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attraper le temps qui file…

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8 septembre 2020

Ambre en body

Marie est tellement enchantée de sa combinaison Ambre qu'elle m'a demandé de lui coudre un haut selon le même patron, pour le porter avec un pantalon. J'ai réfléchi un moment au moyen de placer l'élastique du bas sans que ça ne remonte. Et finalement, la solution s'est imposée d'elle-même : transformer ce patron en body, un peu comme celui-ci. Mais sans patron…

J'ai allongé le haut de la combinaison de 3 cm je l'ai cousu entièrement. Puis j'ai tracé un patron d'après une culotte assez haute, je l'ai remonté de 5 cm, j'ai coupé dans un vieux tee-shirt et je l'ai bâti sur le haut. Finalement, j'ai gardé les 5 cm sur les côtés et descendu d'1 cm les milieux devant et dos. Enfin, j'ai fouillé dans mes chutes de jersey élastanne, je n'avais pas assez du bleu marine prévu, j'ai donc coupé la culotte en noir, mais cousu avec du fil marine puisque j'avais acheté du biais jersey de cette couleur (oui, j'aurais pu vérifier mes chutes avant de passer commande chez Rascol !). Et puis j'ai renoncé à poser le biais, ça faisait vraiment trop d'épaisseurs.  Comme ce n'est pas destiné à servir de sous-vêtement, j'ai surjeté les bords et fait un ourlet étroit autour des cuisses. 

Pour ajuster l'ampleur du haut, j'ai simplement assemblé haut et bas à la surjeteuse en tirant sur le jersey.

8 septembre - 3

Et j'ai enfin posé de la bande pressionnée à l'entrejambe, pour éviter à ma fille de se déshabiller entièrement aux toilettes. Quelle galère à coudre ! Même avec le pied à fermeture, les pressions ne passaient pas, du coup ma couture est moche comme tout, avec pas mal de sur-place et de déviations, mais qui ira la regarder de près ?

8 septembre - 48 septembre - 5

La destinataire valide le modèle : c'est très confortable, le haut reste bien en place dans le pantalon, ça tire un peu aux épaules quand elle lève les bras au-dessus de sa tête (autrement dit jamais, ou juste pour se coiffer le matin)

8 septembre - 18 septembre - 2

Et comme c'était un grand coupon, je n'ai plus qu'à transformer le reste en caraco (mais le premier patron testé ne va pas du tout)

 

 

 

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6 septembre 2020

Défi de Virginie #36 : point de vue

Selon l'endroit d'où l'on prend une photo, le rendu n'est pas le même. Tout de suite m'est venu à l'idée cet anamorphisme végétal, présenté à l'exposition Jardins d'Orient à l'Institut du monde arabe en 2016 : ces plates-formes disposées selon un motif géométrique qui n'apparaît que d'après un angle de vue précis. 

Mais il m'a fallu l'aide de l'appareil-photo pour que l'image se révèle, mes yeux étaient beaucoup trop terre-à-terre !

6 septembre - 1 (1)

3 septembre 2020

Trousse d'urgence

Dernièrement, lors d'une sortie, l'élastique de mon masque s'est détaché, j'avais probablement laissé une marge de couture trop petite. J'ai dégainé la mini-trousse de couture que j'ai toujours dans mon sac, fixé le bout de l'élastique avec une épingle-nourrice et j'ai pu entrer dans le magasin. Cette mini-trousse est souvent utile : combien de fois ai-je décousu une étiquette de vêtements qui grattait dans le dos d'une de mes collègues, recousu un bouton ou un fond de poche…

Mais je n'avais pas pensé à en fournir une à Aurore, qui peut avoir elle aussi un problème d'élastique fuyard, j'ai cousu tellement vite ses masques que je ne les ai pas tous testés en condition extrême. Mon oubli est réparé :

- une petite boîte métallique toute jolie
- une paire de ciseaux à broder et un découd-vite (Hema)
- un carton sur lequel j'ai enroulé un peu de fil à coudre
- et un pique-aiguilles assorti, extérieur renforcé de jeffytex et intérieur en feutrine

3 septembre - 13 septembre - 2

 

J'ai pris soin de marquer les ciseaux d'un bout de ruban… elle aurait tôt fait de me chiper les miens, là, pas de confusion possible ! 

3 septembre - 3

 

31 août 2020

À son tour

Et voilà, elle aussi quitte la maison ! Elle n'est pas partie très loin et rentrera chaque week-end, mais c'est avec un petit pincement au cœur que je l'ai laissée dans sa chambre, avec l'inquiétude de la charge de travail qui l'attend et la petite déception de ne pas avoir de chambre individuelle.

31 août - 131 août - 3

Elle regrettait de quitter son beau lycée du XIXe, elle n'a pas perdu au change : une mansarde construite par Mansart lui-même, on ne fait pas plus authentique. !

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C'est assez naturel, quand on porte un prénom de princesse, d'aller étudier dans un château, non ?

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Et le calme du parc, au beau milieu de la grande ville, incroyable !

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30 août 2020

Défi de Virginie #35 : péchés capitaux

Si j'avais dû illustrer aujourd'hui l'un des 7 péchés capitaux, j'aurais choisi la gourmandise ou la paresse. Mais il m'est revenu en mémoire notre visite de la chapelle Notre-Dame-des-Grâces de Pamplinet, dans la vallée de la Clarée. À la fin du XVe siècle, l'évangilisation des populations se fait principalement au moyen de fresques, réalisées par des peintres itinérants, et les sujets sont choisis pour frapper les esprits. La représentation des vices et des vertus est assez répandue :

Le milieu du mur illustre les sept péchés capitaux : 

L'orgueil : un roi ou un seigneur campé sur un lion,
L'avarice : un homme qui tient une bourse, monté sur un blaireau,
La gourmandise : un homme qui mord dans un jambon, boit du vin, monté sur un loup,
La luxure: une femme qui tient un miroir et chevauche un bouc, dévoilant sa jambe,
La colère : un homme qui se poignarde, assis sur un léopard,
L'envie : homme qui montre du doigt ses voisins, assis sur un chien qui ronge un os.
La paresse : une femme échevelée qui s'affale sur un âne en fin de cortège

Ils sont enchaînés l'un à l'autre et tirés par un diable, qui les entraîne vers les flammes de l'enfer, à l'étage au-dessous (ici, la fresque a souffert des intempéries et crues de la Clarée)

30 août - 1

Au-dessus, pour contrebalancer ces mauvais sujets, sont représentées les sept Vertus : humilité, générosité, chasteté, tempérance, patience, charité, diligence (toutes des femmes !)

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Vous noterez que la paresse manque, sur la photo (le coin de la chapelle était vraiment sombre), mais en voici la parfaite illustration :

30 août - 1 (1)

 

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29 août 2020

À la chaîne

Début août, j'ai cousu quelques pochettes pour ranger dans un sac les 2 ou 3 masques propres nécessaires pour une journée. Une fois portés pendant 4 heures, ils vont dans un sachet plastique en attendant la lessive.

29 août - 2

Et puis j'ai cousu quelques masques supplémentaires pour Marie, qui retourne lundi dans son entreprise et Aurore, qui fera sa rentrée mardi matin.

29 août - 1

Mais en début de semaine, j'ai commencé à paniquer en réalisant qu'elle aurait besoin, au lycée, de 3 ou 4 masques par jour, entre les cours, les récréations, la cantine matin, midi et soir, l'étude… et comme elle ne rentre que le samedi midi, qu'il est impossible de faire une lessive à 60°C, j'ai compté qu'il lui faudrait 23 masques par semaine ! (bon, au moins, je pourrai faire une machine pour tous les masques de la famille le samedi soir)

Donc, depuis mardi, c'est fabrication de masques en série !

29 août - 3

(plus les 4 que j'ai achetés tout faits, le compte y est presque, ce sera bon pour la première semaine, plus courte)

J'aurais préféré lui coudre un plaid

Merci à Rascol qui a expédié ma commande d'intissé en un temps record. J'avais commandé en mai un rouleau de 50 m d'élastique, je pense que j'en ai encore largement assez pour voir la fin de l'épidémie (croisons les doigts). 

Voici le modèle approuvé chez nous : deux couches de coton, une doublure en Vlieseline L11, deux plis plats, élastiques aux oreilles, dont la longueur est adaptée à chacun, et un fil de fer plastifié pour ajuster le masque sur le nez, amovible pour faciliter le lavage (et le repassage : la première fois, j'ai fait fondre le plastique)

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23 août 2020

Défi de Virginie #34 : paréidolie

Thème de ce dimanche : la paréidolie, ou le fait de reconnaître un visage ou un animal dans un objet, un végétal…

Je suis partie cet après-midi à la chasse aux illusions d'optique et je suis revenue bredouille. Mais j'ai trouvé dans mes archives un animal sauvage

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et un empilement de grenouilles

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17 août 2020

C'est le wax qu'elle préfère

Il est rare que je mette aussi peu de temps entre une idée et sa réalisation : Marie m'a demandé au début du mois de lui coudre un blouson en wax, je lui ai conseillé de feuilleter mes Ottobre et elle a trouvé un bomber qui lui convenait. Samedi dernier, nous sommes allées au Marché St Pierre, elle a eu un coup de cœur pour un wax. Le problème était le grand motif qu'il fallait impérativement centrer, imprimé à l'horizontale. J'ai calculé à vue de nez le métrage nécessaire. Avec 110 de laize, impossible de superposer deux hauteurs de manche ou de buste, surtout avec une coupe raglan, et le motif ne permet pas de positionner des pièces tête-bêche.

Pour éviter toute déconvenue, j'ai fait une toile assez avancée (et très moche), avec fermeture à glissière et bord-côtes, j'ai même cousu les parementures pour voir comment coudre les finitions du devant. Après essayage, il n'y avait rien à retoucher, si ce n'est resserrer un peu les bandes de taille et de poignets.

17 août - 117 août - 2

 

 

Comme le métrage acheté (1 m 70) était un peu juste, j'ai mis du temps à caser toutes les pièces du patron en conservant la symétrie des motifs et de beaux raccords, mais j'y suis arrivé, en décentrant très légèrement le dos (la "tige" décalée de 2 cm par rapport au milieu). Impossible aussi de couper les pièces en double, j'ai donc dupliqué les devants et demi-manches et les ai coupés en simple épaisseur en veillant bien à conserver la symétrie (que celle qui n'a jamais coupé deux jambes gauches de pantalon lève la main…). Il n'y a que le dos que je devais couper au pli (mais sans pli : j'avais juste à retourner le demi-patron) et… j'ai donné un coup de ciseaux au milieu du dos ! Je m'en suis aperçue tout de suite, heureusement, j'ai pu camoufler mon erreur sous un petit appliqué.

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Ensuite, le montage s'est fait sans difficulté, mais j'ai eu du mal à bien comprendre les explications, qui sont denses et sans aucun schéma. Au moment de poser le bord-côtes de l'ourlet, l'idée de le fixer à plat, d'un côté à la doublure, de l'autre à l'extérieur, m'a parue étrange. Je l'ai donc cousu en double comme d'habitude. Et bien plus tard, je suis restée perplexe quand il m'a fallu poser la doublure sans prendre le bord-côtes ou la sous-patte de fermeture dans les coutures ! Finalement, j'ai cousu le blouson à la doublure, endroit contre endroit, en piquant les devants, l'encolure et le milieu du bas, en laissant 10 cm d'ouverture de chaque côté ; j'ai vérifié que ça se retournait correctement — ouf !

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Et puis j'ai essayé de comprendre le charabia qui expliquait comment doubler les manches : « Amener les bords inférieurs des manches de l'extérieur et de la doublure bout à bout, et les piquer ensemble, endroit contre endroit, avec les poignets pris entre les deux épaisseurs ». Quand on n'a jamais fait de « doublure en fourreau », c'est difficile à comprendre. Mais j'ai trouvé deux tutoriels suffisamment explicites :

Celui-ci, pour le montage complet du blouson (mais qui reste obscur au moment des manches) et un autre qui montre bien l'étape délicate des manches. Ce qui ne m'a pas empêchée, par deux fois, de coudre un poignet avec un demi-tour, puis un tour complet la deuxième fois, dans la doublure ! La troisième fois a été la bonne, il faut vraiment mettre la doulure en place et fixer quelques centimètres du poignet avec deux épingles avant de sortir la manche, sinon, c'est le tournicotis garanti.

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Et dans les chutes, j'ai largement de quoi coudre quelques masques ou trousses assortis !

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16 août 2020

Défi de Virginie #33 : Ombre

L'ombre, nous l'avons cherchée pendant ces 8 jours de canicule, vivant volets et fenêtres fermées et évitant, autant que possible, les rues ensoleillées lorsqu'il nous fallait sortir. Chaque soir, l'orage était annoncé, mais à part de grandes rafales de vent chaud et le tonnerre au loin, l'orage se faisait attendre. Enfin, la pluie est venue arroser un peu le jardin assoiffé.

Hier, nous sommes allées trouver l'ombre et une relative fraîcheur dans les allées du domaine de Courances.

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Et pour la leçon de photo, je suis sortie dans le jardin au premier rayon de soleil : illustration d'un été sec et chaud, l'herbe jaunie, les feuilles mortes du noyer, déjà, et celles du cerisier, recroquevillées par le manque d'eau ou grignotées par les chenilles de la Grande Tortue.

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9 août 2020

Défi de Virginie #32 : le toucher

Comment illustrer un sens en photo ? Pas facile… 

Hier, Marie et moi sommes allées acheter quelques tissus au Marché St Pierre (avec un trajet retour éprouvant : nous avons laissé passer un métro bondé, sommes montées dans le suivant où les distances étaient impossibles à respecter — et certains voyageurs ne portent pas de masque ! — avant d'être débarquées au bout de 3 stations pour cause de problème matériel. Nous avons préféré marcher une demi-heure plutôt que de reprendre cette ligne). J'achète très rarement des tissus sue internet, sauf ceux que je connais bien, car il m'est indispensable de les toucher, estimer la souplesse, l'élasticité, la tenue, l'épaisseur… avec désinfection des mains entre chaque magasin, évidemment.

Et même pour mes tissus, ceux qui sont rangés dans mes caisses depuis des années, et que j'ai entièrement re-triés et re-catalogués au printemps: je ne peux m'empêcher de toucher chaque échantillon, apprécier la douceur du velours, le soyeux du taffetas, la finesse du voile et suivre du doigt les motifs des broderies.

9 août - 1

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