident que l'héritage familial le plus évident au quotidien, ce sont les recettes de cuisine ou les plats transmis de mère en fille, de grand-mère en petite fille ou de mère en fils… (voire grand-père à petit-fils pour le vin de noix). J'en ai déjà parlé ici : la couronne de pâtes de Mutti, la tarte aux pommes de Mamie, les pommes de terre au chaudron de Maman, la soupe de poissons du collège (oui, bon, ça devient à partir de maintenant une tradition familiale) et ce plat simplissime dont j'ignore totalement l'origine, que nous mangions surtout lors des vacances en caravane… de quel chanoine s'agit-il ? Qui nous a transmis cette idée ? (je n'ose parler de recette)

Voici donc le hors-d'œuvre du Chanoine

19 juin1

(oui, oui, des carottes râpées et du saucisson en tranches, c'est tout, c'est frais et c'est bon ! Toute la difficulté réside dans la disposition des tranches de saucisson… )

18 juin 2015

Toujours du noir…

… l'avantage, c'est que je n'ai pas besoin de ré-enfiler machine à coudre et surjeteuse. Mais là, il s'agit d'un projet au long cours.

C'est Élise qui m'a appelée, en février, pour me demander si je voulais bien l'aider à confectionner un kigurumi de Krokmou. « Heu, tu peux m'en dire un peu plus ? » ; bon, en gros, un déguisement de dragon pour qu'elle puisse se rendre à la Japan expo en juillet.

Passons sur le fait que la jeune fille ne sache pas tenir une aiguille et soit gauchère (oui, ça complique un peu la chose, surtout pour couper le tissu, pour épingler, pour continuer à coudre à la main lorsque j'ai commencé le travail…). Nous sommes parties du patron de lapin, taille 10 ans (je vous avais dit que ça taillait grand) dont il a suffi de rallonger bras et jambes. Et ensuite, ça n'a été que des ajustements faits au fur et à mesure, des changements de programme (les ailes en molleton, c'est une mauvaise idée, trop lourd, rachetons donc de la doublure plutôt), des difficultés à surmonter (le simili-cuir fin impossible à coudre à la machine ? Eh bien elle a rentabilisé les minutes passées dans la salle d'attente du kiné et appris à coudre à la main du même coup). L'armature des ailes a été une vraie question… une amie costumière m'avait suggéré de la corde de piano, bien, mais quel diamètre ? Finalement, j'ai choisi les baleines, métalliques pour le haut des ailes, nylon, à coudre pour les nervures ; sauf qu'une fois chez Fil 2000, j'ai appris que le fabricant des baleines que j'utilise depuis des années (entre autres, pour renforcer le haut des sacs à déchets verts afin qu'ils restent gentiment ouverts quand je veux y mettre feuilles mortes ou branches coupées) a cessé son activité et que les nouveaux matériaux sont nettement moins rigides (certainement plus confortables pour des corsets, mais moins adaptés à mes détournements d'usage).

Et puis la baleine nylon, bien droite sur l'échantillon (forcément, agrafé sur le comptoir depuis des sièces, il a eu le temps de s'aplanir) était toute tire-bouchonnée. Là encore, aucun souci pour la coudre dans un corset, mais pour des ailes de dragon, c'est une autre histoire. J'ai donc enroulé ma baleine à l'envers autour d'une casserole et l'ai laissée là toute une semaine.

17 juin11

Ouf, ça marche ! 

17 juin12

Il m'a fallu sortir des outils bien peu conventionnels pour la confection des ailes

17 juin02

La baleine nylon étant impossible à épingler, j'ai dû la bloquer entre deux rangées d'épingles pour l'empêcher de glisser

17 juin01

et finalement, je suis arrivée à des ailes qui se tenaient à peu près toutes seules

17 juin03

Mercredi après-midi après mercredi après-midi, nous sommes venues à bout de la "combinaison", des petites oreilles de la capuche, de la queue. Nous avons cogité, épinglé, dessiné, cousu, décousu, façonné, tout en écoutant Guillaume Galienne nous lire Flaubert, Rabelais, Shakespeare, Colette, Pasternak…

17 juin0417 juin08

La plupart des écailles (en simili cousu à la main) sont sous les ailes, dommage ! (parce que contrairement au vrai dragon, celui-ci n'a pas d'ailes repliables)

17 juin06

Reste à voir si ce costume en molleton noir et de presque 2 mètres d'envergure sera adapté pour parcourir les allées d'un salon surpeuplé (sans parler de la queue sur laquelle tout le monde va marcher)… mais j'ai mis en garde la jeune fille au tout début, elle a fait son choix : on est fan ou on ne l'est pas !

17 juin0517 juin10

Le principal, c'est qu'elle soit contente du résultat. Nous avons passé de bons moments, même si j'ai eu quelques doute parfois et de grands moments de solitude, comme l'ajout de dernière minute de velcro au niveau des épaules, pour ne pas forcer sur les baleines : il ne me restait que du velcro autocollant, qui n'a fait que bloquer l'aiguille, empêcher le point de se former, m'obligeant à coudre avec la bouteille de dissolvant et les coton-tiges à portée de main, tout en tenant l'ensemble des ailes baleinées sous le pied de ma machine et devant ruser pour coudre les rectangles sans tourner le tissu, le bras libre intégral n'ayant pas été inventé (je vous informe donc qu'en mettant la pression du pied à zéro et en tirant bien fort, on peut tout à fait coudre latéralement, l'envers n'est même pas moche)

17 juin0717 juin09

 

 

 

12 juin 2015

#52xmerci–23 : l'odorat

Ça commence peu après le réveil : le linge à étendre, une douche parfumée (selon la saison et mon humeur , lavande, pamplemousse, vanille-citron, fleur d'oranger…), puis l'odeur de pain grillé du petit-déjeuner, le thé à l'orange ou à l'amande, la menthe du dentifrice, un soupçon de parfum. Les bisous aux filles et leurs eaux de toilette sucrées d'adolescentes.

Il est temps de partir, l'humus, la fraîcheur du sous-bois, la traversée de la roseraie, bien agréable en ce printemps, la gare… hum… les odeurs sont moins agréables, quoique nous sommes enfin libérés des "petits trains gris" et de leur odeur de brûlé au freinage, mais il reste les fumeurs dispersés sur toute la longueur du quai et… le parking à vélos dont les recoins servent d'urinoirs.
Les jeunes filles qui se maquillent ou se vernissent les ongles dans le train (j'ai déjà du mal quand rien ne bouge !), l'arrivée en gare, le passage devant la boulangerie et la rôtisserie, ou les gaz d'échappement des camions, nombreux à emprunter cette rue. Ce soir, je passerai devant le lycée hôtelier et ses apétissantes effuves, puis il y aura les odeurs de cuisine quand je préparerai le dîner, le pain qui cuit.

Sans parler des odeurs peu fréquentes qui, instantanément, nous rappellent des souvenirs : un vieux livre, un vêtement, une cave, un grenier, l'intérieur d'un meuble… Souvenez-vous comme, enfants, nous nous jetions sur les feuilles polycopiées et leur odeur d'alcool à brûler, la colle Cléopâtre à l'amande… cette habitude de "sentir" chaque nouveau produit m'a valu une cruelle leçon, le jour où j'ai ouvert la bouteille d'ammonique que Maman venait tout juste d'acheter et reniflé direct au goulot ! Cette mésaventure m'a rendue bien prudente par la suite.

Il est, je crois, une odeur que tout le monde aime, même ceux qui n'en boivent pas : le café, encore mieux lorsqu'il est fraîchement moulu ! Et ces dix derniers jours, grâce à une collègue qui avait acheté par erreur un paquet de café en grains, j'ai eu la chance de pouvoir me muscler les bras chaque matin, avant d'entamer ma journée de travail :

13 juin1

J'ai rapporté le plus grand de mes trois moulins à café et il fonctionne très bien ; cela m'a donné l'idée d'esssayer le tout-petit pour moudre des épices, c'est parfait également, moi qui pestait contre les moulins à poivre qui s'usent si vite…

(et mon chef, qui rigolait déjà devant la table de nuit de mon arrière-grand-mère que j'ai apportée dans mon bureau faute de place à la maison, a pu en rajouter une couche !)

 

 

 

11 juin 2015

Encore du noir…

… mais égayé par un papillon. Notre futur étudiant avait besoin d'un ordinateur pour l'an prochain, et qui dit “ordinateur portable” dit “housse” de protection, cousue maison bien évidemment. J'avais justement un morceau de simili-cuir noir dont je retardais l'usage, éffrayée par les commentaires sur ce type de matière qui ne glisse pas sous le pied. J'avais pu expérimenter la chose en tentant d'appliquer  des ronds de simili-cuir fin (pour l'habillement) sur du molleton pour le projet d'Élise : machine qui fait du sur-place, simili qui se déforme ou bouge pendant la couture, une horreur ! J'ai donc été très agréablement surprise par cette nouvelle expérience : le simili que j'ai acheté est destiné à l'ameublement et s'est très bien comporté. Le plus compliqué a été la broderie (en revanche, ma brodeuse, qui commence à faire des chutes et hausses de tension brutales, a détesté, la broderie est pleine de boucles et de nœuds au-dessous, ce qui ne gêne en rien le résultat final) et la gestion des épaisseurs (simili épais + molleton + doublure + fermeture-éclair)

11 juin1

La fermeture est récupérée d'un ancien sac à dos.

11 juin2

Et comme Paul a choisi comme emblème de son blog tout neuf * un dessin de papillon, il a orné de stickers son ordinateur pour ne pas le confondre avec le nôtre et m'a demandé une broderie sobre de papillon (je m'attendais peu à cette demande !)

11 juin411 juin3

* J'ai dit que je lui mettrai un commentaire quand il aura corrigé un peu de ses nombreuses fautes d'orthographe… on ne se refait pas. Et s'il n'y a pas de faute dans son dernier post, c'est normal : c'est moi qui les ai corrigées quand il a eu le dos tourné.

Publicité
attraper le temps qui file…
Publicité
Archives
Publicité