Et voilà la chute de mon activité couturesque… (en vrai, quand même, je prépare quelques coutures secrètes)

Les livres sont couverts, les fiches sont remplies, les réunions ont eu lieu (enfin, presque toutes), nous avons joué sous la pluie au forum des associations, rencontré de nouveaux parents scouts, les pêches des voisins ont été transformées en chutney, confiture et bocaux au sirop, les jus de groseilles, cassis et framboises du congélateur sont à présent dans leurs pots. Je passe une partie de mes mercredis à cuisiner pour les repas de midi : les miens, ceux d'Aurore qui déjeune donc à la maison, de Paul qui apprécie d'emporter un ou deux fois par semaine un petit plat maison, pour changer des sandwiches (enfin, il va désormais avoir droit au resto U puisqu'il vient de recevoir sa carte d'étudiant) et pour Marie qui emporte son repas chaud (et fait envie à ses collègues, qui pour une fois ne sont pas consternés de voir qu'elle mange si peu — en vrai, elle a plutôt bon appétit mais avaler deux kebabs et une grosse part de gâteau n'est pas dans ses habitudes !).

Une semaine après la rentrée, sur le site du collège, le principal avait dressé un état des lieux :

Capture d’écran 2015-09-10 à 15

Sur les 7 enseignants cités dans cette liste, 6 concernaient la classe d'Aurore (histoire, EPS, musique, anglais, allemand, espagnol). Aujourd'hui, seule la prof d'allemand persiste à ne pas assurer ses cours en attendant de régler sa situation, rendant impossible son remplacement et les quatrièmes n'ont pas leurs 3 heures de latin, vu qu'ils ont été groupés pour cette option avec les cinquièmes, pour faire des économies… restons zen !

Paul est sorti plusieurs fois seul ou avec ses sœurs en voiture, je ne suis pas totalement détendue dans ces occasions (me revoilà à guetter son retour de baby-sitting dans la nuit) mais j'avoue que ça me rend bien service !

Marie a été lâchée par l'entreprise dans laquelle elle devait retourner en stage : le jour de la rentrée, on leur a dit de ne surtout pas changer d'entreprise, sous peine de devoir rédiger deux rapports. très bien, le patron lui avait dit en juillet « Tu reviens quand tu veux », Marie essaie donc de l'appeler à plusieurs reprises, laisse des messages… au bout de 12 jours, le jeudi, son professeur appelle lui-même et apprend que l'entreprise ne reprend pas Marie ! Mais s'il n'osait pas le lui dire de vive voix, il aurait au moins pu lui envoyer un SMS ! Attendait-il que Marie se présente une semaine plus tard ?

Quelques larmes plus tard, nous établissons une liste d'entreprises proches grâce aux pages jaunes, le lendemain, Marie appelle. À la dixième réponse négative, Aurore s'instale à côté d'elle et commence à chanter « 1, 2, 3, il décroche, et tu as ton stage »*

Il décroche… c'est oui ! Puis un autre “Oui” peu après. Lundi, après les cours, visites sur place, discussion au retour : le second entrepreneur a un planning bien vide (forcément, il ne fait que des terrasses en bois), mieux vaut réserver cette piste pour un stage au printemps ou en été. Mercredi midi, les conventions sont établies, signées par l'entreprise, les parents, l'école. Du beau boulot ! Et je reprends les conduites au petit matin…

Le week-end en Normandie a été un vrai bonheur après une semaine déprimante : le soleil, la mer, un dîner entre amis, un déjeuner en famille dimanche, le plaisir de tenir un nouveau-né entre mes bras (ça faisait si longtemps), la complicité entre Paul et Adrien et me dire que vraiment, il n'a pas loupé sa vocation…

24 septembre124 septembre2

(on oubliera un trajet en voiture traumatisant pour les pauvres parents que nous sommes, assis à l'arrière, tandis que Marie suggérait à son frère de mettre des bouchons d'oreilles, tant nous poussions de cris en croyant à chaque instant heurter les rétroviseurs des voitures en stationnement — une fois que j'ai repris ma place à l'avant, j'ai trouvé que Paul conduisait plutôt bien, finalement)

EDIT : alléluia ! Une nouvelle prof d'allemand a été nommée. On oubliera l'heure de latin qui manque et on espérera que tout ce petit monde tiendra le coup toute l'année.

* J'ai adoré cet instant de solidarité sororale, tout comme de les voir partir tous les trois, vendredi, chercher un cadeau pour Vati.