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attraper le temps qui file…

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13 avril 2021

Anniversaires confinés, saison 2

Elle devait passser cette journée à l'internat, nous lui avions donc préparé un petit colis surprise, en écrivant clairement les consignes (suite au calendrier de l'avent ouvert le 30 novembre).

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C'est donc à la maison qu'elle a découvert ses surprises, au fil de la journée, entre deux cours en visio. Et le soir, nous avions commandé notre menu au restaurant. Nous n'y sommes jamais allés et c'était vraiment bon, bien présenté. Mais évidemment, il faut faire la vaisselle ensuite…

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Samedi, nous avons continué la fête. Mais tout d'abord, il y a eu un petit bonheur imprévu : mercredi, une amie nous a fait part de la déception d'un jeune couple de fiancés, dont la demande de dérogation à la règle des 10 km pour la chorale prévue avait été rejetée. Quelques mails plus tard, c'était réglé, nous pouvions même leur jouer le canon de Pachelbel qu'ils avaient choisi comme musique d'entrée. Un mariage chamboulé et pluvieux, mais un mariage joyeux !

Le soir, les deux Paul nous ont rejoints, pour un festin japonais : soupe miso, salade de chou, brochettes, sushis et makis, tout ceci préparé maison (Paul, qui avait profité d'un passage chez le réparateur de vélo pour dépasser ses 10 km, s'est révélé expert dans la cuisson du riz et la confection des makis)

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C'est désormais une tradition : nous mangeons nos premières fraises (des gariguettes de Bretagne) à cette occasion, mais pour une fois, j'ai remplacé le fraisier par une version plus légère : je me suis inspirée de ce Paris-Brest façon fraisier mais, au lieu de la crème mousseline, j'ai garni mes couronnes de chou de ma crème habituelle, moitié crème pâtissière-moitié crème fouettée. 
Je n'ai même pas de photo avec les bougies !

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Une petite pause et on reprend jeudi pour le prochain aniversaire.

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12 avril 2021

En retard !

Je cours un peu après le temps, ces jours-ci, je suis en retard dans mes publications ! Une jolie semaine est passée :

Ce mercredi soir, je me suis amusée à préparer une blague de 1er avril : en passant chez Hema, j'ai aperçu des yeux mobiles sur l'un des rares présentoirs autorisés à la vente directe (sinon, il faut commander sur son téléphone — dans le magasin donc — et attendre quelques minutes pour le "click and collect". Cette histoire de produits essentiels/non-essentiels est surréaliste). J'avais vu cette idée un peu avant Noël (vous connaissez The Elf on The Shelf ?). Je me suis donc relevée ce soir-là pour coller mes yeux. Hélas, j'aurais dû mieux me préparer : j'ai découvert que les yeux n'étaient pas autocollants, que la minuscule plaquette de double-face fournie ne collait pas sur le verre, ni sur des surfaces trop lisses (et froides), je suis allée chercher un adhésif pour photos, qui ne collait pas non plus très bien à cause de la condensation… bref, j'ai mis quelques yeux sur le lait, le jus de fruits, les pots de confiture et je suis allée me recoucher avant que Guillaume ne descende pour voir ce que je fabriquais dans la cuisine. Mais cela a bien amusé Marie le lendemain matin.

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La fin de semaine a été dure : en plus des messes de Semaine sainte, des dizaines de partitions de chants à sortir et trier, des repas de Paques à prévoir, il y a eu un affolement général des projets professionnels, passés de "on attend la réponse de…" à "urgentissime". Malgré tout, j'avais vidé quelques œufs, les filles se sont donc mises au bricolage et à la déco de table, pendant que je cuisinais.

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Les bougies dans les coquilles d'œuf, c'est joli mais ça brûle ! 

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La paskha, recette russe du samedi de Pâques, bon mais sans plus.

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Tous les six réunis, nous avons dîné, puis nous sommes couchés de bonne heure : nous devions être à l'église à 6 heures ! La Vigile a eu lieu presque à son heure "officielle", puisque cet office doit débuter dans la nuit et se terminer au lever du jour. J'ai eu quelques inquiétudes en voyant tous les cierges allumés (mais comment allons-nous les éteindre avec les masques ?) Notre curé, comme toujours, a pris le temps de célébrer puisque la messe "version réduite" a duré 2h45 ! Ça promet pour l'an prochain…

Revenue à la maison, pendant que certains profitaient du beau temps pour faire le tour de l'étang, j'ai cuisiné et Marie a caché œufs et lapins dans le jardin (c'est Paul qui a réclamé). La chasse a été rapide tant il faisait froid, et puis nous avions faim.

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Le koulibiac, que je préparais pour la première fois (décidément, c'est une année russe !), était une réussite : du bon saumon, épinards et champignons frais, c'était délicieux.

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Un gâteau au chocolat plus tard, nous avons terminé nos "poissons volants de Pâques" (sur une idée de Ciloubidouille), puis Paul et Alice nous ont quittés, tandis que nous allions animer l'une des messes du dimanche, avec les filles. Il n'a pas fallu nous bercer le soir et le repos du lundi a été bienvenu !

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Et l'on a enchaîné sur une semaine courte, mais toujours festive…

11 avril 2021

Défi 52/2021 : une légende

D'après la légende, la Bièvre doit son nom au castor (beber en celte, bièvre en vieux français).  Mais beber peut aussi signifier "brune", de la couleur de ses eaux.

Au XVIIIe siècle, cette rivière était aussi nommée "ruisseau des Gobelins", encore une légende que ces créatures, popularisées par Tolkien. Mais plus prosaïquement, ce nom de Gobelins fait référence à la manufacture de tapisseries parisienne : longue de 35 km, cette rivière va se jeter dans la Seine à Paris et c'est sur sa rive que s'installa, au XVe siècle, Jean Gobelin, le fondateur. Tanneries, teintureries, moulins se sont multipliés, au point que la rivière devint un véritable cloaque. À présent, elle est couverte sur la moitié de sa longueur, mais coule encore à l'air libre jusqu'à Antony.

Historiquement, la rivière prend sa source à la Fontaine des Gobelins, mais elle existe déjà en amont, traversant l'étang des Roussières. Voici toutefois la fontaine, un mince filet d'eau qui s'écoule même au plus fort de l'été : j'y suis descendue ce matin, ma plus longue marche depuis deux mois, au moins 1 kilomètre !

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5 avril 2021

Bonheurs de mars

Un mois de mars qui a débuté avec les dernières visites de l'infirmière à 7h et des activités que je pouvais reprendre peu à peu, de plus en plus longtemps. La fatigue de l'intervention qui s'effaçait, la reprise progressive du boulot. Et puis la visite au chirurgien, le feu vert pour me chausser et conduire de nouveau et le troisième confinement annoncé le soir-même. Le soulagement de ne pas avoir à remplir cette attestation de sortie, ma "phobie administrative personnelle", la douleur revenue jour et nuit, dès que mon orteil a commencé à bouger, le kiné qui va m'aider à me rééduquer, bienveillant et efficace, les quelques activités sociales que nous pouvons conserver avec ce confinement allégé, le temps qui se met au beau. Et pour terminer, la fermeture des lycées qui nous ramène Aurore pour "le mois des anniversaires".

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 1/ Au téléphone avec un collègue, je dois sortir pour avoir du réseau, assise au soleil c'est bien agréable, même si j'ai un peu froid. 2/ Je réussis du premier coup à mettre mon attelle de pied dans une position confortable. Du coup, je la garde toute la journée, tant pis pour le bas de pyjama ! 3/ Par tranches de 10 minutes, je viens à bout du sac que j'avais commencé à coudre et le résultat me plaît. 4/ Ma couture du jour est un échec… mais Marie ne m'en veut pas et continue à nous préparer des repas dignes d'un restaurant, chaque soir. 5/ Mon pied gonflant toujours dès que je reste debout quelques minutes, Guillaume me conduit à la pharmacie pour acheter des chaussettes de contention, que la pharmacienne m'aide à enfiler : soulagement immédiat ! 6/ J'aime avoir tous mes "petits" dans la maison, on s'active en cuisine pour préparer des crêpes. 7/ Des citrons offerts par nos voisins, directement venus de leur jardin du Portugal. 8/ Je peux enfin porter toutes mes chaussettes orphelines ! 9/ Un petit tour du pâté de maisons, pour profiter du soleil printanier et admirer les premiers arbres en fleurs. 10/ De passage au bureau, véhiculée par une collègue venue spécialement un mercredi pour cette petite réunion. 11/ Une petite heure de travail (je prépare tout doucement la vraie reprise), puis une sieste tandis que la tempête fait rage dehors. 12/ L'opération annuelle "récurrage des siphons de l'évier" est menée à bien, non sans efforts (2 jours de courbatures à la suite !) 13/ L'assemblée territoriale en présentiel, c'est tout de même beaucoup mieux (surtout quand le couvre-feu oblige à tenir l'horaire) 14/ Une sortie "jardinerie" avec Marie, heureusement qu'elle a le permis ! 15/ Les affaires reprennent, ou plutôt les urgences professionnelles commencent à arriver, juste quand je retrouve de l'énergie. 16/ Un dîner/réunion avec notre aumônier territorial, prévu en octobre et maintes fois repoussé. 17/ Je m'extasie chaque jour devant ma petite misère qui pousse à une vitesse incroyable. 18/ Visite de contrôle à l'hôpital, j'ai le droit de me chausser et de conduire (ce qui ne veut pas dire que je vais y arriver immédiatement)… un "déconfinement" personnel juste quand la région est reconfinée, mauvais timing ! 19/ Le mirabellier est couvert de boutons de fleurs (qu'il garde sagement fermés en attendant que les températures remontent). 20/ Une heure de chants et d'échanges autour de notre mission chez les scouts, puis un beau témoignage, une petite compensation du week-end Oméga annulé. 21/ L'abandon de l'attestation de sortie (ma phobie du confinement). 22/ Le troisième coup de fil est le bon : j'ai trouvé un kiné qui a de la place dès vendredi ! 23/ Retour surprise d'Aurore, dont la voisine de chambre est cas-contact, la voici à la maison pour le reste de la semaine. 24/ Par une belle journée printanière, je ressors mon vélo pour rejoindre la médiathèque. 25/ Un prélude de Bach au violoncelle qui enchante notre fin de journée. 26/ Les préparatifs de Semaine Sainte sont lancés, les consignes changent sans arrêt, la photocopieuse vient de trépasser mais on s'active dans la joie. 27/ Les Rameaux animés avec mon orchestre favori, suivi d'un concert… canapé, avec les voisins qui avaient également pris des places pour ce soir au théâtre. 28/ Premier atelier couture "zéro déchet" de l'Amap, une seule participante a pu venir, mais c'est un joyeux moment. 29/ Tests négatifs : Aurore va pouvoir retourner à l'internat ce soir (sa voisine de chambre était cas-contact) et Guillaume ne met pas en péril toute l'animation liturgique à venir. 30/ Séance de kiné (en discutant un peu de tout) douloureuse mais bénéfique. 31/ Le soleil qui brille, la douce chaleur, les chants d'oiseaux et le parfum des arbres en fleurs… une parenthèse printanière avant de retrouver l'hiver dans quelques jours.

 

4 avril 2021

Défi 52/2021 : ce que je déteste

Oh, plein de choses : avoir froid aux pieds, les manches qui redescendent quand j'ai les mains dans l'eau de vaisselle, les fausses notes, la pluie quand je suis dehors et qu'il fait 1 °C, être réveillée toutes les heures par des bouffées de chaleur, puis 10 minutes plus tard parce que je suis glacée, le vandalisme et l'incivisme, Voltage, les télédémarcheurs… et l'impression d'être Sisyphe devant le panier de linge sale, le rangement de l'entrée ou du garage, la poussière et les toiles d'araignées !

Franchement, comment est-ce possible de trouver cela en poussant le canapé, alors que j'avais fait le ménage à fond il y a un mois et que je passe l'aspirateur dans cette pièce une à deux fois par semaine ? Et en parlant de l'aspirateur, pourquoi le fil prend-il un malin plaisir à s'accrocher partout, à faire tromber des chaises, à se prendre dans le moindre obsatacle, voire dans ses propres roues, et à se débrancher tout seul quand je suis à l'autre bout de l'étage ?

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28 mars 2021

Défi 52/2021 : Une trace

Une de plus. Je n'en compte que six, la première lorsque j'avais trois ans, mon arcade sourcilière qui avait rencontré l'angle de la table basse du médecin, puis de longues années sans anicroche, une césarienne, la thyroïde… passés mes 40 ans je suis entré dans l'ère de la maladresse : une chute dans la cuisine, un couteau qui dérape. Et me voici à ma première opération de "vieille", puisque c'est l'arthrose qui a causé cet hallux rigidus qui me faisait tant souffrir.

Les cicatrices peuvent s'estomper, il en restera toujours une trace.

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21 mars 2021

Défi 52/2021 : écriture

Avec une idée précise en tête, je me suis plongée dans la corbeille où je conserve les lettres reçues. Un jour, je devrai les trier, les ranger dans une boîte plus solide, à l'abri de la poussière.

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Je cherchais une lettre de ma Mamie, qui avait connu la guerre et ses restrictions et utilisait chaque espace sur le papier… quitte à retourner la feuille pour écrire dans les marges, parfois même à l'envers entre les lignes.

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Mais j'ai surtout trouvé des souvenirs, des lettres de mes amies de collège et de lycée, puisque chaque année, je me faisais une amie chère qui déménageait l'été suivant : Annemasse, Reims, Dunkerque… le papier fantaisie et l'écriture ronde des lettres de ma correspondante allemande, quelques-unes aussi de deux jeunes filles d'Athènes, je ne me rappelais pas avoir eu des correspondantes grecques, seulement être allée un après-midi chez la correspondante d'une de mes amies ; des lettres reçues en camp, mes échanges avec Guillaume lorsqu'il faisait ses classes dans la gerndarmerie, à Tulle ; des féliciations pour  nos fiançailles, notre mariage, la naissance de nos enfants ; d'autres plus anciennes de mon parrain, des cartes d'anniversaire, des faire-part. Et la lettre que je suis sûre d'avoir jetée, j'avais 9 ou 10 ans (et maintenant, je suis reconnaissante à Maman de l'avoir sauvée de la poubelle). Mes filles ont pleuré de rire, mais elle est touchante aussi.  Je peux la montrer, il y a prescription !

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20 mars 2021

Deer and Ottobre pour le printemps

… en espérant pouvoir sortir un peu avec !

Lors d'un passage chez Mondial tissu, à l'automne, j'avais remarqué ce coton léger, très doux, souple, tellement bien assorti à mon nouveau pantalon, mais un peu cher. Je m'étais dit que ce n'était pas raisonnable d'acheter un coupon de plus, alors que j'en avais déjà tellement qui attendaient d'être cousus. Mais le caissier me dit « Pour 9 euros de plus, vous avez 20 % de réduction » et j'ai rapidement calculé dans ma tête que la réduction promise correspondait à un mètre de ce petit coton. Seulement, j'avais déjà attendu 45 minutes pour mes premiers achats… « pas de problème, je vous le coupe », me répond le jeune homme. Comment résister, alors ?

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Mon idée était d'y couper le chemisier de Dressed, que je venais tout juste de recevoir. J'ai tout d'abord cousu ce qui était prévu (les têtes de lit, ma robe de Noël, les trousses pour Monica et Jeanne, le sac de Chloé, la housse d'ordinateur), réparé quelques vêtements, ma chaise de bureau, recousu des boutons, changé des fermetures. 

Il a fallu aussi imprimer le patron. Je n'avais pas compris que les patrons du livre étaient à télécharger, ce qui est pourtant clairement mentionné, mais j'ai trouvé une solution plus écologique que les centaines de pages A4, profitant d'avoir à disposition mes logiciels professionnels pour créer des planches de patrons à l'image de celles de Burda ou Ottobre :
J'ai ouvert les pdf de 4 patrons en A0, j'ai supprimé les calques des tailles qui ne m'intéressaient pas (je conserve celles de mes filles et la mienne), puis renommé les fichiers. Je les ai ensuite ouverts avec Photoshop, j'ai rapproché les différentes pièces du patron, notamment les poches et parementures que j'ai mises au milieu des grandes pièces, j'ai ainsi gagné pas mal de place. Ensuite, j'ai passé le chemisier en vert, la jupe-culotte en rouge, le tee-shirt en bleu… et j'ai superposé mes patrons en veillant à ce que chaque trait reste lisible. Enfin, j'ai enregistré le fichier obtenu en pdf, je l'ai rouvert dans Acrobat et imprimé en mode "affiche" sans marge. Je suis ainsi passée de 79 à 20 pages. Je pensais m'épargner l'étape "découpage des marges" mais le logiciel tient tout de même compte de la marge d'impression (celle-ci est cependant beaucoup plus petite que celle prévue dans le fichier "print A4"). Ensuite, il faut coller, puis décalquer le patron évidemment.

Pour éviter toute déception, j'ai réalisé une toile rapide et fait le même constat que pas mal de couturières : ce chemisier (ou plutôt cette blouse) est confortable et bien taillé, mais la forme toute droite n'est pas très flatteuse. Au lieu de passer du temps à dessiner des pinces devant et dos, j'ai préféré reprendre le patron Ottobre des derniers chemisiers cousus en double-gaze jaune et en coton rouge, dont j'ai supprimé le col et raccourci les manches. J'ai cousu le chemisier entièrement, ourlets compris, puis je l'ai enfilé pour placer les boutonnières et là, je n'étais pas vraiment satisfaite du résultat : un peu trop long, il n'avait pas assez d'aisance aux hanches et trop à la taille.

J'ai donc sorti un troisième patron, une autre valeur sûre : le Datura, dont j'avais creusé les côtés pour le cintrer un peu. J'ai également décousu l'ourlet, recoupé le bas en arrondi,  préparé un biais pour les finitions. Et je ne regrette pas du tout les deux heures supplémentaires passées à ces retouches, mon petit chemisier de printemps me plaît beaucoup !

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Pour les boutons, j'en avais tout juste le compte, tirés un lot de boutons de nacre de chez Butinette.

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Le printemps est là en apparence, derrière les carreaux, mais les températures n'y sont pas encore, d'où mon sourire crispé sur la photo : 6°C, ressenti zéro, avec un petit vent glacial.

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17 mars 2021

Qui a l'esprit mal tourné ?

Alors que je préparais un ourlet de manche, j'ai dit à Marie, qui cousait près de moi « je dois absolument rembourrer ma jeannette ». Elle a ouvert des yeux comme des soucoupes.
Je lui ai donc expliqué ce qu'est une jeannette : une mini-planche à repasser qui se pose sur la table pour repasser les manches. La mienne, comme sa grande sœur, est en contreplaqué et n'avait qu'une housse formée de deux épaisseurs de coton, ce qui m'agaçait depuis longtemps. J'ai enfin pris le temps de lui confectionner un nouveau manteau : deux couches de molleton synthétique épais, une de molleton de coton, du drap pour maintenair le tout en place, puis une housse plus décorative aux couleurs joyeuses.

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Me voilà mieux équipée (et délestée de quelques petites chutes…)

 

14 mars 2021

Tous masqués

Avec les mini-chutes de rubans des foulards, je m'étais confectionné un masque pour les scouts. En juin, je ne l'ai pas porté, nous étions à l'extérieur. En septembre, j'ai eu un franc succès à la réunion de rentrée et de subtiles allusions m'ont fait comprendre que mes coéquipiers seraient ravis d'avoir leur masque aux couleurs du foulard. Lorsque j'ai acheté les rubans pour le mouton-scout, j'ai pris aussi de quoi faire des masques et puis… le 2e confinement est arrivé, puis le couvre-feu, toutes nos réunions se sont déroulées en visio. Et puis l'assemblée territoriale s'est profilée, avec autorisation de la tenir en présentiel, c'était l'occasion idéale ! 

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Même Clotilde était de la fête, elle a été remarquablement sage tout l'après-midi.

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