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attraper le temps qui file…

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10 juin 2015

10 du 10 : bruits

C'est le thème du mois, proposé par J'habite à Waterford. À première vue, ça n'est pas facile de photographier le bruit… mais peu à peu, les idées viennent. Je vais essayer de faire un reportage sonore de ma journée.

Cui-cui-chuck-triiiii : comme chaque matin, les merles me réveillent vers 5 heures, malgré les fenêtres fermées… aucun souci en temps normal, je me rendors, mais en cette période où je me lève à 6h, c'est dur ! Et puis ils sont en train de piller le cerisier avant même que nous n'ayons goûté le premier fruit mûr.

10 juin9

Vroum-vroum : la voiture démarre au quart de tour, heureusement car notre trajet est très minuté. 6h47-48, nous démarrons, traversons villes, champs, villages ; 7h07-08, je dépose Marie devant le portail de son entreprise la maison des parents de son jeune patron, transformée en dépôt, 7h25-26, je suis de retour à la maison, prête à entamer ma journée.

10 juin1

Braaammm, Braaammm : les jardiniers sont à l'œuvre, débrouissailleuse, taille-haies, souffleur. C'est bien, ils ont leurs casques anti-bruit sur les oreilles. Je pense à Marie, qui fait le même travail quelque part dans les environs (ou pas : hier, ils ont fini par un hôtel à Paris, le temps de rentrer au dépôt puis de prendre ses deux bus, elle est arrivée à 19h, longue journée !)

10 juin7

Pin-pon, Pin-pon : il est des bruits qui serrent le cœur. Qui a fait appel à cette ambulance ?
Pour quel accident, quel malaise, quel drame ?

10 juin2

Tut, tut, tut : c'est le lecteur de codes-barres. Je me souviens d'une époque où les étiquettes de prix étaient collées sur les articles et les caisses-enregistreuses bien bruyantes (c'est encore le cas chez nos petits épiciers exotiques). Je re-remplis mon énorme caddie (mais comment pouvons-nous autant manger en une semaine ?), le vide dans le coffre, transporte le tout dans la maison, range…

10 juin3

Wouh, wouh : le vent du nord-est ne faiblit pas depuis quelques jours, il siffle par les fenêtres entrouvertes, nous glace, nous apporte le bruit de l'autoroute, la charpente craque, les feuilles des arbres frémissent.

10 juin6

Bi-bi-bi-bip, bi-bi-bi-bip : les pâtes sont cuites, je vais pousser mon cri de guerre « Qui met la table ? » - la réponse est invariable « C'est Paul » dit Aurore, « C'est Aurore » , dit Paul ; Marie ne dit rien, elle est au boulot…

10 juin4

Plouf, plouf, plouf : le ronronnement du lave-vaisselle me donne le sentiment du devoir accompli : j'ai rempli les ventres affamés, la cuisine est rangée, je vais pouvoir prendre un café tranquillement avant d'accueillr Élise pour notre séance de couture hebdomadaire.

10 juin5

Ta-ca-ta-ca-ta-ca-tac : voilà huit fois en dix jours que Paul me demande si j'ai bientôt fini, je crois qu'il faut que j'arrive au bout de cette couture ! Je m'attendais au pire avec le simili-cuir, mais contre toute attente, c'est d'une facilité déconcertante à coudre, le pied n'accroche pas, le tissu est souple mais ne se déforme pas, l'aiguille le perfore sans bruit (rien à voir avec celui, tout fin, acheté pour le projet d'Élise, que je lui ai fait coudre entièrement à la main, elle qui ne savait pas enfiler une aiguille lorsqu'elle est venue me trouver…)

10 juin 1

Clap, clap, clap : la journée est presque terminée. J'ai récupéré Marie sur le trajet du bus, afin qu'elle se douche et se change avant l'audition de violoncelle, où elle a pu enfin jouer son morceau d'examen avec son accompagnatrice. Ce n'est pas de la musique impérissable… mais elles s'en sont bien tirées.

10 juin 2

Encore une réunion pour trois d'entre nous, Aurore à récupérer au solfège à 21h, il me faudrait un don d'ubiquité parfois !
(et j'espère que je vais rester sourde aux trilles du merle, cette fois-ci, ou que la chouette qui s'est installée dans le nichoir aménagé par la LPO dans un parc tout proche ne hululera pas juste à coté de la maison, il arrive qu'elle me réveille parfois, mais c'est magique…)

 

 

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4 juin 2015

#52xMerci–22

Tout d'abord, un petit avertissement : attention, certaines images peuvent choquer les âmes sensibles !

 

Le thème de la semaine est “animal de compagnie”. Bon, les enfants ou le conjoint n'entrent pas sous cette dénomination, n'est-ce pas ?

 

Nous n'avons pas d'animal de compagnie à la maison, je n'ai pas eu envie de subir toutes les complications que cela implique en termes de rythme de vie, de départs en vacances, d'alimentation (je trouve que je charrie suffisamment de kilos de nourriture chaque semaine), de ménage supplémentaire. Nous avons eu deux poissons rouges chargés de nous débarrasser des larves de moustiques dans notre réserve d'eau. Nous les avions appelés Picard, puis Picard II, après avoir observé leur stupéfiante résistance aux hivers les plus rigoureux, alors que le tonneau semblait entièrement rempli de glace durant plusieurs jours ; vu l'hiver particulièrement doux qui vient de s'écouler (et donc une invasion de moustiques bien précoce dans la saison) il va peut-être falloir en racheter un, mais il vivra dehors et se débrouillera pour trouver sa nourriture (le tonneau étant placé juste à coté du compost, ça ne pose aucun problème).

 

En revanche, nous avons quelques animaux domestiques… j'ai réussi à photographier la plus fidèle, celle qui vit depuis au moins trois ans dans notre seuil de porte. Bon, elle pourrait faire le ménage de sa chambre, de temps en temps !

4 juin1

Nous avons également en principe une famille de toutes petites araignées filiformes au plafond de la douche (mais là, elles sont parties, elles n'ont peut-être pas apprécié mon passage d'aspirateur dans les coins), des abeilles solitaires qui installent leurs œufs – avec réserves de pollen et porte en cire – dans les trous d'aération des fenêtres, sans parler des lézards, des sauterelles ou des fourmis (qui ont tenté une nouvelle incursion la semaine dernière). Il paraît que c'est le signe d'une maison saine ! Tant mieux pour nous, alors. Pour ma part, j'accepte la cohabitation tant qu'elle n'empiète pas sur mon espace vital : l'araignée qui parcourt le salon en journée ou descend dans la douche finit mal, mais je leur laisse volontiers le dessous des meubles !

3 juin 2015

Ohé, ohé, matelot

Dans la série “je couds pour Paul” (non, rien à voir avec ses succès aux concours, simplement il y a eu des demandes de sa part — ce qui est notable pour un jeune homme de son âge), le hasard m'a fait trouver chez Toto ce jersey à marinière en cherchant le satin de coton pour la robe d'Aurore. Passons sur le vendeur qui ne sait pas ce qu'il vend : à ma demande d'une hauteur de motif, il m'a demandé quel métrage. J'ai donc mesuré le motif blanc+rayures (j'avais de la chance, la coupe commençait juste au début du blanc), ça faisait 75 cm mais il fallait acheter par multiple de 10 cm ! Il a donc entamé largement la bande blanche suivante… à ma dernière visite, il en restait un peu, coupé en plein milieu des rayures ! Bon, du coup, j'ai pu faire une marinière bien longue.

2 juin2

J'ai pris le tee-shirt à col rond de Casual wear (histoire de continuer mon exploration de ce livre). Le jersey étant en 180 cm de large, je pensais donc pouvoir facilement couper le corps et les manches, mais c'était sans compter le rétrécissement au lavage : au final, j'avais 162 cm de large, j'ai donc rogné légèrement sur la largeur de manches et du corps, après vérification des dimensions sur un pull en coton du jeune homme. Seule modification : une parementure d'encolure, vu l'épaisseur du jersey, parementure qui s'est obstinée à rouler et ressortir et que j'ai dû coudre à points invisibles tout autour.

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Pour ce modèle, il fallait absolument aligner la première rayure, or les têtes de manches sont très peu arrondies sur ce patron. J'ai donc coupé un devant et un dos très courts (s'arrêtant sous la poitrine) et des manches courtes sur de l'intissé, tracé des rayures au feutre (je devais tenir compte de la hauteur de blanc en partant de la couture d'épaule), puis bâti et marqué l'endroit où devait se situer la rayure du haut sur la manche. Ensuite, un j'ai pu faire un léger ajustement à l'épinglage grâce à l'élasticité du jersey.

3 juin1

 Le voilà paré pour l'été !

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31 mai 2015

#52xMerci–21

Frenchlily a annoncé qu'elle mettait fin, pour sa part, à ce défi. Je vais essayer toutefois de continuer à suivre les thèmes proposés. Si vous souhaitez continuer avec moi (Anne, Loulou, Daphnénuphar ?), je vous propose de mettre votre lien en commentaire, je n'ai pas trouvé d'outil plus convivial pour l'instant (disons que Linky tool et moi ne parlons pas le même langage et que je ne comprends rien à ce que ce site raconte…*)

Le thème pour cette 21e semaine était "un de vos plus grands accomplissements". En ce jour de fête des mères (en France), ça semble évident, non ?

Même si le premier mot qui me viendrait à l'esprit est probablement fatigue plutôt que bonheur (mais celui-ci vient en second, rassurez-vous !), mes enfants sont ce dont je suis le plus fière. J'ai ressorti des archives une photo que j'aime beaucoup, un beau moment en famille, image de la complicité qui les lie depuis toujours (eh oui, les disputes sont plutôt rares entre eux).

Fouras

Rochefort, pont transbordeur, août 2004, une photo où aucun ne ferme les yeux ni ne grimace, rarissime !

 

*mais je suis preneuse d'explications en français ou du nom d'un autre site !

 

 

28 mai 2015

Deux d'un coup

Non, ce n'est pas ma production de la journée ! À ma vitesse d'escargot, il m'a fallu pas mal de temps pour coudre ces deux tee-shirts, mais je viens enfin à bout de mes jerseys coupés en mars.

Pour le bleu, jersey Lillestoff acheté au Salon MCI en novembre, très doux, il va être agréable à porter ! J'ai repris mon patron Ottobre modifié pour un devant en deux parties et tant que j'y étais, j'ai aussi découpé le dos.

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Et un ourlet du bas qui ne gondole plus, grâce à la petite bande d'entoilage thermocollant que je place à l'intérieur !

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J'avais acheté cette dentelle extensible sur le marché, voilà un certain temps… et elle attendait, parmi d'autres matières que je n'ai jamais essayé de coudre. Le patron de ce tee-shirt me semblait idéal pour cela.

La coupe s'est à peu près bien passée, la couture également, mais est arrivé le moment des ourlets et biais ! Pour l'encolure, j'ai tenté le biais de jersey… trop épais, ça faisait un gros boudin affreux. Je suis alors partie à la recherche de biais satin extensible, j'en avais vu chez Fil 2000, mais impossible d'en trouver près de chez moi. La mercerie-chère-mais-ouverte-le-midi avait deux “biais” qui semblaient convenir mais la vendeuse n'a pas su m'indiquer leur usage habituel ; « Je ne sais pas, j'en vends parfois pour de la lingerie » a été sa seule réponse. J'ai donc pris 60 cm de chaque et après quelques recherches, j'ai découvert que j'avais de la Mousseline extensible et de la mousseline extensible pré-pliée. La seconde était trop élastique ou rigide, je ne sais pas, ça gondolait, mais la première (dont j'ignore toujours l'usage originel, vu que le site la vend pour “la couture, la création d'accessoires ou le tour de boites (emballages, coffrets…)” a été parfaite, à condition de la coudre comme un biais, très lentement, en tirant légèrement. Autant vous dire que pour finir ce grand coupon de dentelle, je vais faire un stock de biais satin dès que j'irai à Paris ! (dès demain, donc)

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L'ourlet des manches a également été source de nombreux arrachages de cheveux et interrogations auprès de mes copines de forum que j'ai saoulées avec mes questions. Ourlet ordinaire, pas possible, le tissu se déforme trop ; épinglage impossible, trop de trous ; bande de thermocollant : impossible, ça se verra une fois cousu ; intissé hydrosoluble : impossible de le faire tenir en place *; ourlet roulotté, pas possible, trop peu de matière ; stylefix (une fine bande de double-face) : continue à coller au travers de la dentelle une fois l'ourlet replié, épilation du poignet garantie même après de nombreux lavages ! ; Biais… heu, vu comme j'avais galéré avec l'encolure, pas envie de recommencer avec si peu de marge de manœuvre (les poignets sont plus étroits que mon bras libre). J'ai simplement posé une dentelle élastique au bas des manches, donc !

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Je suis quand même satisfaite du résultat (ça vaut mieux, après tant d'efforts) mais je m'aperçois que de plus en plus, je suis capable de coudre "juste pour voir", pour tester un patron, un nouveau tissu, une nouvelle technique… les petits défis de Casa n'y sont peut-être pas étrangers, mes copinautes non plus. Je progresse, doucement !

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(pour les photos, je ne progresse pas en revanche !)

 

* un jour, je craquerai et je commanderai de l'hydrosolubre thermocollant.

 

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25 mai 2015

Une occasion à ne pas manquer

Pour une fois que Paul me demande de coudre pour lui et en plus de faire une broderie, il fallait que j'en profite !

Il y a cinq ans, je lui avais cousu un sweat bien chaud avec des broderies “loups”

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J'ai d'ailleurs réutilisé le patron dernièrement.

Le problème, c'est que les vêtements ne grandissent pas avec leur propriétaire… ce sweat est donc passé à Marie (qui ne grandit plus, elle) et Paul a souhaité en avoir un nouveau, sans les broderies devant, trop connotées "louveteaux" à son goût. L'occasion pour moi de tester un nouveau patron, Louis, de Kibadoo. J'ai pris la taille 176 que j'ai légèrement rallongée, j'aurais dû également élargir les manches qui sont vraiment étroites ! D'ailleurs, j'ai connu un grand moment de solitude devant mon bord-côtes des poignets, coupé à 34 cm comme indiqué sur le patron… alors que les poignets ne font que 22 cm de large ! (bien noter sur le patron de ne pas couper "au pli")

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Encolure croisée qui donne un petit aspect "heaume de chevalier" une fois la capuche relevée, mais couvre bien le cou

 

 

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Et pour une fois, j'ai pensé à descendre la broderie du dos, afin qu'elle ne soit pas cachée sous la capuche (consigne à noter en gros au-dessus de la brodeuse)

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Un résultat assez sobre, avec juste ce qu'il faut de fantaisie pour contenter la couturière !

 

 

 

 

22 mai 2015

#52xmerci–20

Le thème de cette semaine est la musique. Nos enfants semblent avoir hérité de notre oreille musicale, tous trois chantent juste et les filles ont choisi des instruments exigeants. Après des mois de flottement pour l'une et l'autre (Aurore a même demandé en milieu d'année à arrêter l'alto), elles ont repris le goût du travail ces dernières semaines (et Marie vient de valider son deuxième cycle !).

Il est un professionnel du son qui nous est précieux lorsque quelque chose ne va pas : le luthier ! Nous lui rendons visite, bien évidemment pour acheter les instruments nécessaires (en ce qui concerne l'alto, il faut en changer tous les 18 mois environ, on n'a pas encore inventé l'alto télescopique qui grandit avec l'enfant), mais également pour réparer les casses (à 7, 8, 9 ans, on est encore maladroite : le violoncelle est tombé trois fois, l'alto une seule fois, deux archets ont succombé également à des chutes de pupitre), ou procéder à de petits réglages qui améliorent le son, ou remêcher les archets.

J'ai toujours aimé entrer chez un luthier… l'odeur des bois, colles et vernis, les instruments suspendus ou posés de toutes parts, l'atmosphère si particulière. C'est intimidant également, jouer devant le luthier pour essayer un instrument est une véritable épreuve, quel que soit le nombre d'années de pratique (merci aux professeurs qui nous accompagnent pour les achats importants, alors qu'ils habitent si loin). Un peu médecin, un peu magicien, un peu artiste, voilà un métier qui m'aurait plu si j'avais été plus adroite à tailler le bois. Merci donc à notre luthier pour sa patience et sa disponibilité !

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(et une fois encore, je suis sortie de son atelier sans payer, après le nettoyage d'un archet dont la vis était récalcitrante)

* Examen décidé très tardivement, professeur absent depuis le début de mois – en congé de paternité – remplaçant très peu psychologue qui a bien "cassé" Marie lors du cours 8 jours avant et accompagnatrice qui doit se décommander au dernier moment, tout pour y aller dans la zénitude la plus totale ; au final, je n'ai pas pu arriver à temps moi non plus, ayant à me changer de la tête aux pieds après un retour à vélo sous un véritable déluge

 

 

15 mai 2015

Noir c'est noir…

Je vais faire comme ma copine La clé des champs et donner des titres de chansons à mes posts ! (je crois que j'aurais du mal, j'en connais beaucoup moins qu'elle)

C'est un tissu que j'avais acheté sur un coup de tête pendant que Paul passait l'oral du bac de français à Saint-Germain. Je me doutais bien qu'il serait difficile à coudre, c'est un jean épais et très raide… il a donc séjourné presque deux ans dans une caisse. Mais voilà, je devais tester le patron de pantalon de Casual wear, alors je me suis lancée, sans faire de toile cette fois. J'ai juste posé les pièces du patron sur un pantalon du commerce, rallongé et rétréci un peu les jambes.

J'ai pris mon temps : un mois, en cousant par petites étapes. Comme j'avais du mal à distinguer l'endroit de l'envers, certaines pièces cousues le soir ont dû être décousues le lendemain. J'ai également repris l'empiècement du dos (le jeune homme est cambré, comme sa maman)

15 mai1115 mai06

 

Ce genre de couture ne va pas sans dommage collatéral :
la surpiqûre du côté a été fatale

 

Ma surjeteuse a calé dans les épaisseurs, comme je m'y attendais,
mais elle a surtout eu du mal à digérer le tissu employé pour les poches
(un chambray en modal) qui a été haché par le couteau

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Pour les passants, j'ai employé un coton plus fin, jamais je n'aurais pu coudre la ceinture autrement

15 mai08

vous avez vu mon beau raccord ?

Contre toute attente, la boutonnière est passée comme une lettre à la poste, enfin, presque, parce que je l'ai placée sur le haut de la ceinture afin de ne pas avoir la sur-épaisseur de la valeur de couture quand même. Sur une suggestion de La Punaise, j'ai réglé la pression du pied à 1, mis une couche d'intissé au-dessous et c'était bon (sauf que ce tissu s'effiloche beacoup, mais là, je n'y peux rien)

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En revanche, le défi de la braguette n'est pas encore surmonté : elle est trop étroite et baille un peu, pourtant j'ai tout bien pris les mesures du patron… comment faire pour que ça "croise" plus ?). Seule modification : la parementure que j'ai coupée avec le devant du pantalon ; il est prévu une pièce à part mais rajouter une couture à un endroit où l'on a déjà pas mal d'épaisseurs me semblait une mauvaise idée (et je n'ai jamais vu un pantalon du commerce cousu ainsi)

15 mai09

 

Pour la déco des poches, j'ai fait sobre : la fantaisie sera pour une autre fois

 

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Bilan : un peu serré (mais avec du lycra, je suis sûre que ce serait parfait), ça taille donc un peu petit comme la chemise ; j'aurais dû laisser les jambes comme elles étaient, il faudra remonter légèrement la taille (cette mode des tailles basses, quelle plaie !), mais une fois encore, je suis satisfaite de mon acquisition : les explications sont claires et après quelques retouches, j'aurai un patron de base parfait pour habiller le fiston (et son père, mais là, je ferai peut-être une toile avant car j'ai de sérieux doutes sur le peu de différence entre les tailles 38 et 42)

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Petite remarque par rapport au patron : il m'a suffi d'à peine plus d'un mètre de tissu (on est loin des 1m60 à 2m30 préconisés) sans mettre les jambes tête-bêche !

 

 

 

13 mai 2015

Admis !

Après une scolarité cahotique, un redoublement de CM2 à ma demande, après 22 bulletins scolaires très moyens et un seul élogieux (celui de fin de prépa), après certaines remarques de notre entourage « il devrait être instit en maternelle » « il a vraiment un don pour s'occuper des petits » « mon fils/ma fille pleure toujours avec les baby-sitters, mais quand c'est Paul, il/elle ne s'aperçoit même pas de notre départ », après les excellents conseils de sa prof d'allemand/conseillère d'orientation (bac ST2S dans ce lycée, puis école d'éducateurs), après des coups de stress terribles (par exemple, le 28 juin 2011, découvrir qu'il n'est inscrit dans aucun lycée et débarquer en catastrophe au collège-lycée qu'il vient de quitter en signifiant que je ne quitterais les lieux qu'une fois une solution trouvée *), après la surprise de la mention au bac, après les mises en garde de nombreux amis « mon neveu/ma nière/mon filleul…  a passé le concours 3/4/5 fois, c'est vraiment très difficile », après l'épreuve des inscriptions aux concours, après les enveloppes de résultats des écrits scrutées sous tous les angles pour voir si la fenêtre laissait apparaître un mot rassurant ("plaisir", "convocation", "admissible"…), voire ouvertes d'une main tremblante pendant que j'avais le jeune homme au téléphone, après l'espoir qui grandit devant les résultats des écrits (8 admissibilités pour 9 concours passés, il réussira bien à décrocher une école…), après avoir joué les secrétaires toute l'année, m'assurant qu'il renvoyait bien les papiers en temps et en heure, sans oublier le chèque, la lettre de motivation, la photocopie demandés, après l'aventure de la lettre de réponse, confiée aux filles qui devaient passer devant la poste et laissée dans un livre rendu à la médiathèque (oui, je suis bien aidée, des fois !), enfin est venu le jour des résultats.

Heureusement que le week-end a été chargé, cela nous a (un peu) évité de trop cogiter dans l'attente de lundi, 10h. Je me suis tout de même réveillée à l'aube avec un mal de gorge terrible (l'estomac…), une respiration oppressée et mal au ventre. Je n'ai pas réveillé Paul avant mon départ, autant lui épargner une heure d'attente. Vers 9h45, j'ai commencé à visiter les sites des écoles et suis tombée sur une première liste de 43 noms où je ne voyais pas le mien. J'ai respiré un bon coup et regardé la colonne des intitulés : Mademoiselle, Mademoiselle, Madame, Mademoiselle, Madame… puis en 20e position, enfin Monsieur… c'était lui ! (il est le seul garçon admis). Et puis d'autres résultats ont été publiés, et des lettres sont arrivées le lendemain, certaines chaleureuses

13 mai1

13 mai3

une autre plus austère

13 mai2

et une dont l'auteur, visiblement, a oublié le "Monsieur" de l'intitulé

13 mai4

Résultat :

5 admissions, 2 admissibilités en étant relativement bien placé sur liste d'attente, 1 résultat en attente. Un franc succès donc ! Je suis vraiment fière du jeune homme qu'il est devenu au cours de cette année. Reste à faire le choix final, en tenant compte de la qualité de l'enseignement, de la possibilité ou pas d'obtenir plusieurs diplômes (la licence Sciences de l'éducation n'est pas à négliger, la possibilité de compléter le diplôme par celui d'éducateur spécialisé non plus) et la proximité, mais nous savons déjà qu'il n'aura pas à quitter la maison.

 

Ouf !

 

* Et le lendemain, il perdait sa carte d'indentité dans la rue en sortant du brevet, deux jours avant son départ pour l'Angleterre, dites-donc, je ne risquais pas de m'ennuyer avec lui !

11 mai 2015

#52xmerci–18 : le toucher

C'est le thème proposé par Frenchlily pour la semaine qui vient de se terminer. Thème qui tombe à pic, car je sors tout juste de chez l'ostéopathe, ou plutôt de l'école d'ostéopathie qui s'est ouverte il y a peu près de mon bureau, une véritable bénédiction ! J'ai donc été mise entre les mains de deux étudiants (pas d'inquiétude : ils sont tous kinésithérapeuthes ou médecins à la base) qui ont étudié mon dos sous toutes les coutures, puis préconisé quelques gestes. Le professeur est venu vérifier le diagnostic et j'ai pu aprécier le toucher du professionnel aguerri : au lieu de palper, appuyer, il s'est contenté d'effleurer mes vertèbres. Il a ensuite laissé son élève corriger les positions, avant d'intervenir à son tour pour parfaire le traitement.

Quel cadeau de la vie que le toucher ! Les mains à la fois résistantes et sensibles, capables d'estimer la température d'un front ou de l'eau du bain d'un bébé, la qualité d'une étoffe, la consistante d'une pâte à pain, le degré de séchage des chaussettes, le parfait lissage d'un enduit, le besoin d'arrosage de la terre…

11 mai1

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