24 septembre 2019

Je me souviens… 1. Les pommes de terre

C'est un rendez-vous proposé par Cara, du blog C'est reparti : raconter un souvenir d'enfance, amusant, beau ou triste.

Je devais avoir 8 ou 9 ans, ma sœur et moi étions restées seules à la maison (dans mon souvenir c'est ainsi, mais ma petite sœur était assez inventive en bêtises ou en acrobaties en tous genres pour qu'on ne m'ait pas laissé cette responsabilité, certainement, je devais donc être toute seule) pendant, à ce qu'il m'a semblé, un long moment, peut-être une heure ou deux. Mes parents étaient sortis, je ne sais où, probablement une course ou une démarche ennuyeuse (en général, ils nous emmenaient partout). Le soir approchait et j'ai décidé de me rendre utile en préparant le dîner. J'ai épluché des légumes, peut-être ouvert une boîte de conserve, la seule chose dont je me souviens, c'est que j'avais préparé un joli plat de crudités, avec tous les légumes séparés. Et qu'il y avait des pommes de terre. Dans mon esprit de petite fille, ce qui se mangeait froid était logiquement cru. Et voilà comment j'ai servi, fièrement, des pommes de terre crues coupées en dés !

(et j'ai été très vexée d'avoir commis cette erreur)

 

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10 février 2019

Projet 52 de Virginie #6

Qu'est-ce qui est intemporel

Les grandes valeurs morales, j'espère. L'amitié, la famille, la solidarité.
La mode… enfin elle serait plutôt cyclique, de sorte que les quelques vêtements que j'ai conservés de mes années lycée (et dans lesquels je ne rentre plus depuis longtemps) font le bonheur de ma petite dernière, qui les trouve « trop stylés » (et puis ça au moins, c'était de la qualité, ma bonne dame, ça n'a pas bougé).

En rapportant peu à peu tout ce que nous avons vidé de notre chambre, je découvre quelques jouets qui ont échappé à la grande migration vers le grenier. Avec ceux-ci (enfin, leurs grands frères), j'ai joué, petite fille, pendant des heures, vivant de grandes aventures, construisant des maisons extraordinaires. Ils sont passés à mes enfants, un certain garçon a gardé les legos dans sa chambre jusqu'en terminale, et ils sont à présent en repos en attendant qu'une troisième génération en profite.

Pas besoin de piles, pas besoin de technologies qui seront obsolètes dans trop peu années, juste un peu d'imagination !

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Et j'entends encore la petite voix qui déclame « Il courra, courra, autant qu'il pouvait »

 

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11 avril 2018

C'était hier soir

Lundi, jour J, la demoiselle a juste eu le temps de descendre du bus (jour de grève SNCF), attraper son alto et son pique-nique et filer à l'école de musique pour la répéition générale des Musiques du Nord, suivie du concert. Nous avions donc reporté son aniversaire au mardi. Menu choisi par la reine de la fête (pour changer du bo-bun) : entrées grecques et hamburger au canard et morbier, suivis du traditionnel fraisier.

Comme je cours après le temps, j'avais préparé ma génoise dimanche, j'ai acheté tzatziki, ktipiti, houmos et tarama tout faits, que nous avons tartiné sur des rondelles de concombre, et Paul s'est chargé de la décoration du gâteau et des frites de patate douce (au four). Aurore, cantonnée à l'étage depuis son retour du lycée, est descendue pour ouvrir ses cadeaux et une surprise de taille l'attendait :

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 Il y a deux ans, après le piano, elle s'est essayée à la guitare avec la "méthode Aurore" : elle a ouvert un livret Diapason à la première page et s'est exercée à jouer tous les accords de DO (Do, Do7, Do6, Dom, Dom7…). Je lui ai expliqué que pour commencer, seuls quelques accords étaient nécessaires et que Do, Ré, mim, Mi, Fa, fa#m, Sol, lam, La7… seraient plus simples à mémoriser. Ensuite, elle a trouvé des vidéos pour la main droite et s'est exercée… et un jour, à ma grande surprise, elle a pu m'accompagner honorablement à l'animation de messe. Nous avions donc évoqué l'idée d'acheter une guitare d'occasion pour qu'elle l'emporte en camp scout, jamais elle n'aurait imaginé que j'achète une guitare neuve (en fait, ça m'a coûté moins cher et j'ai pu prendre une folk, plus pratique et plus sonore pour le plein air, avec tout les accessoires nécessaires). Je ne dirai pas que le son est d'une grande finesse, mais c'est très honorable. Et si je peux faire un peu de publicité (gratuite) pour mon fournisseur de musique favori : commandée le mercredi soir, reçue le samedi midi ! Paul et Marie se sont chargés de la customisation (ponçage, peinture et vernis)

Ensuite, ses frère et sœur préférés lui avaient choisi quelques cadeaux…

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 tout à fait en accord avec ceux qu'elle avait reçus la veille de ses copines de classe (non, non, elle n'aime pas Harry Potter)

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(elle était vexée que Marie ne lui ait rien rapporté de Berlin… il fallait juste attendre un peu)

Après déballage, elle a eu cette remarque « mais comment vous faites pour me connaître aussi bien ? », son ravissement faisait plaisir à voir.

Enfin, nous avons attaqué le repas

11 avril - 12 magret grillé à la cheminée, confit d'oignons, morbier, un délice ! 

Et enfin, le gâteau superbement décoré par Paul (spécial dédicace à Aline !)

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Nous avons chanté un peu, elle m'a demandé si elle pouvait emporter mes précieux carnets de chants en camp… on verra !

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C'était une époque où l'on copiait tout à la main, de carnet en carnet, pendant les temps calmes de début d'après-midi, et puis on cherchait des images pour les illustrer au mieux… 160, j'en ai copié !

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Et tous ces messages-souvenirs de camps

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03 mars 2018

et maintenant, la customisation

Je l'avais repérée dans un prospectus publicitaire, ses fleurs bleues m'avaient tout de suite plu. Elle était abordable pour mon tout petit budget d'étudiante. Je m'étais rendue dans ce grand magasin parisien, je l'avais essayée, achetée (et un maillot de bain couleur saumon aussi), puis j'étais revenue, toute contente, retrouver Guillaume à la fin de sa semaine de stage.

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Cette robe bleue, je l'ai portée et portée, c'est la première que j'ai remise, au sortir de la clinique, ce 24 août 1995, pour fêter ma perte spectaculaire de 12 kg en une semaine. Je l'ai portée au bureau, en ville, à la maison, sur la plage… au cours de ces presque vingt ans, forcément, il y a eu quelques zones de faiblesse, que j'ai reprisées, mais un jour, j'ai dû me rendre à l'évidence : cette robe, je ne la porterais plus.

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Pourtant, je ne me suis pas résolue à la jeter ; lorsque j'ai repeint la lingerie, l'an dernier, j'ai trié quelques sacs de vêtemens "à retoucher" et j'ai ressorti ma robe. Le bas était encore à peu près intact, seul le corsage avait souffert. Elle est restée quelques mois sur le haut du panier avant que je l'attaque. 

J'ai séparé la jupe du corsage, retiré le fils de fronces (les fils lavés et relavés, ça ne se découd pas comme ça, j'ya ia passé une bonne heure). J'ai découpé les bandes de plis religieuses du devant, les ai assemblées bout à bout, puis découpé les pattes de boutonnage. 

3 mars - 1 
Cette partie allait constituer la nouvelle ceinture. Il m'a fallu la rallonger un peu avec deux pièces de tissu pas trop usées, coupées dans le dos. Au milieu dos de la jupe, j'ai posé une fermeture invisible, entoilé et replié la ceinture.

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Ainsi, la ceinture reprend les plis du bas de la jupe.

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Me voilà parée pour les chaudes journées d'été !

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26 janvier 2018

Souvenirs…

C'était à la fin de l'hiver. Aurore, complètement sevrée depuis une quinzaine de jours, n'était pas en forme : une bronchite qui traînait, nécessitant des séances de kiné, et l'épidémie de gastro qui sévissait à la crèche. En la récupérant ce soir-là, je l'ai trouvée vraiment atone. J'ai appelé mon pédiatre : il avait pris une (rare) semaine de vacances. J'ai pris la température de ma fille : 35,5°C. Alors j'ai appelé ma collègue-amie C. pour avoir le numéro de son amie pédiatre (c'était avant internet). Je n'avais pas de voiture, me rendre aux urgences en bus, à 5 km de là, avec 3 jeunes enfants était au-dessus de mes forces, un vendredi soir. J'ai appelé ce médecin, elle m'a longuement écoutée et conseillée. Ma petite fille a bu un peu du biberon bien chaud et très sucré que j'avais préparé, elle a pris un bain chaud, je l'ai couverte chaudement, elle a repris un biberon sucré et retrouvé son énergie. Je ne suis pas allée aux urgences. Le lendemain matin, après la kiné respiratoire, nous sommes allés visiter cette maison (avec un léger fond de culpabilité). Nous l'avons achetée en fin d'après-midi. J'ai toujours gardé en moi une immense gratitude pour cette pédiatre que je n'ai jamais rencontrée.

Alors, lorsque C. est entrée dans mon bureau pour me demander de lui coudre deux trousses bébé pour les premiers petits-enfants de son amie, j'en ai été très heureuse et j'ai confectionné ces petits cadeaux avec tout mon cœur.

Bienvenue donc à Mathide

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et Hugo !

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30 août 2017

Remontée dans le temps

9 ans plus tard… Fort Boyard à l'horizon (mais les enfants, sur la plage, ne font plus que de banals pâtés de sable, tout se perd !), les roses trémières (et la chasse aux graines de la couleur souhaitée, reste à voir si les fleurs qui pousseront seront de la bonne couleur, j'ai des doutes)

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les maisons basses et blanches, les Parapluies de Cherbourg à Rochefort

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les noms de rues si poétiques : rue de Trop-tôt-Venu, de la Fée-au-bois, Dieu-me-garde et les villas des années 1900 aux noms rivalisant d'originalité (ou pas)

maisons

le Pont Transbordeur démonté (mais seulement pour 3 ans de travaux, ouf)

transbordeur 2004, notre premier séjour ! 

la maisonnette et son jardinet (ah ça, le ménage n'a pas duré longtemps, même qu'on était fins prêts 45 min avant le rendez-vous avec l'agent immobilier), petite mais qui contenait (presque) tout ce qu'il nous fallait (sauf une essoreuse à salade et une planche à découper)

29 août - 1 vous avez vu comme on sait se fondre dans le décor ? Pure coincidence : Paul et Marie avait pris le premier pull qui leur tombait sous la main et je venais de me changer en vitesse, suite à la chute accidentelle d'une assiettée de moules sur mes genoux — très désagréable, je ne recommande pas

la randonnée dans le marais, jusqu'au phare

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les carrelets illuminés

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et la grande plage où Aurore avait appris à nager (enfin, en théorie, parce que la pratique laisse fortément à désirer)

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… une petite semaine, c'est peu, mais les souvenirs de leur enfance étaient bien vivaces ! 

 

 

 

 

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28 août 2017

Odeur des pluies de mon enfance *

Lorsque je vais courir (écrivons plutôt "lorsque j'allais courir", quoique le kiné m'a redonné de l'espoir**), il y a un passage, juste au début du tour de l'étang, où je me retrouve instantanément à 7, 8, 9 ans, dans la cour de mon école primaire : l'odeur des peupliers !

Certaines odeurs ont cette faculté de nous projeter dans le passé et tout revient à la mémoire, les émotions, les images…

Début juillet, je cueillais des groseilles, accroupie dans l'herbe un peu haute. C'est l'herbe de mon jardin, je la connais, je la tonds (plus trop, en fait) ou l'arrache depuis 14 ans. Alors pourquoi, ce soir-là, l'odeur de cette herbe piétinée m'a-t-elle renvoyée en arrière ? J'avais 12 ans, j'étais en camp scout, le soir, après le repas, quand la nuit va tomber, juste avant la veillée, le feu n'est pas encore allumé, on rentre sous la tente pour prendre un pull et une lampe de poche, cette odeur l'herbe écrasée dans l'humidité du soir…

Et ce mois-ci, dans la salle d'attente du kiné, cette odeur de désinfectant, probablement commune à tant de lieux médicaux… mais non, ça ne sentait pas comme au labo d'analyses, ni comme l'hôpital ou la clinique, ça sentait exactement la maternité de Versailles et j'ai ressenti ce mélange d'excitation, de peur, de douleur et de joie qui précède la naissance d'un enfant.

28 août - 1

* contrairement à René Guy Cadiou, je resterais bien en vacances un mois de plus ! Il faut dire qu'à son époque, la rentrée devait se situer fin septembre. J'ai retrouvé mon cahier du jour de CE2, date de la première page : lundi 19 septembre (je ne dirai pas quelle année…)

** mais j'en ai pris pour 4 à 6 mois de massages hebdomadaires

 

 

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12 février 2017

Rendez-vous de février : regard en arrière

Pour le défi d'Anne, auquel j'ai bien du mal à participer régulièrement, faute d'inspiration. Comme j'ai créé ce blog dans le but de conserver des souvenirs, je suis allée voir ce que j'avais écrit le 12 février des années précédentes (ou à la date la plus proche).

Il y a 6 ans, je rentrais de l'aiguille en fête (tiens, aujourd'hui, j'ai cousu le dernier coupon de tissu acheté la semaine dernière, incroyable ! Deviendrais-je raisonnable ?)… ma journée de 2017 a été bien plus reposante : grasse matinée (ça devient rare, l'un de nous réveille toujours l'autre), petite course, un peu de cuisine, de la couture, copie d'un patron, un soupçon de ménage et une pause lecture.

Il y a 5 ans, l'étang était gelé (et je réalise qu'il n'y a plus beaucoup d'oies depuis quelques années), j'avais fait des macarons, puis ce dimanche avait été suivi d'un lundi épuisant.

Il y a 4 ans, nous venions de fêter tardivement Noël (la faute à la neige) et j'avais cousu une housse pour mon kindle tout neuf (qui ne me quitte jamais), housse qui a permis dernièrement peu à une contrôleuse SNCF d'engager avec moi une conversation sur la couture.

Il y a 3 ans, c'était encore une journée bien chargée, avec imprévus et contretemps.

Il y a 2 ans, ma visite à l'aiguille en fête me poussait à me lancer dans deux défis fous : la chemise pour homme et le Dear Jane (comme quoi, rien n'est impossible)

Et l'an dernier, le Dear Jane, enfin commencé, avançait tout doucement.

 

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07 août 2014

Il fallait bien les laisser partir…

… mes petites vareuses de la Wool War One, parce que bon, Mme Délit a encore beaucoup de boulot devant elle pour habiller tous ces petits soldats. Comme je ne sais pas tricoter aussi fin sans regarder ce que je fais, je n'ai pas pu travailler le soir, devant un film (faudrait pouvoir se passer des sous-titres, ce que mon piètre niveau d'anglais ne permet pas), ni devant un film en français d'ailleurs, pas assez de lumière. Alors j'ai tricoté quand j'avais à rester assise un long moment en plein jour : dans la voiture. C'est ainsi que les vareuses ont pas mal voyagé : au Havre, à Rouen, à Bruxelles… j'ai cousu les dernières poches à Dinard, après avoir pu vérifier dans l'église Saint Malo de Dinan que les pans du devant étaient bien pliés et boutonnés pour faciliter la marche.

 7 août1

Avce la pelote reçue, j'ai tricoté 6 vareuses, il me reste un peu de laine, de quoi faire deux devants ou deux manches, avis aux tricoteuses engagées dans ce projet pas si flou ! Et vous avez vu : j'ai récupéré le journal des tranchées, tout retranscrit et complété (merci Tonton !) ; journal écrit par un officier de carrière, ça se sent : les faits sont là, clairs et sans sentiments. Et du coup, je l'ai donné à un ami, car au cours d'une conversation, nous j'ai appris que son grand-père était Fusilier Marin, nos ascendants ont donc mené ensemble cette campagne de l'Yser.

7 août2

 

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08 avril 2014

Enrôlée volontaire…

… dans l'armée de tricoteuses de la Wool War One, je tricote, laborieusement, mes petites vareuses (ça va, je suis dans les temps, je dois tout renvoyer avant septembre).

vareuses

Lorsque j'ai choisi d'y participer, c'était avant tout parce que l'idée de participer à un projet collectif me plaisait énormément. Et puis, peu à peu, j'ai trouvé des liens avec mon histoire familiale, l'arrière-grand-père que je n'ai pas connu, qui n'a pas raconté "sa guerre" à ses petits-enfants, mais qui écrivait son journal dans les tranchées… journal que j'ai essayé vainement de déchiffrer à l'adolescence et dont je regrette de n'avoir aucune copie, maintenant que de longues années de pratique des archives m'ont rendue plus familière avec les écritures peu lisibles. Cependant, j'ai longtemps eu sa photographie dans mon salon (j'ai son violon, également, c'est celui sur lequel j'ai débuté), avec celle de son épouse, que j'ai connue (enfin, plus justement, c'est elle qui m'a connue puisqu'elle n'a vécu que quelques mois après ma naissance)

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Dans cette arrière-grand-mère, je retrouve des traits de Marie, chez ses parents également :

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Et puis début mars, en discutant avec mon beau-père du projet, il me demande si l'exposition comprendra également des objets d'époque, parce qu'il a les jumelles de l'oncle Henri, caporal chez les tirailleurs sénégalais, tué à Vauxaillon. Grâce à un lien donné sur Ravelry, je recherche cet oncle et trouve la copie du registre des décès. Je trouve également celle de son grand-père, qui n'a pas eu de chance, le pauvre homme : blessé, il décède à peine plus d'un mois après la déclaration de guerre (ceci dit, il n'aura pas connu l'horreur des tranchées)! De mon côté, je ne trouverai parsonne : dans cette famille de militaires et officiers de marine, aucun, à ma connaissance, n'a été tué (ou gravement blessé) lors d'un conflit.

Mon mari a été très surpris d'apprendre que les jumelles avec lesquelles il a tant joué datent de la guerre de 14-18 ! Et quelle belle qualité ! La mise au point est parfaite.

24 mars124 mars2

Je n'imaginais pas non plus, en m'engageant dans cette folle aventure, à quel point elle allait créer des liens. Samedi, une rencontre était prévue entre les tricoteuse d'Ile de France et notre générale en chef, Mme Délit Maille en personne ! La journée a débuté par une virée avec Annabelle et Brunehilde, chez Hema, Mora, G.Detou, Fil2000

Detou Il y en a deux qui vont pouvoir exploiter à fond leur nouveau livre fétiche de pâtisseries !

bagel

Puis deux autres tricoteuses nous rejoignent pour un déjeuner bagel… les copines m'ont obligée à prendre le menu fitness, si, si, alors qu'elles se délectaient de délicieuses pâtisseries (franchement, c'est bien d'annoncer à l'avance son régime, ça permet de trouver un peu de soutien, merci les filles, je n'ai pas craqué !)

Enfin, nous avons rejoint le lieu du rendez-vous. Après un déménagement compliqué des tables et chaises afin de trouver de la place pour toutes (nous étions une bonne trentaine, quand même), nous avons écouté sagement la présentation du projet par Anna, qui a répondu patiemment aux questions… enfin, sagement… jusqu'à ce qu'elle ouvre sa valise et sorte les premiers petits soldats en laine. Car là, c'est devenu un bazar pas possible (je plains la pauvre journaliste qui venait d'arriver et a dû avoir du mal à placer sa caméra et trouver de quoi faire son reportage) : nous nous sommes extasiées devant ces petits bonshommes trop mignons, leur avons essayé vareuses, casques et pantalons (oui, nous avons joué à la poupée, il n'y a pas d'âge pour cela), les avons pris en photo sous toutes les coutures, avons comparé nos méthodes de tricot, d'assemblage, la position des poches, le remplissage des musettes et sacs à dos… un très joyeux bazar, tout à fait à l'image du projet, finalement ! Nous avons également sorti nos fils bleus afin qu'Anna puisse photographier toutes ces mains qui s'activent.

5 avril

 Je garde également un souvenir ému de cette autre folle journée du 11 novembre 2012 lancée par Casa, bien résumée ici (ah, le fabuleux cours d'histoire de Charlotte !)

 

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