Samedi dernier, nous sommes allés donner un coup de main à l'un des producteurs de notre Amap : un bon poulet bio, ça se mérite ! Par exemple, en passant 3 heures à genoux sous la pluie et dans le froid, à déraciner du rumex (le pauvre, ses 4 hectares de prairies en sont envahis, seul il n'en viendrait jamais à bout), avec les poules en fond sonore. Si l'on regarde la surface desherbée, c'était décourageant, le mieux est de regarder le tas de plantes arrachées :

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Ensuite, Marie a mis des fonds à ses bacs, puis a dû s'arrêter pour cause de jour férié : pas le droit d'utiliser la perceuse et pas moyen d'acheter des billes d'argile ou du terreau. D'ailleurs, le nombre de sacs nécessaire est énorme, il va falloir trouver une autre solution.

Et puis elle doit imprimer (en couleur) la version finale de son rapport de stage et c'est le moment que choisit notre imprimante (qui n'a que 14 mois) pour faire de grandes traces noires et froisser le papier. Verdict de son professeur : ça ne passera pas. Le petit magasin où Paul faisait imprimer ses dossiers de camp a fermé, c'est un peu la panique ! Nous avons trouvé une solution, mais après contact du support technique Brother, le diagnostic est sans appel : l'unité de fusion est morte (elle indique un taux théorique d'usure de 3% !), aucun réparateur agréé dans notre département, il faudrait envoyer la machine à Roissy (à nos frais — la garantie est expirée depuis 2 mois malgré le peu de copies effectuées) ou l'apporter dans une boutique parisienne qui n'est ouverte qu'aux heures de bureau en semaine et fait le pont ce vendredi. Après quelques coups de fil et recherches, nous décidons de la réparer nous-mêmes et de demander un geste commercial à Brother, vu le prix conséquent de la pièce. Hypothèse du magasin qui nous fournit la pièce : la panne serait due à l'impression d'une planche d'étiquettes (sur du papier spécial et conformément au mode d'emploi de l'imprimante).

Lundi, j'ai rencontré un piano abandonné en allant à l'école de musique prendre mon cours. J'espère que quelqu'un l'a adopté avant le passage des encombrants jeudi matin.

7 avril05

Mardi, je trouve de la terre végétale à donner sur le Bon coin. Mais je tombe en panne de gaz alors que je viens mettre à cuire des artichauts… changement express de menu, ajout dans le programme du mercredi d'un voyage au magasin qui vend nos bouteilles, évidemment à l'opposé de la ville où j'irai chercher la terre. Et pas de repas asiatique ce soir-là : il faudra manger les artichauts, enfin cuits.

Mercredi, donc, le coffre a été chargé de 400 kg (à vue de nez) de terre ; objectif : garnir les trous laissés par les blocs de béton du portique et remplir les bacs de Marie. Nous constaterons jeudi que nous en avons pris juste la quantité nécessaire ! (mon nez a une bonne vue)

Jeudi, le beau temps m'a poussée au jardin : deux grands sacs de mauvaises herbes, deux pieds de ronces déracinés qui repousseront, hélas, rien n'en est venu à bout — même le roundup, j'ai essayé, je l'avoue, car les anciens propriétaires nous en avaient laissé (d'ailleurs, je pense être victime du même mal que notre éleveur de poulets : quand on passe d'un jardin hyper-traité à du "sans pesticides sauf cas extrême", les premières années ça va, mais très vite les adventices prennent le dessus). J'ai encore tout le pied des fruitiers à dégager et des kilomètres de lierre terrestre à arracher, et puis je m'attaquerai aux pissenlits et renoncules de la pelouse. Marie, pendant ce temps, a bâché le fond de ses bacs (en tombant en panne d'agrafes en cours de route, sinon ce n'est pas drôle). Et nous avons pu prendre notre premier repas dehors !

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Vendredi, je suis allée travailler profiter du calme du bureau (nous n'étions que deux) pendant que toute la maisonnnée faisait le pont en jardinant, cuisinant, rangeant, lézardant au soleil, nageant…  puis nous avons mis la dernière main au projet de Marie et admiré le résultat (et les tulipes, qui sont enfin fleuries, avec un mois de retard par rapport aux années précédentes)

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Encore quelques jours pour que les pétunias fleurissent, que les géraniums se remettent de leur transplantation, que les premières fraises apparaissent… et normalement, les limaces ne les attaqueront pas (ou alors, ce sont des limaces alpinistes et là, je ne sais plus quoi faire)

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Et enfin ce matin, l'imprimante a été réparée, avec l'aide d'une vidéo en ligne : on combine le sens du volume et le sens pratique de l'un la méticulosité et aux connaissances techniques de l'autre, et pour certaines pièces, quatre mains n'étaient pas de trop ! La voilà comme neuve, reste à obtenir gain de cause auprès de Brother car vraiment, cette panne n'est pas acceptable.

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