Je craignais un souci à la livraison de notre commande (gagné, à ce jeu-là, on gagne à tous les coups : retard de 3 jours — repoussant les travaux d'une semaine — et plan-vasque cassé en deux dans son carton)

19 août - 5

Je craignais que le poids du meuble (74 km tout compris) pose problème avec nos murs en carton… nous avons bien passé 20 minutes à hésiter sur la taille des chevilles à prendre. Mais une fois le meuble monté et posé contre le mur, tout son poids repose sur ses deux pieds (en revanche, j'aurais moyennement confiance en un montage suspendu, or les pieds sont en option). Et je suis beaucoup plus détendue depuis que j'ai appris qu'Aurore montait à genoux sur l'ancien meuble, suspendu au mur celui-ci, pour atteindre l'étagère au-dessus.

Je craignais un montage compliqué… les schémas sont encore plus précis que ceux du géant suédois

Les avis mentionnaient que l'eau tachait le bois (un peu gênant, pour un meuble sous-vasque), un essai  sur une face cachée plus tard, oui, le bois fonce un peu, mais ça disparaît au séchage… pour plus de sécurité, nous passons deux couches de vitrificateur, de toutes façons nous venons d'en acheter un bidon pour refaire l'escalier.

Je craignais une galère sans nom pour raccorder les évacuations et les robinets… niveau découpe des tuyaux PVC et ajustement pour arriver en face de la bonde, c'était presque un jeu d'enfant ! Il faut juste acheter les bons éléments, et il y a du choix ! Raccords coudés (à 87,5°, attention, c'est précis), raccords droits, raccords à 45° (on en met deux bout à bout et on décale le tuyau de 3 cm vers la droite), un tube de colle est c'est tout.

19 août - 1 (vers la droite, on a dit !)

Ce que je ne craignais pas, c'était le problème du siphon ! Première visite vendredi : avant de prendre livraison de nos meubles, nous achetons les robinets, la visserie et nous demandons conseil au vendeur plomberie pour les siphons. Erreur ! 

Deuxième visite samedi : échanger la vasque cassée (dans un autre magasin, sinon on attendait 15 jours de plus), changer les chevilles, acheter le silicone oublié la veille. On y a passé un temps fou, ce magasin était immense (plus une bonne heure de trajet).

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Troisième visite dimanche : le tuyau PVC, les coudes, les raccords, impossible de prévoir, avant d'avoir monté le meuble, ce qui était à modifier.

Et une fois le meuble monté, la vasque posée dessus, la bonde installée, on essaie le siphon et… il faudrait faire un trou dans le mur pour l'installer, ou enlever le tiroir du meuble ! Le siphon "gain de place" prend une place folle. Retour chez le Monarque Enchanteur, pour raporter nos siphons et en acheter deux autres d'un modèle différent. Fin des opérations pour ce jour-là, après avoir monté-descendu les escaliers 350 fois et nous être contorsionnés dans tous les sens, avoir transporté plusieurs fois la vasque et le meuble, nous avons besoin de repos  et on ne fait rien de bon quand on est fatigué.

19 août - 7

Mardi matin, pleins d'espoir, nous commençons à mesurer nos tuyaux… ah, y'a comme un défaut ! La sortie du siphon arrive juste en face de la barre qui tient le fond du meuble. Dans le magasin, ça semblait bon pourtant, mais ça se joue à trois petits cm. C'est là qu'arrive l'éclair de lucidité : nous n'avons pas jeté les anciens siphons chromés, sont-ils récupérables ? Eh oui, et ils ont les dimensions parfaites, en plus. Un petit bain de jouvence dans du vinaigre blanc et les voilà presque neufs ! 

19 août - 419 août - 3

Étape découpe d'un bout de tuyau, emboîtage du raccord, vérification des mesures, collage a été d'une simplicité enfantine. Arrive le moment tant redouté du raccordement des robinets. Bon, déjà, l'installation ancienne étant ce qu'elle est, les raccords sont à visser derrière le fond du meuble, situé à 10 cm du mur.

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C'est là que le système D entre en action : avançons le meuble de 15 cm, en le calant avec les emballages des robinets, quitte à demander de l'aide de voisins musclés pour raccrocher l'ensemble sur ses supports. Ensuite, eh bien, quand c'est pénible, c'est pénible jusqu'au bout : 2 robinets = 4 arrivées d'eau + raccord intermédiaires = 8 joints et autant de probabilités de fuite. Et donc une fois l'eau remise… pschitt ! Aurions-nous cassé une soudure ? (l'eau, coulant le long du tuyau, semblait sortir de là, effectivement). Une fois les bouchons remis en place et les flaques épongées, tout va bien. Et deux flexibles sur quatre ne fuient pas, donc c'est un problème de serrage.

19 août - 11

Et donc… 5e visite au magasin, pour rapporter les siphons et acheter des joints neufs pour les raccords qui fuient (oui, les joints étaient neufs, mais si on dévisse un raccord mal serré, on change le joint, règle n°1 de la plomberie. Entre-temps, nous avons enlevé les colliers de serrage des tuyaux, ce qui nous donne un peu plus de jeu pour tourner nos clés. Fin de l'épisode fuite des arrivées d'eau.

19 août - 10 

Passons à la suite : remettre le meuble en place, sachant qu'il ne demande qu'à basculer vers l'arrière et que nous n'avons plus aucune prise. Il ne veut pas se raccrocher, rien à faire, les crochets restent obstinéments bloqués 1 cm trop bas, impossible de rapprocher le meuble du mur, évidemment les patins sous les pieds en ont profité pour se décoller. Je propose d'aller chercher le cric mais l'obstination masculine étant ce qu'elle est : non, ce sera trop long ! … 1h plus tard, nous descendons chercher le cric. Forcément, les fixations de la trappe de roue de secours sont grippées. Aidés du cric, nous levons légèrement l'arrière du meuble et à force de jurons, il est enfin en place.

19 août - 6 (Là, c'est quand aller aux toilettes au mileu de la nuit s'apparente à un parcours d'obstacles)

Passons à l'installation des bondes et des siphons, on y est presque, là (que nous croyons, naïfs que nous sommes). Vissage des bondes, vissage des siphons et… fuites. Et puis les bondes restent bloquées une fois sur deux, puis 2 fois sur 3, puis 9 fois sur 10. Stop, il est 20h, Marie est rentrée de camp et nous l'avons à peine aperçue, on se calme et on remet le problème à plus tard.

Mercredi, donc, le vendeur Salle de bains, au téléphone, m'a dit qu'il me trouvait un peu agacée… Je lui ai énuméré les étapes qu'il avait loupées (il n'était au courant que du retard de la commande et du problème de siphon), il m'a promis de me donner des bondes de meilleure qualité, tout en admettant que vu le prix du robinet, il fallait forcément qu'il y ait économie quelque part (d'un autre côté pourquoi vendre la bonde avec le robinet ?). Je me suis déplacée une sixième fois, nos bondes tout plastique ont donc été remplacées par des tout-métal, on a serré, rempli et vidé les lavabos, serré, rempli, vidé, re-serré…

Et devinez ? Ça fuit encore un tout petit peu ! Oh, presque rien, une ou deux gouttes et jamais au même endroit, une bonne heure après vidage, incompréhensible (au pire, ça coulera sur les serviettes-éponges rangées dans le tiroir du bas).

Il ne restait que le miroir : 2 vis à fixer au mur, à 118 cm de distance, facile ? Mais non ! Parce que la perceuse a légèrement dévié sur le bord du carrelage, que les vis étaient distantes de 118,3 cm, que les fixations ne permettent pas cette approximation. 90 minutes d'essais-erreurs, le miroir à bout de bras (avec l'aide de Marie, heureusement), avant de réussir à l'accrocher des deux côtés. Et puis le système d'allumage "sensitif" (Je n'ai rien compris au schéma de la notice, apparemment il suffit de passer la main au-dessous pour que ça s'allume-s'éteigne) s'est cassé dès que je l'ai touché. Pas grave, il est bloqué en position ON et l'arrivée électrique est commandée à la base par l'interrupteur à l'entrée de la pièce, j'ai remplacé le petit disque de plastique transparent par un cache-vis restant de la cuisine. Ça y est, je crois qu'on peut se reposer !

19 août - 9